Roberto Alagna

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Roberto Alagna

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Roberto Alagna en 2004 par Studio Harcourt Paris

Naissance (50 ans)
Clichy-sous-Bois, Drapeau de la France France
Activité principale Artiste lyrique
Ténor
Style Opéra
Site internet robertoalagna.artistes.universalmusic.fr

Roberto Alagna, né le à Clichy-sous-Bois, est un ténor franco-italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de parents siciliens immigrés en France, Roberto a toujours chanté de manière naturelle, de la variété en passant par les célèbres mélodies napolitaines et siciliennes, jusqu'au jour où il fit la rencontre de Raphaël Ruiz. Un contrebassiste d'origine cubaine également professeur de chant qui décide de lui transmettre le goût de l'art lyrique tout en lui enseignant les premiers rudiments du chant classique. Mais en ce qui concerne réellement sa technique vocale hormis l'enseignement de M. Ruiz, cela reste un peu dans le flou, peut être volontairement, étant donné que sa façon de chanter est quasi identique « techniquement » à celle de Luciano Pavarotti avec certes une couleur et une hauteur de voix différentes.

Par la suite, sa rencontre avec Gabriel Dussurget, créateur du Festival d'Aix-en-Provence, puis avec la pianiste Elizabeth Cooper furent déterminantes (voir le livre autobiographique Je ne suis pas le fruit du hasard, éditions Grasset 2007).

Jusqu'à l'âge de 22 ans, il se produit dans les cabarets parisiens. En 1985 il sort le 45 tours Embrasse-moi chez Eddie Barclay. Puis, après avoir remporté le concours Pavarotti en 1988, il débute comme ténor lyrique dans le rôle d'Alfredo Germont de La Traviata de Verdi. Très vite, sa carrière connaît un rapide essor, qui le conduit sur les principales scènes lyriques mondiales (Scala de Milan, Metropolitan Opera de New York, Royal Opera House de Londres, Opéra Bastille de Paris, etc.).

Roberto Alagna et Angela Gheorghiu

Sa première épouse, Florence, lui donne une fille, Ornella (née en 1992), mais succombe en 1993, victime d'une tumeur au cerveau. En 1996, il épouse la soprano roumaine Angela Gheorghiu avec laquelle il enregistre de nombreux disques et joue dans de nombreux opéras. En octobre 2009, Angela Gheorghiu annonce sur son site être séparée de son mari depuis deux ans et avoir engagé une procédure de divorce. Mais le couple se réconcilie ensuite[1]. Début 2013, Angela Gheorghiu annonce à nouveau leur divorce.

Il compte de nombreux rôles à son actif et sa discographie est très étendue, concentrée sur des rôles en français et en italien, avec de rares exceptions comme le latin du Te Deum de Berlioz.

Son timbre clair, sa voix juvénile et sa diction soignée conviennent particulièrement à certains rôles, comme Roméo (Roméo et Juliette de Gounod), Mantolva (Rigoletto) ou Edgard (Lucie de Lammermoor, dans la version en français). Il a fait redécouvrir en français Cyrano de Bergerac d'Alfano. Une des particularités qui ajoutent à la clarté de sa diction en français est qu'il est un des rares chanteurs à garder assez systématiquement le son naturel du r français, non roulé.

En 2001, il a joué dans le film-opéra de Benoît Jacquot Tosca avec son épouse.

Lors de la fête nationale française, le , il interprète La Marseillaise devant la tribune d'honneur. La même année, il enregistre un disque reprenant plusieurs airs et duos d'opérette (Roberto Alagna chante Luis Mariano), vendu à 400 000 exemplaires[réf. nécessaire].

Le 10 décembre 2006, le ténor quitte la scène de la Scala, à la fin du premier air d'Aïda, après avoir entendu des spectateurs émettre des sifflets[2]. Sa doublure, Antonello Palombi, encore en chemise et en blue jeans, reprend immédiatement le rôle de Radames. Stéphane Lissner, qui dirige la Scala, lui fait savoir le lendemain qu'il n'est plus le bienvenu. Alagna se défend en évoquant le malaise physique qui se serait emparé de lui et attaque la direction de la Scala : « Quand je suis sorti de scène, personne ne s'est inquiété de savoir si j'allais bien ou pas, alors que j'ai des problèmes de glycémie (...) Il y a non-assistance à personne en danger.»[3]

En janvier 2007, il publie son autobiographie Je ne suis pas le fruit du hasard[4](ISBN 978-2-246-685418 et 2-246-68541-9).

En juillet de la même année, il présente une création mondiale d'un opéra composé et orchestré par son frère David Alagna et dont il a coécrit le livret avec ses frères : Le Dernier Jour d'un condamné. Cette grande première adaptée du célèbre ouvrage de Victor Hugo reçut un accueil enthousiaste de la part du public du théâtre des Champs-Élysées de Paris.

En août 2007, il chante Manrico du Trouvère de Verdi aux Chorégies d'Orange où il chante tous les étés depuis 1998. Pour la première fois sur le service public télévisuel, l'opéra est diffusé en direct en première partie de soirée sur France 2. De même, en août 2008, lors des Chorégies d'Orange il chante le rôle de Faust dans l'opéra du même nom de Gounod : l'opéra est retransmis en direct sur France 2, et plus de deux millions de téléspectateurs suivent les péripéties de Faust, Méphistophélès (René Pape) et Marguerite (Inva Mula).

En septembre 2007, il participe à Marseille avec sa femme Angela Gheorghiu à la création mondiale de Marius et Fanny, opéra composé par Vladimir Cosma d'après les œuvres de Marcel Pagnol.

Il a inauguré sa statue de cire au musée Grévin le 9 décembre 2008.Il parraine de nombreuses écoles telles que le conservatoire de Toulouse. Les masters class de Roberto Alagna permettent la découverte de jeunes talents tels que

Roberto Alagna est chevalier de la Légion d'honneur depuis 2008[5].

En 2010, il fait ses premiers pas au cinéma en interprétant le rôle de Joseph Tichatschek dans le long métrage Celles qui aimaient Richard Wagner[6] réalisé par Jean-Louis Guillermou.

Origines siciliennes[modifier | modifier le code]

Roberto Alagna dispose de la nationalité italienne et française. Dans son livre Je ne suis pas le fruit du hasard, au chapitre Canonnier Alagna !, il évoque cette dualité : « À la différence de nombre de mes camarades qui considéraient cela comme une corvée, la perspective de faire mon service militaire ne me rebutait pas. Je considérais plutôt cela comme une expérience inédite, une façon aussi d'assumer ma toute nouvelle appartenance à la France, puisqu'à l'âge de dix-huit ans j'étais devenu français, tout en gardant ma nationalité italienne. »

Fin 2008, Roberto Alagna rend hommage à ses origines siciliennes[7] à travers le disque Sicilien (vendu à 300 000 exemplaires). Dans ce disque, entièrement chanté en dialecte sicilien (sauf Parla più piano, le thème du film le Parrain), il reprend tous les plus grands standards du folklore insulaire.

Après la tournée du même nom, le ténor propose de visiter la Sicile à travers un documentaire intitulé La Sicile de Roberto Alagna. Ce documentaire constitue aussi bien un portrait autobiographique qu'une visite historique de Syracuse ; il s'apparente fortement au documentaire ItalianAmerican réalisé en 1974 par Martin Scorsese.

Rôles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bucharest English Herald, 14 mars 2011, « Angela Gheorghiu and her husband, tenor Roberto Alagna are back together » ; Gulf Times, 13 décembre 2011, « Cultural village amphitheatre opens with inspiring concert », http://www.gulf-times.com/site/topics/article.asp?cu_no=2&item_no=475525&version=1&template_id=36&parent_id=16.
  2. Article dans Le Monde, 12 décembre 2006
  3. Le Parisien du 16 janvier 2007, propos recueillis par Olivier Bellamy
  4. Premier chapitre de Je ne suis pas le fruit du hasard chez Grasset
  5. Décret du 21 mars 2008 portant promotion et nomination
  6. [1]
  7. « L'atout du jeune ténor, sa tessiture mise à part, c'est sa double identité: Français de parents siciliens, on ne peut souhaiter mieux pour un répertoire modelé sur la fluidité vocale italienne, partagé entre Gluck et Bizet, Bellini et Massenet. », article de Libération, 1er mars 1996 : « Roberto Alagna chante au Châtelet le Don Carlos de Verdi ... L'accouchement d'un ténor. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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