Coubron

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Coubron
Parc de la mairie.
Parc de la mairie.
Blason de Coubron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Montfermeil
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Ludovic Toro
2014-2020
Code postal 93470
Code commune 93015
Démographie
Gentilé Coubronnais
Population
municipale
4 712 hab. (2011)
Densité 1 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 00″ N 2° 35′ 00″ E / 48.9167, 2.5833 ()48° 55′ 00″ Nord 2° 35′ 00″ Est / 48.9167, 2.5833 ()  
Altitude 75 m (min. : 61 m) (max. : 126 m)
Superficie 4,14 km2
Localisation

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Coubron

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Coubron
Liens
Site web coubron.fr

Coubron est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Coubron se distingue des autres communes du département par son caractère rural.

Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 4 712 habitants, ce qui fait d'elle la plus petite ville de Seine-Saint-Denis, elle a su conserver son patrimoine naturel.

Le sous-sol, propre à la région, est très riche en gypse, matière première importante ce qui confère au site un grand intérêt pour les exploitants carriers. Ainsi, dans les années 1990, le bois de Bernouille a vu sa superficie réduite en raison de l'extension des carrières de gypse.

L'agglomération proprement dite constitue à peine plus du tiers du territoire communal, de plus, l'architecture de son ensemble a su garder l'aspect d'une bourgade traditionnelle d'Ile-de-France.

Ainsi, contrairement à l'urbanisation importante de certaines communes avoisinantes de Seine-Saint-Denis, Coubron a su conserver son caractère aéré, champêtre et son cadre de vie de qualité.

Ceci est le fruit d'une volonté très forte des habitants et des municipalités successives : préserver un cadre unique et atypique en Seine-Saint-Denis. Cette situation exceptionnelle présente un intérêt fondamental aussi bien au plan local que départemental, voire régional. Les richesses naturelles de Coubron ainsi que la politique municipale constituent indéniablement une chance pour les communes périphériques largement urbanisées.

Ses habitants sont appelés les Coubronnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Paris et de la petite couronne, avec la commune de Coubron en rouge.
Localisation de Coubron dans la petite couronne.

Le massif de l'Aulnoye où Coubron se situe, vallonné et boisé, est parcouru par l'aqueduc de la Dhuis. Cette zone géographique où Coubron s'épanouit, située à l'intérieur de la Ceinture Verte de la région Ile-de-France, s'appuie sur la butte du même nom. Le territoire de la commune est en partie couvert par la forêt régionale de Bondy.

Coubron se situe au fond d'un vallon et est entouré au Nord, à l'Ouest et au Sud par les collines boisées de Vaujours, Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois et Montfermeil. Il se situe à l'est de Paris et à la limite de Seine-et-Marne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Coubron est limitrophe de six communes. Elle est voisine de Vaujours, de Livry-Gargan, de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, communes de la Seine-Saint-Denis et de Chelles et de Courtry, communes de la Seine-et-Marne[1].

Communes limitrophes de Coubron
Livry-Gargan Vaujours Vaujours
Clichy-sous-Bois Coubron Courtry
Clichy-sous-Bois Montfermeil Chelles

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[2], la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Pollution radioactive[modifier | modifier le code]

Le fort de Vaujours, situé principalement dans la commune de Courtry et en partie sur celle de Coubron, a servi au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour expérimenter les détonateurs des bombes atomiques françaises, de 1951 à 1997, laissant une importante pollution radioactive, mesurée en 2001 et 2011 par la CRIIRAD. Un projet d’extension de carrières de gypse de BPB Placo (groupe Saint-Gobain) est combattu pour cette raison par les riverains. Cette pollution pourrait être à l’origine de taux de tumeurs et de taux de maladies thyroïdiennes anormalement élevés dans la commune[3],[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces du Néolithique ont été retrouvées à Coubron (haches, grattoirs, ...). Un village s'était effectivement construit près du ruisseau qui traverse Coubron d'Est en Ouest: le rû de Chantereine. Au Ve millénaire av. J.‑C., des colons s'y sont installés et lui ont donné le nom de Curtis Bréonis, la terre ou domaine de Bréon (dont le nom d'origine germanique signifie large ou fort).

Vers 1180, Robert II Mauvoisin, fils de Raoult IV Mauvoisin, fils d'une famille bourgeoise de Paris, possédait les terres de Coubron et de Villemomble.

À la fin du XIIIe siècle, Guillaume de Chantilly céda la terre de Coubron à Philippe le Bel. Elle se nommait à cette époque Curtbeuron Curtbreun ou encore Corbréon. Jusqu'à la fin du XVIe siècle, la ville fut rattachée à Livry. Son territoire était dépendant soit de l'abbaye de Chelles soit des Templiers et Hospitaliers (Ordre de Malte) de Clichy-sous-Bois.

Villa coubronnaise, avant la Première Guerre mondiale

Ultime seigneur de Coubron, Hocquart fut guillotiné le 7 messidor de l'an III.

En 1790, Nicolas Domage fut élu premier maire de la ville. Entre 1867 et 1875, Jean-Baptiste Camille Corot séjourna souvent au village et y aménagea un atelier aujourd'hui disparu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1840 1850 Louis Gouget-Desfontaines    
1969 1990 Jean Corlin DVD Conseiller général
1990 2014 Raymond Coënne UMP Conseiller général
2014 en cours Ludovic Toro UDI Ancien conseiller général UMP
du canton du Raincy (2004-2011)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Coubron est jumelée avec Flag of Germany.svg Berkheim (Allemagne) depuis 1991.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 712 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270 314 319 254 315 318 328 339 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
343 365 351 252 264 281 328 298 294
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
308 327 311 353 512 696 747 740 1 039
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 236 2 179 3 385 4 296 4 784 4 612 4 643 4 651 4 733
2011 - - - - - - - -
4 712 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Importante carrière de gypse.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Borne armoriée
  • Architecture sacrée
    • Église Saint-Christophe datant du XIIIe siècle. Elle fut reconstruite en 1854.
    • Retable du XVIIe siècle
    • Tableaux du XVIIIe siècle, de la Sainte Famille, la Vierge et l'Enfant, la Présentation au Temple, exposés en l'Église Saint-Christophe.
    • Le calvaire
  • Architecture civile
    • Borne gravée datant du XVIIe siècle, délimitant les possessions de la seigneurerie de Coubron et celles de l'abbaye de Chelles. Elle se situe Place de la Mairie.
    • L'arbre "aux quarante écus",un ginkgo biloba venant de Chine, tient son surnom au fait que le propriétaire aurait payé ce prix pour l'obtenir.
    • « Les faunes » de François-Raoul Larche

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Étang du Moulin
  • la forêt de Bondy
  • Les étangs : « la mare de Corot », « l'étang du moulin »,...
  • la prairie de la Tuilerie : est une des dernières prairies marno-calcaires de la ville.
  • le bois de Bernouille[7] est une butte de gypse déposée sur de l'argile verte, recouverte d'un talus calcaire-siliceux, sur lequel pousse une forêt naturelle de 45 hectares. C'est un site très humide (8 mares et de nombreux fossés) qui recéle une faune et une flore intéressantes : chênes centenaires, Sympetrum noir, 7 espèces de batraciens dont les Tritons palmés, ponctués et crêtés...
Accès uniquement avec un guide ou avec une autorisation de la Mairie pour le grand public.
  • la promenade départementale de la Dhuys
  • le Centre d'Initiation au Monde Rural et à la Nature est en projet
  • le verger pédagogique
  • les vignes du Clos de Bréon : la vigne fut réintroduite en 1997, aujourd'hui on compte à peu près 700 pieds de vignes à coubron. Les vignes du clos de bréon sont entretenues par des bénévoles très présents, certains viennent même jusqu'à deux fois par semaine le mardi et le samedi.
  • les exploitations agricoles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Camille Corot - Souvenir de Coubron

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Coubron

Les armes de la commune de Coubron se blasonnent ainsi :
D'or à trois huchets (ou cors de chasse) de sable, liés, enguichés et virolés d'azur, posés 2 et 1 (qui sont de la famille Nesmond), au chef de gueules, chargé de trois roses d'argent (qui sont de la famille Hocquart).

Le blason montre trois cornes de chasse à ruban d'azur, sur fond jaune, qui fut l'emblème de la famille des Nesmond, propriétaire de la ville au XVIIe siècle. Ces cornes s'unissent aux roses des Hocquart, propriétaire à partir de 1741, jusqu'à la Révolution française.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société Historique du Raincy et du pays de l'Aulnoye, Coubron et les artistes, 1998.
  • Société Historique du Raincy et du pays de l'Aulnoye, Coubron à travers les siècles
  • Société Historique du Raincy et du pays de l'Aulnoye, Coubron il y a cent ans

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Cartes des limites administratives d'Île-de-France - Limites administratives des communes et départements », sur Institut d'aménagement et d'urbanisme - Île-de-France (consulté le 05 février 2012).
  2. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  3. Nolwenn Weiler, « Une pollution radioactive exhumée aux portes de Paris », Bastamag, 21 janvier 2014.
  4. Les Abbesses de Gagny-Chelles, « Levée de boucliers contre un fort radioactif aux portes de Paris », Reporterre, 13 janvier 2014.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Le bois de Bernouille est classé site "Natura 2000" par arrêté du 26 avril 2000