Chasseurs alpins

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Monuments des diables bleus à Grenoble

Les chasseurs alpins sont une unité de l'armée de terre française, apparue sous sa forme moderne en 1888. Ils ont été surnommés, avec les bataillons de chasseurs à pied dont ils sont issus, les Diables bleus et avec lesquels ils entretiennent une longue tradition.

Il faut distinguer :

  • les chasseurs alpins, organisés en bataillons (BCA), parfois regroupés en demi-brigades ;
  • l'infanterie alpine, organisée en régiments (RIA).

Les deux types d'unités se retrouvent au sein des mêmes divisions alpines.

Alors que les régiments d'infanterie alpine portent l'uniforme de l'infanterie (pantalon garance et vareuse noire), les bataillons de chasseurs alpins portent la tenue bleue des bataillons de chasseurs à pied dont ils continuent à faire partie. Seule la coiffure, le béret de laine noire, est commune aux deux types d'unités. La célèbre « tarte » (béret large) est ornée du cor de chasse argent pour les BCA, alors que celles des RIA se distingue par la grenade garance de l'infanterie.

La « tarte » est la coiffure des troupes de montagne françaises, comme le béret rouge est celle des troupes aéroportées. Toutes les unités des troupes de montagne portent la tarte : chasseurs alpins, chasseurs à cheval (ABC), artilleurs. Seuls les sapeurs du 2e REG qui appartiennent à la Légion étrangère dérogent à cette tradition et continuent de porter le béret vert. La spécificité du milieu montagnard dans lequel ces deux unités sont amenées à opérer justifie des équipements de montagne communs (chaussures, piolet ou canne pour aider à la marche).

Avant 1888, il n'existait pas de chasseurs alpins. L'armée française comprenait des chasseurs à cheval (appartenant à la cavalerie) et des chasseurs à pied (appartenant à l'infanterie). Les traditions de ces deux sortes de chasseurs sont complètement différentes. Les chasseurs alpins sont tout simplement des chasseurs à pied s'étant spécialisés dans le combat en montagne. D'ailleurs, depuis leur création jusqu'après la Grande Guerre, leur appellation est bataillons alpins de chasseurs à pied (BACP). Ainsi, bien que les traditions chasseurs soient les mêmes pour tous les bataillons de chasseurs à pied ayant existé, ceux qui sont devenus alpins ont en plus hérité des traditions des troupes de montagne.

La doctrine d'emploi des RIA et des BCA est différente. Les RIA ont vocation à occuper des postes fixes, y compris en hiver alors que les BCA, plus mobiles, ont vocation à "nomadiser" au cours de la bonne saison pour améliorer leur connaissance du milieu et les itinéraires possibles d'une invasion italienne.

Historique des unités de chasseurs alpins[modifier | modifier le code]

Création des chasseurs à pied[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, l'armée doit faire face à l'évolution des méthodes de guerre et des techniques. De nouvelles armes plus perfectionnées apparaissent. L'une d'elles, la carabine Delvigne-Pontcharra (du nom des deux généraux l'ayant créée et perfectionnée) attire l'attention de l'armée.

Le roi de France Louis-Philippe Ier charge son fils, le duc d'Orléans Ferdinand-Philippe, de monter une troupe spéciale chargée d'expérimenter cette carabine. Ce dernier crée une troupe d'élite bien spécifique, équipée d'un matériel allégé et plus fonctionnel que l'infanterie classique, habillée d'une tenue sombre et simple et adaptée pour des missions furtives et rapides. Cette troupe d'élite qui voit le jour en 1837 prend le nom de « compagnie de chasseurs d'essai ».

Cette compagnie connaît un succès immédiat et, sur décision du roi, est renforcée et devient le « bataillon provisoire de chasseurs à pied » en 1838. Le bataillon, destiné à être dissous une fois les essais de la carabine terminés, est cependant envoyé en Algérie dans le cadre des guerres coloniales et s'y illustre particulièrement.

Devant le succès de cette troupe et devant l'insistance de plusieurs de ses généraux qui réclament plusieurs bataillons de ce type, le roi Louis-Philippe vote une loi portant création de 10 bataillons de chasseurs à pied. Le bataillon provisoire de chasseurs à pied devenant le 1er bataillon de chasseurs à pied.

Ces 10 bataillons voient le jour le 28 septembre 1840 au camp d'Helfaut, près de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais. De 10, ils passeront à 20 en novembre 1853 puis à 31 en 1871.

Les débuts des chasseurs alpins (1888-1914)[modifier | modifier le code]

La création des chasseurs alpins[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1859, l'Italie n'était pas encore un État unifié. Elle était constituée de plusieurs royaumes et républiques indépendants (Royaume de Naples, République de Venise, États pontificaux, etc.). À partir de 1859, sous l'impulsion de Garibaldi et de Cavour, l'Italie commence à s'unifier pour finalement devenir un pays solide. Une nouvelle menace est donc née à la frontière des Alpes, d'autant que les Italiens sont les premiers à doter leur armée de troupes spécialement formées au combat en montagne. La France doit pouvoir répondre à une éventuelle invasion italienne en lui opposant des troupes elles aussi spécialisées. Le 24 décembre 1888, une loi porte création des troupes de montagne. 12 des 31 bataillons de chasseurs à pied sont choisis pour assurer cette mission. Ils prennent l'appellation de « bataillons alpins de chasseurs à pied », qui deviendra plus tard par commodité « bataillons de chasseurs alpins » (BCA), formés de 6 compagnies de 154 hommes chacune.

Les 12 bataillons d'active d'origine[modifier | modifier le code]

Les 12 bataillons alpins, issus des bataillons de chasseurs à pied de même numéro, sont rattachés aux deux corps d'armée qui défendent les Alpes :

14e corps d'armée de Lyon 
15e corps d'armée de Nice 

Organisation des troupes de montagne[modifier | modifier le code]

Dans les années 1890, les troupes de montagne comprennent :

Les RIA comprennent chacun 4 bataillons.

Lors des deux guerres mondiales, des bataillons de réserve seront spécialement mobilisés, portant provisoirement leur nombre à plus d'une centaine. Les 31 bataillons participeront aux plus grandes campagnes des XIXe et XXe siècles, remportant de nombreux succès.

Les bataillons de réserve et territoriaux[modifier | modifier le code]

Au début du premier conflit mondial sont constitués 12 bataillons de réserve constitués d'hommes âgés de 23-35 ans.
Le numéro de unités est obtenu en ajoutant 40 au numéro du bataillon d'active correspondant : par exemple : le 46e BCA est la réserve du 6e BCA).

Il existe donc 12 BCA de réserve :

À ces bataillons s'ajoutent les bataillons de chasseurs alpins de l'armée territoriale (pour les hommes de 35-45 ans). Il s'agit de 7 bataillons, numérotés du 1er au 7e BCAT.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, une 44e division d'infanterie alpine (général Soyer) regroupe, les 97e RIA, 157e RIA, 159e RIA et 163e RI (tous à quatre bataillons du fait de leur mission de défense des frontières).

1915[modifier | modifier le code]

9 bataillons de marche de chasseurs (BCA et BCP) sont créés :

Le 27e BCA s'illustre pour sa part particulièrement lors des combats de l'Hartmannswillerkopf, de janvier à décembre 1915.

1916[modifier | modifier le code]

Alexandre de Serbie passe en revue, à Corfou, des Alpins ; le capitaine Meullé-Desjardins salue du sabre.

Les bataillons alpins de chasseurs à pied (BACP) change de dénomination et deviennent des bataillons de chasseurs alpins (BCA).

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La fin du premier conflit mondial voit la disparition des bataillons de marche, des bataillons territoriaux et des bataillons de réserve dès l'année 1918. Durant la période de l'Entre-deux-guerres, une seconde vague de dissolution a lieu en 1929 et voit la disparition des 12e, 14e, 23e, 28e et 30e BCA.

Les 25e et 15e BCP deviennent des BCA respectivement en 1920 et 1922. En 1927 c'est au tour des 9e, 18e et 20e BCP d'être également "alpinisés".

Les garnisons des bataillons de chasseurs alpins à la veille du second conflit mondial sont, par ordre numérique :

  • 6e BCA : Grenoble
  • 7e BCA : Albertville
  • 9e BCA : Antibes
  • 11e BCA : Gap
  • 13e BCA : Chambéry
  • 15e BCA : Barcelonnette
  • 18e BCA : Grasse
  • 20e BCA : Antibes
  • 22e BCA : Nice
  • 24e BCA : Villefranche/mer
  • 25e BCA : Menton
  • 27e BCA : Annecy

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, la France compte au moins 8 divisions d'infanterie alpine (DIA). Chacune comprend en général deux régiment d'infanterie (RI ou RIA), une demi-brigade de chasseurs alpins à 3 bataillons (DBCA), deux régiments d'artillerie (régiment d'artillerie de montagne (RAM), régiment d'artillerie lourde divisionnaire (RALD), régiment d'artillerie coloniale (RAC), régiment d'artillerie divisionnaire (RAD)...) et un groupe de reconnaissance de division d'infanterie (GRDI).

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Grandes figures des chasseurs alpins[modifier | modifier le code]

Chasseur alpin en tenue de sortie

Traditions[modifier | modifier le code]

La tenue de tradition[modifier | modifier le code]

La tenue de tradition est appelée « Tenue Solferino », elle est réservée aux unités soumises aux traditions des chasseurs. Pour les alpins, elle comprend :

  • la tarte avec son insigne d'arme,
  • le knickers bleu à passe-poil jonquille,
  • la chemisette ou le blouson bleu selon la saison, orné des insignes régimentaire, divisionnaire, des décorations, des fourreaux de galons ainsi que de la fourragère,
  • les bas blancs,
  • les chaussures de montagne.

Le béret de chasseur alpin, est adopté comme coiffe des chasseurs en 1891 par le Ministère de la Guerre. Son origine est béarnaise. La « tarte », comme tous les chasseurs l'appellent, devient vite l'emblème des chasseurs alpins, suffisamment grande pour protéger les pieds lors des longues gardes en montagnes, et en plus elle protège du soleil. Lors de la Première Guerre mondiale, les chasseurs abandonneront même le casque réglementaire pour porter leur emblème, la tarte, durant les combats.

Par la suite, les chasseurs alpins partageront leur coiffure avec d'autres troupes qui la teindront à leur couleur (rouge pour les parachutistes, vert pour les légionnaires, les commandos marine, bleu ciel pour l'aviation légère de l'armée de terre...). Mais le béret des autres armes a un diamètre bien moins large que celui de la « tarte » des chasseurs alpins.

Insignes et grades[modifier | modifier le code]

Grades d'épaule des chasseurs

L'usage des couleurs argent et or, ou blanc et jaune est inversé par rapport à la majorité des autres armes ; ce qui fait qu'un adjudant porte un galon or sur l'épaulette, en opposition avec son insigne de béret argent, et un adjudant-chef un galon argent, en harmonie avec son insigne de béret argent. Pour les hommes du rang les galons de première classe, de caporal sont «jonquille» (le jaune est banni du langage des chasseurs) un pour le première classe et deux pour le caporal, pour le caporal-chef : deux galons « jonquille » et un argent. Le sergent a un galon argent et le sergent-chef trois galons argent.

De façon plus générique, les galons de sous-officiers et officiers sont toujours en harmonie avec la couleur de l'insigne de même que les boutons de veste sur les tenues de sortie type (T21-T22). Les chasseurs sont, de par la couleur de leur insigne, considérés comme faisant partie des « armes blanches », comme la gendarmerie départementale.

Les grades et abréviations utilisées sont les suivants :

  • Chasseur de 2e classe : CH
  • Chasseur de 1re classe : 1CL ou 1er cul 1 chevron jonquille
  • Caporal : CPL ou capo 2 chevrons jonquille
  • Caporal-chef : CCH ou capo chef 2 chevrons jonquille et 1 argenté
  • Caporal-chef de 1re classe : C1CL il s'agit d'un caporal-chef détenteur du certificat technique du 2e niveau et d' un temps de service de 11 ans et 1 jour minimum, il portera alors un chevron jonquille surmonté de deux chevrons argent
  • Sergent : SGT 2 chevrons argenté (plus un liseré argenté s'il s'agit d'un engagé)
  • Sergent-chef : SCH 3 chevrons argentés
  • Adjudant : ADJ 1 barrette or avec liseré bleu cerise
  • Adjudant-chef : A/C ou ADC 1 barrette argentée avec liseré bleu cerise
  • Major : MJR 1 barrette argentée avec liseré bleu cerise et surmonté d'une petite barrette argentée

Et ainsi de suite pour les officiers.

Diverses traditions[modifier | modifier le code]

Couleurs[modifier | modifier le code]

L'usage du mot « rouge » est interdit et remplacé par bleu-cerise sauf pour désigner la couleur des lèvres de la femme aimée, la légion d'honneur, la fourragère de la légion d'honneur dite « la rouge », et le drapeau. Cela provient de l'époque où Napoléon III voulut imposer le port du pantalon garance. Cela provoqua un mécontentement au sein des chasseurs à pied, d'où l'interdiction de parler de rouge depuis cette époque.

De même on ne dit pas :

  • jaune mais jonquille, « le mot jonquille est le seul convenable chez les Chasseurs qui ne sont qu'argent bleu et jonquille » (en rapport avec la fleur) ;
  • l'uniforme mais la tenue (comme dans la marine nationale) ;
  • la musique mais la fanfare ;
  • la fanfare ne joue pas, elle sonne ;
  • le tambour mais la caisse claire ;
  • la caserne mais le quartier.

En ce qui concerne les couleurs, le chasseur a le sang vert car le sang vert, c'est pour la France (le sang versé pour la France, jeu de mots)

Refrains et sonnerie[modifier | modifier le code]

Un chasseur se met au garde-à-vous quand il entend le refrain de son bataillon ou des bataillons où il a servi durant sa carrière, quand il entend la Protestation, créée en 1873 au camp de Châlons au moment où la loi des cadres mit en cause l'existence des bataillons de chasseurs. Le chasseur alpin se met également au garde à vous lorsque les Allobroges sont sonnés.

Un chasseur salue quand sonne la Sidi Brahim.

Le drapeau[modifier | modifier le code]

Il n'y a qu'un seul drapeau pour tous les bataillons et groupes de chasseurs à pied ou alpins, la garde en est confiée à tour de rôle et dans l'ordre croissant des numéraux à chaque bataillon pour un an.

La passation se fait désormais au château de Vincennes, berceau des chasseurs, lors de la cérémonie des journées bleu-jonquille. Cet acte est plus simple du fait qu'il ne subsiste que quatre bataillons et l'école militaire de haute montagne. Cependant à l'heure actuelle la garde du drapeau se répartit entre les 7e, 13e et 27e BCA et le 16e BC.

Les galons[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, les galons en chevrons des chasseurs alpins, sont portées à l'envers des autres armées. En effet, à partir du moment ou il est "Baptisé chasseur", un soldat de montagne peut porter son galon ainsi. Le galon est toujours orienté du cœur vers le foie, mais est réalisé avec la deuxième partie du chevron habituellement utilisé. Ce qui lui donne cette particularité d'être un peu plus « à l’horizontale ». Historiquement, cela viendrait d'une initiative d'un maitre-tailleur, qui manquant des parties de galons généralement utilisées, avait utilisé la deuxième partie du galon, la tradition est restée depuis dans les troupes de montagnes.

Refrains Chasseurs[modifier | modifier le code]

Chaque bataillon a un refrain qui lui est propre. Ces refrains sont complètement différents entre eux aussi bien au niveau du ton que du texte. En effet, à l'heure des combats d'infanterie sans moyen de transmission, le clairon sonnait son refrain au cor. De ce fait, les généraux supervisant les combats connaissaient la position de leurs troupes.
Chaque nouveau chasseur doit connaître les 32 refrains conservés pour passer son « baptême chasseur ». La tradition veut que chaque numéro de jour corresponde à un refrain chasseur. C'est pour cette raison qu'il y a 31 refrains, des 31 premiers bataillons, et on a conservé celui du 40e bataillon qui était stationné à Madagascar.
Il est de coutume de sonner chaque matin le refrain du jour avant l'appel de la compagnie.

  • 1er bataillon
    « Si l'septième de ligne a des couilles au cul
    C'est qu'le Premier Chasseurs les lui a foutues ! »
  • 2e bataillon
    « Le Commandant a mal aux dents, mes enfants ! » (bis)
  • 3e bataillon
    « V'la l'troisième, v'la l'troisième, qui rapplique au galop
    V'la l'troisième, v'la l'troisième, qui rapplique sac au dos ! »
  • 4e bataillon
    « Quatrième bataillon, Commandant Clinchant
    Toujours en avant ! »
  • 5e bataillon
    « Cinquième Bataillon ventre à terre
    Commandé par Certain Canrobert, en avant ! »
  • 6e bataillon
    « Le sixième est là, il est un peu là ! »
  • 7e bataillon
    « Bataillon, Bataillon, Bataillon de fer
    Bataillon, Bataillon, Bataillon d'acier ».
  • 8e bataillon
    « T'as beau courir, tu ne m'rattraperas pas ! » (bis)
  • 9e bataillon
    « Marie, j'ai vu ton cul tout nu
    Cochon, pourquoi le regardes-tu ? »
  • 10e bataillon
    « Dixième Bataillon, Commandant Mac-Mahon
    N'a pas peur du canon nom de nom »
  • 11e bataillon
    « Onzième Bataillon de Chasseurs Alpins
    Onzième Bataillon d'lapins »
  • 12e bataillon
    « Ah c'qu'il est con, c'qu’il est con l'Douzième
    Ah c'qu’il est con, c'qu’il est con c'con là ! »
  • 13e bataillon
    « Sans pain, sans fricot, au treizième on n'boit que d'l'eau ! »
  • 14e bataillon
    « La peau de mes roulettes pour une casquette
    La peau de mes rouleaux pour un shako ! »
  • 15e bataillon
    « Je fumerais bien une pipe
    Mais je n’ai pas de tabac ! »
  • 16e bataillon
    « Seizième Bataillon d'Chasseurs à pied
    Seizième Bataillon d'Acier ! »
  • 17e bataillon
    « Cré nom d'un chien, nous voilà bien partis
    Cré nom d'un chien, nous voilà bien ! »
  • 18e bataillon
    « Encore un biffin d'enfilé, rompez,
    Encore un biffin d'enfilé ! »
  • 19e bataillon
    « Trou du cul, trou du cul plein de poils sales
    Trou du cul, trou du cul poilu ! »
  • 20e bataillon
    « Vingtième Bataillon, Commandant Cambriels,
    Les Chasseurs à pied ont des ailes ! »
  • 21e bataillon
    « En voulez-vous des kilomètres ? En voilà ! »
  • 22e bataillon
    « Encore un biffin de tombé dans la merde
    Encore un biffin d'emmerdé ! »
  • 23e bataillon
    « V'la le vingt-troisième, nom de Dieu, ça va barder ! »
  • 24e bataillon
    « Tout le long du bois, j'ai baisé Jeannette,
    Tout le long du bois, j'l'ai baisée trois fois ! »
  • 25e bataillon
    « Pas plus con qu'un autre nom de nom, Mais toujours autant ! » (ou content)
  • 26e bataillon
    « Tu m'emmerdes et tu m'fais chier, tu m'dis ça c'est pour blaguer ! »
  • 27e bataillon
    « Si vous avez des couilles, il faudra le montrer ! »
  • 28e bataillon
    « Saut'Putten ; t'auras d'la saucisse,
    Saut'Putten, t'auras du boudin ! »
  • 29e bataillon
    « C'est le Vingt-neuvième, qui n'a pas d'pain
    Qui crève de faim, qui marche quand même ! »
  • 30e bataillon
    « Il était un p'tit homme, Tout habillé de bleu, nom de Dieu ! » (ou sacrebleu)
  • 31e bataillon
    « Trente-et-unième, l'dernier v'nu, Pas l'plus mal foutu ! »
  • 32e bataillon
    « Si j'avais du pinard, j'en boirais bien un goutte, si j'avais du pinard j'en boirai bien un quart ! »
  • 40e bataillon
    « Trou du cul de la reine des Hovas »
  • 87e bataillon
    « Le com-man-dant a dit mes enfants vous êt' de sa-crés lu-rons »

Brevets sportifs[modifier | modifier le code]

Les brevets montagne se déclinent tous en version été et hiver

  • le Brevet d'alpiniste et de skieur militaire (BASM) composé du :
    • Brevet de skieur militaire ou BSM (dit bordel stationné en montagne)
    • Brevet d'alpiniste militaire ou BAM (a contrario bordel ambulant de montagne)
  • Le Chef d'équipe haute montagne (CEHM)
    • le CEHM été
    • le CEHM hiver
      • sur un plan technique, le CEHM est l'équivalent du BQTM mais est uniquement destiné aux caporaux et caporaux-chefs.
  • le Brevet de qualification des troupes de montagne (BQTM)
    • la qualification été, stage de quatre semaines
    • la qualification hiver, qui dure aussi quatre semaines
  • les brevets Chef de détachement haute montagne (CDHM, pour les sous-officiers) ou Chef d'unité de haute montagne (CUHM, pour les officiers), ces brevets correspondent à la même formation
    • Un stage estival de 6 semaines
    • Un stage hivernal de 6 semaines
  • le Brevet supérieur de technicien de l'armée de terre (BSTAT) option montagne
  • le brevet de guide de haute montagne

Il existe ensuite d'autres brevets et qualifications qui, sans être spécifiques aux troupes de montagne, ont été créés et développés au sein de l'École militaire de haute montagne (EMHM), notamment les brevets de pilotage de parapente aux nombre de trois (brevet A, B et C) ayant chacun un niveau de qualification plus élevé. Exemple : Le brevet C correspond aux vol solo toute météo, tous sites et vol de nuit.

Les unités alpines actuellement[modifier | modifier le code]

Brigade[modifier | modifier le code]

Régiments (RIA et RAM)[modifier | modifier le code]

Bataillons de chasseurs alpins (BCA)[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Unités étrangères[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Capitaine Marc de Buttet, Les Alpins, éd. Masson, Thonon-les-Bains, 1894.
  • Jean Mabire, Chasseurs alpins, éd. France-Loisir, 1984 ;
  • Collectif, Troupes de montagne, combattants d'altitude. La 27e brigade d'infanterie de montagne, éd. Mission Spéciale, 2007 ;
  • Marie-Hélène Léon, Les Chasseurs alpins. Mythe et réalités des Troupes de montagne, L'Harmattan, 1998.
  • Colonel Pierre Tanant, Vercors, Haut lieu de France, Arthaud [1948, 1950, 1957, 1964, 1966, 1971] et Lavauzelle [1983]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La 5e DBCA quitte la DIA en février 1940.