Daniel Gluckstein

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Daniel Gluckstein lors d'un meeting à Lyon en 2002 (France)

Daniel Gluckstein, né le (61 ans) à Paris, est un homme politique trotskyste français. Secrétaire national du Parti des travailleurs de 1991 à 2008, il est aujourd'hui l'un des quatre secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant et coordinateur de l'Entente internationale des travailleurs et des peuples.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les parents de Daniel Gluckstein sont des juifs polonais, militants du Bund, le parti juif révolutionnaire ; son père était tailleur dans le ghetto de Lodz[1]. Sa mère fit la connaissance de Solange Najman, la mère de Maurice Najman, au camp de Bergen-Belsen[1].

En 1968, Gluckstein adhère à la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), puis à la LCR.

Après des études d'histoire et de lettres, il est professeur de lettres et d'histoire dans un lycée professionnel.

En 1979, il participe à la création de la Ligue communiste internationaliste (LCI), après avoir rejoint à la fin des années 1970 une tendance (la TLT, Tendance léniniste-trotskyste animée par Christian Leucate, regroupant plusieurs centaines de membres) qui se fera exclure de la LCR, puis rejoindra l’OCI, d'obédience lambertiste, en 1980.

En 1991, il est élu secrétaire national du Parti des travailleurs (PT, lambertiste) lors de sa fondation (parti qui, en 1992, se prononce pour le « non » au référendum sur le traité de Maastricht). Aux élections européennes de 1994, il est à la tête d'une liste pour l'Europe des travailleurs et de la démocratie, contre l'UE de Maastricht, qui obtient 0,43 % des voix.

En 1997, il est candidat aux élections législatives à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il obtient 0,87 % des voix.

L'année suivante, il initie avec 40 autres militants, dont Frédéric Mérat et des responsables de divers courants internes du Parti communiste français, dont Jean-Jacques Karman et Rémy Auchedé, et du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement le « Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht ».

En 2002, il est candidat du Parti des travailleurs à l'élection présidentielle, et remporte 0,47 % des suffrages, ce qui fait de lui le dernier des 16 candidats présents à ce premier tour.

Dès le , il appelle avec divers élus dont Gérard Schivardi à la victoire du « non » au référendum sur le traité constitutionnel de l'Union européenne par la création d'un comité ad hoc.

En 2007, il est directeur de campagne de Gérard Schivardi, « candidat de maires », à l'élection présidentielle.

Lors du congrès fondateur du Parti ouvrier indépendant (POI) (dans lequel s'est autodissout le PT), en 2008, il devient un des quatre secrétaires nationaux de ce parti (avec Claude Jenet, Gérard Schivardi et Jean Markun). Il est actuellement permanent salarié par son parti.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié, il est le père de 3 enfants.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 32-33.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]