Armand-Jérôme Bignon

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Armes des Bignon : d'azur à la croix haute d'argent, posée sur une terrasse de sinople d'où sort un cep de vigne qui accole et entoure ladite croix, laquelle est cantonnée de 4 flammes d'argent
La vigne qui entoure la croix du blason est un souvenir de la terre natale : Saint-Denis-d'Anjou
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Armand-Jérôme Bignon (21 octobre 1711 à Paris - 8 mars 1772 à Paris) est un avocat français, bibliothécaire du roi et conseiller d'État, neveu de Jean-Paul Bignon et père de Jérôme-Frédéric Bignon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Seigneur de l'Île Belle et de Hardricourt, il est avocat général au Grand Conseil en 1729, maître des requêtes de Soissons en 1737 et président au Grand Conseil en 1738.

En 1743, à la mort de son frère, lui-même successeur de son oncle Jean-Paul Bignon, il est nommé bibliothécaire du roi. Il s’en démit en 1770 en faveur de son fils Jérôme-Frédéric.

Il est élu membre de l’Académie française en 1743 et de l’Académie des inscriptions en 1751. Il est nommé conseiller d’État en 1762 et prévôt des marchands de Paris en 1764. Ce fut le savant Dupuy qui prononça son éloge.

Armand Jérôme Bignon a laissé une mémoire peu honorable ; il était prévôt des marchands de Paris lors du mariage du Dauphin et de Marie-Antoinette, au mois de mai 1770. Ce fut principalement à son incurie que l’on dut les accidents fâcheux qui signalèrent le moment du feu d’artifice et qui coûtèrent la vie à plus de trois cents personnes, sans compter un nombre bien plus considérable de blessés. Tout Paris fut indigné de le voir, trois jours après ce désastre, se montrer dans sa loge à l’Opéra.

Sous Louis XIII, le prévôt des marchands de Paris et les deux premiers échevins avaient été condamnés à une amende pour n’avoir pas veillé à un pont dont l’écroulement occasionna la mort de quatre ou cinq personnes. Sous Louis XV, les fautes nées de l’imprévoyance ne furent jamais punies. Paris se vengea par des bons mots à son endroit : on fit ainsi l’anagramme de ses noms. Ibi non rem, damna gero (je ne fais pas le bien, je fais le mal).

Armand Jérôme Bignon n'a jamais rien publié, mais il a laissé des mémoires contenant le récit d’un voyage en Espagne et en Italie : le manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale de France.

Par lettres patentes du 22 avril 1769, il avait été prévu de donner le nom de quai Bignon[1] en l’honneur du prévôt des marchands de Paris en exercice[2] à la voie parisienne actuellement connue sous le nom de quai Saint-Michel.

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Armand-Jérôme Bignon », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition,‎ 1843-1865 [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.v2asp.paris.fr/commun/v2asp/v2/nomenclature_voies/Voieactu/8934.nom.htm  : notice « quai Saint-Michel » du site officiel de la Ville de Paris. Consulté le 28 mai 2014.
  2. Alfred Fierro, Histoire et mémoire du nom des rues de Paris, Parigramme, 1990, 430 p. (ISBN 2-84096-116-4). Est mentionné page 191 (au sein de la section « La « viviruification » : personnages honorés de leur vivant », pages 190 et suivantes) : « Bignon (prévôt des marchands, 1769 »