Éric Raoult

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Éric Raoult
Éric Raoult, en 2007.
Éric Raoult, en 2007.
Fonctions
Député de la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis
19 juin 200219 juin 2012
Prédécesseur Alain Calmat
Successeur Pascal Popelin
2 avril 198618 juin 1995
Successeur Alain Calmat
Maire du Raincy
En fonction depuis le 18 juin 1995
Prédécesseur Raymond Mège
Ministre délégué à la Ville et à l'Intégration
7 novembre 19952 juin 1997
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé II
Prédécesseur Simone Veil
Successeur Claude Bartolone
Ministre chargé de l'intégration et de la lutte contre l'exclusion
18 mai 19957 novembre 1995
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I
Prédécesseur poste crée
Successeur Jean-Claude Gaudin
Biographie
Nom de naissance Éric Raoult
Date de naissance 19 juin 1955 (1955-06-19) (57 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR UMP

Éric Raoult, né le 19 juin 1955 à Paris, est un homme politique français. Ancien député, maire UMP du Raincy, il a été ministre chargé de l'Intégration et de la lutte contre l'exclusion du 18 mai au 7 novembre 1995 puis ministre délégué à la Ville et à l'Intégration de cette date au 2 juin 1997.

Sommaire

Origines, formation et vie familiale [modifier]

Éric Raoult est né le 19 juin 1955 à Paris. Ancien élève de l'Institut d'études politiques de Paris, il est licencié en sciences économiques et diplômé de l'Institut français de presse. En septembre 1990, il se marie en premières noces à Béatrice Abollivier, alors assistante parlementaire au Parlement européen, dont il divorce pour épouser en 2002 son assistante parlementaire, Corinne Sapet, qui l'accuse fin 2011 de « violences sur conjoint »[1],[2],[3] Le 7 février 2013, le parquet de Bobigny a requis 3 mois avec sursis contre Éric Raoult[4]. Le 20 février 2013, le tribunal correctionnel de Bobigny prononce sa relaxe[5].

Carrière politique [modifier]

1974-1985 : débuts militants [modifier]

Éric Raoult adhère à l'UDR en 1974, qui devient le RPR deux ans plus tard.

Il exécute son service militaire en 1978 sur la base de Balard, aux côtés de Nicolas Sarkozy. Il y contracte une méningite après avoir nourri les singes du centre spatial[6]. Il est diplômé en 1979 de l'Institut français de presse[7]. Il est nommé, la même année, responsable de l'UNI pour Paris I et Paris II-Assas.

En 1983, Éric Raoult est élu adjoint au maire du Raincy (Raymond Mège). Deux ans plus tard, il prend la tête des Jeunes `du RPR à la suite de Roger Karoutchi. On lui doit quelques rassemblements d’usagers devant le siège de la CGT à Montreuil, à la suite d’une grève des services publics.

1986 : député de Seine-Saint-Denis [modifier]

Élu député pour la première fois en 1986, il est réélu en 1988. En 1991, il réplique aux sorties du Premier ministre Édith Cresson concernant les Japonais en déclarant que ceux-ci étaient « plus habitués au langage de velours de geishas qu'à l'argot vulgaire des femmes de poissonnier »[8]. La même année, Éric Raoult s'oppose à la seconde guerre du Golfe.

1995-1997 : ministre de l'Intégration et de la Lutte contre l'exclusion [modifier]

Nommé ministre chargé de l'Intégration et de la Lutte contre l'exclusion en mai 1995, Éric Raoult devient six mois plus tard ministre délégué auprès du ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration, à la Ville et à l'Intégration - poste qu'il occupera jusqu'à l'arrivée de la gauche au pouvoir, en juin 1997[9].

Durant son expérience gouvernementale, son suppléant, Pierre Bernard, réputé proche de l’extrême droite, le remplace comme député[10][11]. Lorsque Éric Raoult le fait nommer chevalier à la Légion d'honneur, la gauche crie à la provocation[12].

Maire du Raincy [modifier]

Adjoint depuis 1983, il est élu maire du Raincy en 1995.

Lors des émeutes de 2005, sa ville est la première à décréter le couvre-feu, avant le recours à l'état d'urgence par Dominique de Villepin.

En mars 2008, il est réélu maire au second tour[13].

2007 : réélection en tant que député [modifier]

Éric Raoult est élu à nouveau député le 26 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Il fait partie du groupe UMP et est également président de la Fédération UMP de Seine-Saint-Denis depuis sa création. Il a été nommé par Xavier Bertrand, le Secrétaire national de l'UMP, chargé de l'Outre-mer. Il a fondé, à l'Assemblée nationale, l'Amicale des parlementaires amis de l'Outre-mer.

Il a soutenu un amendement visant à rétablir la peine de mort[14], et a cosigné la proposition de loi du 8 avril 2004 exigeant son rétablissement pour les auteurs d'actes terroristes[15]. Par ailleurs, Éric Raoult est membre du comité d'honneur du Mouvement initiative et liberté (MIL).

Il est le président de l'Association des élus amis d'Israël (ADELMAD)[16], qui regroupe environ 800 élus français[17] et qui organise des voyages d'élus français en Israël[18].

Le 5 mars 2004, alors vice-président de l'Assemblée nationale, il soutient le gouvernement d'Ariel Sharon dans la construction du mur de séparation entre Israël et les territoires palestiniens[19].

Membre du groupe parlementaire d'amitié France-Tunisie, il se réjouit, en 2009, de la réélection de Zine el-Abidine Ben Ali à 90 %, y voyant le signe de sa grande popularité dans le pays[20]. Il approuve publiquement le 31 octobre 2009 sur Berbère Télévision l'expulsion de Tunisie de la journaliste du Monde Florence Beaugé[21],[22]. Durant la Révolution de Jasmin, Éric Raoult appuie l'action de quelques partisans de Ben Ali[23]. Quelques semaines après le renversement du pouvoir en place, Éric Raoult prend la défense de l'ex-président tunisien, qu'il décrit comme un « progressiste » et un « nationaliste » au bilan équilibré, ami des Juifs et rempart contre l'islamisme, qui aura « fait du bien à son pays »[20][24].

En novembre 2009, suite à l'attribution du prix Goncourt 2009 à l'écrivain Marie NDiaye et ayant lu une interview donné par elle en août 2009[25], il écrit au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, affirmant la nécessité d'un « devoir de réserve » dû par les lauréats du prix Goncourt, et les artistes en général[26]. Il est critiqué par les membres de l'Académie Goncourt comme Bernard Pivot[27] et est désavoué par l'UMP qui rappelle dans un communiqué que la liberté d'expression est un droit fondamental[28].

Éric Raoult est le rapporteur de la mission sur le port du voile intégral, à l'Assemblée nationale. Après six mois d'auditions, il rendra son rapport fin janvier 2010. Le rapport plaide pour une résolution parlementaire suivie d'une interdiction de «dissimuler son visage» dans les services publics, transports compris, mais pas dans la rue[29].

Depuis 2012 [modifier]

En juin 2012, il propose la candidature de Nicolas Sarkozy au prochain prix Nobel de la paix[30],[31].

Candidat aux élections législatives de 2012, avec l'avocat Francis Szpiner comme suppléant, il est battu par le socialiste Pascal Popelin à 54,1 % contre 45,9 % et perd son siège de député de la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Mandats [modifier]

Décorations [modifier]

Éric Raoult est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 2001.

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Who's Who in France, édition 1998-1999, p. 1447
  2. Who's Who in France, édition 2008, p. 1862
  3. Caroline Beyer, « Éric Raoult hospitalisé alors qu'il devait être jugé », sur le site du quotidien Le Figaro, 30 novembre 2012. Consulté le 16 décembre 2012.
  4. http://www.europe1.fr/France/Violences-conjugales-Eric-Raoult-juge-1406645/
  5. Eric Raoult relaxé], sur 20minutes.fr, consulté le 21 février 2013
  6. Le parcours d'Éric Raoult par Thierry Dupont sur lexpress.fr du 12 février 2009
  7. Portrait de l'Express
  8. Rone Tempest, Culture - Edith Cresson's Answer to TV Spoof: Hush Puppet! - * France's brutally frank premier says her caricature on one of the nation's most popular shows is sexist, unfair., Los Angeles Times, 23 juillet 1991
  9. Fiche d'Éric Raoult sur assemblee-nationale.fr
  10. Pierre Bernard envoie le RPR et l'UDF aux oubliettes sur liberation.fr du 28 avril 2008
  11. Éric Raoult : le parcours atypique d'un dur de la droite par François Wenz-Dumas sur liberation.fr du 6 juin 2005
  12. La Légion d'honneur de Pierre Bernard décriée sur leparisien.fr du 3 janvier 2006
  13. Nouveau conseil municipal, ministère de l'Intérieur, 16 mars 2008. Consulté le 24 mars 2008
  14. Encore dix-huit députés pour la peine de mort (article du journal Libération)
  15. no 1521 - Proposition de loi de M. Richard Dell'Agnola tendant à rétablir la peine de mort pour les auteurs d'actes de terrorisme
  16. ADELMAD, 10e !
  17. Douzième visite annuelle d’ADELMAD en Israël, par Stéphanie Gromann
  18. Selon le site du gouvernement israélien
  19. http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=2548&returnto=articles_display/detail_th_type&thid=5&artyd=5
  20. a et b Éric Raoult : Ben Ali «a fait du bien à son pays» sur slate.fr du 18 février 2011
  21. Le Monde, 8-9 novembre 2009, p. 8.
  22. Article du Nouvel Observateur (7.11.09)
  23. « Peut-être on partira, mais on brûlera Tunis » par Isabelle Mandraud sur lemonde.fr du 17 janvier 2011
  24. Raoult : « La personnalité de Sarkozy déplaît à bon nombre » par Nicolas Valiadis sur rue89.com du 27 février 2011
  25. Les Inrocks, 30/08/2009 : L'écrivain Marie Ndiaye aux prises avec le monde
  26. Éric Raoult s'attaque à Marie Ndiaye et invente un « devoir de réserve » pour les prix Goncourt Les Inrockuptibles le 10 novembre 2009
  27. NouvelObs, 10/11/2009 : Bernard Pivot répond à Éric Raoult : « Le lauréat du Goncourt n'est pas la voix de la France »
  28. NDiaye : L'UMP arbitre à la place de Mitterrand Le Journal du dimanche
  29. Libération, 26 janvier 2010 : Voile intégral : la mission rend son rapport dans la division
  30. Il propose le prix Nobel de la Paix pour Sarkozy - TF1 News 4 juin 2012
  31. Nobel de la Paix: Raoult propose Sarkozy - Le Figaro - 4 juin 2012