Georges Tabouis

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Officier général francais 3 etoiles.svg Georges Tabouis
Naissance 17 janvier 1867
Paris
Décès 7 novembre 1958 (à 91 ans)
Bayeux
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1888 –
Conflits Première Guerre mondiale
Bataille de France (Seconde Guerre mondiale).
Commandement 1er bataillon de chasseurs à pied
13e division d'infanterie
Faits d'armes Prise d'un drapeau Allemand part son bataillon le 14 août 1914 lors de la bataille de Saint-Blaise-la-Roche
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur.
Famille fils, Maurice Tabouis général de brigade (1900-1975).

Georges-Antoine-Marie Tabouis est un général de division français, né le 17 janvier 1867 à Paris et mort le 7 novembre 1958 (à 91 ans) à Bayeux.

Famille[modifier | modifier le code]

Marié avec Anne-Marie de Brunville, il est le père de Maurice Tabouis (1900-1975), qui sera lui aussi général.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Il fait ses études au collège Stanislas de Paris puis intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr entre 1888 et 1890 au sein de la 73e promotion dite « du Grand Triomphe ».

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lorsque le 1er conflit mondial éclate il est chef de bataillon commandant le 1er bataillon de chasseurs à pied, c'est sous son commandement que sera capturé un drapeau ennemi le 14 août 1914 (Voir le paragraphe fait d'armes). Il est promu lieutenant-colonel à la suite de cet événement. Il est ensuite blessé lors d'un bombardement le 7 octobre 1914 à Ablain-Saint-Nazaire.

Il est ensuite envoyé en Ukraine le 1er décembre 1917, Clemenceau lui confie le rôle de Commissaire de la République française en Ukraine[1] le 28 décembre avec pour mission de prendre contact avec la jeune régime séparatiste et de leur assurer le soutien des puissances occidentales (aide en matériel et en conseillers militaires) dans la lutte contre la Russie soviétique[2]. Il se montre peu efficace à ce poste et ne peut empêcher une paix séparée entre l'Ukraine et les Empires centraux et la chute du régime, celui-ci sera remplacé par un gouvernement communiste. Il entre aussi en conflit avec le représentant du ministère des Affaires étrangères, Jean Pélissier, cette mésentente rend encore moins efficace les négociations entre la France et l'Ukraine. Il demande à rentrer en France avec l'ensemble de sa mission, le gouvernement ukrainien étant devenu soviétique[3].

Il sera ensuite affecté à l'Ouest comme général commandant la 13e division d'infanterie le 22 septembre 1918. Il occupera ce poste jusqu’au 12 janvier 1919.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Le 14 août 1914 lors de la bataille de Saint-Blaise-la-Roche, à la suite de violents combats, son bataillon s'empare d'un drapeau du 132e régiment poméranien allemand et capture à l'ennemi 8 canons, 400 prisonniers et une importante quantité de matériel, libérant ainsi la vallée de la Bruche.

Ce fait d'armes vaudra au drapeau des chasseurs la médaille militaire et au bataillon une citation à l'ordre de l'Armée formulée ainsi :

« Sous le commandement du Commandant Tabouis a brillamment contribué, le 14 août 1914 au succès du combat de Plaine Saint-Blaise, au cours duquel il a enlevé à l'ennemi le premier drapeau, ce qui a valu au drapeau des chasseurs l'attribution de la médaille militaire. »

À la suite de cet événement le commandant Tabouis sera promu lieutenant-colonel.

États de service[modifier | modifier le code]

Affectations[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Desroches, Le Problème ukrainien, Paris, Nouvelles Éditions Latines,‎ 1962
  2. Jean-Noël Grandhomme, Michel Roucaud et Thierry Sarmant, La Roumanie dans la grande Guerre et l'effondrement de l'armée russe, Édition l'Harmattan,‎ 2000 (ISBN 2-7475-0154-X)
  3. Ghislain de Castelbajac, Sébastien de Gasquet et Georges-Henri Soutou, Recherches sur la France et le problème des nationalités pendant la Première Guerre mondiale, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne,‎ octobre 1995 (ISBN 2-84050-053-1)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]