Alice Walker

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Alice Walker

Description de l'image  Alice Walker.jpg.
Nom de naissance Alice Malsenior Walker
Activités Écrivain, activiste, féministe
Naissance 9 février 1944 (70 ans)
Comté de Putnam, Géorgie, États-Unis
Langue d'écriture Anglais américain
Mouvement Littérature noire américaine
Genres Roman, nouvelle, poésie
Distinctions Prix Pulitzer de la fiction 1983
National Book Award 1983

Œuvres principales

Compléments

Site officiel : http://alicewalkersgarden.com/

Alice Malsenior Walker (née le 9 février 1944), est une écrivaine et une militante féministe américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans une famille paysanne[1] à Eatonton, Géorgie, États-Unis, Walker possède des origines afro-américaine, Cherokee, écossaise et irlandaise. Elle entame ses études à l'université Spelman (Atlanta, Géorgie) et est diplômée en 1965 de l'université Sarah Lawrence (Yonkers, New York). Elle a été mariée à Mel Leventhal de 1967 à 1976. Ensemble, ils ont eu une fille, Rebecca Walker, qui devient également écrivaine et militante (voir Rebecca Walker (en)).

Elle écrit des romans, des nouvelles, des essais et des poèmes. Ces écrits mettent en valeur la lutte des femmes de couleur contre le racisme, le sexisme et la violence répandus dans la société américaine. Elle se proclame ouvertement bisexuelle.

Elle a composé son premier recueil de poésies lors de sa dernière année à l'université Sarah Lawrence. Elle suspend son activité d'écriture lorsqu'elle s'installe avec Leventhal dans le Mississippi et qu'elle rejoint le Mouvement des droits civiques.

Elle reprend sa carrière littéraire quand elle se joint au MS Magazine.

En plus des nouvelles et des poèmes, elle écrit son premier roman, The Third Life of Grange Copeland, en 1970. En 1976, paraît Meridian ; ce livre raconte la lutte des militants pour les droits civiques dans le Sud, et Walker y relate certaines de ses propres expériences.

En 1982, elle publie La Couleur pourpre (voir adaptation cinématographique La Couleur pourpre) qui deviendra son roman phare. Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme noire qui lutte à la fois contre le racisme des Blancs et le patriarcat des Noirs. Ce roman rencontre un grand succès dans toutes les communautés. Il sera adapté au cinéma en 1985 et en comédie musicale en 2005 à Broadway.

Elle s'engage en politique en partie sous l'influence d'Howard Zinn qui a été l'un de ses professeurs au Collège Spelman. Elle a milité longtemps dans les années 1960 dans le mouvement pour les droits civiques, et elle continue à défendre l'égalité des droits pour tous.

Elle s'illustre dans la défense de l'environnement, le féminisme, la protection des animaux et a fait campagne contre les mutilations génitales des femmes (voir excision et infibulation). Elle s'est aussi engagée pour la cause cubaine, notamment contre l'embargo, et s'est rendue à plusieurs reprises à Cuba.

En juin 2012 Alice Walker refuse de céder les droits de son roman La Couleur pourpre au puissant groupe "Yediot", en réponse à la politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • La Couleur pourpre reçoit le Prix Pulitzer de la Fiction et l'American Book Award.
  • La nouvelle Kindered Spirits parue en août 1985 reçoit le O. Henry Award 1986.
  • Pour l'ensemble de son œuvre, elle reçoit le Lillian Smith Award du National Endowment for the Arts, le Rosenthal Award du National Institute of Arts & Letters, Membre d'honneur du Radcliffe Institute, de Merrill, et de Guggenheim, le Front Page Award for Best Magazine Criticism du Newswoman's Club de New York.

« Whether you're black or white or red or yellow or a beautiful mixture of all these colors of the world, Alice Walker's "The Temple of my Familiar", described by the author as "a romance of the last 500,000 years" will communicate to some level of your conscience. I haven't found a French translation (I live in France) unfortunately, since I would love to share this book with people in my vicinity (Alice: I would love to translate this!) through lives, through dreams, through centuries, through cultures, through pain, through sorrow, through joy and laughter, an exploration of identity and construction of being and why (self) love and and forgiveness are the hardest things to achieve, but the most beautiful, the most satisfying, the only aim worth pursuing in this life and the ensuing lives we are creating and experiencing in time eternal[2]. »

« The richness of Alice Walker's new novel is amazing, overwhelming. A hundred themes and subjects spin through it, dozens of characters, a whirl of people are passionate actors and sufferers, and everything they talk about is urgent, a matter truly of life and death. They're like Dostoïevski's characters, relentlessly raising the great moral questions and pushing one another towards self-knowledge, honesty, engagement[3]. »

— Ursula K. Le Guin

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Howard Zinn, l'impossible neutralité, agone-p60-61
  2. The Temple of my Familiar (ISBN 0-671-68399-3)
  3. Ursula K. Le Guin, San Francisco Review of Books.