Discours de Bayeux

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Les discours de Bayeux sont deux discours prononcés par le général de Gaulle dans le contexte de la Libération, après le débarquement de Normandie en et dans l'immédiat après-guerre en .

Ils ont été prononcés sur la place publique située à proximité de la sous-préfecture de Bayeux (ancienne place du château, dénommée depuis 1946 Place de Gaulle)[1].

Premier discours de Bayeux[modifier | modifier le code]

Quelques jours après le débarquement de Normandie, le général de Gaulle souhaite symboliquement poser le pied sur son sol natal pour rencontrer les Français dans une des premières villes libérées. Il souhaite aussi déjouer les intentions américaines de créer une monnaie en Europe sous leur influence.

Arrivé à Bayeux le , il prononce un discours dans cette ville, avant d'aller pour la première fois aux États-Unis pour rencontrer des scientifiques français qui travaillent sur la force nucléaire, et Franklin Roosevelt.

L'accueil enthousiaste de la population confirma la légitimité de son combat et dissuada les États-Unis de placer la France sous leur administration (AMGOT). De Gaulle put ainsi former un gouvernement provisoire après la Libération.

Deuxième discours de Bayeux[modifier | modifier le code]

La volonté d'une nouvelle Constitution[modifier | modifier le code]

Le discours du est l'un des plus importants discours du général de Gaulle.

Deux ans après le débarquement de Normandie, dans cette ville symbolique — première ville de France continentale libérée par les Alliés — où il fit son entrée sur le territoire français en juin 1944, de Gaulle prononce un discours fondamental. Il s'exprime sur la forme future que doit avoir la Constitution française selon lui.

Pour le deuxième anniversaire de la libération de la ville, de Gaulle choisit Bayeux pour faire sa rentrée politique. De Gaulle a gardé le silence depuis sa démission de la présidence du gouvernement, le 20 janvier précédent. Le projet du 19 avril 1946, élaboré par la première Constituante, a été rejeté par le peuple français le 5 mai. La France se trouve sans gouvernement : Félix Gouin a démissionné à son tour.

Une deuxième Constituante va se réunir. C'est le moment que choisit de Gaulle, espérant influencer ses travaux, pour exposer ses idées constitutionnelles — jusque-là assez imprécises — dans un discours de référence. Sur le moment, il n'est pas entendu, mais ce sont ces idées qui inspirent en partie la Constitution de 1958.

Au cours de ce discours, de Gaulle affirme qu'il est en faveur d'un parlement bicaméral et pour un pouvoir exécutif procédant directement du chef de l'État.

Les points importants du discours[modifier | modifier le code]

Dans son discours, le général de Gaulle donne des idées à propos de la Veme République. Il y annonce que :

  • le Parlement doit être composé de deux Chambres exerçant le pouvoir législatif.
  • le chef de l’État est un arbitre au-dessus des partis.
  • le Président de l'Union Française est aussi celui de la République.
  • le Président de la République nomme son Premier ministre et ses ministres.
  • le chef de l’État prend des décrets et promulgue la loi.
  • le chef de l’État préside le conseil des ministres.
  • le chef de l’État est le garant de l'indépendance nationale.
  • le chef de l’État discute et ratifie les traités.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://mairie-bayeux.fr/index.php?id=238

Liens externes[modifier | modifier le code]