Psychose

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En clinique psychiatrique, le concept de psychose est souvent pris dans un sens large et regroupe toute une série de maladies mentales.

L'apparition du terme de "psychose" date du XIX ème siècle dans la littérature spécialisée pour désigner la folie, l'aliénation, etc. et c'est à la fin de ce siècle qu'il sert à spécifier l'opposition psychose - névrose notamment reprise par Sigmund Freud. Ce terme était parfois accolé d'un autre qui désignait son origine: psychose réactionnelle, toxique, infectueuse, constitutionnelle, sénile, infantile, etc. Aujourd'hui, il trouve une acception en psychopathologie psychanalytique on parle alors de structure psychotique [1], de pôle d'organisation psychotique [2], ou encore de Partie Psychotique de la Personnalité (PPP) [3]. Dans l'approche du DSM et celle du CIM le terme n'a plus de portée classificatoire aussi distinctive. La psychose n'est pas considérée comme un diagnostic en soi, mais comme un état associé à certaines pathologies psychiatriques. Le terme psychose est donc repris par de nombreux auteurs, courants théoriques, dans des acceptions parfois radicalement différentes, parfois partiellement partagées. Il s'agit d'un terme générique dont il est difficile de donner une définition précise sans le référer à la théorie qui le sous-tend (psychanalytique, phénoménologique, comportementaliste (DSM - CIM), etc.). La psychose doit toutefois être distinguée des déliriums et des démences.

Au niveau phénoménologique, la ou les psychose(s) se manifeste(nt) par un ensemble de symptôme caractéristiques d'« épisodes psychotiques ». Au niveau comportemental, l'épisode psychotique se traduit par une altération du « sens de la réalité » : idées délirantes, hallucinations. Celui-ci, de durée variable, peut-être transitoire (plus d'un jour, moins d'un mois, hors traitement) (exemple : épisode psychotique bref) ou prolongé. L'enfant psychotique arrive dans une famille où l'environnement psychoaffectif apporté par les figures parentales est fondamentalement dans une carence considérable, alors que primordial : il s'ensuit qu'il s'échappe à cet invivable, là où celà est le plus possible, c-a-d dans l'imaginaire, où il peut heureusement se construire et générer une parole; celle-ci sera porteuse à son tour d'une parole, en la teneur d'un discours, vers l'entourage social en éligibilité (et là encore cette éligibilité est le manifeste du désir, et de construction). En somme, l'insertion sociale existe dés le plus jeune âge, et participe bien sûr fondamentalement à l'édification de la personne, ainsi que pour tout autre enfant.

Il n'y a pas particulièrement, comme on voudrait nous le faire croire, de passage à l'acte: parceque la construction se fait par l'usage de l'imaginaire principalement, et que c'est que la liberté prend pour lui d'abord corps; par ailleurs est à noter que l'usage de l'imaginaire n'est pas sans doute plus riche ou dense que chez un autre enfant, ce qui se révèlerait un mythe -une croyance-: simplement il y a là refuge, pour la survie de son intégrité et jusqu'à son édification... avec heureusement structurellement parole, et alors structuration.

Comme un autre, l'enfant psychotique acquiert sa structuration, au bénéfice -et en réciprocité-de l'insertion sociale, mais le moyen primordial que devient en ce (source: site lacanien psyresp.), ... que devient en ce but essentiel l'imaginaire la rend structurellement différente -elle est psychotique-ou-psychose -.

Sommaire

[modifier] Historique

Le terme « psychose » fut employé pour la 1er fois par le baron autrichien Ernst von Feuchtersleben en 1845[4], comme alternative aux termes folie et manie. Il dérive du grec psyche (esprit) et osis (condition maladive ou anormale)[5].

[modifier] Dans l'histoire de la psychanalyse

Dans ses lettres à Wilhelm Fliess, Sigmund Freud propose dans le manuscrit H une proposition de classification des psychoses: « En psychiatrie, la représentation délirante est située à côté de la représentation de contrainte, en tant que trouble purement intellectuel, la paranoïa, elle, à côté de la folie de contrainte, en tant que psychose intellectuelle ». « Mais en fait, il en est ainsi, la paranoïa chronique dans sa forme classique est mode pathologique de défense, comme l'hystérie, la névrose obsessionnelle et la confusion hallucinatoire. On devient paranoïaque à propos de choses qu'on ne supporte pas, à condition de posséder la disposition psychique spécifique pour cela. » Plus tard, Freud fera l'étude d'un cas, le Président Schreber [6] qui est sans doute la tentative la plus aboutie de description qu'il a fait des mécanismes psychiques propres à la psychose, ...mais il convient autant de mentionner Lacan pour l'importance de son travail, bien des années plus tard. Pour une approche psychanalytique de la psychose, il est possible de parler de: Karl Abraham pour la mélancolie entre autres [7], Victor Tausk pour la schizophrénie [8] et Mélanie Klein [9] qui développera ses propres théories sur la psychose (qui ont ensuite eu influence sur le travail de psychanalystes traitant des psychoses de patients: Donald Meltzer [10], Salomon Resnik [11], Harold Searles [12], etc). En France, André Green et Jean-Luc Donnet ont proposé des théories sur la psychose à partir d'entretiens avec un patient : L'enfant de ça [13] et Paul-Claude Racamier a de son côté particulièrment réfléchi aux dispositifs institutionnels pour les patients psychotiques [14]. Notons qu'il a rarement été question pour le psychanalyste de traiter les psychoses avec la cure psychanalytique-type mais, le plus souvent, par une adaptation, individuelle, en lien avec le soin psychiatrique dit 'institutionnel', adapté. Cela est réalisable depuis l'apparition des neuroleptiques qui ont permis une diminution de l'égarement délirant du sujet, permettant à la cure analytique de déployer plus justement son pouvoir (cheminer en 'je-vous-dis, alors je-vous-(m')entends').

[modifier] Classifications

Le DSM-4-TR groupe les psychoses principalement sous le titre "schizophrénies et autres troubles psychotiques" et en partie dans les troubles de l'humeur. On y retrouve la schizophrénie et les troubles schizophréniformes, le trouble bipolaire, les troubles délirants (anciennement, délires chroniques paranoïaques), les "troubles psychotiques brefs" (anciennement considérés comme des bouffées délirantes aiguës sans évolution vers une pathologie chronique), les "troubles psychotiques dus à…" (toxiques, affection médicale générale) et enfin les troubles psychotiques non-spécifiés, au sein desquels on retrouve notamment certaines formes de psychose puerpérale.

L'épisode psychotique est actuellement considéré comme un dysfonctionnement du système dopaminergique ascendant diffus (voir hypothèse dopaminergique des psychoses). Dans ce sens, la schizophrénie (1,2 % de la population) et la maladie bipolaire, ainsi que leurs formes de transition (troubles schizo-affectifs), représentent les formes les plus répandues de psychoses. Il est difficile pour l'instant d'inclure sur des critères neurobiologiques d'autres pathologies moins étudiées mais comprenant également des épisodes d'altération du sens de la réalité dans le terme "psychose".

Certains, s'inspirant de nosographies alternatives (autres que celles servant de référence internationale : DSM-4-TR, CIM-10), considèrent le terme de psychose dans une acception différente ; soit descriptif d'un groupe de maladie comprenant schizophrénie, psychose maniaco-dépressive (actuellement maladie bipolaire), délires chroniques paranoïaques, psychose puerpérale, paraphrénie et psychose hallucinatoire chronique (trois entités dont l'existence est discutée). La nosographie dérivée des théories psychanalytiques considère qu'un groupe de "structure" "psychotique" de personnalité, défini par opposition aux névroses et du fait de mécanismes psychopathologiques hypothétiques partagés, serait à l'origine des symptômes de ces pathologies. Dans cette perspective, l'autisme est considérée comme une « psychose infantile ».

Ces nosographies alternatives (c’est-à-dire, pour rappel, en désaccord avec le DSM-4-TR), qui sont encore couramment utilisées en France, sont minoritaires dans le reste du monde (l'Argentine et la Belgique francophone mises à part). Elles représentent un regard davantage clinique que statistique et ne cherchent pas forcement à valider ces diagnostics à travers une recherche "scientifique". Dans les pays précités, le débat sur la pertinence de l'application de critères issus des sciences (dites) exactes au champ des sciences (dites) humaines reste vivace.

Certains auteurs et recherches mettent en avant des facteurs génétiques, comme le montre une étude entre les enfants biologiques et adoptés de familles comportant un parent ayant eu des antécédents psychotiques. Cependant, il est indispensable de pondérer ces assertions : il faut faire la part relative à l'environnement et à l'hérédité dans la détermination de la maladie. C'est pourquoi ces maladies sont dites "multifactorielles", ie. dépendantes de composantes génétiques, développementales et environementales. C'est le modèle "bio-psycho-social" de la psychose ou modèle dit "vulnérabilité-stress". Ce modèle a été introduit pour décrire la schizophrénie et c'est pour cette pathologie qu'il est actuellement le mieux validé.

[modifier] Expérience psychotique

[modifier] Hallucination [15]

Les hallucinations sont définies comme des perceptions en l'absence de stimuli externes. Elles doivent être distinguées des illusions, qui résultent de perceptions altérées de stimuli externes existant, et des hallucinoses, qui sont des perceptions en l'absence de stimuli externes mais avec conservation de la conscience de la nature endogène de la perception. Si celles-ci -ces dernières- peuvent affecter toutes les modalités sensorielles (vision, audition, olfaction, goût, toucher), il faut convenir que l'essentiel des hallucinations, en ce qu'elles concernent la psychose (cf structuration), en restent pour elles à être-dites 'auditives'; la prégnance de l'image peut faire partie de la construction délirante, mais, parceque non-inscrite dans le langage, n'y a certes pas le même poids... pour ce qui est de l'odeur imaginaire qui capte l'attention du sujet, c'est une expérience vécue (cf Proust...), et rien de très anormal. La personne en période délirante hallucinée, psychotique, pense comprendre un sens complet et précis du discours qu'elle (se) perçoit, dans un processus d'aller-retour entre des bribes réellement entendues... et la construction dense et inébranlable de son esprit (cf compréhension lacanienne). Dans la paranoïa, fréquente en corrélaire, elle croit interagir sur le monde qui l'entoure, se voyant possiblement détentrice d'un pouvoir, au nom de tous les mystères.

Une forme particulièrement classique d'hallucination est donc (réf. psychiatr.) la perception d'une ou plusieurs voix hallucinées, commentaire apparent de la vie du patient (en fait c'est la composante-névrotique de son être-ds-le-langage..., qui lui parle ainsi). L'expérience est d'autant plus perturbante et source de détresse pour le patient que le contenu des hallucinations reste fréquemment (évidemment) partiellement 'positif' (éloge narcissique). Parcequ'elle atteint, altère, l'intégrité individuelle et sociale du sujet, l'hallucination est l'une des raisons impérieuses nécessitant absolument l'engagement dans la consultation.

Enfin, il faut préciser que certaines hallucinations peuvent ou pourraient se présenter dans le fonctionnement normal du sujet, c'est le cas des hallucinations hypnagogiques, qui apparaissent à l'endormissement, ou au réveil, et qui sont décrites comme le reste imagé ou auditif d'un rêve commencé ou pas terminé... mais la prudence est de mise, et c'est peut-être parfois, l'expression d'un certain trouble de la personne...

[modifier] Idées délirantes

Les idées délirantes peuvent avoir des thèmes variés : persécution, mystique/messianique, grandeur, filiation, érotomanie... Leur émergence correspond à des mécanismes également variables : interprétation, intuition... Celles-ci reflètent fréquemment le contenu du système de croyance du patient et sont d'appartenance socio-culturelle. Enfin, un aspect important des idées délirantes est leur aspect structuré (paranoïaque) ou flou (paranoïde).

[modifier] Troubles du cours de la pensée

Ceux-ci traduisent des altérations des mécanismes de pensée et sont classifiés en fonction des modifications du discours qu'ils entrainent. On note de manière non exhaustive : la tachypsychie, la logorrhée, les digressions, la difluence ou relâchement des associations, les circonlocutions, le rationalisme morbide, et à l'opposé de ce dernier : la pauvreté du discours spontané, les barrages, les fadings.

[modifier] Anosognosie

Une des caractéristiques importantes de l'état psychotique est -fréquemment, et autant traversées les premières crises que seulement au tout-début d'une ouverture de sa "fracture" interne- ...l'absence de prise de conscience suffisante de la nature pathologique des symptômes. Classiquement, les patients, lors de ces épisodes, pensent que leur comportement, le contenu de leur pensée et les expériences hallucinatoires qu'ils vivent ne sont en aucune manière bizarres, inhabituelles ou étranges. Cependant, (psychiatr.) plus le temps passe plus une critique -partielle- des symptômes est possible.

[modifier] Singularité de l'expérience psychotique

[modifier] Pathologie sous-jacente

Les symptômes présentés lors des épisodes psychotiques peuvent être altérés de manière significative lorsque ceux-ci sont associés à un trouble de l'humeur. Par exemple, lors d'épisodes dépressifs majeurs avec caractéristiques psychotiques, les patients présentent fréquemment des idées délirantes de culpabilité ou de persécutions. À l'inverse, lors d'épisodes maniaques délirants, les patients présentent des idées délirantes de grandeurs, de filiations illustres...

[modifier] Contexte socio-culturel et expériences de vie

Souvent, le contenu des idées délirantes ou des hallucinations reflète les croyances du patient, ses préoccupations et ses expériences de vie. Cela rend le vécu de l'état psychotique unique pour chaque patient, malgré des mécanismes physiopathologiques communs.

Toutefois, la validité transculturelle des catégories psychopathologiques est souvent contestée du fait que la formulation d'un diagnostic au sens du DSM-4 par exemple ne tient pas compte des processus sociaux, des dynamiques interactionnelles et de la fonction que remplissent certains phénomènes culturels. De nombreux travaux ethnographiques ont ainsi décrit plusieurs formes de croyances et de pratiques comme la possession et le chamanisme à travers lesquelles l'état modifié de conscience, la transe ou l'extase, qui pourraient être associés à des troubles psychotiques ou à une forme de trouble de la personnalité multiple, sont en fait, dans une culture donnée, des états recherchés qui font l'objet de plusieurs jours de préparation mentale. Cependant, cela ne signifie pas que les possédés ou les chamanes ne soient pas enclins à vivre certains épisodes de détresse psychologique. Encore une fois, l'ethnologie ou l'anthropologie sociale renseignent que la possession, dans sa forme maléfique, peut comprendre une dynamique transférielle liée à l'accumulation de tensions intérieures ou à l'effet d'un contexte social anxiogène. On rapporte également que certains spécialistes de ces cultes de possession et de chamanisme sont souvent des individus qui ont vécu des épisodes de détresse personnelle et qui ont réussi à transformer une expérience négative en expérience positive, reconnue ainsi par les autres membres de la société. Certains auteurs comme L. Peters identifient ces pratiques à une forme primitive de psychothérapie, d'autres comme I. M. Lewis y voient une religion des opprimés : la possession permet de pallier des conditions d'oppression, joue un rôle dans la résolution des conflits personnels, modifie son statut social par la maîtrise de certains pouvoirs "spirituels" ou par l'expression, par l'entremise des dieux ou des démons qui sont impliqués, des plaintes qu'il serait difficile d'exprimer autrement. Ces phénomènes culturels sont beaucoup plus complexes qu'ils n'y paraissent de prime abord. Il semble donc réducteur de les traduire dans les termes d'une réponse culturellement construite à un phénomène universel d'ordre neurophysiologique et ce, même si l'existence de processus dissociatifs et neurophysiologiques doivent être pris en compte.

[modifier] Pathologies associées aux états psychotiques aigus

[modifier] Pathologies psychiatriques et neuropsychiatriques

[modifier] Schizophrénie

Article détaillé : Schizophrénie.

Les schizophrénies touchent 1 à 3% de la population mondiale, sans variations notables d'un pays, d'une culture ou d'une époque à l'autre... (cf formation du psyché de l'enfant). L’hérédité-psychologique (du milieu familial, et Npc:hérédité... elle, bien sûr, génétique) suffit quasiment à elle-seule à expliquer la survenue d'une pathologie schizophrène, même si le comptage quantificateur dans la 'sociologie de la famille' préciserait les risques ((?)en fait il les vérifie, bien sûr) … L'empreinte organique de la maladie psychique est indéniable, et, parfaitement compréhensible, justifie l'existence même de la médecine psychiatrique (nous sommes des êtres de langage dans un corps). La reconductibilité intergénérationnelle de la névrose, via l'hérédité-psychologique, s'induit sporadiquement dans la psychose à la crucialité d'une gravité de contexte psycho-socio-familiaux, seul échappatoire possible dans le 'fonctionnement' de l'enfant en cause, ...dans un ensemble de facteurs non formellement génétiques, à ce qu'en atteste la science... (et tant qu'elle ne se laisse pas dérouter dans un cheminement discursif arborescent complexe -autre.../...). Dans le langage courant, et aussi peu-cerné par le locuteur (dans la règle générale), qui s'en réfère au sens-en-usage, 'psychose' et 'schizophrénie' désignent deux aspects assez proches d'un trouble psycho-psychiatrique.

[modifier] Maladie bipolaire

Article détaillé : Trouble bipolaire.

[modifier] Troubles schizoaffectifs

Le diagnostic appartient au médecin.

[modifier] Troubles du sommeil

[modifier] Démences à corps de Lewy

[modifier] Toxiques : intoxication et sevrage

[modifier] Amphétamines : intoxication chronique

Voir (en)Psychose amphétaminique.

[modifier] Cannabis : intoxication aiguë et chronique

Un lien significatif entre consommation de cannabis et vulnérabilité à la psychose est étayé par un grand nombre d'études scientifiques.

La consommation chronique de cannabis est corrélée à une augmentation de la vulnérabilité aux épisodes psychotiques brefs et à la schizophrénie. Cela signifie que certaines personnes présentant une vulnérabilité à la schizophrénie (par exemple) mais qui n'auraient pas présenté de symptômes de cette maladie durant leur vie dans des conditions de stress habituelles, vont décompenser et entrer dans cette pathologie du fait de leur consommation de cannabis. Le risque relatif est de l'ordre de 4, ce qui signifie que a priori (sans connaître le degré de vulnérabilité d'une personne), une personne a 4 fois plus de risques de présenter une schizophrénie que si elle ne consommait pas de cannabis de manière régulière.

L'intoxication cannabique aiguë est également associée à des états psychotiques aigus. En effet, des décompensations durant des épisodes d'intoxication aiguë cannabique sont décrits. Cependant, il ne s'agit pas de la forme la plus courante de décompensation psychiatrique lors d'intoxication aiguë cannabique. En effet, les attaques de panique (ou crise d'angoisse aiguë) sont courantes.

[modifier] LSD, PCP, kétamine, scopolamine : intoxication aiguë

Le LSD (diéthylamide de l'acide lysergique)est connu pour provoquer des expériences proches de la psychose. Il peut ainsi être à l'origine de problèmes psychiatriques, par exemple en provoquant une décompensation qui peuvent donner lieu à des épisodes délirants passagers ou durables, en revelant des problèmes psychologiques sous-jacents provoquer l'émergence de problèmes psychiatriques.

Une expérience de type psychotique vécue sous LSD appelée souvent vulgairement "horror trip" peut provoquer un traumatisme à l'origine de troubles psychiques ou de maladies mentales de type psychotique. Ceux-ci peuvent être passager ou durables en fonction d'un certain nombre de facteurs (Environnement, sens donné aux troubles ou à la maladie par la personne et son enrourage, ce que la personne fait de son expérience, prise en charge ect...).

Le fait que le LSD puisse faire vivre des expériences de type psychotique, a poussé, dans les années qui ont suivi sa découverte, des médecins, psychiatres et psychologues à en expérimenter l'usage et anisi pouvoir vivre de telles expériences afin de mieux comprendre les mécanismes de la psychose .

Les effets du LSD étant très larges et les expériences qu'il fait vivre étant multiples et complexes, ils ne peuvent se résumer à des effets faisant vivre des état proches de la psychose (On parle de "psychose artificielle"). Ces effets font partie du panel d'effets provoqués par cette substance et qui est en rapport avec l'état de la personne qui en prend, son histoire de vie, l'environnement dans lequel il le prend ect... Ils peuvent également constituer un "passage", un moment de l'expérience et ensuite déboucher sur d'autres expériences et sensations beaucoup plus agréables.

En effet, pour faire le lien avec le chamanisme, ces états transitoires peuvent être assimilés à une traversée de la folie ou une traversée de la mort qui n'est pas sans rappeler certains rituels initiatiques de passage à l'age adulte, de renaissance ou de guérison présents dans certains peuples dit "primitifs". Les rites chamaniques font parfois vivre de tels épisodes de traversée de la folie ou de la mort, parfois avec l'aide de substances psycho-actives locales. Ces traversées sont guidées par les chamans ou sorciers ce qui permet de les vivre de manière plus sécurisée et avec l'assurance d'en revenir (Ce qui n'est pas forcément le cas dans les cultures occidentales où la prise de LSD n'induit pas forcément la présence d'un guide expérimenté, d'où le fait qu'il y ait plus de cas de personnes restées "bloquées" à un état de type psychotique.

Les vécus qui en découlent sont en rapport avec la culture qui les portent qui induisent et donnent des explications et interprétations au sujet de l'expérience vécue. Ainsi, les figures rencontrées lors de ces voyages sont souvent en rapport avec la dite culture ce qui permet de lui donner du sens Dieux, démons ect... (On pourrait dire que ces substances ou les états qui y sont associés, qu'ils soient induits ounon apr les substances mettent en lien avec l'inconscient collectif de la culture d'origine voire plus largement l'inconscient collectif planétaire, humain, décrit par Jung ou la version appelée noosphère par Pierre Teihlard de Chardin).

Ainsi dans les psychoses vécues par les sujets européens de culture judéo-chrétienne, ce sont les grandes figures historiques et religieuses qui reviennent: Jésus, Napoléon...ect

Ceci est illustré par la phrase du philosophe Gilles Deleuze à propos son livre écrit conjointement avec le psychiatre Félix Guattari "l'anti-oedipe, schizophrénie et capitalisme": "L'inconscient ne délire pas sur papa-maman, il délire sur les races, les tribus, les continents, l'histoire et la géographie, toujours un champ social" ("Pourparlers" - Editions de minuit).

[modifier] Cocaïne : intoxication aiguë

[modifier] Benzodiazépine : intoxication aiguë, sevrage, place dans la cure du trouble...

Les benzodiazépines sont une classe de médicaments psychotropes. De ce fait, ils agissent sur le psyché, sur le psychisme et le ressenti de la personne qui les prend. Ils sont censés calmer des angoisses et des peurs, mais leur consommation peut amener à une frénésie consommatoire assez importante. Celle-ci s'accompagne de perte de mémoire, de « trous noirs » et d'autres désagréments. L'intoxication aiguë de benzodiazepines peut mener à une sorte de coma lorsqu'associé à l'alcool. Seule, cette surconsommation, avec habitude, n'amène qu'un grand sommeil. Avec de l'alcool ou tout autre substance psychotrope, le résultat peut être différent voire fatal. Dans le traitement de la symptomatique chronique du trouble de la psychose, elles sont utilisée de manière prudente, au bénéfice à-contrario d'un prise régulière de neuroleptique, adaptée. Le sevrage -des benzodiazépines- se passe comme celui d'un antidépresseur (plus-ou-moins: palliers dégressifs... autrement dit, les doses doivent être réduites progressivement), dans une méthodologie indiquée par le médecin. La cure médicamenteuse propre à la psychose utilise primordialement des neuroleptiques: la mise-en-place d'un soin par la parole avec le psychanalyste permet l'utilisation (plus) modérée du médicament, avec la remise-à-plat de l'égarement dans le questionnement inital (devenir 'être-sujet', hors 'être-assujéti'... pour se désaliéner, enfin).

[modifier] Pathologies neurologiques

[modifier] Traitements des psychoses

Les psychoses sont traitées grâce aux antipsychotiques: soit atypiques soit typiques.

Il existe également plusieurs méthodes de psychothérapie des psychoses.

[modifier] Bibliographie générale

  • Marguerite Sechehaye, Journal d'une schizophrène, PUF.
  • LeClézio, Le Procès-Verbal, prix littéraire.
  • Th.fd B., éd. numérique, Psyrespirans (tous publics), 2009.
  • Henri Ey:
    • Hallucinations et Délire, Alcan 1934. réédité: Ed.: L'Harmattan; 2000, ISBN 2-7384-7843-3
    • Le Problème de la psychogenèse des névroses et des psychoses (avec L. Bonnafé, S. Follin, J. Lacan, J. Rouart), Desclée de Brouwer,1950.Réédition 1977 et 2004 (Tchou)
    • Manuel de psychiatrie (avec Bernard et Brisset), Masson 1960, 5 fois réédité.
    • Traité des hallucinations, Masson 1973, 2 tomes., 2004 (Tchou), Réédition T.1, Ed.: Bibliothèque des Introuvables, 2006, ISBN 2-84575-185-0, Tome 2, Ed.: Bibliothèque des Introuvables, 2006, ISBN 2-84575-186-9
    • La Notion de schizophrénie (séminaire de Thuir), Desclée de Brouwer 1975.
    • Schizophrénie: études cliniques et psychopathologiques, Ed.: Empecheurs Penser en Rond, 1996, ISBN 2-908602-82-2
  • Colectif (Vassilis Kapsambelis, etc.) : Soigner la psychose, in l'Evolution psychiatrique, oct.-déc. 2008, vol 73, n0 4, Ed.: Elsevier/Masson, ISBN 978-2-84299-981-0

[modifier] Bibliographie psychanalytique

[modifier] Bibliographie anglophone

  • Beattie, J. et J. Middleton, éd., Spirit Mediumship and Society in Africa. New York, Africana, 1969.
  • Bourguignon, E., éd. Religion, Altered States of Consciousness, and Social Change. Columbus, Ohio University Press, 1973.
  • Good BJ., Medicine, rationality and experience: an anthropological perspective. Cambridge University Press, 1994.
  • Obeyesekere, G., Medusa's Hair. Chicago: University of Chicago Press, 1981.
  • Kakar S., Shamans, mystics and doctors: a psychological enquiry into India and its healing tradition. Delhi, Oxford University Press, 1982
  • Lewis, I., Ecstatic Religion: An Anthropological Study of Spirit Possession and Shamanism, Harmondsworth, Penguin Books, 1971.
  • Turner V., An Ndembu doctor in practice. In : Kiev A., ed. Magic, faith and healing, New York: Free Press, 1964

[modifier] Notes et références

  1. Jean Bergeret (psychanalyste): La personnalité normale et pathologique , Éd: Dunod, 2003, 3e édition, ISBN 2-10-003007-8
  2. René Roussillon avec C. Chabert, A. Ciccone, A. Ferrant, N. Georgieff, P. Roman: Manuel de psychologie et psychopathologie clinique générale, 2007, ISBN 978-2-294-04956-9
  3. Wilfred Bion: Réflexion faite, éd. PUF, 2001 ISBN 2-13-052061-8
  4. Beer M D, « Psychosis: from mental disorder to disease concept. », dans Hist Psychiatry, vol. 6, 1995, p. 177-200 [résumé (page consultée le 2006-08-19)] 
  5. Online Etymology Dictionary, Douglas Harper (2001), http://www.etymonline.com/index.php?search=psychosis&search
  6. Le Président Schreber, Ed.: Presses Universitaires de France, Coll.: Quadrige Grands textes, ISBN 2-13-054828-8
  7. Œuvres complètes, tome 1, Payot, 1989, ISBN 2-228-88137-6, tome 2 Payot, 1989, ISBN 2-228-88138-4
  8. Victor Tausk : De la genèse de l'appareil à influencer au cours de la schizophrénie, in "Œuvres psychanalytiques", Payot-Rivages, 2000, ISBN 2-228-89284-X
  9. Mélanie Klein : Notes sur quelques mécanismes schizoïdes in Développements de la psychanalyse, PUF,1966
  10. Donald Meltzer : Explorations dans le monde de l'autisme » Ed: Payot, 2004, (ISBN 2-228-89646-2)
  11. Personne et psychose, Ed.: Du Hublot, 2000, Coll.: Psychanalyse, ISBN 2-912186-08-0
  12. Harold Searles : L'Effort pour rendre l'autre fou, Ed.: Gallimard-poche, 2003, ISBN 2-07-042763-3
  13. André Green et Jean-Luc Donnet : L'Enfant de ça, Editions de Minuit, 1973, ISBN 2-7073-0399-2
  14. Paul-Claude Racamier: Le Psychanalyste sans divan, Ed.: Payot, 01/1993, ISBN 2-228-88620-3
  15. Henri Ey: Traité des Hallucinations : 2 Tome, Ed.: Bibliothèque des Introuvables, 2004, ISBN 2-84575-244-X

[modifier] Voir aussi

Voir « psychose » sur le Wiktionnaire.

[modifier] Articles connexes



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