Vaux-sur-Aure

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Vaux-sur-Aure
Vaux-sur-Aure
Vaux-sur-Aure
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Canton Ryes
Intercommunalité Communauté de communes Bayeux Intercom
Maire
Mandat
Benoît Desmoulins
2008-2014
Code postal 14400
Code commune 14732
Démographie
Gentilé Vallonnais
Population
municipale
328 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 11″ N 0° 42′ 03″ O / 49.3030555556, -0.700833333333 ()49° 18′ 11″ Nord 0° 42′ 03″ Ouest / 49.3030555556, -0.700833333333 ()  
Altitude Min. 19 m – Max. 58 m
Superficie 7,60 km2
Localisation

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Vaux-sur-Aure est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 328 habitants[Note 1] (les Vallonnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vaux-sur-Aure est une commune du Bessin située à trois kilomètres de Bayeux et quatre kilomètres des côtes de la Manche (Longues-sur-Mer), elle est traversée par l'Aure.

Communes limitrophes de Vaux-sur-Aure[1]
Commes,
Maisons
Longues-sur-Mer Longues-sur-Mer
Maisons,
Sully
Vaux-sur-Aure[1] Saint-Vigor-le-Grand
Sully,
Vaucelles (sur quelques dizaines de mètres)
Bayeux Saint-Vigor-le-Grand,
Bayeux

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1829, Vaux-sur-Aure (323 habitants en 1821) absorbe Argouges-sur-Aure (25 habitants)[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vaux-sur-Aure

Les armes de la commune de Vaux-sur-Aure se blasonnent ainsi :
Coupé : au premier d'azur à l'étoile d'or, au second parti d'azur et d'or à la quintefeuille de gueules brochant sur le parti ; à la fasce de sinople chargée d'une trangle ondée d'argent, brochant sur la partition[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Claude Burel   Directeur de centre de rééducation
en cours Benoît Desmoulins   Directeur de fédération de chasseurs
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 328 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Vaux-sur-Aure a compté jusqu'à 416 habitants en 1846.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
378 306 354 323 392 410 414 416 411
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
371 415 427 373 389 342 308 322 308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
289 286 292 255 272 299 273 379 361
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
265 250 296 318 324 344 313 305 322
2011 - - - - - - - -
328 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Château de la Ferrière[modifier | modifier le code]

Château de la Ferrière

Bel édifice classique d'époque Louis XV, en pierre blonde de Creully, encadré de grandes ailes de communs de la même époque, au cœur d'un parc paysager de 18 hectares qui domine le village et le pont sur l'Aure. Il a été bâti en 1735 sur les vestiges d'un château féodal du XVe siècle, par Jacqueline Piedoue de Nerval, veuve d'un écuyer de Louis XV, enterrée à l'église Saint-Aubin de Vaux-sur-Aure.

Il fut ensuite de 1762 à 1788 la propriété d'un botaniste fameux : le caennais Gabriel Moisson de Vaux (1742 - 1802) qui y mena d'intéressantes expériences botaniques. Bâtissant des serres chaudes et froides, il y acclimata, entre autres végétaux exotiques, le sassafras d'Amérique, le plaqueminier (kaki) de Virginie, et surtout le magnolia grandiflora, qu'il fut le premier avec Lagalissonnière, à faire prospérer en pleine terre. On venait de très loin admirer les « magnolias d'une grosseur considérable » du parc de la Ferrière. Il entretint une longue correspondance avec Linné, Buffon, Cels et Thouin.

Physiocrate et philanthrope, Moisson de Vaux cultiva aussi la pomme de terre dans le « secret » de son immense jardin potager clos de murs, pour exciter la curiosité, favoriser les vols nocturnes, et ainsi aider à sa propagation dans les couches populaires, en proie à la famine. Très aimé et respecté de la population, il ne fut pas inquiété sous la Révolution, et fut élu président du district de Bayeux, député du Calvados (1797-1799) avant de s'installer à Caen, dont il devint maire. La société d'agriculture de Caen, dont il était vice-président, publia un magnifique éloge funéraire de Moisson de Vaux en 1807. En tant que botaniste, on doit à Moisson de Vaux la plantation du « platane de la Liberté » à Bayeux sous la Révolution (Les multiples frères jumeaux de ce platane sont encore en place, intacts, dans le parc de la Ferrière) ainsi que le noyau des collections de l'actuel jardin botanique de Bayeux.

Moisson de Vaux eut des descendants , liés au destin des plus grandes dames du Directoire et de l'Empire :

Au XIXe siècle, le château fut la propriété du comte François-Joseph de Toustain de Richebourg puis de son fils Henri-Marie, historien proche de Viollet-le-Duc et ami d'Arcisse de Caumont. Les Toustain de Richebourg agrandirent considérablement le parc de la Ferrière entre 1819 et 1855 en annexant la route de Vaux, qu'ils déplacèrent à leur frais cinquante mètres plus au nord (actuelle route des Écoles). Cela leur permit de créer un vaste parc à l'anglaise enrichi de séquoias géants, de cyprès de lambert dont certains subsistent encore aujourd'hui. Le comte Henri-Marie restaura à ses frais l'église de Vaux-sur-Aure dans le style roman remis à l'honneur par Arcisse de Caumont. Il remodela surtout la vallée de l'Aure qui entoure cette église pour englober le village tout entier dans le parc du château de la Ferrière, abolissant la frontière entre le parc botanique, le village et les champs. La gravure fameuse de Maugendre immortalise ce « parc agricole » dans le style anglais.

À la fin du XIXe siècle, le château devint la propriété du baron Alfred Issaverdens (1839-1918), né à Smyrne en Turquie et conseiller du khédive d'Égypte. Son fils le baron Georges fut élu maire de Vaux-sur-Aure. Le château fut ensuite acquis par Monsieur Bauer, qui fut lui aussi maire du village. Les héritiers de Monsieur Bauer vendirent le château après la dernière guerre aux sœurs bénédictines de Caen dont le couvent avait été détruit par les bombardements. Elles y demeurèrent jusqu'en 1958. La MSA l'acquit à cette date, le loua à l'Adapt de 1966 à 2007 puis le revendit. C'est à nouveau, depuis 2008, une propriété privée. Le parc botanique de dix-sept hectares, en cours de restauration, s'ouvre à la visite, avec un « jardin du nouveau monde » perpétuant les liens d'amitié entre la France et les États-Unis. Il présentera sur un hectare une sélection de végétaux importés d'Amérique entre 1776 et 1945.

Manoir d'Argouges[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Manoir d'Argouges.
Manoir d'Argouges

Dans un site sauvage et préservé, entouré de douves en eau, c'est l'un des plus beaux manoirs médiévaux de Normandie. Fief de la puissante famille d'Argouges, c'est un lieu de féerie (légende de la fée d'Argouges, dont l'empreinte d'un pied est encore visible, dit-on, sur le rebord d'une fenêtre du manoir). Il fut édifié à partir du XIVe siècle (mur d'enceinte et tour Sud-Est) continué au XVe (corps de logis, colombier, granges, écuries) modifié vers 1510 (corps de logis reconstruit, écuries restaurées, portail et deux tours ajoutées, au nord et à l'ouest, baies, cheminées et escalier refaits, deux grandes salles superposées commencées). Les travaux s'arrêtèrent en 1530 avant que soient achevés le Grand Escalier et les grandes salles. La famille d'Argouges se sépara du manoir en 1634 et il fut transformé en ferme. La salle basse devint écurie, la maison du jardinier devint fournil, etc. Arcisse de Caumont le remarqua, et il fit l'objet de tableaux et de lithographies à l'époque romantique. L'ayant acheté à l'abandon et menaçant ruine, Bertrand et Laure Levasseur le restaurent depuis les années 1980. Il est classé Monument historique depuis le 27 juillet 1924[6].

Château de la Haizerie[modifier | modifier le code]

Bel édifice d'époque Louis-Philippe, à demi-caché dans son bois de haut jet, derrière l'église Saint-Aubin. Bâti vers 1840 par les parents du fameux père Marc-Marie de Rotz, qui partit évangéliser le Japon à la fin du XIXe siècle, c'est un curieux exemple du style palladien très épuré, sec mais élégant, style très peu représenté en Normandie. Une seule souche de cheminée rassemble au faîte du toit toutes les cheminées du château, en un long couronnement très original. Longtemps siège d'administrations agricoles (l'INRA entre autres), il est, lui aussi, actuellement en restauration.

Autres sites[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aubin de Vaux-sur-Aure
  • Ferme de la Madelaine, XVIIe siècle.
  • Ferme du Grand Fumichon, XVIe et XVIIe.
  • Promenade du père de Rotz. Aménagée le long de l'Aure, elle passe au pied du château de la Haizerie.
  • Église Saint-Aubin, du XIIe siècle, inscrite MH[7].
  • Vestiges de l'église Saint-Pierre d'Argouges-sur-Aure (XIIe siècle). Son clocher à arcade est encore en place.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[14].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Vaux-sur-Aure », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 24 décembre 2009) et fiche liée (Argouges-sur-Aure).
  3. « GASO, la banque du blason - Vaux-sur-Aure Calvados » (consulté le 24 décembre 2009)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Ancien manoir d'Argouges », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. « Église paroissiale Saint-Aubin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Article sur Vaux-sur-Aure sur le site de la cité de Nagasaki http://www1.city.nagasaki.nagasaki.jp/kokusai/exchange/vauxsuraure_e.html
  9. Site des Missions Étrangères de Paris http://www.mepasie.org/rubriques/haut/pays-de-mission/le-japon
  10. Article Ouest-France sur la commémoration du Père de Rotz à la Cathédrale de Bayeux http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Ceremonie-d-hommage-au-pere-de-Rotz-_14047-avd-20110813-61069484_actuLocale.Htm
  11. Page des jumelages sur le cite de la municipalité de Nagasaki http://www1.city.nagasaki.nagasaki.jp/kokusai/exchange_e.html
  12. voir l'article Sotome en anglais.
  13. « Les communes jumelées du Calvados :Sotome » (consulté le 15 mai 2008)
  14. « Vaux-sur-Aure sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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