O. J. Simpson

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O. J. Simpson

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O. J. Simpson

Nom complet Orenthal James Simpson
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de naissance 9 juillet 1947 (67 ans)
Lieu de naissance San Francisco (Californie)
Taille 1,85 m (6 1)
Poids 96 kg (211 lb)
Surnom The Juice
Numéro 32
Position Running back
Carrière universitaire ou amateur
1965 - 1968 Trojans d'USC
Trophée Heisman 1968
Carrière professionnelle
Choix draft NFL 1er au total en 1969 par les
Bills de Buffalo
1969 - 1977
1978 - 1979
Bills de Buffalo
49ers de San Francisco
Pro Bowl Six
MVP (AP) 1973
Carrière pro. 1969 – 1979

Pro Football Hall of Fame 1985

(en) Statistiques sur NFL.com

Orenthal James Simpson, né le 9 juillet 1947, dit O. J. Simpson[n 1], est un ancien joueur professionnel de football américain et acteur de cinéma.

Simpson est également connu pour avoir été accusé d'avoir assassiné son ex-épouse et le compagnon de celle-ci en 1994 et pour avoir été acquitté en 1995 à la suite d'un long procès très controversé et très médiatisé (il fut acquitté au pénal mais reconnu responsable au civil). En 2008, il est condamné à 33 ans de prison ferme pour enlèvement et vol à main armée dans le cadre d'une autre affaire.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Sa carrière universitaire au football américain s'est déroulée aux Trojans d'USC de l'université de Californie du Sud (USC). Elle fut riche en succès et lui rapporta le trophée Heisman ainsi que le Maxwell Award. Surnommé The Juice (« Le Jus »), il eut l'honneur d'être choisi au premier rang lors de la draft de 1969 où il a rejoint les rangs de l'équipe professionnelle des Bills de Buffalo (AFL), qui avait fini l'année précédente avec un piètre bilan de 1 victoire, 12 défaites et 1 match nul, un des pires résultats du football américain.

Le 16 décembre 1969, O. J. Simpson joue son premier match dans la National Football League, dans une défaite de 31-21 devant Atlanta.

En 1973, Simpson a été le premier joueur à courir plus de 2 000 yards (2 003 yards pour être précis, soit plus de 1 831 mètres) en une saison. Il fut élu MVP (Most Valuable Player, joueur le plus utile à son équipe) cette année-là. Son record a depuis été battu sur une saison complète, mais il avait établi cette performance en seulement 14 matchs.

Barry Sanders a couru 2 053 yards en 1997 dont 2 000 yards au cours de ses 14 dernières sorties de la saison 1997. La moyenne des yards parcourues par match par Simpson est de 10 yards supérieure à celle de son plus proche rival. The Juice courait derrière la désormais célèbre ligne offensive Electric Company (la « compagnie électrique ») et constituait la meilleure attaque de la ligue. Ses performances en 1973 lui ont valu la Hickok Belt (« ceinture de Hickok ») en tant que meilleur athlète professionnel de l'année. Au cours de sa carrière, Simpson a réalisé à 6 reprises l'exploit de courir plus de 200 yards (environ 183 mètres) dans la même partie - dont 3 fois en 1973 -, ce qui constitue un record encore inégalé.

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

Après avoir pris sa retraite du football américain, O. J. a entamé une carrière cinématographique, participant à la mini-série télévisée Racines et à des films tels que Capricorn One, La Tour infernale ou Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? 1, 2, et 3. Son caractère proche du peuple et son charisme naturel lui avaient ouvert des portes. Il fut l'image de l'entreprise de location de voitures Hertz et est apparu dans des publicités pour les chaussures Dingo.

Il est aussi apparu comme personnage (mais pas doublé par lui-même) dans la série “les Griffin” (Family Guy), dans l'épisode 9 de la saison 7 "L'Infâme Invité".

Mort de son ex-épouse et procès[modifier | modifier le code]

Accusation[modifier | modifier le code]

Le 12 juin 1994, son ex-épouse Nicole Brown Simpson (qui avait demandé le divorce en 1992 après qu'il eut abusé d'elle) et son ami Ronald Goldman ont été retrouvés morts à Los Angeles alors que l'enfant de O. J. Simpson dormait dans une chambre à l'étage. Des indices ont été trouvés sur les lieux du crime indiquant qu'O. J. Simpson pouvait être le meurtrier.

Face à l'accusation de meurtre, ses avocats ont convaincu la police de Los Angeles de laisser O. J. Simpson se rendre lui-même à la police à 11 heures le 17 juin, même si l'accusation de double meurtre ne le nécessitait pas et malgré la possible condamnation à mort encourue pour un pareil crime. Plus d'un millier de journalistes ont attendu l'arrivée de O. J. Simpson dans les locaux de la police.

Robert Kardashian, un ami de Simpson, a lu une lettre écrite par celui-ci aux médias rassemblés autour de sa maison. Dans cette lettre, Simpson dit : « D'abord, vous devez comprendre que je n'ai eu rien à faire avec le meurtre de Nicole.... Ne vous sentez pas mal pour moi. J'ai eu une belle vie. » Plusieurs journalistes ont pensé que ceci ressemblait à une lettre de suicide et se sont joints à la recherche de O. J. Simpson.

Poursuite en voiture[modifier | modifier le code]

À 18 h 45, un shérif a repéré la voiture d'O. J., une Ford Bronco 1993 blanche, sur l'autoroute 405 en direction du nord. Quand l'officier a approché la voiture, le chauffeur, un ami de Simpson, a hurlé que ce dernier avait un pistolet braqué sur sa tête. L'officier s'est alors retiré et une poursuite à basse vitesse a commencé.

La course-poursuite a d'abord été filmée par le seul hélicoptère de la chaîne KCBS. Mais à la fin de celle-ci, c'est près de douze autres agences de presse qui suivaient la tentative d'échappée, la retransmettant alors en direct sur plusieurs chaines de télévision américaines. Les spectateurs furent nombreux, et plusieurs encourageaient O. J. dans sa fuite.

Vers 20 heures, la voiture d'O. J. s'arrête. O. J. Simpson, cependant, a mis 45 minutes avant de sortir du véhicule. La police avait des craintes croissantes sur l'éventualité d'un suicide. Quand il est enfin sorti de sa voiture, la police a trouvé à l'intérieur 8 000 dollars, des photos de ses enfants, une fausse moustache, un passeport et un revolver .357 Magnum chargé.

Polémique de la Une du Time[modifier | modifier le code]

Après son arrestation, Simpson s'est retrouvé à la une de nombreuses publications. Le magazine Time a notamment fait une couverture controversée avec une version altérée d'une photo d'OJ Simpson où l'on voit que sa peau a été noircie et son numéro de prisonnier intégré à l'image. Cette photo était accompagnée d'une photo non modifiée de Newsweek ; il n'en fallait pas davantage pour que certains représentants de communauté afro-américaine crient au racisme. Matt Mahurin, l'illustrateur qui a modifié l'image, s'est justifié en disant qu'il avait fait ce changement pour des raisons « artistiques ».

Procès criminel[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Le procès d'O. J. Simpson sera long et très médiatisé. Suivront 133 jours de témoignages télévisés. Beaucoup de ceux qui étaient présents au procès devinrent des célébrités. Lors du procès, 150 personnes furent citées à la barre des témoins. Les audiences, qui intervenaient trois ans après les émeutes raciales de Los Angeles, marquèrent un clivage entre noirs et blancs dû aux polémiques liées à la police et à la sélection du jury et attesté par des sondages montrant une nette division entre Américains noirs et Américains blancs dans l'appréciation de la culpabilité du prévenu.

Déroulement[modifier | modifier le code]

L'équipe menée par le procureur Marcia Clark (en) décida de convaincre le jury que Simpson avait tué son ex-épouse dans un accès de jalousie. Le réquisitoire de l'accusation débuta par la diffusion de l'appel de Nicole aux services d'urgences 911, dans lequel — d'une voix empreinte de terreur — elle déclarait que Simpson était dans sa maison. Des experts vinrent également affirmer que l'empreinte ADN sur les chaussures de Simpson provenait de la scène du crime.

Simpson avait embauché une équipe d’avocats de haut vol particulièrement coûteuse, comprenant Johnnie Cochran Jr, qui affirma que Simpson était victime de manipulation policière et de procédures hâtives ayant contaminé les preuves ADN. Cette équipe, qui fut baptisée la « Dream Team » par les reporters, soutient que le détective de la LAPD (Police de Los Angeles) Mark Fuhrman (dépeint par la défense comme un individu raciste) avait contaminé la scène de crime avec des éléments incriminants.

Fuhrman nia être raciste ou avoir jamais utilisé le mot « nigger » (nègre) pour désigner les personnes à la peau noire. Mais la défense se procura des bandes où Fuhrman utilisait ce terme : ces « Fuhrman tapes » jetèrent le doute sur la crédibilité du policier et jouèrent un grand rôle dans l'acquittement de Simpson. Fuhrman fut renvoyé, mais en appela au 5e amendement de la constitution américaine. Il faut cependant reconnaître à Fuhrman un excellent passé dans la police et le fait qu'il était tenu en haute estime par ses collègues. Il avait même eu des partenaires noirs qui parlèrent en bien de son dévouement et de son professionnalisme. Fuhrman écrivit plus tard un livre sur l’affaire intitulé Murder In Brentwood (« Meurtre à Brentwood »).

Le gant en cuir[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 1995, lors du procès, le coprocureur Christopher Darden demanda à Simpson d’enfiler le gant en cuir qui avait été retrouvé sur la scène du crime. Celui-ci était trop étroit pour la main de Simpson (déjà recouverte d’un gant en latex), ce qui inspira à Cochran la réplique suivante : « S'il ne peut l'enfiler, vous devez l'acquitter ! » (« if it doesn't fit, you must acquit »). Les procureurs émirent l’hypothèse que le gant, imbibé de sang, avait dû rétrécir en séchant, et que le sang d’O. J. Simpson trouvé sur les lieux du crime venait de coupures faites au milieu du majeur de sa main gauche, que les policiers avaient constatées le 13 juin. Ils déclarèrent que Simpson s'était entaillé la main en attaquant Ronald Goldman. Cependant, aucune coupure n’avait pu être trouvée sur les gants et si du sang avait bien été retrouvé sur le gant de la scène du crime, il n’y en avait pas sur celui retrouvé chez Simpson.

L’accusation était persuadée d'avoir présenté un dossier solide et attendait une condamnation. Les Afro-Américains sondés à travers le pays étaient majoritairement peu convaincus, ou avaient effectivement l’impression qu’il avait commis le crime. Par contre les Américains blancs, en réponse au même sondage, jugeaient la culpabilité de Simpson fermement établie. Les tensions raciales crûrent tout au long du procès et on commençait à s’inquiéter, en cas de verdict de culpabilité, de la perspective d'une nouvelle émeute, semblable à celles de 1992 après qu'un jury majoritairement composé de blancs eut acquitté quatre officiers de la police de Los Angeles accusés d'avoir passé à tabac un conducteur noir, Glen King alias Rodney King.

Le verdict[modifier | modifier le code]

Le 3 octobre 1995, à 10 heures du matin, après trois heures de délibération, et devant 100 millions de téléspectateurs (d’après les estimations), le verdict de non-culpabilité fut prononcé. Les Afro-américains dans tout le pays réagirent par ce qui pourrait être appelé une célébration cathartique, tandis qu'au même moment le verdict choquait l’accusation ainsi qu’une grande partie des Américains blancs (l’un des avocats de Simpson craignait qu’une délibération aussi rapide n’annonce la culpabilité), ce qui soulignait un clivage racial bien réel. Certains commentateurs conclurent que le verdict démontrait l’impact que pouvait avoir l’argent sur le système judiciaire. Dans les interviews des jurés données après le procès, plusieurs annoncèrent qu’ils pensaient que Simpson avait probablement commis l’assassinat, mais que la procédure d'enquête négligée selon eux avait rendu l'accusation caduque.

Les réactions[modifier | modifier le code]

Le célèbre procureur Vincent Bugliosi (qui s’était chargé du procès Charles Manson) sembla partager cet avis ; il écrivit un livre intitulé Outrage : The Five Reasons O. J. Simpson Got Away With Murder (Scandale ! Les cinq raisons pour lesquelles O. J. Simpson s’en est tiré après avoir commis un meurtre). Bugliosi s’y montrait très sévère envers Clark et Darden et pointa du doigt beaucoup d'erreurs évidentes qu’ils avaient commises durant le procès. Il les accusa, par exemple, de n’avoir pas montré le mot que Simpson avait écrit avant d'essayer de s’enfuir, jugeant que celui-ci « puait » la culpabilité et que le jury aurait dû avoir le droit de le voir. Il a aussi mis en évidence qu’un ensemble d’habits de rechange, une grosse somme d’argent, un passeport et une trousse de déguisement avaient été trouvés dans la Bronco et que le jury n’en avait jamais été informé. Simpson avait également fait une déclaration particulièrement compromettante à la police quant à la coupure qu’il s’était faite au doigt la nuit des meurtres. Bugliosi réprimandait encore Clark et Darden pour ne pas avoir laissé le jury prendre connaissance de cette déclaration. Il ajouta que les procureurs auraient dû approfondir la question des sévices qu’O. J. Simpson faisait subir à son ex-épouse. Il conclut enfin qu’on aurait dû expliquer au jury, principalement composé d’Afro-américains, que Simpson n’avait que peu d’influence sur la communauté noire et n’avait jamais rien fait pour venir en aide aux Noirs plus défavorisés que lui.

Beaucoup d’experts des questions juridiques pensent que la phase de sélection du jury a été le point crucial qui explique la suite des évènements. Les différents sondages et études du moment indiquaient que l’opinion publique se partageait sur la base de la couleur de peau des personnes sondées. Mais au lieu de faire le procès à Santa Monica (Californie) où la population est principalement blanche, l’accusation avait préféré le tenir à Los Angeles, point sur lequel Bugliosi insiste dans son livre. Pendant la phase de sélection des jurés, la défense a fait en sorte de rendre très difficile à l’accusation la récusation des jurés noirs, en invoquant le fait que le renvoi de jurés pour raisons ethniques est illégal. Selon les rapports des médias, la procureur Marcia Clark (en) estimait que les femmes, peu important la couleur de leur peau, seraient susceptibles, en raison du climat de violence domestique que comportait la cause, de s'identifier à la victime et ainsi, de prendre parti pour elle. Pour sa part, la défense considérait que les femmes avaient généralement plus tendance à acquitter, que les jurés ne répondaient pas vraiment aux critères de Clark, et que les femmes noires ne seraient pas aussi compatissantes envers la victime. Finalement, les deux camps s’accordèrent sur un nombre disproportionné de jurés femmes. Le jury, initialement composé de 40 % de blancs, 28 % de noirs, 17 % d’hispaniques et 15 % d’asiatiques, était, à la fin du processus de sélection, constitué de 10 femmes et de 2 hommes : 8 noirs, 2 hispaniques, 1 métis natif-américain/blanc et une blanche.

Les sondages menés après le procès montrèrent que la division raciale a sans doute été surestimée. L’un des témoins du procès a été condamné pour parjure et si aucun autre ne l’a été, trois ou quatre autres témoins ont vu leur témoignage contredit par des bandes vidéo ou d’autres preuves.

Procès civil[modifier | modifier le code]

Particularité du système judiciaire américain, un second procès au civil suivit quelques mois plus tard. Le 4 février 1997, un jury civil de Santa Maria (Californie), déclara Simpson responsable de la mort de Ronald Goldman, de coups et blessures sur Ronald Goldman et Nicole Brown. L'avocat du plaignant, Fred Goldman (le père de Ronald Goldman), était Daniel Ptrocelli. Simpson fut condamné à payer plus de 33 millions de dollars de dommages et intérêts[1]. Mais comme la loi californienne interdit la saisie des rentes et autres pensions, Simpson a pu conserver son train de vie somptuaire.

Depuis ces deux procès, Simpson est considéré comme un paria dans l'industrie du spectacle et dans d'autres secteurs de la vie publique. Il n'a donc pas pu poursuivre ni sa carrière d'acteur, ni de celle de commentateur sportif, et ses contrats publicitaires n'ont pas été renouvelés.

En 2000, O. J. recouvra la garde de ses enfants à la suite de procès contre la famille Brown. Il a déménagé à Miami en Floride avec ses enfants. Dans l'État de Floride, la loi protège les biens des personnes, notamment la résidence principale qui ne peut être saisie.

Autres litiges en relation[modifier | modifier le code]

Les procès civils et criminels de O. J. Simpson ne furent pas les seules affaires importantes provoquées par les morts du 12 juin 1994 de Nicole Brown Simpson et de Ronald Goldman.

  • Gerald Chamales et sa femme Kathleen avaient acheté une maison à côté de celle d'O. J. dix jours avant les meurtres pour lesquels il fut accusé. Le cirque médiatique et la horde de touristes curieux les ont tourmentés (ainsi que le reste du voisinage) pendant les quatre années qui suivirent. La bataille juridique qui en découla avec l'IRS (le fisc américain) atteignit son point culminant lorsqu'il fut décidé qu'ils ne pouvaient appliquer la perte de la valeur de leur maison à une déduction de leur impôt sur le revenu, car il ne s'agissait que d'un aléa temporaire.
  • L'invité de O. J. lors de la nuit des meurtres, Brian « Kato » Kaelin, attaqua Globe Communications en justice pour 15 millions de dollars parce que celui-ci avait suggéré dans un de ses gros titres que Kaelin était le véritable meurtrier. Le tribunal d'instance accorda un jugement préliminaire en faveur du défendeur, mais en appel Kaelin put convaincre la cour de la validité de son accusation de diffamation et l'affaire fut résolue par une transaction dont le montant fut gardé secret.
  • Un avocat de la propriété intellectuelle du New Hampshire, William B. Ritchie, mit en accusation la validité de la marque déposée O. J. car les noms immoraux, trompeurs ou scandaleux sont interdits par loi fédérale. Selon lui, le nom d'O. J. Simpson étant devenu synonyme d'immoralité et de scandale, il devenait donc inapte à être une marque. O. J. a depuis abandonné ses marques déposées.

Livre[modifier | modifier le code]

O. J. Simpson devait publier le 30 novembre 2006 chez ReganBooks, une maison d'édition filiale de News Corp, (en) If I Did It (Si je l'avais fait) un livre relatant comment il s'y serait pris s'il avait commis le double meurtre pour lequel il a été acquitté.

Fox avait parallèlement annoncé la diffusion, à la fin de novembre, d'une émission en deux parties dans laquelle l'ancien sportif, alors âgé de 59 ans, aurait « avec ses propres mots, dit pour la première fois comment il aurait pu avoir commis les meurtres s'il avait été coupable de ces crimes ». Selon le tabloïd américain The National Enquirer, Fox avait offert 3,5 millions de dollars (± 2,6 millions d'euros) à O. J. Simpson pour apparaître dans ses émissions, une information que la chaîne n'a pas confirmée.

Devant les nombreuses protestations de la famille des victimes, Rupert Murdoch a annulé, le 20 novembre 2006, la publication de ce livre intitulé If I Did It par son groupe ainsi que l'émission de télévision. Dans les heures suivantes, Judith Regan, l'éditrice qui avait mis sur pied le projet de livre, fut remerciée de News Corp[réf. nécessaire].

Trafic de drogue[modifier | modifier le code]

Quelques années après le meurtre de son ex-épouse et du petit ami de celle-ci, O. J. Simpson fut surpris dans un échange de drogue avec quelques personnes de la rue. Il a prétendu qu'on lui avait demandé de donner un paquet et qu'il ne savait pas ce que ledit paquet contenait[réf. nécessaire].

Condamnation pour vol à main armée et enlèvement[modifier | modifier le code]

Le 16 septembre 2007, O. J. Simpson a été arrêté à Las Vegas pour séquestration, vol à main armée et agression de deux négociants de pièces de collections sportives. Il fut accusé d'avoir fait irruption le 13 septembre 2007, accompagné de cinq hommes de main, dans un hôtel-casino de Las Vegas afin d'y dérober, sous la menace d'armes, des souvenirs personnels et sportifs à des revendeurs. Pour se justifier, il affirma que ces souvenirs lui avaient été volés auparavant par certains de ses associés et qu'il ne savait pas que les hommes qui l'accompagnaient étaient armés.

Il a été libéré contre une caution de 125 000 dollars le 20 septembre 2007 avec l'interdiction de quitter les États-Unis[2].

Le 4 octobre 2008, O. J. Simpson fut reconnu coupable des douze chefs d'accusation retenus contre lui, dont ceux de vol à main armée et de kidnapping. Encourant une peine de prison à perpétuité[3], O. J. Simpson a finalement été condamné, le 5 décembre 2008, à 33 ans de prison ferme à Las Vegas pour enlèvement et vol à main armée, deux des douze chefs d'accusation dont il avait été reconnu coupable. Il fit appel de cette décision, mais l'appel fut rejeté le 22 octobre 2010. Il ne pourra pas espérer obtenir de libération conditionnelle avant neuf ans, soit à ses 70 ans passés[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. O. J. est également l'abréviation américaine commune pour orange juice, jus d'orange, et The Juice était le surnom de Simpson

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g_WukcYb0cvFFnXqFPw2CP2IQEsA : "Simpson avait ensuite été reconnu responsable de la mort des deux victimes lors d'un procès civil en 1997 et condamné à payer des dommages-intérêts de plus de 33 millions de dollars à leurs familles."
  2. O. J. Simpson libéré contre une caution de 125.000 dollars, Libération jeudi 20 septembre 2007
  3. O. J. Simpson reconnu coupable de vol à main armée et enlèvement AFP
  4. « O. J. Simpson condamné à 33 ans de prison ferme », Libération, 5 décembre 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Qui a peur de O. J. Simpson ? ou justice à l'américaine, Jacqueline Jospitre, Ste Écrivains Associes, 2003, ISBN 2748005481.
  • (en) The Women of O.J Simpson, Linda Marx, William Morrow & Co, ISBN 0688144969.
  • Bugliosi, Vincent. 1997. Outrage: 5 Reasons Why O. J. Simpson Got Away with Murder. Seattle: Island Books. ISBN 0-440-22382-2
  • Cotterill, Janet. 2002. Langage and power in court, a linguistic analysis of the O. J. Simpson trial. Basingstoke: Palgrave. ISBN 0-333-96901-4
  • Felman, Shosana. 2002. The Juridical Unconscious: Trials and Traumas in the Twentieth Century. Cambridge, MA: Harvard University Press. ISBN 0-674-00931-2
  • Garner, Joe. 2002. Stay Tuned: Television's Unforgettable Moments. Kansas City: Andrews McMeel Publishing. ISBN 0-7407-2693-5
  • Hunt, Darnell M. 1999. O. J. Simpson facts and fictions. Cambridge: Cambridge University Press. ISBN 0-521-62456-8

Documentaire télévision[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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