Vaux-sur-Aure

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49° 18′ 11″ N 0° 42′ 03″ W / 49.3030555556, -0.700833333333

Vaux-sur-Aure
Administration
Pays France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Canton Ryes
Code commune 14732
Code postal 14400
Maire
Mandat en cours
Benoît Desmoulins
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Bayeux Intercom
Démographie
Population 316 hab. (2008)
Densité 42 hab./km2
Gentilé Vallonnais
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 11″ Nord
       0° 42′ 03″ Ouest
/ 49.3030555556, -0.700833333333
Altitudes mini. 19 m — maxi. 58 m
Superficie 7,60 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Vaux-sur-Aure est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 316 habitants[1] (les Vallonnais).

Sommaire

[modifier] Géographie

Vaux-sur-Aure est une commune du Bessin située à trois kilomètres de Bayeux et quatre kilomètres des côtes de la Manche (Longues-sur-Mer), elle est traversée par l'Aure.

Communes limitrophes de Vaux-sur-Aure[2]
Commes,
Maisons
Longues-sur-Mer Longues-sur-Mer
Maisons,
Sully
Vaux-sur-Aure[2] Saint-Vigor-le-Grand
Sully,
Vaucelles (sur quelques dizaines de mètres)
Bayeux Saint-Vigor-le-Grand,
Bayeux

[modifier] Histoire

En 1829, Vaux-sur-Aure (323 habitants en 1821) absorbe Argouges-sur-Aure (25 habitants)[3].

[modifier] Héraldique

Armes de Vaux-sur-Aure

Les armes de la commune de Vaux-sur-Aure se blasonnent ainsi :
Coupé : au premier d'azur à l'étoile d'or, au second parti d'azur et d'or à la quintefeuille de gueules brochant sur le parti ; à la fasce de sinople chargée d'une trangle ondée d'argent, brochant sur la partition[4].

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Claude Burel   Directeur de centre de rééducation
mars 2008 En cours Benoît Desmoulins   Directeur de fédération de chasseurs
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints.

[modifier] Démographie

Vaux-sur-Aure a compté jusqu'à 416 habitants en 1846.

Évolution démographique
(Source : Insee[5])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
265 250 296 318 324 344 305 316
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

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[modifier] Château de la Ferrière

Bel édifice classique d'époque Louis XV, en pierre blonde de Creully, encadré de grandes ailes de communs de la même époque, au cœur d'un parc paysager de 18 hectares qui domine le village et le pont sur l'Aure. Il a été bâti en 1735 sur les vestiges d'un château féodal du XVe siècle, par Jacqueline Piedoue de Nerval, veuve d'un écuyer de Louis XV, enterrée à l'église Saint-Aubin de Vaux-sur-Aure.

Il fut ensuite de 1762 à 1788 la propriété d'un botaniste fameux : le caennais Gabriel Moisson, dit Moisson de Vaux (1742 - 1802) qui y mena d'intéressantes expériences botaniques. Bâtissant des serres chaudes et froides, il y acclimata, entre autres végétaux exotiques, le sassafras d'Amérique, le plaqueminier (kaki) de Virginie, et surtout le magnolia grandiflora, qu'il fut le premier avec Lagalissonnière, à faire prospérer en pleine terre. On venait de très loin admirer les « magnolias d'une grosseur considérable » du parc de la Ferrière. Il entretint une longue correspondance avec Linné, Buffon, Cels et Thouin.

Physiocrate et philanthrope, Moisson de Vaux cultiva aussi la pomme de terre dans le « secret » de son immense jardin potager clos de murs, pour exciter la curiosité, favoriser les vols nocturnes, et ainsi aider à sa propagation dans les couches populaires, en proie à la famine. Très aimé et respecté de la population, il ne fut pas inquiété sous la Révolution, et fut élu président du district de Bayeux, député du Calvados (1797-1799) avant de s'installer à Caen, dont il devint maire. La société d'agriculture de Caen, dont il était vice-président, publia un magnifique éloge funéraire de Moisson de Vaux en 1807. En tant que botaniste, on doit à Moisson de Vaux la plantation du « platane de la Liberté » à Bayeux sous la Révolution (Les multiples frères jumeaux de ce platane sont encore en place, intacts, dans le parc de la Ferrière) ainsi que le noyau des collections de l'actuel jardin botanique de Bayeux.

Moisson de Vaux eut deux fils, liés au destin des plus grandes dames du Directoire et de l'Empire :

Au XIXe siècle, le château fut la propriété du comte François-Joseph de Toustain de Richebourg puis de son fils Henri-Marie, historien proche de Viollet-le-Duc et ami d'Arcisse de Caumont. Les Toustain de Richebourg agrandirent considérablement le parc de la Ferrière entre 1819 et 1855 en annexant la route de Vaux, qu'ils déplacèrent à leur frais cinquante mètres plus au nord (actuelle route des Écoles). Cela leur permit de créer un vaste parc à l'anglaise enrichi de séquoias géants, de cyprès de lambert dont certains subsistent encore aujourd'hui. Le comte Henri-Marie restaura à ses frais l'église de Vaux-sur-Aure dans le style roman remis à l'honneur par Arcisse de Caumont. Il remodela surtout la vallée de l'Aure qui entoure cette église pour englober le village tout entier dans le parc du château de la Ferrière, abolissant la frontière entre le parc botanique, le village et les champs. La gravure fameuse de Maugendre immortalise ce « parc agricole » dans le style anglais.

À la fin du XIXe siècle, le château devint la propriété du baron Alfred Issaverdens (1839-1918), né à Smyrne en Turquie et conseiller du khédive d'Égypte. Son fils le baron Georges fut élu maire de Vaux-sur-Aure. Le château fut ensuite acquis par Monsieur Bauer, qui fut lui aussi maire du village. Les héritiers de Monsieur Bauer vendirent le château après la dernière guerre aux sœurs bénédictines de Caen dont le couvent avait été détruit par les bombardements. Elles y demeurèrent jusqu'en 1958. La MSA l'acquit à cette date, le loua à l'Adapt de 1966 à 2007 puis le revendit. C'est à nouveau, depuis 2008, une propriété privée. Le parc botanique de dix-sept hectares, en cours de restauration, s'ouvre à la visite, avec un « jardin du nouveau monde » perpétuant les liens d'amitié entre la France et les États-Unis. Il présentera sur un hectare une sélection de végétaux importés d'Amérique entre 1776 et 1945.

[modifier] Manoir d'Argouges

Manoir d'Argouges

Dans un site sauvage et préservé, entouré de douves en eau, c'est l'un des plus beaux manoirs médiévaux de Normandie. Fief de la puissante famille d'Argouges, c'est un lieu de féerie (légende de la fée d'Argouges, dont l'empreinte d'un pied est encore visible, dit-on, sur le rebord d'une fenêtre du manoir). Il fut édifié à partir du XIVe siècle (mur d'enceinte et tour Sud-Est) continué au XVe (corps de logis, colombier, granges, écuries) modifié vers 1510 (corps de logis reconstruit, écuries restaurées, portail et deux tours ajoutées, au nord et à l'ouest, baies, cheminées et escalier refaits, deux grandes salles superposées commencées). Les travaux s'arrêtèrent en 1530 avant que soient achevés le Grand Escalier et les grandes salles. La famille d'Argouges se sépara du manoir en 1634 et il fut transformé en ferme. La salle basse devint écurie, la maison du jardinier devint fournil, etc. Arcisse de Caumont le remarqua, et il fit l'objet de tableaux et de lithographies à l'époque romantique. L'ayant acheté à l'abandon et menaçant ruine, Bertrand et Laure Levasseur le restaurent depuis les années 1980. Il est classé Monument historique depuis le 27 juillet 1924[6].

[modifier] Château de la Haizerie

Bel édifice d'époque Louis-Philippe, à demi-caché dans son bois de haut jet, derrière l'église Saint-Aubin. Bâti vers 1840 par les parents du fameux père Marc-Marie de Rotz, qui partit évangéliser le Japon à la fin du XIXe siècle, c'est un curieux exemple du style palladien très épuré, sec mais élégant, style très peu représenté en Normandie. Une seule souche de cheminée rassemble au faîte du toit toutes les cheminées du château, en un long couronnement très original. Longtemps siège d'administrations agricoles (l'INRA entre autres), il est, lui aussi, actuellement en restauration.

[modifier] Autres sites

  • Ferme de la Madelaine, XVIIe siècle.
  • Ferme du Grand Fumichon, XVIe et XVIIe.
  • Promenade du père de Rotz. Aménagée le long de l'Aure, elle passe au pied du château de la Haizerie.
  • Église Saint-Aubin, du XIIe siècle, inscrite MH[7].
  • Vestiges de l'église Saint-Pierre d'Argouges-sur-Aure (XIIe siècle). Son clocher à arcade est encore en place.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Jumelages

[modifier] Notes et références

Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[14].

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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