Organisation internationale du travail

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46° 13′ 45.8″ N 6° 08′ 03.4″ E / 46.229389, 6.134278 ()

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Organisation internationale du travail
Image illustrative de l'article Organisation internationale du travail
Organe de l'ONU
Type d'organisation Agence spécialisée de l'ONU
Acronymes OIT, ILO
Chef Drapeau du Royaume-Uni Guy Ryder
Statut Active
Siège Drapeau de la Suisse Genève
Création 1919
Site web www.ilo.org
Organisation(s) parente(s)

L'Organisation internationale du travail (OIT) (en anglais : International Labour Organization, ILO) est une agence spécialisée de l'ONU.
Sa mission est de rassembler gouvernements, employeurs et travailleurs de ses États membres dans le cadre d'une institution tripartite, en vue d'une action commune pour promouvoir le travail décent à travers le monde[1].

En 2012, l'Organisation regroupe 183 États membres. Son siège est situé à Genève, en Suisse, et son directeur général est le Britannique Guy Ryder depuis le .

L'organisation est distinguée en 1969 par l'attribution du prix Nobel de la paix .

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1919, les États signataires du traité de Versailles créent l'Organisation internationale du travail (OIT).
Avec la résolution du premier conflit mondial, beaucoup sont conscients du fait « qu'il existe des conditions de travail impliquant pour un grand nombre de personnes l'injustice, la misère et les privations, ce qui engendre un tel mécontentement que la paix et l'harmonie universelles sont mises en danger[2] », . Arthur Fontaine – l'un des rédacteurs de la partie XIII qui a permis la création de l'institution[3] – débute sa constitution en affirmant qu'« une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale[4] ».

La nouvelle organisation s'installe au Centre William Rappard, à Genève en 1926.

Le 10 mai 1944, La Conférence générale de l'Organisation internationale du travail, réunie à Philadelphie, adopte la déclaration de Philadelphie. Parmi les institutions de la Société des Nations (SDN), l'OIT est la seule organisation qui survit à la disparition de celle-ci en 1946. L'OIT devient une institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies (ONU).
En 2012, elle compte 185 États membres.

Dotée d'une structure tripartite unique, elle réunit sur un pied d'égalité les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs pour débattre des questions relatives au travail et à la politique sociale. Le secrétariat de l'Organisation, le Bureau international du travail (BIT), a son siège à Genève en Suisse et gère des bureaux extérieurs dans plus de 40 pays.

À l'occasion de son cinquantième anniversaire en 1969, l'OIT reçoit le prix Nobel de la paix.

En février 2002, l'OIT crée une Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation. Cet organe indépendant a pour but d'amener le débat à quitter le terrain de la confrontation pour celui du dialogue et de jeter ainsi les bases de l'action pour faire en sorte que la mondialisation profite à davantage de personnes.

Le , l'OIT adopte à l'unanimité sa nouvelle déclaration de foi[5], la « Déclaration sur la justice sociale pour une mondialisation équitable »[6].

Observatoire et publications[modifier | modifier le code]

Voir site de publication trilingue : ILO bookshop
Voir Labordoc, la base de données de publications et documents de l'OIT Labordoc

Organisation[modifier | modifier le code]

La Conférence internationale du Travail, réunit une fois par an les mandants de l'OIT (représentants gouvernementaux, représentants travailleurs et représentants employeurs) et oriente les travaux de l'Organisation. Elle adopte les nouvelles normes internationales du travail et détermine le programme et le budget de l’Organisation. Entre deux sessions de la Conférence, le Conseil d’administration -composé de 28 membres gouvernementaux, de 14 membres employeurs et de 14 membres travailleurs- pilote les activités de l’OIT.

Normes et Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail[modifier | modifier le code]

Il existe actuellement 189 conventions et 202 recommandations, dont certaines remontent à la création de l'OIT en 1919.

Le Conseil d'administration du BIT a qualifié de fondamentales huit conventions qui traitent de questions considérées comme des principes et des droits fondamentaux au travail :

Ces principes sont également énoncés dans la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail de 1998.

Conventions[modifier | modifier le code]

Conventions fondamentales[modifier | modifier le code]

Les huit conventions fondamentales sont les suivantes :

  • convention (nº 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (1948)
  • convention (nº 98) sur le droit d’organisation et de négociation collective (1949)
  • convention (nº 29) sur le travail forcé (1930)
  • convention (nº 105) sur l'abolition du travail forcé (1957)
  • convention (nº 138) sur l'âge minimum (1973)
  • convention (nº 182) sur les pires formes de travail des enfants (1999)
  • convention (nº 100) sur l'égalité de rémunération (1951)
  • convention (nº 111) concernant la discrimination (emploi et profession) (1958)

Conventions prioritaires[modifier | modifier le code]

Le Conseil d'administration du BIT a également qualifié quatre autres conventions d'instruments prioritaires, encourageant ainsi les États membres à les ratifier en raison de leur importance pour le fonctionnement du système de normes internationales du travail. Les quatre conventions prioritaires sont les suivantes:

Directeurs généraux[modifier | modifier le code]

Présidents du conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Ils sont élus pour un mandat d'un an renouvelable. On peut citer les Français qui ont été présidents :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Organisation internationale du travail est l'agence tripartite de l'ONU qui rassemble gouvernements, employeurs et travailleurs de ses États membres dans une action commune pour promouvoir le travail décent à travers le monde. » Définition en page d'accueil du site officiel francophone de l'OIT
  2. (fr) « Origines et histoire », Organisation internationale du travail
  3. Michel Cointepas, Arthur Fontaine, 1860-1931 : un réformateur, pacifiste et mécène au sommet de la Troisième République, Presses Universitaires de Rennes, 2008, p.255.
  4. Origines et histoire de l'OIT
  5. Selon les termes de son secrétaire général en préambule de ladite déclaration
  6. (fr) « Déclaration de l'OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable », Organisation internationale du travail,‎ (consulté le 20 novembre 2008)
  7. OIT. Feuillet d'information sur l'OIT. http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---webdev/documents/publication/wcms_082362.pdf
  8. élection de Guy Ryder

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]