I have a dream

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Martin Luther King prononçant son discours à la Marche vers Washington pour les droits civiques en 1963

I have a dream est à la fois le nom du discours le plus célèbre de Martin Luther King et le point d'orgue du Mouvement des droits civiques. Ce discours, prononcé le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial, à Washington D.C., est généralement considéré comme l'un des plus grands et des plus marquants du XXe siècle[1]. Selon le député américain John Lewis, qui prit également la parole ce jour là au nom du Comité de coordination des étudiants non violents, « En parlant comme il l'a fait, il a éduqué, il a inspiré, il a guidé non pas simplement les gens qui étaient là, mais les gens partout en Amérique ainsi que les générations à venir »[2].

Sommaire

Passage le plus connu[modifier]

Ce message d'espoir est célèbre dans le monde entier, bien au-delà des frontières des États-Unis.

Le discours fut prononcé sur les marches du Lincoln Memorial pendant la Marche vers Washington pour le travail et la liberté à Washington, D.C. le 28 août 1963. Il illustre clairement le désir de voir à l'avenir les Noirs et les Blancs coexister en harmonie et vivre égaux.

Le titre du discours I have a dream vient de son passage le plus connu où Luther King utilise ces mots comme anaphore.

Allusions et citations[modifier]

En plus de sa vive rhétorique, il introduisit plusieurs citations soigneusement choisies et des allusions politiques et religieuses pour renforcer son propos. Dans l'ordre d'apparition :

« Five score years ago, a great American, in whose symbolic shadow we stand today, signed the Emancipation Proclamation. »
(« Il y a cent ans, un grand Américain, qui jette sur nous aujourd'hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d'Émancipation. »)
« When the architects of our republic wrote the magnificent words of the Constitution and the Declaration of Independence, they were signing a promissory note to which every American was to fall heir. This note was a promise that all men - yes, black men as well as white men - would be guaranteed the unalienable rights of life, liberty, and the pursuit of happiness. »
(« Quand les architectes de notre république écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils signèrent un billet à l'ordre de chaque Américain. C'était la promesse que chacun - oui, les noirs tout autant que les blancs - serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. »)
« we are not satisfied and we will not be satisfied until justice rolls down like waters and righteousness like a mighty stream. »
(« nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu'au jour où la justice se déversera comme un torrent, et la droiture comme un fleuve puissant. »)
« I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: “We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal.” »
(Je fais un rêve, qu'un jour, cette nation se lèvera et vivra le vrai sens de sa foi : « Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux. »)
« This note was a promise that all men, yes, black men as well as white men, would be guaranteed to the inalienable rights of life liberty and the pursuit of happiness. »
(« Cette déclaration était une promesse garantissant à tous les hommes, noirs comme blancs, les droits inaliénables à la vie, à la liberté, à la quête du bonheur. »)
« I have a dream that one day every valley shall be exalted, and every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made plain, and the crooked places will be made straight, and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together. »
(« Je fais un rêve, qu'un jour, chaque vallée s'élèvera, chaque colline et montagne sera aplanie, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront rendus droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les êtres humains la verront ensemble. »)
« Free at last! » repris en épitaphe sur la tombe de M. L. King
  • À la chanson My Country, 'Tis of Thee :
« this will be the day when all of God's children will be able to sing with new meaning "My country 'tis of thee, sweet land of liberty, of thee I sing. Land where my father's died, land of the Pilgrim's pride, from every mountainside, let freedom ring!" »
(« tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, "Mon pays, c'est de toi, douce patrie de la liberté, c'est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pèlerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse !" »)
  • Enfin, aux « words of the old Negro spiritual: "Free at last! Free at last! Thank God Almighty, we are free at last!" »
c'est-à-dire aux « paroles du vieux spiritual noir, "Enfin libres ! Enfin libres ! Dieu Tout-Puissant, merci, nous sommes enfin libres !" »

La controverse du droit d'auteur[modifier]

Le discours a été pendant plusieurs années dans différentes affaires juridiques, pour déterminer qui aurait le droit d'auteur — la controverse reposait sur le fait que King avait fait son discours publiquement devant un large auditoire, discours retransmis à la télévision, et que ce n'est qu'un mois plus tard qu'il en avait enregistré le droit d'auteur (comme exigé alors par la loi américaine sur le droit d'auteur). Finalement, le 5 novembre 1999, dans la Succession de Martin Luther King, Jr. contre CBS, Inc., le 11th circuit of the United States Court of Appeals a décidé que la présentation publique du discours ne constituait pas une « publication générale », et que les ayants droit n'étaient pas déchus de leur droit d'auteur. Ainsi ils peuvent requérir une licence pour la rediffusion du discours, que ce soit dans un programme de télévision, un livre historique, une représentation théâtrale ou autre.

Notes et références[modifier]

  1. (en) Stephen Lucas et Martin Medhurst, « "I Have a Dream" Speech Leads Top 100 Speeches of the Century », University of Wisconsin News, University of Wisconsin–Madison, 15 décembre 1999 [texte intégral] .
  2. (en) A "Dream" Remembered, NewsHour, 28 août 2003.

Liens externes[modifier]