Caroline du Sud

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34° 00′ 00″ N 81° 00′ 00″ O / 34, -81 ()

South Carolina
(fr) Caroline du Sud
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec la Caroline du Sud en rouge.SurnomThe Palmetto StateEn français : « L'État du Palmetto »DeviseDum spiro spero ; Animis opibusque parati (latin)« Pendant que je respire, j'espère; Prêt en l'âme et la ressource. »
Carte des États-Unis avec la Caroline du Sud en rouge.

Surnom
The Palmetto State
En français : « L'État du Palmetto »

Devise
Dum spiro spero ; Animis opibusque parati (latin)
« Pendant que je respire, j'espère; Prêt en l'âme et la ressource. »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Columbia
Adhésion à l’Union 23 mai 1788 (8e État)
Gouverneur Nikki Haley (R)
Sénateurs Lindsey Graham (R)
Jim DeMint (R)
Nombre de représentants 6
ISO 3166-2 US-SC
Fuseau horaire -5
Démographie
Gentilé Sud-Carolinien/Sud Carolinienne
Population 4 625 364 hab. (2010[1])
Densité 56 hab./km2
Rang 24e
Ville la plus peuplée Columbia
Géographie
Altitude 110 m (min. : 0 m) (max. : Sassafras Mountain 1 085 m)
Superficie 82 965 km2
Rang 40e
– Terre 78 051 km2
– Eau (%) 4 915 km2 (6.0 %)
Coordonnées 32°04'30" N à 35°12' N (320 km)
78°00'30" W à 83°20' W (420 km)
Divers
Langues officielles Anglais
Liens
Site web www.sc.gov

La Caroline du Sud (en anglais South Carolina) est un État du Sud des États-Unis, bordé à l'ouest et au sud par la Géorgie, au nord par la Caroline du Nord et à l'est par l'Océan Atlantique.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Caroline est tiré du nom latin Carolus (Charles), en l'honneur du roi Charles Ier d'Angleterre (qui a fait la concession de terres d'origine en 1629).

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Histoire de la Caroline du Sud et Topper.

La Caroline du Sud fut peuplée par des colons français Huguenots dès 1562 lors de la création de la Floride française. Ils fondèrent Charlesfort, puis Fort Caroline, pour défendre cette colonie éphémère (1562-1565). Les britanniques débarquèrent à partir de 1670.

La Caroline devint officiellement une colonie royale détachée de la Virginie en 1712, et tire son nom du désir de Charles II d'Angleterre d'honorer la mémoire de son père Charles Ier, tout en reprenant la dénomination ancienne des premiers colons huguenots (cf. Fort de Caroline). Elle fut séparée en 1729 en deux, Caroline du Nord et Caroline du Sud, laquelle incluait la future Géorgie, à la suite de sa cession par leurs huit propriétaires à la couronne britannique. Son économie prospéra grâce à la culture du tabac, dont le débouché était assuré par les achats massifs de la ferme du Tabac française et le bas prix rendu possible par l'esclavagisme. Une compagnie fondée par les grands propriétaires des plantations de tabac, la Compagnie d'Afrique, importait les esclaves : en 1732, la colonie compte 32 000 Noirs pour 14 000 Blancs[2].

La Caroline du Sud se révolta contre la Grande-Bretagne lors de la Révolution américaine et établit son propre gouvernement le 15 mars 1776.

Le 5 février 1778, la Caroline du Sud fut le second État révolté à ratifier la première constitution américaine, abandonnée dix ans plus tard, et appelée the Articles of Confederation (« les Articles de la Confédération »). La délégation de Caroline du Sud signa les articles le 9 juillet 1778, avec 8 autres États.

La constitution américaine définitive ayant été proposée aux anciennes 13 colonies rebelles le 17 septembre 1787, la Caroline du Sud fut le huitième État à la ratifier, le 23 mai 1788.

La Caroline du Sud fut aussi le premier État à quitter l'Union le 20 décembre 1860. Le 12 avril 1861, les batteries confédérées commencèrent à bombarder Fort Sumter, commençant ainsi la Guerre de Sécession. Charleston fut bloqué et la marine de l'Union prit les Sea Islands, chassant les propriétaires des plantations et mettant en place une expérience de liberté pour les ex-esclaves.

Les troupes de Caroline du Sud participèrent à la majeure partie des campagnes confédérées, mais aucune bataille majeure n'eut lieu sur ses terres.

Le Général William Tecumseh Sherman marcha sur l'État en 1865, détruisant de nombreuses plantations, et captura la capitale, Columbia, le 17 février. Les tirs commencèrent la nuit et, le matin suivant, la quasi-totalité du centre ville avait été détruite.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Caroline du Sud

La Caroline du Sud est bordée au nord par la Caroline du Nord ; au sud et à l'ouest par la Géorgie dont la frontière est matérialisée par la Savannah ; et à l'est par l'Océan Atlantique.

D'une superficie de 80 583 km2, la Caroline du Sud est peuplée de 4 012 012 habitants (2000).

La capitale de la Caroline du Sud est Columbia.

On peut distinguer quatre régions naturelles :

  • La plaine Atlantique est composée de dépôts sédimentaires relativement récents (sable, argile…). Les zones les mieux drainées sont utilisées pour l'agriculture alors que les mauvaises terres sont laissées à l'état de marécages. La côte offre des abris pour les ports au sein des estuaires et de plusieurs baies. Ces dernières sont appelées les Carolina bays, dont l'origine est incertaine, bien que les théories les plus sérieuses font référence à une pluie de météorites dans la région.
  • La région des Sand Hills, qui, comme son nom l'indique, est le vestige d'anciennes dunes.
  • La région du Piedmont contient les bases d'une ancienne chaîne de montagnes érodée. La région est accidentée, avec de minces sols d'argiles pierreuses, et est largement impropre à l'agriculture. Une grande partie du Piedmont a été cultivée par le passé, avec peu de succès. Il est aujourd'hui en grande partie boisé. À la pointe sud-est du Piedmont se trouve le point où les rivières chutent et arrivent dans la plaine côtière. Cette région fut pendant longtemps une source d'énergie hydroélectrique. Les moulins construits pour utiliser cette ressource ont favorisé la croissance de plusieurs villes, dont la capitale, Columbia. Les plus grandes rivières sont navigables jusqu'à cette région, permettant ainsi le transport de marchandises. Le nord-ouest du Piedmont est connu aussi sous le nom Foothills. Le Cherokee Parkway est un itinéraire important de la région. C'est là que se situe le Parc d'État de Table Rock.
  • Le point le plus haut se trouve dans l’Upstate, où commence l'escarpement des Blue Ridge Mountains, qui s'étend en Caroline du Nord et en Géorgie, et qui fait partie du sud de la chaîne des Appalaches. La Montagne Sassafras, le point culminant de Caroline du Sud avec ses (1,085 m) se trouve dans la région.

Il y a occasionnellement des tremblements de terres en Caroline du Sud. L'endroit où ils sont le plus fréquent est à l'extrême sud-est de l'État, dans la région de Charleston. Le tremblement de terre le plus important de Caroline du Sud eut lieu à Charleston le 1er septembre 1886. Celui-ci était de magnitude 7.2 sur l'échelle ouverte de Richter et fit 60 morts en détruisant une grande partie de la ville[3]. Un tremblement de terre eut lieu en 2007 et atteignit la capitale d'État, Columbia. La Caroline du Sud enregistre 10 à 15 tremblements d'une magnitude inférieure à 3 chaque année.

Lacs[modifier | modifier le code]

La Caroline du Sud a plusieurs lacs importants, couvrant au total plus de 1 768 km2. Les plus étendus sont les suivants, classés par taille décroissante[4] :

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La Caroline du Sud est divisée en 45 comtés.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Caroline du Sud.

La Caroline du Sud a un climat subtropical humide (Classification de Köppen Cfa), dégradé par l'altitude dans les régions de l'ouest de l'État (Upstate). En été, la Caroline du Sud a un climat chaud et humide avec des températures diurnes s'échelonnant entre 30 et 34 °C dans la majeure partie de l'État et des températures nocturnes entre 21 et 24 °C sur la côte et d'environ 20 °C dans les terres. Les températures hivernales sont moins uniformes. La région côtière a des hivers doux avec des températures diurnes approchant les 16 °C et près de 5 -8 °C durant la nuit. Dans les terres, la moyenne des températures nocturnes de janvier est habituellement autour de 0 °C. Alors que les précipitations sont abondantes durant toute l'année en Caroline du Sud, la côte tend à avoir un été plus humide, contrairement à l'intérieur où mars est le mois le plus humide.

Les chutes de neige sont peu courantes en Caroline du Sud; les zones côtières reçoivent 2,5 cm de précipitations neigeuses en moyenne. Le littoral, surtout au sud, ne reçoit que quelques flocons par an. L'intérieur reçoit un peu plus de neige, bien que ça ne dépasse que rarement les 15 cm par an. La pluie verglaçante est plus courante dans la majorité des régions de l'État, sauf à l'extrême nord-ouest, que les chutes de neige.

L'État est touché par les cyclones tropicaux entre juin et novembre. Le pic de vulnérabilité pour la côte atlantique est d'août à octobre. Deux cyclones de catégorie 4 touchèrent la Caroline du Sud : Hazel (en 1954) et Hugo (en 1989). La Caroline du Sud compte environ 50 jours d'orage par an, ce qui est moins que d'autres États plus au sud, et elle est aussi un peu moins vulnérable aux tornades que les États bordant le Golfe du Mexique. Pourtant, quelques tornades notables ont frappé la Caroline du Sud et la moyenne de l'État est de 14 tornades par an[5]. Il n'y a eu aucune tornade de Force 5 mais plus d'une douzaine de tornades de Force 4 qui ont frappé l'État.

Normales maximales et minimales mensuelles de plusieurs villes de Caroline du Sud (en degré Celsius)
Ville Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
Charleston 15/3 17/4 21/8 24/11 28/16 31/20 33/22 32/22 29/19 25/13 21/8 17/4
Columbia 13/1 16/2 19/7 24/11 28/16 32/20 33/22 32/22 29/18 24/11 19/6 14/2
Greenville 10/-1 13/1 17/4 22/8 26/13 29/18 32/21 31/20 27/17 22/10 16/5 12/1
NOAA

Démographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Démographie des États-Unis.
Évolution de la population de Caroline du Sud
Date Nombre d'habitants
1790
249 073
1800
345 591
1810
415 115
1820
502 741
1830
581 185
1840
594 398
1850
668 507
1860
703 708
1870
705 606
1880
995 577
1890
1 151 149
1900
1 340 316
1910
1 515 400
1920
1 683 724
1930
1 738 765
1940
1 899 804
1950
2 117 027
1960
2 382 594
1970
2 590 516
1980
3 121 820
1990
3 486 703
2000
4 012 012
2005
4 321 249

Le centre de population de Caroline du Sud se trouve dans le Comté de Richland, dans la ville de Columbia [6].

D'après le Bureau du recensement des États-Unis, en 2006, la Caroline du Sud avait une population estimée à 4 321 249 habitants, ce qui montre une augmentation de 74 316 habitants, soit 1,7 %, par rapport à l'année précédente et une augmentation de 309 237 habitants, soit 7,7 %, depuis 2000. Ceci inclut l'accroissement naturel de 97 715 personnes depuis le dernier recensement (qui correspond à 295 425 naissances moins 197 710 morts) et une augmentation due à l'immigration de 151 485 personnes. L'immigration extérieure aux États-Unis correspond à une augmentation de 36 401 personnes, et la migration interne correspondrait à 115 084 personnes. En se basant sur le recensement de 2000, la Caroline du Sud était au 21e rang quant à la densité de population avec à peine plus de 133 personnes par mi²[7].

Les plus grands groupes sont les Afro-Américains (29,5 %), les américains d'origine européenne (13,9 %), les Anglais (8,4 %), les Allemands (8,4 %) et les Irlandais (7,9 %). Dans la majeure partie de l'histoire de l'État, les esclaves africains et leurs descendants composaient la majorité de la population. Les Blancs devinrent majoritaires au début du XXe siècle, quand dix milliers de noirs américains partirent au nord lors de la Grande Migration.

D'après le Bureau du recensement, 6,6 % de la population de Caroline du Sud aurait moins de 5 ans, 25,2 % en dessous de 18, et 12,1 % de la population aurait 65 ans ou plus. Les femmes représentaient au moins 51,4 % de la population en 2000.

Comtés les plus peuplés[modifier | modifier le code]

Comté Siège Population en 2006 Projection pour 2010
Greenville Greenville 417 166 431 630
Richland Columbia 348 226 354 380
Charleston Charleston 331 917 339 140
Spartanburg Spartanburg 275 087 300 500
Lexington Lexington 240 160 254 920
Horry Conway 238 493 251 390
York York 208 230 233 568

South Carolina Office of Research & Statistics

Principales villes[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

La Caroline du Sud, comme beaucoup d'États du sud, est avant tout protestante, et a très peu de personnes non-croyantes par rapport à la moyenne nationale. Les affiliations religieuses des habitants de Caroline du Sud sont les suivantes :

Les Séfarades sont présents dans l'État depuis plus de 300 ans, spécialement dans et aux alentours de Charleston. Jusqu'en 1830 environ, la Caroline du Sud comptait la plus grande population juive d'Amérique du Nord.

Économie[modifier | modifier le code]

Le côté face d'un quarter (25 cents)

En 2004, d'après le Bureau américain des analyses économiques, le produit régional brut de la Caroline du Sud était de 136 milliards de dollars. En 2000, le revenu moyen était de 24 000 $, ce qui représente 81 % de la moyenne nationale.

Les productions agricoles les plus importantes de l'État sont : le tabac, la volaille, le bétail, les produits laitiers, le soja, et le porc. Les productions industrielles les plus importantes de l'État sont : le textile, les produits chimiques, le papier, les machines, l'automobile et les produits incorporés aux véhicules à moteur. Le tourisme représente aussi une part importante de l'économie.

La sales tax de l'État est de 6 % pour les marchandises non alimentaires et de 3 % pour les produits alimentaires. Les comtés ont la possibilité d'ajouter 2 % à la sales tax[8]. Les citoyens de 85 ans ou plus ont 1 % de réduction sur la sales tax de l'État. La taxe sur la propriété est administrée et collectée par le gouvernement local avec l'aide du South Carolina Department of Revenue. L'immobilier et la propriété personnelle sont sujets aux taxes. Près des deux tiers de l'argent prélevés grâce aux 2 % accordés aux comtés sont utilisés pour l'éducation. La taxe est payée par les particuliers, les corporations et les partenariats possédant une propriété dans l'État. La Caroline impose occasionnellement un droit d'accise de 5 % sur la valeur marchande de tous les véhicules à moteur, bateaux, motos et avions. Le droit d'accise maximal est de 300 $. Il n'y a pas de droits de succession.

Bien que l'État de Caroline du Sud n'ait pas autorisé les jeux de casinos, il a toutefois autorisé les machines de poker virtuel avec près de 2 milliards $ de dollars déposés dans les coffres de l'État. Cependant, le 1er juillet 2000 à minuit, une nouvelle loi prit effet interdisant les opérations et la possession de telles machines dans l'État, celles étant présentes devant être mises hors-service puis déplacées hors des frontières de l'État le 8 juillet sans quoi les propriétaires de telles machines feraient face à des poursuites pénales[9],[10].

Transport[modifier | modifier le code]

Autoroutes[modifier | modifier le code]

Parmi les autoroutes majeures de l'État on peut compter : l'I-20 qui va de Florence à l'est, traverse Columbia jusqu'au sud-ouest près de Aiken ; l'I-26 qui va de Charleston au sud-est, traverse Columbia jusqu'à Spartanburg; l'I-77 qui va du comté d'York au nord jusqu'à Columbia; l'I-85 qui va du comté de Cherokee au nord, traverse Spartanburg et Greenville jusqu'au sud-ouest près du comté d'Oconee; l'I-385 qui part de Greenville et rejoint l'I-26 près de Clinton; et l'I-95 qui va du nord-est dans le comté de Dillon à Florence puis jusqu'au sud dans le comté de Jasper.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Amtrak exploite 4 lignes de transport ferroviaire de passagers en Caroline du Sud :

  1. Crescent, qui relie New York à la Nouvelle-Orléans
  2. Palmetto, qui relie New York à la Géorgie
  3. Silver Star, qui relie New York à Miami
  4. Silver Meteor, qui relie également New York à Miami mais via un itinéraire différent à travers l'État.

Aéroports importants et régionaux[modifier | modifier le code]

Il y a six aéroports importants en Caroline du Sud, tous au niveau régional :

Le plus grand par volume de passagers est l'aéroport international de Greenville/Spartanburg.
Juste à la frontière avec la Caroline du Nord se trouve l'aéroport international Charlotte-Douglas, le 24e aéroport au monde pour le trafic passagers en 2009[11].

Politique[modifier | modifier le code]

La Caroline du Sud est un des États les plus conservateurs des États-Unis et affirme une très forte identité sudiste.

Ancien leader de la cause sécessionniste en 1860, premier État à quitter l'Union, c'est sur son sol qu'a débuté la guerre de Sécession à Fort Sumter.

La Caroline du Sud dans la politique nationale[modifier | modifier le code]

Résultats des élections présidentielles américaines en Caroline du Sud
Année Républicain Démocrate
2008 53,87 % 1 034 896 44,90 % 862 449
2004 57,98 % 40,90 %
2000 56,83 % 40,91 %
1996 49,89 % 43,85 %
1992 48,02 % 39,88 %
1988 61,50 % 37,58 %
1984 63,55 % 35,57 %
1980 49,57 % 48,04 %
1976 43,13 % 56,17 %
1972 70,58 % 27,92 %
1968 38,09 % 29,61 %
1964 58,89 % 41,10 %
1960 48,76 % 51,24 %

La Caroline du Sud est un ancien bastion démocrate, plus exactement un bastion des "southern democrats" ou Dixiecrats.

De 1880, année où les anciens confédérés ont repris le contrôle total des institutions locales et écarté les populations noires des registres électoraux, à 1944, l'État qui avait conduit la sécession se livre corps et âmes localement aux Dixiecrats et nationalement aux candidats démocrates. Ceux-ci sont littéralement plébiscités, même ceux nationalement battus comme Grover Cleveland (82,28 % en 1888), William J. Bryan (92,96 % en 1900 et 93,84 % en 1908), Alton Parker (95,36 % en 1904).
En 1916, si le président démocrate Woodrow Wilson y obtient 96,16 % des suffrages et est réélu, les candidats démocrates James Cox (96,05 % en 1920), John W. Davis (96,56 % en 1924) et Alfred Smith (91,39 % en 1928) sont laminés au niveau national.

En 1932 et 1936, le démocrate Franklin Roosevelt y obtient les scores records de 98,03 et 98,57 % des suffrages. Il obtiendra encore 87,64 % des voix en 1944.

Cette domination démocrate résulte d'un contexte particulier propre aux anciens états du Sud. Le parti républicain est alors toujours considéré comme le parti d'Abraham Lincoln et des nordistes par les blancs de Caroline du Sud. La fidélité aux démocrates, qu'ils soient locaux ou nationaux, est alors pour eux un réflexe identitaire mais aussi social. Par ailleurs, localement, dans le contexte de l'application des lois Jim Crow et de l'influence du Ku Klux Klan, la Caroline du Sud tout comme les autres états du Sud vit dans un contexte de ségrégation raciale où les noirs sont privés du droit de vote. Cependant, et assez rapidement, à mesure que la discrimination raciale est remise en cause au niveau national, les électeurs (surtout blancs) de Caroline du Sud vont se détourner des candidats démocrates, d'abord lors des élections présidentielles puis au niveau des élections fédérales et locales.

Lors de l’élection présidentielle américaine de 1948, le Dixiecrat Strom Thurmond, gouverneur de Caroline du Sud, remporte l'État avec 71,97 % des voix devant le président démocrate, Harry Truman (24,14 %) et le candidat républicain Thomas Dewey (3,78 %). En 1952, le républicain Dwight Eisenhower manque de justesse de réaliser l'impossible en obtenant 49,28 % des voix contre 50,72 % au démocrate Adlai Stevenson.
En 1964, avec 59 % des voix, l'ultra-conservateur Barry Goldwater est le premier républicain à remporter l'État lors d'une élection présidentielle alors que les lois sur les droits civiques sont votées au congrès des États-Unis sous l'impulsion de Johnson avec l'appoint décisif de voix républicaines.
En 1968, le candidat démocrate Hubert Humphrey (29,61 %) arrive troisième de la course présidentielle derrière le républicain Richard Nixon (38,09 %) et derrière le démocrate ségrégationniste George Wallace (32,60 %).

Aucun candidat démocrate n'a remporté la Caroline du Sud depuis Jimmy Carter en 1976. De bastion électoral avant 1948, l'État de Caroline du Sud est devenue une terre de mission pour les démocrates depuis la fin des années 1970. La Caroline du Sud est ainsi aujourd'hui un des États les plus républicains du pays, que ce soit au niveau national mais aussi au niveau local et au niveau fédéral.

L'exécutif en Caroline du Sud[modifier | modifier le code]

Le chef de l'exécutif est le gouverneur. Le gouverneur est élu pour un mandat de 4 ans et beaucoup ont eu deux mandats. La Caroline du Sud n'a connu que des gouverneurs démocrates du 14 décembre 1876 au 21 janvier 1975 alors que le parlement de l'État était également dominé par les démocrates.

Le gouverneur actuel est la républicaina Nikki Haley depuis janvier 2011. Elle est le 116e gouverneur de Caroline du Sud mais également le cinquième gouverneur républicain de l'État depuis 1975. Les huit postes élus de l'exécutif sont détenus également par des républicains.

La Caroline du Sud a historiquement un faible pouvoir exécutif. Avant 1865, les gouverneurs de Caroline du Sud étaient désignés par l'Assemblée générale, et avaient le titre de "Chef de l'État." La constitution de 1865 a changé cela, en requérant une élection populaire. En 1926, le mandat de gouverneur a été modifié et fut porté à 4 ans, et en 1982, les gouverneurs furent autorisés à postuler à un second mandat. En 1993, un cabinet de limitation a été créé, ses membres doivent être élus.

La Constitution requiert que les gouverneurs, les lieutenants-gouverneurs, et la plupart des membres de l'exécutif de haut niveau soient élus séparément. Les autres postes requérant une élection sont l'Adjudant général, l'Attorney General, le commissaire de l'Agriculture, le Contrôleur général, le Secrétaire d'État, le Trésorier de l'État, et le Superintendant à l'Éducation. Chaque "officier" est élu en même temps que le gouverneur. Les élections séparées permettent aux multiples parties d'être représentées dans l'exécutif. Le Cabinet du gouverneur a aussi des postes désignés. Dans la plupart des cas, les personnes occupant de hauts postes dans le cabinet sont recommandés par les gouverneur et nommés par le Sénat[12].

Le législatif en Caroline du Sud[modifier | modifier le code]

La Caroline du Sud a historiquement un faible pouvoir exécutif contré par un fort pouvoir législatif bicaméral connu comme l'Assemblée générale. Cette assemblée est composée de deux chambres, la Chambre des Représentants et le Sénat avec 124 représentants d'un mandat de deux ans, et de 46 sénateurs ayant un mandat de 4 ans[13].

Lors de la session 2011-2013, le Sénat était contrôlé par les républicains (26 contre 19 élus démocrates) ainsi que la Chambre des Représentants (75 républicains contre 48 démocrates).

Le judiciaire en Caroline du Sud[modifier | modifier le code]

Le tribunal de district est le plus commun en Caroline du Sud. Il comporte le tribunal civil, la cour des réclamations communes (Court of Common Pleas), et la Court of General Sessions, qui est le Tribunal Pénal. La cour maintient une juridiction d'appel sur la Probate Court, la cour des Magistrats, le Tribunal Municipal, et l’Administrative Law Judge Division. L'État est divisé en 16 dictricts judiciaires, chacun ayant au moins un juge de district résident.

Le Tribunal des affaires familiales traite tous les sujets en rapport avec les relations familiales et domestiques, mais conserve aussi sa juridiction sur les cas concernant les mineures de moins de 17 ans, sauf en cas de trafic ou de violation de la loi sur les jeux. Certaines charges criminelles peuvent relever de la juridiction du Tribunal de District.

La Cour d'appel regroupe les procédures d'appels provenant des tribunaux familiaux et des tribunaux de districts, sauf les procédures d'appels relevant de la Cour Suprême (sept cas différents). La Cour d'appel est choisie par l'Assemblée Générale pour des mandats de 6 ans, renouvelés alternativement. La cour peut se réunir dans tous les comtés de Caroline du Sud.

La Cour Suprême de Caroline du Sud est la cour la plus importante de Caroline du Sud. Le Chief Justice et quatre Associate Justices sont élus pour un mandat de dix ans par l'Assemblée Générale. Il n'y a pas de limite quant au nombre de mandats successifs possibles, mais l'âge de la retraite est de 72 ans. La majorité des départs de la Cour se passe quand les Justices atteignent cet âge.

Constitution de la Caroline du Sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Constitution de la Caroline du Sud.

La Caroline du Sud a eu sept constitutions :

  • 1776 - Première constitution de la Caroline du Sud
  • 1778 - Désétablissement de l'église anglicane, création d'une chambre haute élue par le peuple.
  • 1790 - Augmentation de la représentation de l'arrière-pays, prolongement du contrôle de l'Assemblée générale sur l'ensemble du Gouvernement
  • 1861 - Constitution confédérée
  • 1865 - Requis pour être ré-admis dans l'Union, abolition de l'obligation de propriété pour voter, création d'un poste de gouverneur élu par le peuple et accord du droit de veto
  • 1868 - Seule constitution ratifiée par référendum, pour l'éducation publique, abolition de l'obligation de propriété pour tenir un office, création des comtés, abolition de l'idée de "race" lors des votes pour les hommes
  • 1895 - tentatives de priver de droits civiques les électeurs noirs tels que les impôts locaux.

Depuis 1895, plusieurs réclamations furent faites pour réécrire la constitution, une qui ne serait pas basée sur une population post-Guerre de Sécession. La plupart des récentes demandes furent faites par le gouverneur Mark Sanford dans son Discours sur l'état de l'État de 2008. De nombreux amendements sont ajoutés à la Constitution de 1895 (en 1966 il y avait 330 amendements). Le plus récent fut ajouté en 1988[14].

Autres lois

  • La Constitution de Caroline du Sud contient des dispositions, qui, comparées aux Constitutions des autres États, sont inhabituelles. Par exemple, un amendement constitutionnel doit être approuvé par deux-tiers de chaque chambre de la législature, approuvé par le peuple lors d'élections, et ensuite ratifié par une majorité dans chaque chambre de la législature. Si la législature échoue dans sa ratification, l'amendement ne prend pas effet, bien qu'il soit approuvé par le peuple. (Voir la Constitution de Caroline du Sud art. XVI, s. 1.)
  • Avant le 15 avril 1949, la Section 3 de l'Article XVII de la Constitution de Caroline du Sud interdisait le divorce pour quelque raison que ce soit. Depuis cette date, la Caroline du Sud l'autorise pour certaines raisons. La Caroline du Sud semble être le seul État de l'Union à énumérer les raisons valables pour un divorce dans sa Constitution. (Voir la Constitution de Caroline du Sud art. XVII, section 3)
  • En novembre 2006, les électeurs approuvèrent à 80 % un amendement constitutionnel interdisant le mariage gay ou toute autre union civile homosexuelle.

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Sénat[modifier | modifier le code]

Lors du 112e Congrès des États-Unis, la délégation de Caroline du Sud au Sénat des États-Unis est composé de:

Chambre des Représentants[modifier | modifier le code]

Districts de Caroline du Sud

La Caroline du Sud a actuellement 6 représentants au Congrès:

Loi concernant la consommation de produits alcoolisés[modifier | modifier le code]

La Prohibition était un débat majeur de l'histoire de la Caroline du Sud. Les électeurs approuvèrent la prohibition en 1892. Mais l'État fit créer des officines où les alcools lui appartenaient. Ces officines devinrent le symbole de la corruption étatique contrôlée par Ben Tillman et furent fermées en 1907. Aujourd'hui, la plupart des comtés de Caroline du Sud n'autorisent pas la vente d'alcool le dimanche mais les villes et comtés peuvent organiser des référendums pour changer cet état de fait. Six comtés autorisent actuellement la vente d'alcool le dimanche; les comtés de Richland, Lexington, Georgetown, Charleston, Beaufort et d'Horry. Parmi les villes autorisant la vente d'alcool le dimanche on peut compter Columbia, Spartanburg, Greenville, Aiken, Rock Hill, Summerville, Santee, Daniel Island et Tega Cay.

Alors qu'il n'y a plus de "dry counties" en Caroline du Sud, certains comtés imposent des restrictions d'heure sur la vente d'alcool dans les magasins (ainsi, le comté de Pickens n'autorise pas la vente au-delà de 2 heures du matin) là où elle est autorisée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ailleurs. Columbia, la capitale et la plus grande ville et également le siège de l'Université de Caroline du Sud, a l'une des positions les plus relâchées quant à la vente d'alcool dans les bars: plusieurs d'entre eux, surtout ceux des Five Points, fréquentés par les jeunes, servent de l'alcool jusqu'au lever du soleil, et il est connu que la plupart des bars ou clubs en servent jusqu'à 6 heure du matin, bien que la légalité de cette pratique soit discutable. À Greenville, plusieurs bars servent de la nourriture, ce qui leur permet d'échapper à l'interdiction de servir de l'alcool après deux heures du matin.

Avant 2006, la Caroline du Sud était connue des touristes et résidents comme étant le dernier État de la Nation à imposer que les cocktails et liqueurs soient servis dans des mini-bouteilles au lieu de bouteilles au format classique. La logique qui existait derrière cette loi était que cela permettait de simplifier la taxation sur l'alcool et autorisait les patrons de bar à avoir une quantité standard d'alcool dans chaque boisson. Toutefois, ces petites bouteilles contiennent 52 ml d'alcool, soit près de 30 % de plus que les 35 ml présents dans les boissons classiques, avec pour conséquence évidente des cocktails plus forts et des clients en état d'ébriété. La loi fut changée en 2006 pour permettre la vente des deux types de bouteilles[15].

La Caroline du Sud exige également que les vendeurs de vins et de spiritueux munis d'une autorisation installent trois points rouges sur la façade principale de leurs bâtiments, et au moins deux points rouges sur les autres murs. Ces points doivent être visibles de la route sur laquelle ils se trouvent.

Éducation[modifier | modifier le code]

Établissements d'études supérieurs[modifier | modifier le code]

(Classé par date de fondation)

La Caroline du Sud accueille une cohorte de divers établissements de hautes études, des grandes universités de recherches fondées par l'État aux petites universités d'arts, de religion, ou de tradition militaires.

Fondé en 1770 et sous charte en 1785, le College of Charleston (appelés le "C of C") est la plus vieille institution de grandes écoles en Caroline du Sud, la 13ème plus vieille aux États-Unis, et le premier "municipal college" du pays. Le Collège est, avec les "Colonial Colleges", considéré comme l'institution fondatrice et originelle des hautes écoles des États-Unis. Parmi ses fondateurs se trouvent trois signataires de la Déclaration d'indépendance et trois signataires de la Constitution des États-Unis d'Amérique. Le campus historique du college, qui est listé sur le Registre national des sites historiques du Département de l'Intérieur des États-Unis, forme une partie intégrante du centre urbain du Charleston colonial. En tant qu'un des établissements de hautes études les plus importants de sa classe dans le Sud-Est des États-Unis[16], le College of Charleston est connu au niveau national pour l'éducation des non-encore diplômés surtout en biologie marine, en littérature antique, en histoire de l'art et en préservation historique.

L'Université de Caroline du Sud (USC) est une université publique et de recherches située à Columbia. Le campus de l'université couvre une surface de 1,5 km2 dans le cœur urbain à moins d'un pâté de maisons du Capitole de l’État de Caroline du Sud. L'Université de Caroline du Sud accueille un nombre de 26 000 étudiants sur le campus de Columbia. L'institution fut fondée en 1801 en tant que South Carolina College dans un effort pour promouvoir l'harmonie entre le Lowcountry et l’Upstate. Le College devint un symbole du sud dans la période d'avant-guerre puisque ses diplômés étaient au premier rang lors de la sécession vis-à-vis de l'Union. De la Guerre de Sécession à la Seconde Guerre mondiale, l'institution manquait d'une direction claire et était constamment réorganisée pour contrer les besoins du pouvoir politique. En 1957, l'université s'agrandit avec le Système de l'Université de Caroline du Sud.

Culture[modifier | modifier le code]

Symbole de l'État
Hymnes officiels: "Carolina" et
"South Carolina On My Mind"
Arbre officiel: Sabal palmetto
Fleur officielle: Gelsemium sempervirens
Oiseau officiel: Troglodyte de Caroline
Chien officiel: Boykin Spaniel
Animal terrestre officiel: Cerf de Virginie
Reptile officiel: Caouanne
Amphibien officiel: Salamandre maculée
Poisson officiel: Striped bass
Insecte officiel: Carolina Mantis
Papillon officiel: Papilio glaucus
Fruit officiel: Pêche[17]
Boisson officielle: Lait[18] et Thé[19]
Gemme officielle: Améthyste
Roche officielle: Granite Bleu
Danse officielle: Shag

Sports[modifier | modifier le code]

La Caroline du Sud n'a pas de franchise sportive professionnelle en NFL, NHL, NBA, ou MLB située dans l'État ; toutefois les Carolina Panthers de la NFL (basée à Charlotte (Caroline du Nord)), et les Hurricanes de la Caroline de la NHL (basée à Raleigh en Caroline du Nord) représentent les deux Carolines. De plus, les Panthers ont joué leur première saison à Clemson, et ils ont, comme les Charlotte Bobcats de la NBA conservé des centres d'entrainement près du Wofford College à Spartanburg et à Fort Mill dans le comté de York, respectivement.

Il y a de nombreuses équipes de ligue mineure basées dans l'État, ou qui jouent leurs programmes au sein de ses frontières. Le niveau sportif le plus élevé de la ligue mineure de Caroline du Sud est l'équipe de football de Division 1 de l'USL, les Charleston Battery. L'équipe joue dans le Blackbaud Stadium, un stade spécialement consacré au football, situé à Daniel Island à Charleston. Actuellement, seuls Greenville, Myrtle Beach, et Charleston revendiquent un autre niveau de baseball professionnel. Curieusement, pour un État ou les chutes de neige et la glace sont une rareté, le hockey sur glace professionnel a été populaire dans beaucoup de lieux de l'État depuis les années 1990. Bien que quatre équipes fussent en compétition en même temps en Caroline du Sud, la East Coast Hockey League (ECHL) ne surveille les opérations que de deux franchises, la première est la Columbia Inferno, et l'autre les Stingrays de la Caroline du Sud (qui joue à North Charleston). D'après la ligue, toutefois, Myrtle Beach devrait recevoir une franchise quand leur nouvelle arène sera terminée d'ici à 2008/9.

Le sport universitaire est particulièrement développé en Caroline du Sud. Les Tigers de la Clemson University et les Gamecocks de l'Université de Caroline du Sud attirent régulièrement près de 80 000 spectateurs aux matchs interscolaires. De plus petites université ont des programmes sportifs compétitifs, dont The Citadel, la Coastal Carolina, College of Charleston, Francis Marion, Furman, North Greenville University, Presbyterian College, Lander University, SC State, Southern Wesleyan University, Spartanburg Methodist College, USC Upstate, Winthrop, Wofford.

Les courses de NASCAR sont nées dans le Sud, et la Caroline du Sud a, dans le passé, accueilli beaucoup d'importantes course de NASCAR, principalement sur la Darlington Raceway. La Darlington Raceway a encore une course de NASCAR un week-end, souvent lors du week-end de la fête des mères.

La Caroline du Sud est aussi connue pour ses nombreux golfs.

Les sports aquatiques sont aussi une activité très populaire en Caroline du Sud. Avec un espace littoral important, la Caroline du Sud dispose de différentes activités de plage tel que le surf, pêche en eaux profondes, et la pêche à la crevette. Certain des plus gros poissons chats jamais pêché le furent dans le Lac Santee. L'Upstate de Caroline du Sud offre aussi d'exceptionnelles activités aquatiques. La région des Midlands propose aussi des zones de récréation basées sur l'eau tournant autour des lacs Marion et Murray et de rivières tels que la Congaree, Saluda, Broad, et l'Edisto.

Parcs nationaux[modifier | modifier le code]

Monuments nationaux[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

États jumelés[modifier | modifier le code]

Sud-Caroliniens notables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de Sud-Caroliniens.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Resident Population Data: Population Change », United States Census Bureau,‎ 23 décembre 2010 (consulté le 8 septembre 2010)
  2. Delacampagne 2002, p. 177
  3. (Abridged from Seismicity of the United States, 1568-1989 (Revised), by Carl W. Stover and Jerry L. Coffman, U.S. Geological Survey Professional Paper 1527, United States Government Printing Office, Washington: 1993.)
  4. South Carolina SC - Lakes
  5. NOAA National Climatic Data Center. Consulté le 24 octobre 2006.
  6. Population et Centre de population par État
  7. Liste des États des États-Unis d'Amérique par leur densité de population
  8. Taxes par comté.
  9. Video Poker Outlawed In South Carolina
  10. Statement by the South Carolina Law Enforcement Division regarding the change of Video Poker Machine Laws (In PDF Format)
  11. http://www.aci.aero/cda/aci/display/main/aci_content.jsp?zn=aci&cp=1-5-54-57_9_2__
  12. Officiels élus de la Caroline du Sud
  13. Législature de Caroline du Sud
  14. Edgar 2006
  15. "S.C. operators stand ready to toast new free-pour law",
  16. (en) Meilleur college des États-Unis
  17. State of South Carolina, S.C. Code of Laws, SECTION 1-1-680. Official State fruit.,‎ 1984 (lire en ligne)
  18. State of South Carolina, S.C. Code of Laws, SECTION 1-1-690. Official State beverage.,‎ 1984 (lire en ligne)
  19. State of South Carolina, S.C. Code of Laws, SECTION 1-1-692. Official State hospitality beverage.,‎ 1995 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lectures approfondies[modifier | modifier le code]

Manuels et revues[modifier | modifier le code]

Études secondaires[modifier | modifier le code]

  • (en) Jack Bass et Marilyn W. Thompson, Ol' Strom: An Unauthorized Biography of Strom Thurmond, University of South Carolina Press,‎ 1998 (ISBN 978-1570035142)
  • (en) Sean R. Busick, A Sober Desire for History: William Gilmore Simms as Historian,‎ 2005 (ISBN 978-1-57003-565-4)
  • (en) Erskine Clarke, Our Southern Zion: A History of Calvinism in the South Carolina Low Country, 1690-1990, University Alabama Press,‎ 30 janvier 1996 (ISBN 978-0817307578)
  • (en) Steven Channing, Crisis of Fear: Secession in South Carolina,‎ 1970
  • (en) Nadine Cohodas, Strom Thurmond and the Politics of Southern Change, Simon & Schuster,‎ 1993
  • (en) Margaret L. Coit, John C. Calhoun: American Portrait,‎ 1950
  • (en) Verner W. Crane, The Southern Frontier, 1670-1732,‎ 1956
  • (en) Lacy K. Ford Jr., Origins of Southern Radicalism: The South Carolina Upcountry, 1800-1860,‎ 1991
  • (en) Michael S. Hindus, Prison and Plantation: Crime, Justice, and Authority in Massachusetts and South Carolina, 1767-1878,‎ 1980
  • (en) George Lloyd Johnson Jr., The Frontier in the Colonial South: South Carolina Backcountry, 1736-1800,‎ 1997
  • (en) Frank E. Jordan, Jr., The Primary State - A History of the Democratic Party in South Carolina, 1876-1962, Columbia,‎ 1967
  • (en) Harriet Keyserling, Against the Tide: One Woman's Political Struggle, University of South Carolina Press,‎ 1998
  • (en) Stephen Kantrowitz, Ben Tillman & the Reconstruction of White Supremacy,‎ 2002
  • (en) Peter F. Lau, Democracy Rising: South Carolina And the Fight for Black Equality Since 1865,‎ 2006
  • (en) Neal R. Peirce, The Deep South States of America: People, Politics, and Power in the Seven Deep South States,‎ 1974
  • (en) George C. Rogers, Evolution of a Federalist: William Loughton Smith of Charleston (1758-1812),‎ 1962
  • (en) Harold S. Schultz, Nationalism and Sectionalism in South Carolina, 1852-1860,‎ 1950
  • (en) Bryant Simon, A Fabric of Defeat: The Politics of South Carolina Millhands, 1910-1948,‎ 1998
  • (en) Francis Butler Simkins, The Tillman Movement in South Carolina,‎ 1926
  • (en) Francis Butler Simkins, Pitchfork Ben Tillman: South Carolinian,‎ 1944
  • (en) Francis Butler Simkins et Robert Hilliard Woody, South Carolina during Reconstruction,‎ 1932
  • (en) Manisha Sinha, The Counterrevolution of Slavery: Politics and Ideology in Antebellum South Carolina,‎ 2000
  • (en) Warren B. Smith, White Servitude in Colonial South Carolina,‎ 1961
  • (en) Allen Tullos, Habits of Industry: White Culture and the Transformation of the Carolina Piedmont,‎ 1989
  • (en) Joel R. Williamson, After Slavery: The Negro in South Carolina during Reconstruction, 1861-1877,‎ 1965
  • (en) Peter H. Wood, Black Majority: Negroes in Colonial South Carolina from 1670 Through the Stono Rebellion,‎ 1996

Études locales[modifier | modifier le code]

  • Bass, Jack and Jack Nelson.The Orangeburg Massacre, . Mercer University Press, 1992.
  • Burton, Orville Vernon. In My Father's House Are Many Mansions: Family and Community in Edgefield, South Carolina (1985), social history
  • Carlton, David L. Mill and Town in South Carolina, 1880-1920 (1982)
  • Clarke, Erskine. Dwelling Place: A Plantation Epic (2005)
  • Danielson, Michael N. Profits and Politics in Paradise: The Development of Hilton Head Island, . University of South Carolina Press, 1995.
  • Doyle, Don H. New Men, New Cities, New South: Atlanta, Nashville, Charleston, Mobile, 1860-1910 (1990)
  • Huff, Jr., Archie Vernon. Greenville: The History of the City and County in the South Carolina Piedmont, University of South Carolina Press, 1995.
  • Moore, John Hammond. Columbia and Richland County: A South Carolina Community, 1740-1990, University of South Carolina Press, 1993.
  • Moredock, Will. Banana Republic: A Year in the Heart of Myrtle Beach,. Frontline Press, 2003.
  • Pease, William H. and Jane H. Pease. The Web of Progress: Private Values and Public Styles in Boston and Charleston, 1828-1843 (1985),
  • Robertson, Ben. Red Hills and Cotton, . USC Press (reprint), 1991.
  • Rose, Willie Lee. Rehearsal for Reconstruction: The Port Royal Experiment (1964)

Science politique[modifier | modifier le code]

  • Carter, Luther F. and David Mann, eds. Government in the Palmetto State: Toward the 21st century, . University of South Carolina, 1993.ISBN 978-0-917069-01-7
  • Graham, Cole Blease and William V. Moore. South Carolina Politics and Government. Univ. of Nebraska Press, 1994. ISBN 978-0-8032-7043-5
  • Tyer, Charlie. ed. South Carolina Government: An Introduction, . USC Institute for Public Affairs, 2002. ISBN 978-0-917069-12-3

Documents primaires[modifier | modifier le code]

  • (en) Alexander S. Salley, Narratives of Early Carolina, 1650-1708,‎ 1911 (ISBN 978-0-7812-6298-9)
  • (en) Charles Woodmason, The Carolina Backcountry on the Eve of the Revolution, Richard J. Hooker,‎ 1953 (ISBN 978-0-8078-4035-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]