Gilles Vigneault

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Gilles Vigneault
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Nom Gilles Vigneault
Naissance 27 octobre 1928 à Natashquan, Canada
Nationalité Québécoise
Profession Poète, auteur-compositeur-interprète
Distinctions Grand officier de l'Ordre national du Québec
Membre de l'Ordre des francophones d'Amérique
Légion d'honneur de la France
Officier des Arts et Lettres

Gilles Vigneault (né le 27 octobre 1928 à Natashquan, au Québec - ) est un poète et un auteur-compositeur-interprète québécois. Il est un ardent défenseur de la cause de la souveraineté du Québec.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il a écrit 40 livres, et a le statut d'une véritable légende vivante en Amérique francophone[1]. Il a aussi composé des contes qu'il a publiés en versions écrites et enregistrées sur disques.

Gilles Vigneault a tout d'abord fait des études de lettres pour devenir professeur. Dès les années 1950 il compose des chansons pour différents interprètes. A partir des années 1960, il chante lui-même ses chansons et obtient un certain succès[2]. Ses premières chansons deviennent des classiques comme La danse à St Dilon, Jack Monoloy ou Pendant que[3],[4],[5].

Un de ses fils est l´écrivain Guillaume Vigneault.


[modifier] Honneurs

Il est aussi membre du Panthéon des Auteurs et Compositeurs canadiens

Le Prix Gilles-Vigneault est remis depuis 2006 par la SOCAN.

[modifier] Discographie

[modifier] Anecdotes

  • Au Québec, une version adaptée de la chanson Gens du pays est devenue la ritournelle que l'on chante à quelqu'un lors d'un évènement spécial, tel que son anniversaire et son mariage.
  • A Marseille une école primaire porte son nom depuis 1989.
  • A Blainville (QC), une rue porte son nom.

[modifier] Interprètes

[modifier] Voir aussi

[modifier] Analyses de textes

Certains textes de Gilles Vigneault méritent que l'on s'y attarde un instant afin d'en constater toute la subtilité et d'en saisir le contenu avec davantage de profondeur. Ses années les plus prolifiques d'un point de vue lyrique furent les années 60 à 70. On y retrouve entre autres : Jack Monoloy (1961), J'ai planté un chêne(1976), ...

  • J'ai planté un chêne :[8]

Gilles Vigneault commence son poème par une description du dur labeur de l'agriculteur. Il met alors en scène le travail nécessaire à la plantation d'un chêne : "J'ai planté un chêne au bout de mon champ, ce fut ma semaine". Vient alors l'élément déclencheur de sa réflexion : "Perdrerais-je ma peine, perdrerais-je mon temps". Il se pose par là les questions : Est-ce vraiment utile ? Ne suis-je pas en train de perdre mon temps et de m'user au travail ? Ces deux questions constituent l'élément central de la chanson et reviendront lors de chaque couplet afin de marquer clairement l'état dubitatif du narrateur et sa remise en question sur l'essence même de son travail. Cependant, il remarque en approfondissant sa démarche qu'un élément supplémentaire est à prendre en considération : sa famille. Il cite alors ses enfants : "L'amour et la haine, ce sont mes enfants et ce sont mes chaînes". De fait, il hait ce travail qui constitue une contrainte oppressante mais doit se soumettre face à l'obligation de nourrir sa famille, son amour. Ce dilemme le torture au point qu'il envisage de céder à l'espoir, libéré de toute contrainte : "Le roi et la reine perdront leur manant". Le roi et la reine constituent ici l'état, l'oppression, et le manant, sa propre personne, jusqu'à présent à leur service. Malgré tout, il se rétracte et se rend à l'évidence qu'il ne peut faire autrement que de s'assouvir au travail, nécessaire à l'entretien de ses enfants : "Mais l'amour m'enchaîne". En guise de conclusion, Vigneault relance l'espoir en cherchant le positif là où il y en a. Il se lance dans des rêveries et s'imagine récoltant les fruits de son travail : "Serai capitaine sur mon bâtiment". On y voit là une métaphore flagrante de la liberté par rapport à l'image d'un bateau symbolisé par les mots capitaine et bâtiment. Il conclut alors très poétiquement en revenant sur son point de départ, source de tous ses doutes : le chêne, qu'il plantait au début qui devient alors le moyen de sa liberté : "Tout en bois de chêne".

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

Les gens de mon pays, L'Archipel, 2008. Ouvrage regroupant les textes de 200 chansons de l'artiste.

[modifier] Références

  1. Article sur Culture.ca, la passerelle culturelle du Canada, initiative du ministère du Patrimoine canadien.
  2. Biographie sur Québec Info Musique.
  3. Article sur l'Encyclopédie de la musique au Canada.
  4. Biographie en ligne avec plusieurs titres de ses chansons les plus réputées.
  5. Notice sur Rétro Jeunesse 60 avec mention de quelques titres de ses chansons les plus connues.
  6. Lestage, Marc, Ordre de la Pléiade - Gilles Vigneault et Antonio Lamer honorés, journal Le Soleil (Québec), 22 avril 2005, p. A2.
  7. ADISQ
  8. CASTONDOS (A.),Gilles Vigneault à travers les âges IN Marginales n°43, P.93-107, Bruxelles, 2001
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