Gebhard Leberecht von Blücher

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Gebhard Leberecht von Blücher
Gebhard Leberecht von Blücher, prince de Wahlstatt
Gebhard Leberecht von Blücher, prince de Wahlstatt

Naissance 16 décembre 1742
Rostock
Décès 12 septembre 1819
Krieblowitz
Allégeance Flag of Sweden.svg Royaume de Suède
Flag of Prussia (1750).gif Royaume de Prusse
Arme cavalerie
Grade Maréchal
Années de service 1758-1773
1786 - 1815
Conflits Guerre de Sept Ans
Expédition de Hollande (1787)
Guerres napoléoniennes
Commandement Hussards rouges
Général en chef de l'armée de Silésie
Faits d'armes Bataille de Lübeck
Bataille d'Auerstaedt
Bataille de Leipzig (1813)
Bataille de La Rothière
Bataille de Laon
Bataille de Waterloo
Distinctions EK Bluecherstern.jpeg Blücherstern de la Croix de fer
Pour le Mérite.png Pour le Mérite
Order of Orange ribbon.gif Ordre de l'Aigle noir


Orderglory rib.png Ordre de Saint-Georges
Hommages un cuirassé et un croiseur à son nom
Famille 7 enfants

Gebhard Leberecht von Blücher (16 décembre 1742, Rostock dans le Mecklembourg - 12 septembre 1819), prince de Wahlstatt, était un général et feld-maréchal prussien qui commanda l'armée prussienne contre Napoléon Ier à la bataille de Waterloo en 1815. On a nommé en son honneur un croiseur-cuirassé, lancé en 1908 et coulé en 1915, lors de la Première Guerre mondiale, ainsi qu'un croiseur lourd, lancé en 1937 et coulé en 1940.

[modifier] Biographie

Blücher était cornette d'un régiment de hussards suédois pendant la guerre de Sept Ans, lorsqi'il fut fait prisonnier par les Prussiens en août 1760 au manoir de Galenbeck, et incorporé de force, dans les troupes de Frédéric le Grand. Devenu capitaine, il se fit remarquer par son courage et donna sa démission à l'occasion d'un passe-droit. Frédéric le Grand signa cette démission en ces termes : « Le capitaine Blücher est autorisé à quitter son poste, et il peut aller au diable si cela lui convient. (Der Rittmeister von Blücher kann sich zum Teufel scheren.) »

Blücher, rappelé au service quinze ans après par Frédéric-Guillaume, alla combattre sur le Rhin, où ses brillantes qualités militaires lui valurent bientôt le grade de général-major, puis de lieutenant-général. Il prit part aux guerres de la Révolution française et des premiers temps du Premier Empire, éprouva plusieurs échecs, fut même fait prisonnier à Lübeck (1806) et n'en fut pas moins chargé en 1813 du commandement des armées prussiennes.

Il était chef d'avant-garde à Auerstaedt ; commandant d'un corps d'armée en 1813, à la Bataille de Lützen et à celle de Bautzen.

Il remporta, en tant que général en chef de l'armée de Silésie sur Macdonald et Sébastiani une victoire sur la Katzbach (26 août 1813), contribua à celle de Leipzig pour laquelle il fut fait feld-maréchal le 19 octobre.

Il entra un des premiers en France. Il pénétra en France jusqu'à BrienneNapoléon Ier le battit. Il gagna à La Rothière et à Laon deux batailles qui influèrent puissamment sur le sort de la campagne, et fut en récompense fait prince de Wahlstadt. Le 30 mars 1814, bien que malade et alité, il a le commandement nominal (le commandement effectif est laissé au général russe Wintzingerode) des troupes prussiennes et russes de l'Armée de Silésie lors de la Bataille de Paris qui voit l'entrée des troupes coalisée dans la capitale française et marque la chute de l'Empire par la première abdication de Napoléon.

L'année suivante, en 1815, il se posta entre la Moselle et la Meuse et fut vaincu à Ligny et à Sombreffe, mais sa présence fut décisive à la bataille de Waterloo en contrant la stratégie de Grouchy.

Quelques jours plus tard, sous les murs de Paris, le pont du Pecq lui fut livré, et cette trahison lui assura une marche tranquille vers Paris ; il se montra intransigeant quant à la capitulation de la ville et voulait faire sauter le pont d'Iéna.

Blücher mourut en 1819.

Le Feld-maréchal Blücher en 1815, par Johann Emil Hünten (tableau de 1863).

La tactique du maréchal Blücher était d'assaillir l'ennemi avec impétuosité, se retirer lorsqu'il faisait une résistance trop opiniâtre, se rallier à quelque distance, suivre après ses mouvements, saisir la moindre faute ; fondre, sur lui, le culbuter, lui enlever des prisonniers, se retirer rapidement. Cette tactique offensive lui a valu le surnom de « Marschall Vorwärts », (« maréchal en avant ») et a donné l'expression allemande « de » (« il avançait comme Blücher (à la Katzbach) » pour désigner une personne conduisant des actions très agressives, à la guerre notamment.

[modifier] Campagnes

[modifier] Sources partielles

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