James Brown

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James Brown

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James Brown en 2001

Informations générales
Surnom "The Godfather of Soul"
"Mister Dynamite"
"The Hardest Working Man in Show Business"
Nom de naissance James Joseph Brown, Jr.
Naissance 3 mai 1933
Barnwell, Caroline du Sud (États-Unis)
Décès 25 décembre 2006 (à 73 ans)
Atlanta, Géorgie (États-Unis)
Activité principale Chanteur, danseur, producteur
Genre musical Rhythm and blues, soul, funk, jazz
Instruments Guitare, harmonica, basse, claviers, batterie, Instruments de percussion
Années actives 1956 - 2006
Labels Federal, King Records, Try Me, Smash, People, Polydor, Scotti Bros.
Site officiel godfatherofsoul.com

James Joseph Brown Jr., né le 3 mai 1933 et mort le 25 décembre 2006, est un musicien, chanteur, auteur-compositeur, danseur et producteur américain. Un des initiateurs du funk, il est fréquemment surnommé The Godfather of Soul. Tout au long d'une carrière qui a couvert six décennies, Brown est l'une des figures les plus influentes de la musique populaire du XXe siècle et est réputé pour ses performances scéniques. Il est l'un des plus grands artistes noirs au monde.

Après une période de prison pour cambriolage, Brown commence sa carrière comme chanteur de gospel en Géorgie avant d'intégrer et de devenir la figure de proue d'un groupe de R&B vocal (The Famous Flames). Brown accède à une notoriété nationale à la fin des années 1950 avec des ballades comme Please, Please, Please et Try Me et se bâtit une réputation d'inlassable performeur scénique. Brown connaît son apogée dans les années 1960 avec des succès colossaux (Papa's Got a Brand New Bag, I Got You (I Feel Good) et It's a Man's Man's Man's World). À la fin des années 1960, Brown modifie son approche musicale, passant d'un mix musical fondé sur le blues et le gospel vers une approche africanisée qui jette les bases et ouvre la voie au développement de l'ensemble du courant funk. Au début des années 1970, Brown a totalement établi le son du funk après la formation des The J.B.'s avec des disques comme Get Up (I Feel Like Being a) Sex Machine ou The Payback. Brown est également remarqué pour des titres à commentaire social, notamment avec le single Say It Loud - I'm Black and I'm Proud en 1968. Brown a continué à se produire et enregistrer jusqu'à son décès en 2006.

Brown détient le record de l'artiste ayant placé le plus grand nombre de singles au sein du Billboard Hot 100 sans avoir jamais atteint la 1ère place du classement. Il a toutefois classé 17 de ses titres à la première place des « R&B charts ».

Il aura notamment inspiré de futures célèbrités dans l'histoire de la danse, dont le célèbre chanteur et danseur Michael Jackson.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il existe une polémique autour de la date de naissance de James Brown. Bien qu'il prétende être né en 1933 à Barnwell (Caroline du Sud), certains pensent qu'il serait né en réalité en 1928. Il aurait menti sur son âge par coquetterie. Quoi qu'il en soit, ses parents déménagent peu de temps après sa naissance, à Augusta (Géorgie) et sa mère abandonne la famille pour vivre avec un autre homme ; il est alors confié à sa tante.

La famille étant pauvre, le jeune James l'aide en ramassant du coton chez les propriétaires environnants ou en cirant les chaussures dans le centre-ville[1],[réf. insuffisante]. À cette même époque il commence à se produire dans les salles de danse de la région d'Augusta mais il tombe petit à petit dans la délinquance. À 16 ans, il commet une attaque à main armée pour laquelle il est condamné et incarcéré dans un centre de détention juvénile[1],[réf. insuffisante]. Trois ans plus tard, sa peine est allégée et il est relâché à la condition de ne pas retourner à Augusta et de trouver un emploi stable.

Carrière[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

James Brown dans les années 1980.

En 1952, lors d'un match de baseball opposant l'équipe de la prison à une autre de l'extérieur, il rencontre le chanteur Bobby Byrd et se lie d'amitié avec lui, au point que sa famille l'aide à sortir de prison. Il intègre son groupe de rhythm and blues, The Avons, fait évoluer son style et le renomme rapidement The Famous Flames puis James Brown with The Famous Flames[2]. Le groupe se produit principalement dans le Sud des États-Unis puis connaît le succès en 1956 avec le hit Please, Please, Please, qui s'écoule à 1 million d'exemplaires. James Brown s'y inspire déjà de la façon de chanter de Little Richard, suppliante, qui restera un des éléments caractéristiques de son style.

Malgré ce succès, les neuf suivants sont tous des échecs et le producteur du groupe est prêt à rompre leur contrat pour y renoncer devant le succès du neuvième, Try Me (1958), qui se place directement numéro 1 des titres R&B. Ce nouveau hit est suivi d'autres succès, I'll Go Crazy (1959) et Bewildered (1960).

Night Train (1961) est considéré[Par qui ?] aujourd'hui comme le premier album caractéristique de James Brown[réf. nécessaire], avec un son instrumental mis en avant, un rythme très présent et rapide, qui marque profondément dès sa sortie[réf. nécessaire]. La majorité des chansons du groupe étant écrite ou coécrite par James et son charisme surpassant tout, il s'impose naturellement au point que les autres membres du groupe deviennent de simples accompagnateurs du chanteur.

Vers la gloire[modifier | modifier le code]

En 1963 sort Live at the Apollo. James Brown et les Flames, évincés par leur manager qui veut des spectacles conventionnels, donnent malgré tout ce concert et paient de leur poche l'enregistrement, ce qui ne s'est jamais vu alors et qui reste très rare aujourd'hui. La performance survitaminée du chanteur et des musiciens du Live at Apollo assurent la notoriété nationale.

James Brown sort une série de titres qui deviennent tous des numéros 1 dans les classements R&B : Out of sight et Night train en 1964 Papa's Got A Brand New Bag et I Got You (I Feel Good) en 1965[2]. Ces titres représentent un important travail de la deuxième période de sa discographie, car ils amorcent le ton funky, sans que ce soit encore du funk à proprement parler[réf. nécessaire].

En 1967, Cold Sweat pose le premier jalon du funk. Les critiques musicales voient dans cette chanson un point d'orgue de la musique des années 1960 et 1970, considérant le titre comme une démarcation au niveau des paroles et de l'arrangement musical. Le nouveau son de James Brown, le funk, qui va atteindre l'apothéose entre 1969 et 1974, se caractérise par une claire rupture avec le côté guilleret et mielleux, caractérisé par les contemporains de James Brown, par un son brut et sans fioritures, par les cuivres, la basse et la batterie, jusqu'àlors relégués en arrière plan, mis au centre du mix stéréo et par un chant moins mélodique, se glissant dans la pulsation rythmique de l’ensemble.

À partir de Cold Sweat, toutes les chansons de James Brown jusqu'au début des années 1970 font place à l'affirmation de soi, à l'entraide communautaire et à la sexualité. Les batteurs Jabo Starks et surtout Clyde Stubblefield introduisent des rythmes de batterie complexes et accrocheurs, les cuivres (Fred Wesley au trombone, Maceo Parker et Sainclair Pinckney au saxophone) et la basse exécutent des lignes syncopées.

Pendant cette période funk (1967-1974), James brown nomme quatre chefs d'orchestre successifs : Nat Jones (batterie) en 1966-1967, Maceo Parker (sax alto) en 1967-1968, Pee Wee Ellis (sax ténor) de 1968 à 1970 et Fred Wesley (trombone) de 1970 à 1974.

Fin des années 1960[modifier | modifier le code]

James Brown emploie des musiciens et des arrangeurs issus du jazz mais, en tant que leader et auteur, il privilégie la simplicité du rythme R&B à la complexité et la précision du jazz. Le groupe inclut le trompettiste Lewis Hamlin, le saxophoniste Alfred « Pee Wee » Ellis, le guitariste Jimmy Nolen (qui impose des riffs simples pour chaque chanson) et le saxophoniste Maceo Parker.

D'autres formations temporaires incluent le chanteur Bobby Byrd, le batteur John « Jabo » Starks, Clyde Stubblefield, Melvin Parker (frère de Maceo), le saxophoniste St. Clair Pinckney, le trombone Fred Wesley et le guitariste Alphonso Kellum.

À la fin des années 1960, Brown redéfinit encore son style avec I Got the Feelin, Licking Stick-Licking Stick (1968) et Funky Drummer (1969). Dans ces titres, il abandonne le chant traditionnel pour une approche plus rythmique calquée sur la musique.

Régulièrement apparaissent des parties parlées, directement au public. Il introduit aussi beaucoup de ruptures de rythmes et de breaks, il déstructure.

Ses chansons se politisent, constituent une critique de la société et revendiquent[Quoi ?], les meilleurs exemples étant Say It Loud (I'm Black and I'm Proud) (1968) et I Don't Want Nobody to Give Me Nothing (Open Up the Door I'll Get It Myself) 1970).

Ce nouveau style, le funk, influence beaucoup d'artistes comme Sly and The Family Stone, The Temptations, toute la Motown, jusqu'aux nouvelles générations, dont Michael Jackson ou Prince. James Brown est aussi l'artiste le plus samplé, que ce soit par des DJ ou d'autres artistes.

Années 1970 : The JB's[modifier | modifier le code]

En 1970, la majorité des membres du groupe de James Brown le quitte pour de meilleures opportunités. Il crée donc un nouveau groupe avec Bobby Byrd incluant le bassiste Bootsy Collins, le guitariste Catfish Collins et le tromboniste Fred Wesley. Ce nouveau groupe est baptisé The JB's et fait ses armes avec le titre Get Up (Sex Machine).

Brown développe son influence et sa notoriété en achetant des stations de radio et en créant son propre label chez Polydor, People, dans lequel il produit aussi certains de ses amis (dont Bobby Byrd, Lyn Collins, Myra Barnes, et Hank Ballard). Il s'investit beaucoup dans les albums qu'il produit.

Ses productions personnelles à cette époque résument les innovations musicales des vingt années précédentes ; c'est l'époque de The Payback (1973), Papa Don't Take No Mess (1974), Funky President (1975), Get Up Offa That Thing (1976)…

En 1973, il signe aussi la bande originale du film blaxploitation Black Caesar.

Miles Davis et d'autres musiciens de jazz citent alors James Brown comme une influence majeure de leurs styles.

À la fin des années 1970, Mr Dynamite a déjà définitivement assis son statut de star. Son groupe se sépare encore, chacun ayant ses propres ambitions, comme Bootsy Collins. C'est alors l'avènement du disco, et le chanteur, qui avait anticipé le mouvement y participe un peu.

Années 1980[modifier | modifier le code]

À partir de cette période, James Brown est beaucoup moins prolifique. En 1983, il invite sur scène au cours d'un concert à l'Apollo ses « successeurs » Michael Jackson et Prince qui font partie des spectateurs. Jackson réalise alors des pas de danse rapides et précis plus proches du style de Brown que du sien, ainsi que son célèbre pas, le Moonwalk. Prince monte également sur scène pour jouer de la guitare et danser. Lui aussi fera honneur à James Brown en exécutant le Trick avec le micro caractéristique de celui-ci. Le public est conquis.

James Brown adopte un style musical plus grand public. Il obtient un rôle de prêtre déjanté dans le film The Blues Brothers et est l'un des interprètes de la bande originale. Il apparaît également dans Rocky 4 avec le titre Living in America (1985)[1]. En 1987 il tourne dans la série Miami Vice joue le personnage de Lou De Long(Saison 4 épisode 7 "Missing Hours") où le titre i feel good est joué. Il collabore aussi avec des groupes hip-hop (Static en 1988). Il enregistre aussi en duo avec le rappeur Afrika Bambaataa, Unity en 1984.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

À partir de la fin des années 1980, malgré un réel retour en haut des charts, the Godfather of Soul se fait surtout remarquer pour ses démêlés judiciaires.

En 1988, il est arrêté pour excès de vitesse puis emprisonné pour détention d'armes et consommation de PCP. Il est condamné à six ans de prison (peine commuée en trois ans, il sort en 1991).

Jusqu'à sa mort, il alterne entre périodes de désintoxication, arrestations pour possession de drogue ou pour violences conjugales, mais aussi périodes où il continue à enregistrer et à se produire à travers le monde.

En 2005, il chante en duo sur une chanson avec les Black Eyed Peas sur leur album Monkey Business intitulée They Don't Want Music.

Décès de James Brown et bataille judiciaire[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2006, James Brown, malade, se rend avec quelques heures de retard à un rendez-vous chez son dentiste à Atlanta (Géorgie) pour une implantation dentaire. Durant cette visite, le dentiste de James Brown se rend compte que le chanteur est « en mauvaise santé et très fatigué ». Plutôt que de réaliser l'implantation dentaire, le dentiste lui conseille de consulter un médecin.

Le lendemain, il est admis à l'Emory Crawford Long Hospital d'Atlanta où les médecins diagnostiquent une pneumonie.

Selon Charles Bobbit, manager et ami personnel du chanteur depuis de longues années, James Brown souffrait de sévères quintes de toux depuis qu'il était revenu d'un voyage en Europe en novembre 2006.

Bien que James Brown ait dû annuler des concerts imminents à Waterbury (Connecticut) et Englewood (New Jersey), le chanteur espère que les médecins le laisseront quitter l'hôpital à temps pour des concerts prévus lors du passage à l'année 2007. En effet, il est prévu qu'il chante au Count Basie Theatre (New Jersey) et au club de blues de B.B. King à New York. Il doit aussi chanter une chanson en direct sur la chaîne de télévision CNN.

Mais Brown reste cependant hospitalisé et son état de santé se dégrade fortement tout au long de la journée.

James Brown meurt le 25 décembre 2006 à h 45 (heure locale) d'une insuffisance cardiaque congestive, causée par une complication de sa pneumonie. Il a 73 ans.

Commémorations, testament et funérailles[modifier | modifier le code]

De nombreux invités célèbres et des milliers de fans participent à deux commémorations publiques en hommage au chanteur disparu, à l'Apollo Theater à New York le 28 décembre et au James Brown Arena à Augusta (Géorgie) le 30 décembre 2006.

Une cérémonie privée a également eu lieu le 29 décembre à laquelle participent la famille et les amis proches de James Brown. Des extraits de ses concerts sont diffusés. Parmi les célébrités présentes se trouvent entre autres Michael Jackson, Joe Frazier, Dick Gregory (en), MC Hammer, Jesse Jackson, Don King et Paul McCartney. Le groupe de musiciens ayant accompagné James Brown durant sa carrière, The Soul Generals, jouent quelques-unes de ses chansons les plus célèbres.

Durant la lecture du testament de James Brown, le 11 janvier 2007, l'avocat du chanteur révèle que seulement ses six enfants adultes y sont cités. Sa femme Tomi Rae Hynie et son dernier fils âgé de cinq ans, James II, ne figurent pas dans la liste des héritiers possibles. Le testament de James Brown aurait été rédigé dix mois avant la naissance de James II et plus d'un an avant son mariage avec Tomi Rae Hynie.

Le 24 janvier, les enfants de James Brown portent plainte contre les avocats personnels du chanteur. Dans leur requête, ils demandent au tribunal de les révoquer et de nommer un administrateur chargé de régler les problèmes liés à l'héritage. Tomi Rae Hynie a également porté plainte le 31 janvier pour contester la validité du testament et pour qu'elle soit reconnue en tant que veuve de James Brown. Des échantillons ADN sont prélevés afin de vérifier des paternités supposées.

Après les commémorations de décembre 2006 et à cause des tergiversations entre les enfants et les avocats du défunt, James Brown n'est enterré que le 10 mars 2007, à Beech Island, en Caroline du Sud dans une crypte familiale sous la maison d'une de ses filles, Deanna Brown Thomas. Selon la famille, le corps du chanteur n'y reposerait que temporairement car un mausolée public avec musée (à la manière de Graceland pour Elvis Presley) est en cours de construction à Atlanta.

En décembre 2007, cinq des enfants de James Brown exigent l'invalidation de son testament[3].

Sur scène[modifier | modifier le code]

James Brown en concert en 2005

Célèbre pour sa musique et son influence sur beaucoup d'artistes qui le suivirent, James Brown est aussi renommé pour ses performances sur scène et sa recherche de la perfection en tant que professionnel du spectacle, ce qui lui vaut le surnom, probablement auto-attribué, de Hardest Working Man in Show Business[réf. nécessaire].

La danse[modifier | modifier le code]

Brown a un style de danse remarquable qu'il travaille en permanence et qui fait de lui une influence marquante de ceux qui le suivirent. On retrouve notamment son influence par exemple dans le breakdance et chez pratiquement tous les artistes de funk. Son pas de danse glissant fait inévitablement penser au Moonwalk de Michael Jackson. Et son traditionnel grand-écart est adopté par Prince. Brown disait à ce sujet : « Je leur ai appris tout ce qu’ils savent, mais pas tout ce que je sais ! ».[réf. nécessaire]

La performance de Brown sur scène est un mélange de routines soigneusement répétées et d'improvisation. Il a compris que le rythme est sa plus grande force, et capable de danser plus vite que n'importe qui, il adopte toutes les danses qui naissent dans les clubs de noirs et les adapte pour en faire un style propre et créer notamment une danse qui porte son nom, la James Brown.[réf. nécessaire]

Encore peu avant son décès, chaque apparition de James Brown est l'occasion de découvrir un danseur dégageant une énergie extraordinaire, même s'il n'est plus capable de tenir le rythme aussi longtemps.[réf. nécessaire] car il a subi un infarctus en 1978 et est resté plus de quatre mois à l'hôpital.

Gimmicks[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre MC de James Brown était Danny Ray (au centre).

Depuis les années 1960, un concert de James Brown commence invariablement par une mise en ambiance par l'orchestre et les choristes, tandis que Danny Ray, en maître de cérémonie généralement vêtu de blanc, harangue la foule. Alors que l'orchestre « chauffe la salle », il énumère quelques titres légendaires de James Brown et pousse la foule à appeler le maître pendant de longues minutes pour finalement annoncer « And now, ladies and gentlemen: the Godfather of Soul! the hardest working man in show business! Mister Dynamite! Jaaaaaaaaaaaaames Brown!!! »

Autre passage obligé d'un concert de Brown, le moment où apparemment épuisé, il s'écroule à genoux (souvent sur Please, Please, Please) et où un assistant (souvent Danny Ray) vient poser sur ses épaules une cape argentée, l'aide à se lever et entreprend de l'emmener vers les coulisses en le soutenant. Mais après quelques pas, Brown se redresse soudain, se débarrasse de la cape et revient sur l'avant scène pour satisfaire les appels de la foule en délire. Quelques minutes plus tard, la scène se répète, parfois avec une cape d'une autre couleur (Brown ayant toujours soigné ses costumes), et peut se renouveler trois ou quatre fois de suite.

Vie personnelle et hommages[modifier | modifier le code]

James Brown vivait dans le comté d'Aiken (Caroline du Sud), dans une maison au bord du fleuve Savannah, juste en face de la ville d'Augusta (Géorgie).

Brown a été marié quatre fois. Son mariage avec sa dernière épouse, Tommie Raye Hynie, qui avait eu lieu en 2002, a été annulé peu de temps après. Ils se sont pourtant remariés en 2004 et ont eu un enfant. Brown a également eu deux enfants avec sa première femme, Velma Warren, et trois avec sa seconde, Deidre Jenkins. Adrienne Rodriegues, sa troisième épouse, avait fait arrêter Brown quatre fois pour violences conjugales.

Comme pour Elvis Presley, de nombreuses personnes ont prétendu après sa mort être ses enfants naturels. Sur les douze tests de paternité effectués, trois positifs reconnaissant l'existence de trois enfants nés hors mariage[4].

En novembre 1993, la 9e rue d'Augusta est rebaptisée « James Brown Boulevard » au cours d'une cérémonie présidée par le maire de la ville, Charles DeVaney. En mai 2005, une statue de bronze de plus de deux mètres de haut représentant Brown est inaugurée à Augusta. L'inauguration aurait dû avoir lieu un an plus tôt, mais elle est reportée du fait d'une plainte à son encontre, pour violences conjugales. En août 2006, le stade sportif local est aussi rebaptisé en James Brown Arena.

Le film biographique Get On Up de Tate Taylor sort le 24 septembre 2014.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

RS500 = élu parmi les 500 meilleurs albums de tous les temps par le magazine RollingStone

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1956 :
    • Please, Please, Please (R&B chart #6) / Why Do You Do Me ?
    • I Don't Know / I Feel That Old Feeling Coming Out
    • No, No, No / Hold My Baby's Hand
    • Just Won't Do Right / Let's Make It
  • 1957 :
    • Chonnie-on-Chon / I Won't Plead No More
    • Can't Be the Same / Gonna Try
    • Love or a Game / Messing With the Blues
    • You're Mine, You're Mine / I Walked Alone
    • That Dood It / Baby Cries Over the Ocean
  • 1958 :
    • Begging, Begging / That's When I Lost My Heart
    • Try Me (R&B chart #1 / Pop chart #48) / Tell Me What I Did Wrong
  • 1959 :
    • I Want You So Bad (R&B chart #20) / There Must Be a Reason
    • I've Got to Change / It Hurts to Tell You
    • Good Good Lovin' / Don't Let It Happen to Me
    • Got to Cry / It Was You
  • 1960 :
    • I'll Go Crazy (R&B #15) / I Know It's True (I Found Someone)
    • Think (R&B #7, Pop Chart #33) / You've Got the Power (R&B #14, Pop chart #86)
    • This Old Heart (R&B #20, Pop chart #79) / Wonder When You're Coming Home
    • The Bells (Pop chart #68) / And I Do Just What I Want
  • 1961 :
    • Hold It (instrumental) / The Scratch (instrumental)
    • Bewildered (R&B #8, Pop chart #40) / If You Want Me
    • I Don't Mind (R&B #4, Pop chart #47) / Love Don't Love Nobody
    • Suds (instrumental) / Sticky (instrumental)
    • Cross Firing (instrumental) / Night Flying (instrumental)
    • Baby You're Right (R&B #2, Pop Chart #49) / I'll Never, Never Let You Go
    • I Love You, Yes I Do / Just You and Me, Darling (R&B #17)
    • Lost Someone (R&B #2, Pop chart #48) / Cross Firing (instrumental)
  • 1962 :
    • Night Train (R&B #5, Pop chart #35) / Why Does Everything Happen to Me ?
    • Shout and Shimmy (R&B #16, Pop chart #61) / Come Over Here
    • Mashed Potatoes U.S.A. (R&B #21, Pop chart #82) / You Don't Have to Go
    • I've Got Money (Pop chart #93) / Three Hearts in a Tangle (R&B #18
  • 1963 :
    • Every Beat of My Heart (instrumental) (Pop chart #99) / Like a Baby (R&B #24)
    • Prisoner of Love (R&B #6, Pop Chart #18) / Choo Choo (Locomotion) (Instrumental)
    • These Foolish Things (R&B #25, Pop Chart #55) / (Can You) Feel It, Part 1 (Instrumental)
    • Signed, Sealed, and Delivered (Pop chart #77) / Waiting in Vain
    • I've Got to Change / The Bells
  • 1964 :
    • Oh Baby, Don't You Weep - Part 1 (Pop chart #23) / Oh Baby, Don't You Weep - Part 2 (w/ overdubbed crowd)
    • Please, Please, Please (w/ overdubbed crowd, Pop chart #95) / In the Wee Wee Hours (On the Nite)
    • Caldonia (Pop chart #95) / Evil (instrumental)
    • Again / How Long, Darling ?
    • So Long / Dancin' Little Thing
    • The Things I Used to Do (Pop chart #99) / Out of Blue
    • Out of Sight (Pop chart #24) / Maybe the Last Time
    • Tell Me What You're Gonna Do / I Don't Care
    • Think / Try Me
    • Fine Old Foxy Self / Medley : Found Someone, Why Do You Do Me, I want You So Bad (live)
    • Have Mercy, Baby (Pop chart #92) / Just Won't Do Right
  • 1965 :
    • Devil's Hideaway (instrumental) / Whos's Afraid of Virginia Woolf (instrumental)
    • I Got You / Only You
    • This Old heart / It Was You
    • Papa's Got A Brand New Bag - Part 1 (R&B #1, Pop chart #8) / Papa's Got A Brand New Bag - Part 2
    • Try Me (intrumental) (R&B #34, Pop chart #63) / Papa's Got A Brand New Bag (instrumental)
    • I Got You (I Feel Good) (R&B #1, Pop chart#3) / I Can't Help It (I just Do-Do-Do)
  • 1966 :
    • Lost Someone (live) (Pop chart #94) / I'll Go Crazy (live) (R&B #38, Pop chart#73)
    • Ain't That a Groove, part 1 (R&B #6, Pop chart#42) / Ain't That a Groove, part 2
    • Prisoner of Love / I've Got to Change
    • New Breed, part 1 (intrumental) / New Breed, part 2 (intrumental)
    • Come Over Here / Tell me What You're Gonna Do
    • It's A Man's Man's Man's World (R&B #1, Pop chart #8) / Is It Yes or Is It No ?
    • Just Won't Do Right / I've Got Money
    • James Brown's Boogaloo (intrumental) / Lost in a Mood of Changes (intrumental)
    • It Was You / I Don't Care
    • This Old Heart / How Long, Darling ?
    • Money Won't Change You - Part 1 (R&B #11, Pop chart #53) / Money Won't Change You - Part 2
    • Don't Be A Drop-Out (R&B #4, Pop chart #50) / Tell Me That You Love Me
    • The Christmas Song (version 1) / The Christmas Song (version 2)
    • Sweet Little Baby Boy - Part 1 / Sweet Little Baby Boy - Part 2
    • Let's Make Christmas Mean Something This Year - Part 1 / Let's Make Christmas Mean Something This Year - Part 2
  • 1967 :
    • Bring It Up (R&B #7, Pop chart #29) / Nobody Knows
    • Let' Go Get Stoned (intrumental) / Our Day Will Come (intrumental)
    • Let Yourself Go /Stone Fox (intrumental) (retiré de la vente)
    • Kansas City (R&B #21, Pop chart #55) / Stone Fox (intrumental)
    • Think (w/ Vicki Anderson) (Pop chart #100) / Think (by Vicki Anderson only)
    • Let Yourself Go (R&B #5, Pop chart #46) / Good Rockin' Tonight
    • Jimmy Mack (intrumental) / What Do You Like ? (intrumental)
    • I Love You, Porgy / Yours and Mine (intrumental)
    • Cold Sweat - Part 1 (R&B #1, Pop chart #7) / Cold Sweat - Part 2
    • It Won't Be Me / Mona Lisa (retiré de la vente)
    • Get It Together - Part 1 (R&B #11, Pop chart #40) / Get It Together - Part 2
    • Funky Soul - N°1 (intrumental) / The Soul of JB (intrumental)
    • I Can't Stand Myself (When You Touch Me) (R&B #4, Pop chart #28) / There Was a Time (live) (R&B #3, Pop chart #36)
  • 1968 :
    • America Is My Home, Pt. 1" (R&B #13, US #52)
    • Goodbye My Love (US #31)
    • I Can't Stand Myself (When You Touch Me) (R&B #4, US #28)
    • I Got The Feelin' (R&B #1, US #6)
    • I Guess I'll Have To Cry, Cry, Cry (R&B #15, US #55)
    • Licking Stick - Licking Stick - Part 1 (R&B #2, US #14)
    • Say It Loud - I'm Black And I'm Proud - Part 1 (R&B #1, US #10)
    • There Was A Time (R&B #3, US #36)
    • Tit For Tat (Ain't No Taking Back)" (US #86)
    • You've Got To Change Your Mind (R&B #47)
  • 1969 :
    • Ain't It Funky Now (R&B #3, US #24)
    • Give It Up Or Turnit A Loose (R&B #1, US #15)
    • I Don't Want Nobody To Give Me Nothing (Open Up The Door, I'll Get It Myself) (R&B #3, US #20)
    • Let A Man Come In And Do The Popcorn - Part One (R&B #2, US #21)
    • Lowdown Popcorn (R&B #16, US #41)
    • Mother Popcorn (You Got To Have A Mother For Me) Part 1(R&B #1, US #11)
    • The Popcorn (R&B #11, US #30)
  • 1970 :
    • Ain't It Funky Now (US #24)
    • Brother Rapp - Part 1 &" (Part 2)" (US #32)
    • Funky Drummer - Part 1 (US #51)
    • Get Up (I Feel Like Being Like A Sex Machine) (Part 1)" (R&B #2, US #15)
    • It's A New Day - Part 1 & Part 2 (US #32
    • Santa Claus Is Definitely Here To Stay (US #7)
    • Super Bad - Part 1 & Part 2 (R&B #1, US #13)
  • 1971 :
    • Escape-ism - Part 1 (R&B #6, US #35)
    • Get Up, Get Into It, Get Involved - Pt. 1 (R&B #4, US #34)
    • Hot Pants (She Got To Use What She Got To Get What She Wants) – Part 1 (R&B #1, US #15)
    • I Cried (R&B #15, US #50)
    • I'm A Greedy Man - Part I (R&B #7, US #35)
    • Make It Funky - Part 1 (R&B #1, US #22)
    • Soul Power - Pt. 1 (R&B #3, US #29)
    • Spinning Wheel - Pt. 1 (US #90)
  • 1972 :
    • Get On The Good Foot - Part 1 (R&B #1, US #18)
    • I Got A Bag Of My Own (US #44
    • King Heroin (R&B #6, US #40)
    • Talking Loud And Saying Nothing - Part I (R&B #1, US #27)
  • 1973 :
    • Down And Out In New York City (R&B #13, US #50)
    • I Got A Bag Of My Own (R&B #3)
    • I Got Ants In My Pants (and I Want to Dance) - Part 1 (US #27)
    • Sexy, Sexy, Sexy (R&B #6, US #50)
    • Think (R&B #15, US #77)
  • 1974 :
    • Coldblooded (US #44)
    • Funky President (People It's Bad) (R&B #4, US #44)
  • * My Thang (R&B #1, US #29)
    • Papa Don't Take No Mess - Part I (R&B #1, US #31)
    • Stoned To The Bone - Part 1 (R&B #4, US #58)
    • The Payback - Part I (R&B #1, US #26)
  • 1975 :
    • Hustle!!! (Dead On It)" (R&B #11)
    • Reality (R&B #19, US #80)
    • Sex Machine (US #61)
    • Superbad, Superslick - Part I (R&B #28)
  • 1976 :
    • Get Up Offa That Thing (R&B #4, US #45)
    • Hot (I Need To Be Loved, Loved, Loved, Loved) (R&B #31)
    • I Refuse To Lose (R&B #47)
  • 1977 :
    • Give Me Some Skin (R&B #20)
  • 1978 :
    • Eyesight (R&B #38)
    • The Spank (R&B #26)
  • 1979 :
    • For Goodness Sakes, Look At Those Cakes - Part I (R&B #52)
    • It's Too Funky In Here (R&B #15)
    • Star Generation (R&B #63)
  • 1980 :
    • Rapp Payback (Where iz Moses)" (R&B #46)
    • Regrets (R&B #63)
  • 1981 :
    • Stay With Me (R&B #80)
  • 1983 :
    • The Night Time Is The Right Time (To Be With The One That You Love) (R&B #73)
  • 1985 :
    • Living in America (R&B #10, US #4)
  • 1986 :
    • Gravity (R&B #26, US #93)
  • 1987 :
    • How Do You Stop (R&B #10)
  • 1988 :
    • I'm Real (full force)
    • Static, Pts. 1 & 2 (full force)
  • 1991 :
    • (So Tired of Standing Still We Got to) Move On (R&B #48)
  • 1993 :
    • Can't Get Any Harder (R&B #76)
  • 2005 :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr) « James Brown », sur www.stars-celebrites.com (consulté le 5 octobre 2010)
  2. a et b (fr) « James Brown : biographie », sur www.ramdam.com (consulté le 5 octobre 2010)
  3. Les enfants de James Brown contestent son testament.
  4. (en) Tass Grivakes, Secret Bloodlines, FriesenPress,‎ 2014, p. 130

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]