Rivecourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rivecourt
L'église Saint-Wandrille.
L'église Saint-Wandrille.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Estrées-Saint-Denis
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine d'Estrées
Maire
Mandat
Annick Lefebvre
2014-2020
Code postal 60126
Code commune 60540
Démographie
Gentilé Rivecouriens ou Rivecourtois (plus courant)
Population
municipale
519 hab. (2011)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 55″ N 2° 44′ 08″ E / 49.3486111111, 2.7355555555649° 20′ 55″ Nord 2° 44′ 08″ Est / 49.3486111111, 2.73555555556  
Altitude Min. 30 m – Max. 120 m
Superficie 3,87 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rivecourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rivecourt

Rivecourt est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Rivecouriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, près de la rive droite de l'Oise et près de la voie ferrée de Creil à Aulnoye-Aymeries, non loin de Compiègne, au pied du versant sud d'une butte-témoin boisée dite La Butte du Moulin culminant à 120 m au-dessus du niveau de la mer. L'Oise matérialise la limite sud du territoire communal, partagé entre surfaces agricoles et parcelles boisées. Avec une petite superficie de seulement 3,87 km², Rivecourt se classe en 608e rang des 664 communes de l'Oise[1]. Rivecourt est une commune résidentielle à caractère rural, en dehors de toute agglomération[2]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 61 km[3]. Le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne est éloigné de 10 km[4], et le chef-lieu de département Beauvais de 48 km[5]. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 43 km au sud[6].

Communes limitrophes de Rivecourt[7]
Le Meux
Longueil-Sainte-Marie Rivecourt[7]
Verberie Lacroix-Saint-Ouen
Vue vers la butte du Moulin.

Sur le plan des voies de communication, deux routes départementales sont présentes à Rivecourt et traversent le territoire communal dans un sens nord-est, sans passer par le centre du village. La RD 13 est une route de desserte locale de la moyenne vallée de l'Oise et relie Compiègne à Pont-Sainte-Maxence. Les grands flux de circulation sont quant à eux absorbés par la voie rapide de la RD 200 Creil - Compiègne, qui passe entre la voie ferrée et l'Oise. L'échangeur le plus proche qui y donne accès se situe sur la commune voisine du Meux, à une distance routière de 3 km environ. La RD 200 établit la liaison avec d'autres routes importantes, dont l'autoroute A1 par son échangeur n° 9 « Pont-Sainte-Maxence / Compiègne sud » sur la commune voisine de Longueil-Sainte-Marie. Pour l'atteindre, il faut toutefois passer par Le Meux, dans le sens opposé. Rivecourt ne possède pas de gare sur son territoire, mais la gare de Longueil-Sainte-Marie n'est éloignée que de 1,5 km. Elle est desservie par les trains omnibus TER Picardie de la relation n° 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent neuf trains dans chacun des deux sens, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 54 min pour Paris et de 13 min pour Compiègne[8]. Il n'existe pas de ligne de transport en commun à Rivecourt, hormis la ligne départementale n° 33B (renforts scolaires) permettant aux élèves de rejoindre les différents établissements de Compiègne[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Rivecourt.
Vue aérienne de Rivecourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Rivecourt est réputée pour son prieuré qui fut fondé au VIIe siècle, suite à un don du roi à l'abbaye de Saint-Wandrille (charte royale de 693 confirmée en 704). L'église et le prieuré de Rivecourt ont été reconstruits après l’incendie de 895 suite aux invasions normandes, puis vers 1513 sous Louis XII. Le prieuré de Rivecourt a abrité jusqu’en 1596, date à laquelle il fut sécularisé, une communauté de douze moines qui suivaient la règle de saint Benoît. Ils sont à l'origine de la construction de l'église Saint Wandrille.

Lors d'épisodes orageux la nuit du 26 au 27 juillet 2013, la commune est touchée par d'importantes chutes de grêlons. D'après le maire, les deux tiers des toitures des habitations sont endommagées et de nombreuses voitures ont la toiture enfoncée[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Varenne    
mars 2008 mars 2014 [11] Roger Beaumont    
mars 2014[12] en cours
(au 27 septembre 2014)
Annick Lefebvre    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 519 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
255 231 282 270 282 296 307 302 312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
304 294 260 259 269 271 289 283 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
246 245 253 298 304 269 260 256 312
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
301 321 331 373 383 459 500 514 525
2011 - - - - - - - -
519 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 25,6 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 19,4 %).
Pyramide des âges à Rivecourt en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,0 
3,0 
75 à 89 ans
5,3 
11,9 
60 à 74 ans
14,1 
21,1 
45 à 59 ans
18,7 
25,6 
30 à 44 ans
22,4 
15,5 
15 à 29 ans
17,8 
22,4 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade occidentale de l'église.
Maison à côté du cimetière, comportant des vestiges du prieuré.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Rivecourt ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Wandrille et le cimetière attenant (inscrite monument historique par arrêté du 18 décembre 1945[16]) : Dès 693, soit cinq ans après sa mort, une église et un prieuré dédiés à saint Wandrille sont fondés à Rivecourt par le roi en l'honneur de ce saint de sang royal, fraîchement canonisé. En raison d'incursions de Normands, les reliques habituellement conservés à l'abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle sont transférés à Rivecourt à plusieurs reprises, entre 862 et 944. Quelques années plus tard, l'église et le prieuré sont reconstruites pour la première fois. La paroisse de Rivecourt comporte alors les villages de Chevrières, Le Fayel et Rucourt, aujourd'hui hameau de Longueil-Sainte-Marie[17]. Endommagée pendant la guerre de Cent Ans, la seconde église reste toutefois en place jusqu'au début du XVIe siècle. Pour la remplacer, l'église actuelle est construite en 1513 dans le style gothique flamboyant, sur les fondations le l'église précédente. D'après Eugène Müller, le luxe fascinant de l'ornementation de sa façade et l'habileté de la stéréotomie dissimulent un travail exécuté à la hâte, problématique pour l'inscription du bâtiment dans la durée[18]. L'église suit un plan cruciforme mais irrégulier du fait de l'existence d'un unique bas-côté, au nord. La façade occidentale comporte deux petites portes sous des arcs en anse de panier, surmontées par une archivolte stylisée de quatre ogives superposées, ornées de pampres de vignes, d'animaux et de têtes saillantes. Une niche (aujourd'hui dépourvue de statue) sous un dais partage l'archivolte en deux parties ; deux autres niches (également vides) aux dais d'un riche décor flamboyant, évoquant des pinacles, l'encadrent. Les autres façades sont sobres, et les dimensions importantes des contreforts, ainsi que le petit clocher en charpente s'élevant au-dessus de la croisée du transept, confèrent un aspect trapu à l'édifice. La nef comporte trois travées, voûtées d'ogives à l'angle très ouvert, faisant paraître le plafond presque plat. De gros piliers cannelés séparent la nef du bas-côté. L'intérieur était intégralement couvert de fresques[17]. Les croisillons du transept ne sont pas plus longs que le bas-côté est large, et présentent des pignons à l'extérieur. Le chœur est polygonal. Par ailleurs, le cimetière a gardé son emplacement historique près de l'église.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château de Rivecourt, rue du Château : son jardin d'agrément datant pour partie du XVIIe siècle, sinon du troisième quart du XXe siècle, a été retenu pour le pré-inventaire des jardins remarquables[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Résumé statistique national (fichier Excel) », sur Insee (consulté le 10 février 2011).
  2. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le 13 octobre 2012).
  3. « Orthodromie entre Rivecourt et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 13 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Rivecourt et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 13 octobre 2012).
  5. « Orthodromie entre Rivecourt et Beauvais », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 13 octobre 2012).
  6. « Orthodromie entre Rivecourt et Tremblay-en-France », sur Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 13 octobre 2012).
  7. Communes limitrophes de Rivecourt sur Géoportail.
  8. [PDF] « Horaire de la relation n° 12 Busigny - Saint-Quentin - Compiègne - Paris », sur TER Picardie (consulté le 15 octobre 2012).
  9. [PDF] « Horaire de la ligne 33B (renforts scolaires) », sur Oise mobilité (consulté le 15 octobre 2012).
  10. « Les orages ont fait des dégâts en Picardie », Le Courrier Picard,‎ 27 juillet 2013
  11. « Roger Beaumont s'arrête là », Le Courrier picard,‎ 19 janvier 2014 (lire en ligne).
  12. « Rivecourt », Cartes de France (consulté le 27 septembre 2014)
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. « Évolution et structure de la population à Rivecourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  16. « Notice no PA00114840 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. a et b Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Estrées-Saint-Denis, arrondissement de Clermont (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1832, 110 p. (lire en ligne), p. 60-63.
  18. Eugène Müller, Courses archéologiques autour de Compiègne, Compiègne, Progrès de l’Oise,‎ 1904, 84 p. (lire en ligne [PDF]), p. 231.
  19. « Jardin d'agrément du château », base Mérimée, ministère français de la Culture.