Port-en-Bessin-Huppain

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Port-en-Bessin-Huppain
Port-en-Bessin vu de l'est, depuis les hauteurs surplombant la tour Vauban
Port-en-Bessin vu de l'est, depuis les hauteurs surplombant la tour Vauban
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Canton Ryes
Intercommunalité Communauté de communes Bayeux Intercom
Maire
Mandat
Pierre-Albert Cavey
2008-2014
Code postal 14520
Code commune 14515
Démographie
Gentilé Portais
Population
municipale
2 084 hab. (2011)
Densité 276 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 42″ N 0° 45′ 14″ O / 49.345, -0.753888888889 ()49° 20′ 42″ Nord 0° 45′ 14″ Ouest / 49.345, -0.753888888889 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 74 m
Superficie 7,56 km2
Localisation

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Port-en-Bessin-Huppain est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 2 084 habitants[Note 1] (les Portais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Port-en-Bessin est une commune littorale du pays du Bessin, souvent appelée simplement « Port » par ses habitants[1]. Son bourg est à 9 km au nord-ouest de Bayeux et à 15 km à l'est de Trévières[2]. Les deux cités de Port-en-Bessin et Huppain ont fusionné en 1972 pour ne faire plus qu'une commune qui englobe aussi les hameaux de Villiers-sur-Port et de Neuville.

Le port est situé dans une anfractuosité de hautes falaises bordant la Manche entre celle du Castel à l'est (la plus haute des deux), et celle de Huppain à l'ouest.

Carte de la commune.
Communes limitrophes de Port-en-Bessin-Huppain [3]
Mer de la Manche,
Sainte-Honorine-des-Pertes
Mer de la Manche Mer de la Manche
Sainte-Honorine-des-Pertes Port-en-Bessin-Huppain [3] Commes
Étréham Maisons Commes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Port-en-Bessin est attesté sous la forme Portu en 1035-1036[4]. Il s'agit de la formation toponymique médiévale fréquente Port, au sens de « port », mot issu du latin portus, « port », « abri »[4], le déterminant complémentaire -en-Bessin est apparu plus tard.

Huppain est mentionné sous la forme Hupain au XIIIe siècle[4].

Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme serait formé à partir d'un anthroponyme germanique, Hubbo ou Huppo, et de l'appellatif toponymique germanique heim, « village »[4].

René Lepelley explique aussi le premier Hup(p)- par un nom de personne, mais un peu différent, à savoir l'anthroponyme anglo-saxon Hubdo ou encore par l'adverbe anglo-saxon up. Dans les deux cas, il est associé à l'anglo-scandinave heimr « maison, village », d'où le sens global de « maison de Hubdo » ou de « village d'en haut »[5].

Enfin, Ernest Nègre évoque avec prudence un nom de personne germanique Helpinus pris absolument[6].

Remarques : Généralement, les spécialistes comparent Huppain à Surrain à 8 km, attesté sous les formes Surrehain au XIe, puis Surreheim au XIIe[7], ce qui leur permet de formuler l'hypothèse d'un appellatif germanique heim ou scandinave heimr, plutôt que le saxon ou l'anglo-saxon hām de sens proche (en tout cas pas d'une finale en -anum). En effet, hām a donné la terminaison -ham ou -han que l'on retrouve par exemple dans Étréham4 km de Huppain). Louis Guinet a supposé que la forme Huppain représentait l'aboutissement d'un croisement, à savoir : le vieux saxon Hubbohâm, dont l'élément -hâm a été influencé par le vieux norrois heimr (il voit dans le premier élément l'anthroponyme vieux saxon Hubbo)[8]. L'hypothèse de l'adverbe anglo-saxon up pour expliquer le premier élément est invraisemblable, cet élément n'ayant jamais été identifié par ailleurs dans la toponymie normande, ni même aucun adverbe ayant cette origine. La proposition d'Ernest Nègre se heurte au fait que les noms de personnes pris absolument sont rares dans la toponymie normande et que Helpinus aurait dû normalement évoluer en Heupin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le général Bernard Montgomery avec des officiers de l’armée et la marine britanniques à Port-en-Bessin le 10 juin 1944.
Le général Bernard Montgomery avec des officiers de l’armée et la marine britanniques à Port-en-Bessin le .

Le port est occupé depuis l'époque gallo-romaine. Plus tard, il constitue peut-être un élément du litus Saxonicum sous le nom de Grannona, mentionné comme Grannona in litore Saxonico. Après la fondation du duché de Normandie, Il accueille une partie des chantiers navals de Guillaume le Conquérant qui préparait sa flotte pour envahir l'Angleterre.

En 1824, Huppain (64 habitants en 1821[9]) absorbe Neuville-sur-Port (22 habitants[10], au sud de Huppain) et Villers-sur-Port (99 habitants[11], à l'ouest).

Libérée le lors de l'opération Overlord, Port-en-Bessin devient dès le 16 juin tête de réseau d'un système de pipelines d'environ 120 km destiné à ravitailler les armées des alliés en carburant. Fin août 1944, ce système est complété par l'opération PLUTO (Pipe Line Under The Ocean), qui voit la pose d'oléoducs entre l’île de Wight et Querqueville près de Cherbourg.

Les communes de Port-en-Bessin et de Huppain s'associent le 1er octobre 1972.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Port-en-Bessin-Huppain

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
‘‘Tiercé en fasce : au premier de gueules à la tête de crosse d'or issant de la partition, au deuxième d'argent plain, au troisième d'azur aux trois poissons contournés d'argent, l'un sur l'autre, entre deux extrémités de quai du même, maçonnées de sable, mouvant des flancs de l'écu, au bateau de deux mâts aussi d'or brochant sur le tout[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 2001 Camille Huet   Médecin
mars 2001 2008 Lucien Sachet   Proviseur de Collège
14 mars 2008 en cours Pierre-Albert Cavey   Médecin
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints. Trois de ces conseillers, dont un maire délégué (Huguette Autin à l'élection de 2008), sont élus par les habitants de la commune associée de Huppain.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 084 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Port-en-Bessin-Huppain est la commune la plus peuplée du canton de Ryes.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 540 628 550 630 674 676 782 842
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
812 870 928 1 001 1 020 1 129 1 164 1 272 1 354
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 447 1 443 1 456 1 335 1 316 1 408 1 494 1 314 1 560
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 737 1 891 2 388 2 332 2 308 2 139 2 005 1 958 2 141
2011 - - - - - - - -
2 084 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[13])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Bateaux de pêche dans le chenal du port

La commune possède un port de pêche. Il est géré par la chambre de commerce et d'industrie de Caen. C'est le septième port de pêche de France et le premier de Basse-Normandie. La criée, l'une des plus modernes de France, vend chaque année 11 000 tonnes de poisson, dont 42 % destinés à l'exportation[14].

Les autres secteurs de l'économie locale sont le tourisme et l'industrie. Port-en-Bessin-Huppain est dénommée « commune touristique » depuis mai 2011[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour Vauban[modifier | modifier le code]

Tour Vauban, construite en 1694 par Benjamin de Combes.

Sur la falaise, à l'entrée du port fut bâtie en 1694 la tour Vauban par l'architecte Benjamin de Combes pour surveiller les corsaires et prévenir les invasions anglaises. Elle est classée Monument historique[16]. Une deuxième tour similaire la surplombait, en haut de la falaise, mais celle-ci fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. La tour Vauban a servi de dépôts de munitions, mais reçut un obus sur l'ouverture face à la mer et fut restaurée.

Les églises[modifier | modifier le code]

Ancienne église de Villiers-sur-Port aujourd'hui en ruines.

L'église Saint-André de Port fut construite de 1880 à 1898 par l'architecte Moutier pour remplacer l'ancien sanctuaire du XIIe siècle, la nef étant devenue trop exiguë face à l'accroissement de la population. Cinq statues et un chapiteau sont classés à titre d'objets au Monuments historiques.

L'église Saint-Pierre de Huppain, qui dépendait de l'abbaye de Cerisy-la-Forêt, date des XIIe et XIIIe siècles. L'église Saint-Nicolas de Villiers-sur-Port date également des XIIe et XIIIe siècles mais elle est en ruines depuis le XIXe siècle, comme l'église de Neuville du XIIIe, dédiée à Notre-Dame-des-Saintes-Reliques, dont il ne reste que quelques vestiges. Les églises de Huppain et de Villiers sont classées Monuments historiques[17],[18].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Villiers-sur-Port, du XIIIe siècle, est inscrit[19].

Le musée des épaves du débarquement[modifier | modifier le code]

Il présente toutes sortes d'objets et véhicules trouvés au fond de l'eau au lendemain du débarquement.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Étoile sportive portaise fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[20].

L'Entente Port-Bayeux-Bessin, club de handball, dispose d'un effectif de trois équipes seniors masculines, deux équipes seniors féminines, ainsi que onze équipes jeunes et une équipe hand loisir[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Saint-Pierre (France) depuis 1976[22].

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • En août : bénédiction de la mer (hommage à la Vierge des Feux qui protège les pêcheurs). Cette fête a lieu tous les quatre ou cinq ans.
  • Début novembre : fête du goût du large (fête de la coquille Saint-Jacques et des produits de la mer sur un week-end).
  • Mi-avril : fête Terre et Mer (vente de produits régionaux et animations sur un week-end).
  • Juillet-août : mini-concerts quotidiens, marché du soir le vendredi suivi d'un feu d'artifice.

Port-en-Bessin dans les arts[modifier | modifier le code]

Plusieurs films ont été tournés à Port-en-Bessin, comme Le jour le plus long dont le long passage de l'attaque du casino de Ouistreham : le casino se trouve en réalité près du port de Port-en-Bessin. Ce casino a été entièrement détruit après le tournage du film. Dans celui-ci, on peut voir la tour Vauban. D'autres films tournés dans la commune : La Marie du port, Le Port des brumes (épisode de la série Les Enquêtes du commissaire Maigret[24]) et Angèle et Tony, réalisé en automne 2009 par Alix Delaporte, pour lequel Grégory Gadebois et Clotilde Hesme ont obtenu respectivement le César du meilleur espoir masculin et le César du meilleur espoir féminin 2012.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Auguste Thin (1899-1982), ancien poilu choisi pour désigner le soldat inconnu, a résidé dans la commune.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Blaie, Port-en-Bessin raconté par la carte postale ancienne, Charles Corlet, 2003
  • Michel Blaie, Port-en-Bessin La vie sur les quais : 1946-1975, Charles Corlet, 2013 (ISBN 9782847065381)
  • Annie Fettu, Ville de Port-en-Bessin, éditions OREP, Nonant, 2004
  • Fontaine, Département du Calvados. Port de refuge de Port-en-Bessin. Mémoire ou réclamation des entrepreneurs, C.-J. Delamare, 1851
  • Pierre Gouhier, Port en Bessin, 1597-1792, Société d'Enquêtes Ethnographiques Normandes, 1962
  • Philippe Oblet, L'histoire de Port-en-Bessin. Port de Bayeux de l'époque celtique à 1971. Les oppositions de la ville de Caen et l'aide de Bayeux, La Renaissance du Bessin, 1974

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[25].
  1. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 978-2862532479), p. 89
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. a, b, c et d Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963 (réédition Guénégaud 1979), p. 542b
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4), p. 201
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  7. Louis Guinet, « Des toponymes normands en Ham (-ain) et de l'étymologie du français hameau » in Annales de Normandie, 1963, Volume 13, Numéro 13-2, p. 76 (lire en ligne) Persée Revues scientifique
  8. Louis Guinet, op. cit. p. 77.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Neuville-sur-Port », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 8 février 2013) .
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Villers-sur-Port », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 8 février 2013) .
  12. « GASO, la banque du blason - Port-en-Bessin-Huppain Calvados » (consulté le 8 février 2013)
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. La Basse-Normandie, un haut lieu de la pêche et des produits de la mer, publication Organisation de producteurs - Marins-pêcheurs de Basse-Normandie, Editmar, Rennes
  15. [PDF] « Préfecture du Calvados - Recueil des actes administratifs n° 37 - 26 mai 2011 » : page 23.
  16. « Tour Vauban à Port-en-Bessin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Église d'Huppain », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Ancienne église de Villiers-sur-Port, à Huppain », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Ancien château de Villiers-sur-Port à Huppain », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – ES Portaise » (consulté le 13 septembre 2012)
  21. « Blog de l'Entente Port-Bayeux-Bessin » (consulté le 27 octobre 2012)
  22. « Ouest-france.fr - Le jumelage avec Saint-Pierre-et-Miquelon dure depuis 34 ans - Port-en-Bessin-Huppain » (consulté le 11 novembre 2010)
  23. [Le Petit futé-Normandie, 1996, p. 57]
  24. « Le port des brumes », sur le site « Les enquêtes du commissaire Maigret » (consulté le 17 mai 2012) : « Alors que l'action du roman se passe à Ouistreham, l'épisode a été tourné à Port-en-Bessin. »
  25. « Port-en-Bessin-Huppain sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)