Raphaël Bassan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Raphaël Bassan, né en 1948 en Bulgarie, est un réalisateur et critique de cinéma français, spécialiste du cinéma expérimental.

Raphaël Bassan

Naissance 1948
Bourgas, Bulgarie
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Journaliste, critique de cinéma et cinéaste

Biographie[modifier | modifier le code]

Raphaël Bassan s'oriente tout d'abord vers une carrière littéraire, fondant en 1970, avec Hubert Haddad, la revue de poésie Le Point d'Être[1]. Il réalise son premier court-métrage en 1969. Un autre membre du Point d'être, Jean-Paul Bourre, fait revivre ces années-là dans son roman autobiographique Guerriers du rêve : il y évoque Raphaël Bassan poète et cinéaste[2]. Bassan se consacre, dès lors, à la réflexion sur le cinéma en général et, aussi, plus particulièrement sur le cinéma expérimental, ignoré de la plupart de ses collègues. Il écrit des articles de critique cinématographique, notamment pour Libération, Politique Hebdo, Écran ou encore La Revue du cinéma, et devient journaliste professionnel.

Il est, par ailleurs, l’un des cofondateurs, en 1971, de la coopérative de distribution indépendante Le Collectif Jeune Cinéma (CJC)[3], toujours en activité en 2011[4].

Il collabore, dans les années 2000-2010, en tant que critique, aux revues Bref, le magazine du court métrage, Zeuxis, Europe [5], aux webzines français Objectif Cinéma [6] et australien Senses of Cinema[7] et à l'Encyclopædia Universalis.

Raphaël Bassan pratique plus la « politique des films » que celle des auteurs ou des genres. Il ne se limite pas au cinéma expérimental, mais aborde tous les sujets. Il assure, depuis 1984, la chronique cinéma de la revue Europe où il suit l'actualité. Dans tout article, il entre dans l'univers propre de son sujet d'étude en tenant compte, à chaque fois, de son écosystème particulier. Il ne voit donc pas d'incompatibilité à écrire, selon les sorties en salles ou l'exigence de ses choix personnels, sur des films de Jean-Luc Godard, de Jacques Rivette, de Jim Jarmusch, de Manoel de Oliveira, de Raoul Ruiz ou, encore, de Stan Brakhage ou Jonas Mekas. Sa collaboration au périodique du court métrage Bref, le magazine du court métrage, depuis le numéro 1 (paru en 1989), lui permet — le monde du court métrage étant plus ouvert sur les cinémas différents — d'écrire régulièrement sur le cinéma expérimental [8].

Il écrit par ailleurs, à partir de 1995, dans l'Encyclopædia Universalis pour laquelle il a rédigé de nombreux articles sur le cinéma expérimental, ainsi que des textes sur Tod Browning, Roger Corman, Spike Lee ou Atom Egoyan[9].

François Thomas a écrit : « Le court métrage expérimental, dans la période qui nous occupe, est à peu près passé sous silence, ou dénigré par la cinéphile. C’est ce que Dominique Noguez a appelé un cinéma expérimental fantôme… La vraie floraison du discours sur le cinéma expérimental date des années 1968 et suivantes »[10].

Dominique Noguez et Raphaël Bassan ont été les principaux artisans de ce renouveau. Le premier grâce à un enseignement de haut niveau au sein du centre Saint-Charles de l’Université Paris I, le second en se faisant le chroniqueur attentif de l’évolution de ce cinéma par des articles sur des cinéastes, des comptes-rendus de festivals, des réflexions sur l’évolution de l’esthétique. Il publie ses premiers textes importants dans la revue Téléciné : un « Dictionnaire des cinéastes » (no 180, juillet 1973, coécrit avec Noël Burch) et « Knokke-Heist : le Jeu de la structure et du sens » (no 190, avril 1975), étude documentée sur l'édition 1974 du Festival international du cinéma expérimental de Knokke-le-Zoute. Il poursuit ce travail durant quatre décennies. Il a publié, dans le numéro 100 de la revue Bref, le magazine du court métrage) (novembre 2011), un entretien croisé entre le cinéaste expérimental Patrick Bokanowski et le vidéaste Robert Cahen [11].

Raphaël Bassan réunit, dans un ouvrage de 340 pages, Cinéma expérimental. Abécédaire pour une contre-culture, de nombreux textes qu’il a écrit depuis 1977 sur le cinéma expérimental (biographies de cinéastes, études sur des genres comme le cinéma abstrait ou structurel, entretiens avec des réalisateurs ou des théoriciens comme Raymond Bellour, Alain Virmaux ou Érik Bullot ) qu’il publie chez Yellow Now . Ce n’est pas uniquement une compilation de textes mais le tout est articulé comme un essai sur ce cinéma de 1920 aux années 2010[12].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1969 : Le départ d'Eurydice (cm)
  • 1971 : Prétextes (cm)
  • 2003 : Lucy en miroir (cm)[13]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Cinémas d'avant-garde (expérimental et militant), dir. Raphaël Bassan et Guy Hennebelle, CinémAction no 10-11, printemps-été 1980
  • Rites et rituels, recueil de poèmes (1966-1972), Europe /Poésie, 2001
  • « Norman McLaren : le silence de Prométhée », Les Cahiers de Paris expérimental no 17, 2004
  • « Cinéma et abstraction : des croisements », Les Cahiers de Paris expérimental no 25, 2007
  • « Cinéma expérimental. Abécédaire pour une contre-culture». Yellow Now/Côté Cinéma, 2014. ISBN 978-2-87340-335-5

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]