Daniel Gluckstein

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Daniel Gluckstein lors d'un meeting à Lyon en 2002.

Daniel Gluckstein, né le 3 mars 1953 (61 ans) à Paris, est un homme politique trotskyste français. Secrétaire national du Parti des travailleurs de 1991 à 2008, il est aujourd'hui l'un des quatre secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant et coordinateur de l'Entente internationale des travailleurs et des peuples.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'intérêt de Daniel Gluckstein pour son histoire familiale - l'un de ses ancêtres, juif d'Europe de l'Est, aurait participé en 1987 à la fondation de l'Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie (Bund) - contribue, durant son adolescence, à le faire s'engager en politique. Il fait partie, à l'âge de 14 ans, des Comités Viêtnam, dans le cadre de l'opposition à la guerre du Viêt Nam. En 1968, il adhère à la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), puis rejoint la Ligue communiste. Il utilise à l'époque le pseudonyme de Michaël ; en 1973, lors de la dissolution de la Ligue communiste et sa refondation sous le nom de Ligue communiste révolutionnaire, il adopte le nouveau pseudonyme de Seldjouk[1].

Après des études d'histoire et de lettres, il enseigne ces matières en lycée professionnel[1].

A la fin des années 1970, il participe à une tendance de la LCR, la Tendance léniniste-trotskyste (ou TLT) animée par Christian Leucate, et qui regroupe plusieurs centaines de membres. En 1979, exclus de la LCR, les animateurs de la TLT partent avec environ 400 militants et fondent la Ligue communiste internationaliste (LCI) ; l'année suivante, ce mouvement fusionne avec l’Organisation communiste internationaliste (OCI), nom utilisé à l'époque par le courant lambertiste. Au départ réticent à la collaboration avec « Lambert », Daniel Gluckstein finit par devenir proche de ce dernier, dont il fera avec le temps figure de « numéro deux ». Il quitte cette époque l'Éducation nationale pour devenir permanent salarié de l'organisation lambertiste[1].

En 1991, il est élu secrétaire national du Parti des travailleurs (PT), lors de la fondation de cette nouvelle incarnation du parti lambertiste[1]. Aux élections européennes de 1994, il est à la tête d'une liste pour l'Europe des travailleurs et de la démocratie, contre l'UE de Maastricht, qui obtient 0,43 % des voix.

En 1997, il est candidat aux élections législatives à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il obtient 0,87 % des voix.

L'année suivante, il initie avec 40 autres militants, dont Frédéric Mérat et des responsables de divers courants internes du Parti communiste français, dont Jean-Jacques Karman et Rémy Auchedé, et du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement le « Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht ».

En 2002, il est candidat du Parti des travailleurs à l'élection présidentielle, et remporte 0,47 % des suffrages, ce qui fait de lui le dernier des 16 candidats présents à ce premier tour.

Dès le 20 septembre 2003, il appelle avec divers élus dont Gérard Schivardi à la victoire du « non » au référendum sur le traité constitutionnel de l'Union européenne par la création d'un comité ad hoc.

En 2007, il est directeur de campagne de Gérard Schivardi, « candidat de maires », à l'élection présidentielle.

En 2008, lors du congrès fondateur du Parti ouvrier indépendant (POI) (dans lequel s'est autodissout le PT), il devient un des quatre secrétaires nationaux de ce nouveau parti, avec Claude Jenet, Gérard Schivardi et Jean Markun.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié, il est le père de 3 enfants.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Qui dirige ? Personne on s'en charge nous-mêmes, SELIO, 1987, à propos de la grève de 1986 contre la réforme Devaquet
  • Le Fonds monétaire international (F.M.I): Une entreprise de pillage des peuples, SELIO, 1990, 272 pages (ISBN 2-906981-13-3)
  • La Sécu, elle est à nous, SELIO, 1996, 340 pages (ISBN 2-906981-18-4)
  • Lutte des classes et mondialisation, SELIO, 1999, 511 pages (ISBN 2-906981-20-6)
  • Itinéraires, avec Pierre Lambert, Éditions du Rocher, 2003, 288 pages (ISBN 2-268-04233-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Gluckstein, le permanent révolutionnaire, 19 avril 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]