Qwan Ki Do

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Qwan Ki Do
{{#if:
Symbole du Qwan Ki Do
Symbole du Qwan Ki Do

Autres noms Quán Khí Đạo
Domaine Percussion, trapping, Grappling, Armes traditionnelles
Forme de combat Assaut à la touche (en compétition), possibilité de combat libre (en salle)
Fondateur Pham Xuân Tong
Dérive de arts martiaux chinois et vietnamiens
Sport olympique Non
Pratiquants Environ 30 000 licenciés[1]
Fédération mondiale World Union of Qwan Ki Do

Le Qwan Ki Do (« voie de l'énergie vitale »), également transcrit Quan Khi Dao, est un art martial créé en 1981 en France à Toulon par Pham Xuân Tong[2]. Le Qwan Ki Do trouve son origine dans des techniques issues des arts martiaux chinois et des arts martiaux vietnamiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les techniques du Qwan Ki Do proviendraient en partie de quatre grandes écoles dont la célèbre école des moines shaolin.

Du courant chinois, nous trouvons trois écoles principales[3] :

  • L’Ecole SHAO LIN NAM PAI ou THIEU LAM NAM PHAI, dans laquelle se retrouve une grande variété de techniques, dont de nombreux coups de pied sautés ou encore les techniques de CHIN NA ou CAM NA.
  • L’Ecole WO MEI PAI ou NGA MI PHAI, de la montagne Wo Mei Shan, regroupe de nombreuses techniques de saisie et de projection, ainsi que les techniques basées sur l’observation des animaux.
  • Enfin, l’Ecole CHOW GAR TANG LANG PAI ou CHÂU GIA DUONG LANG PHAI, caractéristique du sud de la Chine et de l’ethnie Hakka, est basée sur l’imitation de la mante religieuse, avec des attaques rapides des membres supérieurs, visant à percuter les points vitaux, ainsi qu’à luxer les différentes articulations.

Les écoles vietnamiennes, quant à elles, sont réputées entre autres, pour les ciseaux volants, ainsi que pour la boxe libre utilisant les coudes, les genoux, sans oublier les tibias.

Le Qwan Ki Do est une synthèse de styles d'arts martiaux sino-vietnamiens. Il représente l'aboutissement de plus de 25 ans d'études et de recherches effectuées par un expert des arts martiaux vietnamiens : Maître Pham Xuân Tong, héritier testamentaire du maître Châu Quan Ky.

Malgré les nombreuses influences vietnamiennes et l'origine de son maître fondateur, les sources du Qwan Ki Do viennent en majorité des arts martiaux chinois. On y trouve de nombreuses techniques zoomorphiques (appelées Linh Thu), des clés (appelées Chin Na ou Cam Na), pieds/poings (incluant coudes et genoux), et l'utilisation des armes. Comme dans de nombreux arts martiaux vietnamiens, les termes en vietnamien utilisés sont souvent des traductions ou des transcriptions de termes chinois.

Au Qwan Ki Do la casse est présente permettant la démonstration de la synergie du travail technique, de la concentration et selon le phrasé requis de l'extériorisation de l'énergie vitale. Cette discipline comprend aussi une gymnastique douce, appelée Tâm Khi Thê, idéale pour le bien-être des pratiquants.


Grades[modifier | modifier le code]

Les grades utilisés sont au début appelés Câp (prononcé « keup ») et augmentent jusqu'au nombre de quatre selon le niveau du pratiquant. Ces Câp sont représentés par des barrettes bleues (à partir de 13 ans) sur la ceinture blanche du pratiquant (chez les enfants le système de Câp est préservé, mais les barrettes sont de couleur rouge. Si l'enfant qui a atteint les quatre barrettes rouges n'a pas encore 13 ans, il passera une ceinture violette et les Câp seront représentés par des barrettes blanches jusqu'à l'âge de 13 ans où il pourra commencer à passer les Câp bleus). Ces barrettes sont au nombre de quatre. Le niveau débutant représente le vide infini (Vô Cuc). Le 1er Câp ou Thai Cuc (genèse de la mutation) est suivi par le Luon Nghi (dualité entre les deux polarités Am et Duong) puis par le Tu Tuong (les quatre points cardinaux) et enfin par le Ngu Hàn (les cinq éléments). Après le 4e Câp (ou ceinture bleue à une époque), le pratiquant peut se présenter à l'examen national de la ceinture noire. Une fois ce niveau acquis, vient ensuite le grade de 1er Dang. Dès lors, la ceinture devient noire avec un liseré rouge et peut gravir les échelons jusqu'au 5e Dang. À partir du 6e Dang la ceinture est à pavés rouges et blancs, bordée d'un liseré jaune. Le nombre total de Dang au Qwan Ki Do est de dix. Le 9e et 10e niveau représente le Sieu Dang ou niveau expert, et n'est décerné qu'au vétéran qui aura voué sa vie au Qwan Ki Do. Cette ceinture est blanche, bordée de jaune, avec une rayure rouge au centre.

Le Chuong Mon Dai est la ceinture du maître fondateur, transmise par le maître Châu Quan Ky au maître Pham Xuân Tong ; elle regroupe les cinq couleurs du Qwan Ki Do (rouge, vert, jaune, bleu, noir et blanc) que l'on retrouve sur l'emblème qui est un dragon. Cette distinction est garante de l'éthique et de l'authenticité de la méthode[4].

Le code d'honneur[modifier | modifier le code]

Voici les dix principes fondamentaux du Qwan Ki Do :

  1. atteindre le haut niveau technique du Qwan Ki Do, en cultivant les notions d’effort, de persévérance, de confiance en soi, de respect d'autrui, dans l’esprit ancestral de notre art martial ;
  2. forger corps et esprit pour soi et pour autrui, sans nourrir sa propre vanité et orgueil ;
  3. pratiquer les vertus morales qui fondent le Qwan Ki Do : droiture d’âme, probité, gratitude, simplicité, modestie, tolérance ;
  4. développer le Qwan Ki Do selon les nobles traditions millénaires transmises de maître en maître, ne jamais trahir cet état d’esprit par la mesquinerie individuelle qui tente à semer la médisance, la scission ou la dissidence dans la méthode ;
  5. cultiver la notion de respect envers les enseignants, les dirigeants, et l’esprit fraternel entre membres ;
  6. considérer la pratique des combats d’arts martiaux ou les assauts libres comme un moyen de progresser et non une fin en soi ;
  7. ne faire usage de l’art martial qu’en cas de légitime défense ;
  8. appliquer rigoureusement les règlements établis par la World Union of Qwan Ki Do ;
  9. pratiquer avec assiduité au cours, respecter la notion d’hygiène et les conditions d’admission au club de Qwan Ki Do ;
  10. respecter tous les autres arts martiaux[5].

Les armes naturelles utilisées au Qwan Ki Do[modifier | modifier le code]

Poing, deux premières phalange : Kho Lau

Revers du poing : Binh Son

Poing marteau ou marteau de fer  : Thiet Chuy

Tranchant de la main : Cuong Dao

Paume de la main: Hung Chuong

Dos de la main : Binh Chuong

Avant bras : Doc Moc

Coude : Phuong Duc

Technique des membres inférieurs ("Bo Cuoc Phap"):

  • Technique de (coup de) pied  :
    • Bol du pied : Kim Tieu
    • Plante du pied : Ma Tuc
    • Tranchant extérieur du pied : Bang Tuc
    • Coup de talon : Thiêt Tieu
  • Genou : Thiet Chuy Cuoc

Les armes du Qwan Ki Do ou Cô Vo Dao[modifier | modifier le code]

Les armes agraires :

  • Non articulées :

Bong : Le bâton long est le fidèle compagnon du paysan nomade. Il était utilisé non seulement pour transporter de grosses charges mais également pour la cueillette.

Tien-Bong ou Song Cot : Ne trouvant pas le bong adapté pour vaincre un adversaire armé d'un sabre, la solution fut d'utiliser un baton court. Utilisé par deux, cet ustensile courant pouvait servir autant pour l'attaque que la défense. La taille du bâton court est comprise entre 80 cm et 90 cm permettant de le dissimuler facilement.

Moc can : Son utilisation originelle permettait aux paysans de moudre les graines de céréales en l'utilisant comme manche pour tourner les meules. Il est muni d'une poignée latérale au tiers de sa longueur et mesure 50 cm. Pour obtenir une bonne maîtrise technique et une certaine dextérité, sa pratique demande beaucoup de souplesse, de force et d'agilité dans les doigts et les poignets. L'utilisation de cette arme repose sur le mariage de la souplesse et de la force afin de doser l'intensité lors de son utilisation aussi bien en impacts reçus que donnés. Il s'utilise par paire pour donner un maximum d'efficacité.

Cau-Liem : La serpe connue sous le nom japonais kama.

Yen Dao : Le couteau.

Ma-Dao : La machette.

Con Cau : Les crochets du tigre

  • Articulées :

Long gian : Cette arme très connue sous le nom de nunchaku (nom japonais) était à l'origine un fléau en bois qui servait à piler le riz et le blé. Sa notoriété est intervenue au travers des nombreux films d'arts martiaux tels que ceux de Bruce Lee.

Tam thiet gian : Le tri-bâton encore appelé fléau à 3 branches ou nunchaku à 3 branches est une arme délicate à manier. Beaucoup plus long que le long gian son utilisation est propice au combat face aux armes de longue portée.

Cuu Khuc : La chaîne est divisée en plusieurs sections en métal (7, 9, appelée dans ce cas "Nhuyên Tiên", ou 13) reliées entre elles par des anneaux. C'est une arme souple redoutable pouvant être utilisée par paire pour fouetter ou percer un adversaire. Un morceau de tissu est souvent attaché au bout de celle-ci améliorant l'aspect visuel, son contrôle et réduisant les risques pour le pratiquant de se blesser. La chaîne demande, tout comme le tri-bâton, une grande maîtrise (Et ne peut être étudiée qu'après validation du grade de ce dernier.)


Les armes militaires :

Thuong : La lance est en rotin souple comme le bâton long et la pointe ne doit pas dépasser la hauteur des yeux. Cette arme très dangereuse associée à l'élément Feu, était l’arme de base du fantassin. Tout comme le cuu khuc, un morceau de tissu peut être fixé à la pointe pour perturber l'adversaire.

Dai Dao : La guisarme est une arme utilisée pour le combat rapproché. En raison de son poids important, elle demande une forte assise au sol pour celui qui la manie. De ce fait l'énergie cinétique, lorsqu'on la manie, est très importante et en fait une arme très puissante, capable de tailler, percer et arracher les armures. Cette arme était utilisée par l'infanterie, permettant ainsi d’arrêter une charge de cavaliers en plantant le dai dao dans le sol face à l'ennemi. Un autre maniement était de couper les jarrets des chevaux à l'aide du crochet dont elle est munie, toujours, à distance ou encore de désarçonner les cavaliers en l'employant tel un hameçon au niveau des jointures de leurs armures.

Guom : Le sabre long était une arme d’officier au maniement difficile. Sa pratique nécessitait un entraînement rigoureux. C'est pourquoi aujourd'hui cette arme garde toute sa noblesse et fascine encore le pratiquant.

Doan-Guom : Le sabre court.

Song dao : Les sabres papillons utilisent des techniques très amples, généralement symétriques pour trancher ou faire saigner l’adversaire. La longueur de la lame doit permettre la protection de l'avant bras tout entier. La garde est destinée à protéger la main, à dévier ou a bloquer une attaque de sabre et permettait d'en casser la lame. C'est donc un exercice réclamant une parfaite coordination technique des membres supérieurs ainsi qu'un total équilibre du corps tout entier.

Quat (ou "Phong Phiên") : C'est une arme blanche japonaise formée d'un éventail, dont les pales sont faites en métal, de façon à pouvoir rapidement, et discrètement, tuer un adversaire. Sur le plan historique, le quat a commencé à exister lorsque les Européens ont amené au Japon des éventails. Les Japonais se sont inspirés de cette forme dépliable de l'éventail qu'eux ne connaissaient pas, pour en faire une arme digne des légendes populaires. Pendant le Moyen Âge au Japon, le chef de guerre (le shôgun) portait un "gunsen" (littéralement "éventail de guerre") : ce type d'éventail avait une monture forgée en acier et servait à la fois de signe de ralliement et de direction des troupes (brandi ouvert), et à la fois de garde et de protection (une fois fermé) lors d'un combat au sabre. Le quat, de forme plus européenne, était plutôt réservé aux femmes, qu'elles avaient toujours à portée de main, et qu'elles apprenaient à manier dès leur plus jeune âge. Le quat était utilisé à la fois comme arme défensive dans les palais qui interdisaient souvent le port d'un sabre ou d'un couteau.

Kiem : L'épée.

Ma Dao : Le sabre chinois

La tenue au Qwan Ki Do[modifier | modifier le code]

La tenue s'appelle le Vo Phuc. Elle a été conçue par Maître Pham Xuân Tong, créateur du Qwan Ki Do, et reflète la tenue traditionnelle vietnamienne (AO Thày Dô).

Elle se compose :

  • d’une veste et d’un pantalon noirs (Vo Phuc)
  • d’une ceinture différente selon les grades (Daî)
  • de l' écusson officiel du QWAN KI DO (appelé Phu Hiêu Quan Khi Dao), cousu sur le côté gauche du Vo Phuc au niveau du cœur.
  • de l'écusson de son club, cousu sur la manche gauche, à peu près au même niveau que l'écusson officiel du QWAN KI DO


Vo Phuc Qwan Ki Do.jpg

Lexique non-exhaustif[modifier | modifier le code]

  • LES CHIFFRES:
  • Mop : un
  • Haï : deux
  • Ba : trois
  • Boum : quatre
  • Nam : cinq
  • Sao : six
  • Bay : sept
  • Tam : huit
  • Tchin : neuf
  • Muoi : dix


  • 16 POSITIONS DE BASES (Bo Phap):
  • Lap Tan : posture debout
  • Am Duong Tan : posture des polarités
  • Hac Tan: posture de la grue
  • Trao Ma Tan  : sabot de cheval
  • Lien Hoa Tan: posture de lotus
  • Toa Tan : posture assise
  • Xa Tan : posture de serpent
  • Trung Binh Tan : posture moyenne
  • Ho diep Tan : posture du papillon
  • Dinh Tan  : posture de la lettre (dinh)
  • Quy Tan: posture genou à terre
  • Nhi Tan: posture de la lettre (Nhi)
  • Kiem Ma Tan : maintenir le cheval entre les genoux
  • Mieu ou Tieu Tan: posture du chat


  • Thoi Son : poids pesant d'une montagne
  • Di Son : transfert du poids pesant d'une montagne
  • Thoi Son Ban Ha : poids pesant d'une montagne, s'écrasant vers le bas.
  • Ban Ha Hoanh Cong : puissante rotation d'une masse au sol
  • Thoi Son Kim Bao : patte de panthère jaune en action

ou La Han Phan Quyen : bras plié d'un arrhat bouddhique (idem kim bao)

  • Thoi Son Khac Thu : briser le bras de l'adversaire en contre attaque de poing
  • Thoi Son Ta Chi: déplier puis relâcher une branche
  • Phach Khong Ta Chi : fouetter avec une branche
  • Thoi Son Huu Duc : l'oiseau qui dissimule son aile
  • Thoi Son Thuy Dê : le poing qui brasse l'eau glaciale
  • Thoi Son Diem Thuy : le poing qui fouette la surface de l'eau
  • Thoi Son Cu Boi : frappe de poing semblable au levé le verre
  • Thoi Son Ung Trao : les serres de l'aigle qui remonte.
  • Thoi Son Con Cau
  • Am Duong Hoành Phong : revers circulaires à l'arrière en polarités


  • Cuong Dao Tram Xà : trancher la tête d'un reptile
  • Cuong Dao Tram Thach : tranchant qui brise le marbre
  • Cuong Dao Phat Môc: tranchant qui coupe le bois
  • Song Dao Phat Thao: double tranchant coupant l'herbe


  • SERIE DES 9 PAUMES DE MAINS, Hung Chuong :
  • Manh Công Dôc Chuong : puissante et solide paume de main
  • Song Long Thân Chuong : double paumes comme deux dragons côte à côte


  • LES 9 EXTREMITES DE DOIGTS, Thu Chi
  • Tu Chi Liêu Diêp : pique des quatre doigts unis, paume vers le bas, comme une feuille
  • Tu Chi Vuong Hâu : pique des quatre doigts unis, paume vers le bas


  • SERIE DES 13 SAISIES DE MAINS ET GRIFFES, Trao :
  • Hô Trao Tâm Thâu : griffes du tigre qui arrachent et saisissent
  • Manh Hô Xuât Dông : tigre sauvage qui sort de la grotte


  • Phuong Duc Loan Dai : l'aile du phénix qui se dresse vers l'avant
  • Phuong Duc Bat Phong : l'aile de phénix brasse l'air vers l'avant


  • Truc Cuoc : coups de pied frontal
  • Hoành Cuoc : coups de pied circulaire
  • Dao Son Cuoc : coups de pied de l'intérieur vers l'extérieur
  • Hâu Cuoc : coups de pied en arrière (coup de pied du singe)
  • Tao Phong Cuoc : coups de pied de l'extérieur vers l'intérieur
  • Thang Thiên Truc Cuoc : coups de pied frontal sauté
  • Long Thang Cuoc : coups de pied du talon à la mâchoire
  • Bàn Long Cuoc : coups de pied latéral direct
  • Song Cuoc : coups de pied latéral en avançant
  • Phin Truc Cuoc
  • Thang Thiên Bàn Long Cuoc: coups de pied latéral sauté


  • TECHNIQUES DE GENOU, Bô Dôi Dôc :

ou Doî Doc Truc Cuoc

  • Dôi Dôc Hoành Xa : roue en position latérale tournante - coup de genou latéral circulaire
  • Dôi Dôc Tao Phong : balayage du vent - coup de genou de l'extérieur à l'intérieur
  • Dôi Dôc Dao Song : contourner la montagne - coup de genou de l'intérieur à l'extérieur

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.webmartial.com/qwanki.htm
  2. Habersetzer, Encyclopédie des arts martiaux de l'Extrême-Orient
  3. Références histoire :
    http://www.webmartial.com/qwanki.htm
    http://www.karate-contact.eu/index.php?partie=7&sous_partie=22
    http://www.artsmartiaux.org/
    http://nice-qwankido.e-monsite.com/
  4. les grades sur le site de l'UFAT : [1]
  5. le code d'honneur sur le site de l'UFAT [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]