Première dame des États-Unis

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Première dame des États-Unis
(en) First Lady of The United States
Image illustrative de l'article Première dame des États-Unis
Titulaire actuel
Michelle Obama
depuis le 20 janvier 2009

Création 30 avril 1789
Titre Mrs. Obama
Premier titulaire Martha Washington[1]
Résidence officielle Maison-Blanche, Washington D.C.
Site internet www.whitehouse.gov/about/first-ladies/michelleobama

La Première dame des États-Unis (en anglais : First Lady of the United States ou simplement First Lady, parfois abrégé par l'acronyme FLOTUS[2]), est le titre non officiel donné à l'hôtesse de la Maison-Blanche. Cette fonction étant traditionnellement occupée par la femme du président des États-Unis, le titre est souvent pris pour qualifier l'épouse du président en place. Cependant plusieurs femmes qui n'étaient pas l'épouse du Président ont servi comme First Lady lorsque le président était célibataire ou veuf ou quand l'épouse de ce dernier était dans l'incapacité de remplir le rôle de Première dame. Dans ces cas, le poste est occupé par une femme parente ou amie du Président. On parle alors aussi d'« hôtesse de la Maison-Blanche » (White House hostess).

Jusqu'à présent aucune femme n'a été présidente des États-Unis. Si cela arrivait, le titre que porterait son mari, qui théoriquement servirait comme hôte de la Maison Blanche, n'est pas prévu. La candidature d'Hillary Clinton aux primaires démocrates de l'élection présidentielle 2008 a relancé cette question. Il y a déjà eu plusieurs femmes gouverneurs d'États américains et leurs époux portent alors le titre de First Gentleman. Ce titre a été envisagé pour l'époux d'une éventuelle présidente.

L'actuelle First Lady est Michelle Obama, épouse de Barack Obama. Il y a à ce jour (août 2014) cinq anciennes premières dames encore en vie : Rosalynn Carter, épouse de Jimmy Carter, Nancy Reagan, veuve de Ronald Reagan, Barbara Bush, épouse de George H. W. Bush, Hillary Clinton, épouse de Bill Clinton et Laura Bush, épouse de George W. Bush.

Origines du titre[modifier | modifier le code]

Dolley Madison fut la première épouse d'un président à avoir été appelée "Première Dame" à ses funérailles en 1849.

L'emploi du titre de première dame pour désigner l'épouse ou l'hôtesse d'un gouvernant commença aux États-Unis. Dans les premières années, il n'existait pas de titre universellement accepté pour la femme du président. La plupart des premières dames exprimèrent leur préférence sur la manière de s'adresser à elle ; les titres de « dame » et de « Mme la présidente » ont été employés tandis que l'on désignait souvent Martha Washington par le nom de « Lady Washington ».

Anciennes premières dames (de gauche à droite) Rosalynn Carter, Hillary Clinton, Barbara Bush et Laura Bush lors de l'inauguration du William J. Clinton Presidential Center and Park en 2004.

La légende voudrait que Dolley Madison fût qualifiée de « première dame » lors son éloge funèbre lue par le président Zachary Taylor. Cependant il n'existe aucun enregistrement écrit de cet éloge[3]. Peu après 1849, le titre commença à être utilisé dans les cercles de Washington, D.C.. La plus ancienne mention écrite de ce titre date du 3 novembre 1863 dans le journal de William Howard Russell dans lequel il fait référence aux commérages autour de la « Première Dame de la Propriété », Mary Todd Lincoln. Le titre fut popularisé en 1877 lorsque le journaliste Mary C. Ames appela Lucy Webb Hayes la « Première Dame de la Propriété » lors de l'investiture de Rutherford B. Hayes. La couverture des activités de Lucy Hayes aida à propager le titre à l'extérieur de Washington. À partir des années 1930, il était devenu courant et commença à être employé dans d'autres pays.[réf. souhaitée]

L'épouse du vice-président des États-Unis est parfois désignée par le titre de deuxième dame des États-Unis mais il est beaucoup moins utilisé.

Rôle de la première dame[modifier | modifier le code]

Photographie de six Premières dames des États-Unis avant l’ouverture de la bibliothèque présidentielle Reagan, en novembre 1991. Assises, de gauche à droite : Lady Bird Johnson, Pat Nixon, Rosalynn Carter et Betty Ford : debout, de gauche à droite : Nancy Reagan et Barbara Bush.

La position de première dame ne comporte aucune tâche officielle et ne comprend aucun salaire. Néanmoins, les premières dames ont une position visible dans le gouvernement américain[4]. Le rôle de première dame a évolué au cours de l'histoire. Elle est principalement et avant tout l'hôtesse de la Maison-Blanche[4]. Elle organise et participe à des cérémonies officielles avec ou en remplacement du président.

Martha Washington et Abigail Adams devinrent célèbres lors de la Révolution américaine et étaient traitées comme si elles étaient des « dames » de la cour royale britannique[4]. Dolley Madison popularisa le poste de première dame en s'engageant dans la protection des femmes et des orphelins, en s'habillant d'élégantes robes qui attirèrent l'attention de la presse et en risquant sa vie pour sauver des trésors inestimables lors de la Guerre anglo-américaine de 1812. Madison devint la première dame de référence pour presque toutes les premières dames jusqu'à Eleanor Roosevelt dans les années 1930[4]. Handicapé par une maladie paralysante, le président Franklin D. Roosevelt ne pouvait pas facilement se déplacer dans le pays et c'est son épouse qui joua ce rôle. Elle signait des articles dans un journal hebdomadaire et accueillit une émission de radio[4]. Jacqueline Kennedy ajouta le rôle de décoratrice de la Maison-Blanche lorsqu'elle était première dame et engagea une coûteuse opération de restauration[4]. En 2011, Michelle Obama effectue une tournée au Botswana et en Afrique du Sud pour promouvoir l'éducation, rencontrant notamment Nelson Mandela ; elle y représente officiellement les États-Unis, la Maison Blanche faisant remarquer que l’action de la Première dame était directement liée à la politique de l'administration de Barack Obama en Afrique[5]. La première dame prend aussi souvent en charge la gestion domestique de la Maison Blanche et participe à la sauvegarde de son patrimoine avec le conservateur de la Maison-Blanche et le comité pour la préservation de la Maison-Blanche, dont elle est la présidente honoraire.

Les Premières dames (de gauche à droite) Michelle Obama, Laura Bush, Hillary Clinton, Barbara Bush, et Rosalynn Carter durant l'inauguration du George W. Bush Presidential Center en 2013.

Au cours du XXe siècle, il devint de plus en plus commun pour les premières dames de spécifier les causes qu'elles promouvaient, habituellement celles qui n'étaient pas politiquement engagées. Il est courant pour la première dame d'engager une équipe pour ces activités. Aux termes de la loi du 2 novembre 1978, la première dame choisit un chef de cabinet (Chief of Staff to the First Lady) qui est nommé par le président aux fonctions d'assistant-adjoint et dirige une équipe d'une douzaine de personnes[6].

Lady Bird Johnson fut une pionnière de la protection de l'environnement ; Pat Nixon encouragea le volontarisme et voyagea souvent à l'étranger ; Betty Ford soutint les droits des femmes et les questions d'égalité[7] ; Rosalynn Carter aida ceux atteints de handicaps mentaux ; Nancy Reagan lança la campagne anti-drogue Just Say No ; Barbara Bush promut l'alphabétisation ; Hillary Clinton chercha à réformer le système de santé américain et Laura Bush soutint les droits des femmes et encouragea l'alphabétisation des enfants[4]. Michelle Obama s'est engagée dans l'éducation alimentaire des enfants[8].

Il existe une forte tradition s'opposant à ce que la première dame ait un emploi extérieur lorsqu'elle est hôtesse de la Maison-Blanche[9]. Cependant, certaines premières dames ont exercé une certaine influence politique en étant un conseiller important du président[4].

Liste des Premières dames[modifier | modifier le code]

Premières dames des États-Unis dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Réelles[modifier | modifier le code]

De fiction[modifier | modifier le code]

Femmes
Hommes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Secretaries of State, 1789-2005 », U.S. Departement of State
  2. William Safire, « On Language; Potus And Flotus », The New York Times,‎ 12 octobre 1997 (lire en ligne).
  3. (en) « First Lady Biography: Dolley Madison », National First Ladies' Library
  4. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Anthony, Carl Sferrazza, « The Role of the First Lady », America.gov,‎ September 26, 2008 (consulté le 4 mai 2009)
  5. Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn, La Frondeuse, éditions du Moment, 2012, pages 27-28.
  6. Patrick Gérard, Le Président des États-Unis, P.U.F.,‎ 1994, 124 p. (ISBN 213046758X), p. 70
  7. Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn, La Frondeuse, éditions du Moment, 2012, page 31.
  8. (en) « Michelle Obama », The White House (consulté le 4 May 2010)
  9. (en) Betty Boyd Caroli, First Ladies from Martha Washington to Laura Bush, Oxford University Press,‎ 2003, p. 200

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anthony, Carl Sferrazza. First Ladies: The Saga of the Presidents Wives and Their Power 1789-1961 (1992) [1]
  • Böck, Magdalena. The Role Of First Ladies: A Comparison Between the US and Europe (2009)
  • Burns, Lisa M. First Ladies and the Fourth Estate: Press Framing of Presidential Wives (2008) 205 pp. ISBN 978-0-87580-391-3
  • Pastan, Amy. First Ladies (2008), heavily illustrated
  • Roberts, John B. Rating The First Ladies: The Women Who Influenced the Presidency (2nd ed. 2004) [2]
  • Troy, Gil. Affairs of State (1997), by leading scholar
  • Truman, Margaret. First Ladies: An Intimate Group Portrait of White House Wives (1996) [3]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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