Ligne Hindenburg

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La ligne Hindenburg est un vaste système de défenses et de fortifications au nord-est de la France pendant la Première Guerre mondiale. Il est construit par les forces armées allemandes pendant l'hiver 1916-1917. La ligne s'étend sur près de 160 km de Lens, près d'Arras (Pas-de-Calais), à l'Aisne, près de Soissons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la ligne Hindenburg, à Bullecourt.

La décision de commencer la construction d'une telle ligne est prise par les généraux Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff à la suite de la bataille de la Somme. La ligne Hindenburg est construite à travers une poche sur le front allemand. Ainsi, en se retirant jusqu'à ces fortifications, l'armée allemande raccourcit sa ligne de front. La longueur totale du front est réduite de 50 km permettant aux Allemands de libérer 13 divisions du service et de les mettre en réserve[1].

La retraite jusqu'à la ligne débute en février 1917. Le territoire entre le précédent front et la nouvelle ligne est dévasté par les Allemands qui emploient la tactique de la terre brûlée. Les fortifications comprennent des bunkers en béton armé de mitrailleuses, entourés de plusieurs lignes de fil barbelé, reliés entre eux par des tunnels pour déplacer les troupes, de profondes tranchées, des abris contre les obus et des postes de commandement. À un kilomètre en avant des fortifications, une ligne plus légère d'avant-postes doit ralentir et perturber l'avance ennemie.

« Tout ce système défensif, qui englobait de nombreux villages organisés, constituait une zone de 7 000 à 10 000 mètres de profondeur dont la puissance avait été développée par tous les moyens possibles, et qui mérite sa haute réputation. »
Sir Douglas Haig Commandant en chef des forces britanniques en France (BEF)

Description[modifier | modifier le code]

La ligne Hindenburg, entre Lens et Saint-Quentin est divisée en cinq zones, nommées respectivement (du nord au sud) :

  1. Preuss Stellung ;
  2. Bayern Stellung ;
  3. Wotan Stellung ;
  4. Siegfried Stellung (à ne pas confondre avec la Ligne Siegfried, construite à la frontière franco-allemande avant la Seconde Guerre mondiale.) ;
  5. Alberich Stellung ;

Cette ligne Hindenburg est doublée en arrière de deux autres lignes :

  • de Douai à Pagny-sur-Moselle par Cambrai, Guise, Rethel, Vouziers et Dun-sur-Meuse
  1. Hunding Stellung ;
  2. Brunhilde Stellung ;
  3. Kriemhilde Stellung;
  4. Michel Stellung ;
  5. Freia Stellung ;
  • de Douai à Metz par Le Quesnoy, le Cateau, Hirson, Mézières, Sedan, Montmédy et Briey
  1. Hermann Stellung ;
  2. Hagen Stellung ;

Parmi elles, la Siegfried Stellung est considérée comme la plus résistante. Le commandement allemand pensait que la nouvelle ligne était imprenable. Malgré cela, elle tombe au cours de la bataille de la ligne Hindenburg pendant l'offensive des Cent-Jours, en septembre 1918.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. (en) Martin Gilbert, The First World War,‎ 1994, chap. 16, (« The intensification of the war »)
  • (fr) Victor Giraud, Histoire de la Grande Guerre, librairie Hachette -1920- .

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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