Bruno Mégret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mégret.
Bruno Mégret
Bruno Mégret pendant l'été 2006, à Paris.
Bruno Mégret pendant l'été 2006, à Paris.
Fonctions
Député européen
25 juillet 198920 juillet 1999
Législature IIIe et IVe législature
Groupe politique GTDE puis non-inscrits
Député de l'Isère
16 mars 198614 mai 1988
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique FN
Biographie
Date de naissance 4 avril 1949 (65 ans)
Lieu de naissance Paris
Parti politique RPR (1975-1982)
CAR (1982-1988)
FN (1987-1998)
MNR (depuis 1998)
Conjoint Catherine Rascovsky

Bruno Mégret, né le 4 avril 1949 à Paris, est un homme politique français, fondateur du Mouvement national républicain (MNR), parti classé à l'extrême droite, mais qui se réclame de la « droite nationaliste et conservatrice ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Bruno Mégret est le fils du haut fonctionnaire Jacques Mégret, et de Colette Constantinides [note 1]. Il est l'aîné d'une famille de quatre enfants dont il est le seul garçon.

À Bruxelles, où son père est en poste aux Communautés européennes, Bruno Mégret est scolarisé à l'école européenne[note 2]. De retour à Paris, il est pensionnaire à l'Institut catholique Bossuet[note 3] et inscrit en seconde au lycée Louis-le-Grand avant d'y être admis en classe préparatoire. Reçu à l'École polytechnique[note 4] en 1969, il en sort dans la « botte[note 5] » et intègre le corps des Ponts et Chaussées[note 6].

Diplômé de l'Institut des hautes études de défense nationale, capitaine de réserve de l'Arme blindée de cavalerie, il a été élève de l'École de cavalerie de Saumur (stage commando à Quellern, deux mois en garnison en Allemagne à Offenbourg). Il a passé ensuite huit mois à Laon comme sous-lieutenant au 6e régiment de cuirassiers.

En 1974, ses études en France terminées, il part, muni d'une bourse, pour les États-Unis où il passe une année à l'université de Californie à Berkeley. Il en revient avec un diplôme de Master of Science.

Chargé de mission au Commissariat général au Plan en 1975 et 1976[note 7], il est affecté à l'aménagement du territoire lors de la préparation du VIe plan[note 8].

Nommé à la direction départementale de l'équipement de l'Essonne en 1977[note 9], il est ensuite conseiller technique au cabinet du ministre de la Coopération de 1979 à 1981, puis directeur adjoint des infrastructures et des transports à la préfecture de la région Île-de-France jusqu'en 1986. Mis en disponibilité, il rejoint son corps d'origine deux ans plus tard, après sa défaite aux élections législatives. Jusqu'en juin 1989, où il est élu député européen, il est chargé de mission au conseil général de l'environnement et du développement durable(CGEDD)[réf. nécessaire].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Bruno Mégret, en 2004, à Bordeaux.

Le Rassemblement pour la République (1975-1982)[modifier | modifier le code]

Dès 1975, il adhère au Club de l'Horloge, un cercle de réflexion créé par de hauts fonctionnaires où s'élabore la riposte intellectuelle au socialisme, puis entre au RPR[note 10] via les réseaux de Charles Pasqua[note 11] et devient presque immédiatement membre du comité central du RPR. En 1981, lorsque François Mitterrand est élu, il se présente aux élections législatives au nom du RPR dans les Yvelines contre Michel Rocard qu'il met en ballottage.

Les Comités d'action républicaine (1982-1988)[modifier | modifier le code]

Pressé d'agir plus efficacement pour ses idées, il quitte le parti et fonde en janvier 1982 les Comités d'action républicaine qu'il mobilise contre le nouveau gouvernement socialiste. Une campagne d'affichage annonce : Face au socialisme, prenons l'initiative. Le symbole choisi est la feuille de chêne. Bruno Mégret entame la rédaction de ses lettres d'orientation et on retrouve dans le mouvement de nombreux orphelins de la droite.

Dans sa 22e lettre, Mégret demande à chaque comité local de se doter d'une épigraphe. Les élections municipales de 1983 permettent d'avoir un premier bilan. Les comités ont environ 250 élus, essentiellement des conseillers municipaux, parmi lesquels le journaliste Dominique Jamet alors au Quotidien de Paris, mais aussi quelques maires comme Pierre Bernard, Jean-Paul Hugot, Nelly Rodi, Pierre Quintard ou Francisque Collomb. Les CAR revendiquent alors 10 000 adhérents avec 120 comités en France.

Avec les CAR et de nombreux clubs et associations, Bruno Mégret crée la CODAR, à l'initiative de laquelle se tiendront les premiers et seconds États généraux de l'opposition en 1984 et 1985.

En 1984, Mégret cherche à constituer une liste pour les élections européennes. Il approche Maxime Lévêque, Francine Gomez, François Léotard, sans succès. Il se rapproche alors du Front national. Beaucoup d'adhérents sont opposés à ce ralliement. Des comités locaux se sabordent, et nombre d'adhérents rejoignent le RPR, le CNI ou l'UDF.

Bruno Mégret reste le président jusqu'en 1988.

Le Front national (1987-1998)[modifier | modifier le code]

Délégué général du Front national[modifier | modifier le code]

En 1986, profitant du scrutin à la proportionnelle, Jean-Marie Le Pen, président du Front national, décide de créer le Rassemblement national afin d'ouvrir son parti à d'autres mouvements. Bruno Mégret et les Comités d'action républicaine s'allient à cette occasion au Front national. Il est alors élu député de l'Isère et deviendra député européen en 1989.

En 1987, il adhère au Front national et Jean-Marie Le Pen le nomme directeur de sa campagne présidentielle[note 12]. En 1988, il se présente dans la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône (Gardanne), où il obtient 26 % des suffrages au premier tour et 44 % au second. Son influence ne cesse de grandir au sein du FN où il révèle ses talents d'organisateur et de stratège, devenant ainsi un rival pour Jean-Pierre Stirbois, le secrétaire général. Ce dernier meurt dans un accident de voiture et sera remplacé par Carl Lang, puis par Bruno Gollnisch.

En octobre 1988, il est nommé délégué général du Front national par Jean-Marie Le Pen. Il est chargé de la formation, de la communication, des études, et des manifestations du Mouvement national. En juin 1989, il est élu au Parlement européen où il est membre de la Commission politique et de la Commission économie. Depuis octobre 1990, il est, de surcroît, le leader du Front national dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est lui qui conduit la liste aux élections régionales dans les Bouches-du-Rhône et, en mars 1992, il est élu conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Bruno Mégret s'impose comme numéro deux du Front national et forge son image. Ainsi, il fonde en 1989 la revue Identité qui va organiser et mettre en forme le corpus idéologique de l'extrême droite française. Il s'attaque aussi à la question de l'immigration et propose « Cinquante Mesures pour régler le problème de l'immigration » qui provoqueront beaucoup d'émoi dans les médias et au sein de la classe politique.

Candidat aux élections législatives de mars 1993 dans la circonscription de Marignane, il frôle l'élection avec 49,5 % des voix au second tour. C'est en décembre 1993 qu'il choisit Vitrolles comme point de chute[note 13]. Pour les élections européennes de juin 1994, il est placé en deuxième position sur la liste conduite par Jean-Marie Le Pen et réélu au Parlement de Strasbourg.

En juin 1995, candidat à l'élection municipale de Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône, il obtient 43 % des suffrages au premier tour, le score record du Front national dans les villes de plus de 30 000 habitants et échoue de justesse au second tour devant la liste conduite par Jean-Jacques Anglade[note 14].

Il épouse Catherine Rascovsky qui le remplace comme candidate à la mairie de Vitrolles car il est frappé d'inéligibilité pour un an pour non-respect des dispositions de financement de la campagne. Elle est élue en février 1997 avec 46,70 % des voix au 1er tour et 52,48 % au second[note 15].

En octobre 1994 Bruno Mégret crée un journal quotidien intitulé Le Français qui ne durera que huit mois[réf. souhaitée]. À ce sujet, il a démenti avoir été aidé par Alef Bank ainsi que d'avoir un beau-frère dénommé Paul Loiseau[1].

En 1996, il publie L'Alternative nationale, ouvrage dans lequel il tente de démontrer qu'une véritable alternative politique est possible en France où, selon lui, le sentiment national ne cesse de gagner du terrain. L'année suivante, il fait paraître la Troisième voie, un ouvrage dans lequel il définit les principes d'une autre politique économique et sociale combinant les impératifs de la liberté et de la régulation pour redynamiser notre économie tout en maîtrisant la mondialisation dans le cadre d'un patriotisme économique européen.

Le 17 février 1997, Bruno Mégret déclare, au cours d'une émission télévisée sur France 2, « qu'il y a des différences entre les races ». Il est pour cela condamné, le 25 novembre 1998, à verser 10 000 F de dommages-intérêts à l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui s'était portée partie civile[2].

En 1998, il fait paraître un sixième ouvrage, La Nouvelle Europe. Hostile à la construction bruxelloise mais favorable à une Europe indépendante et puissante, il plaide pour une Europe des nations qui permettrait aux États qui la composent, et à la France en particulier, de revenir sur la scène de l'histoire.

Scission avec le Front national[modifier | modifier le code]

Considéré désormais comme un rival embarrassant par la direction du Front national, Bruno Mégret va faire l'objet d'attaques de plus en plus vives. La crise qui éclate le 5 décembre 1998 au sein du parti, et dans laquelle il est impliqué, va rapidement provoquer sa révocation de la délégation générale du parti puis son exclusion. Ces événements font perdre au Front national une majorité de cadres et d'élus qui, scissionnistes par force ou par raison, créent, lors d'un congrès à Marignane, les 23 et 24 janvier 1999, le « Front national-Mouvement national » et portent Bruno Mégret à sa présidence. À la suite d'une action judiciaire de Jean-Marie Le Pen, au mois de mai, le parti est rebaptisé « Mouvement national » puis se transforme formellement en Mouvement national républicain (MNR) au mois de septembre à l'occasion du conseil national de La Baule.

Le Mouvement national républicain (1998-2008)[modifier | modifier le code]

Aux élections européennes qui ont lieu la même année, la liste conduite par Bruno Mégret sous l'étiquette « Mouvement national » obtient 3,28 % des voix et n'a donc aucun député puisque son score est inférieur à la barre des 5 % exigée pour avoir des élus. De son côté, la liste conduite par Jean-Marie Le Pen franchit cette barre avec 5,69 %, obtenant 5 sièges.

Le 21 avril 2002, Bruno Mégret, qui est candidat à l'élection présidentielle[3], recueille 2,34 % des suffrages. Au second tour, il appelle à voter pour Jean-Marie Le Pen. Son compte de campagne sera invalidé et son parti va connaître de graves difficultés.

Bruno Mégret comparaît en septembre 2006 aux côtés de son épouse devant le tribunal correctionnel de Marseille[4]. En effet, Catherine Mégret avait effectué, en qualité de maire de Vitrolles, « quatre envois de courriers entre novembre 2000 et décembre 2001[5] » à des collègues maires de France pour parrainer la candidature de son époux à l'élection présidentielle de 2002. Selon Bruno Mégret, le financement de cet envoi a été pris en charge par erreur par la mairie et spontanément remboursé par lui[6]. Les juges ont considéré que cet envoi était « sans rapport avec les intérêts des contribuables de la commune » et l'ont donc condamné en première instance et en appel[7].

Un nouvel ouvrage de Bruno Mégret est publié à l'automne 2006 sous le titre L'Autre Scénario. Affirmant que la construction européenne actuelle n'apporte rien aux Européens, sinon, d'après lui, un surcroît de réglementations tatillonnes et stériles, il prône une Europe puissante qui placerait les peuples européens au premier rang dans la compétition mondiale et dans laquelle la France pourrait jouer un rôle majeur.

Le 20 décembre 2006, Mégret a annoncé qu'il ne se présenterait pas à la présidentielle 2007, mais soutiendrait Jean-Marie Le Pen lors d'une conférence de presse commune avec celui-ci[8]. Ce soutien s'inscrivait dans le cadre de l'Union patriotique proposée par le président du Front national.

Au premier tour des élections législatives de 2007, Bruno Mégret obtient 2,03 % des voix dans la douzième circonscription des Bouches-du-Rhône. Le MNR fait un score très faible au niveau national et ne franchit pas le seuil permettant d'accéder au financement public des partis. Le MNR n'a plus d'élus nationaux. Il possède toutefois encore des conseillers municipaux et des maires.

Le 23 mai 2008, il se met « en réserve » de la vie politique[9], et part travailler en Australie pendant les deux années suivantes, pour le compte du groupe Bouygues. Durant ces deux années à l'étranger, Bruno Mégret continuera à donner son avis sur l'évolution du MNR, tout en laissant la place à une direction collégiale.

Depuis 2008[modifier | modifier le code]

En 2010, il est de retour en France, chargé de mission au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) et affirme qu'il souhaite à nouveau revenir sur le devant de la scène politique[10],[11].

Fonctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de/avec Bruno Mégret[modifier | modifier le code]

  • Il participe à la rédaction d'ouvrages comme membre du Club de l'Horloge : Les Racines du futur (1977), La Politique du vivant (1979)
  • Il participe en 1982 à la rédaction du premier manifeste des CAR.
  • Demain, le chêne (1982)
  • L'Impératif du renouveau (1986)
  • La Flamme - Les voies de la renaissance (1990)
  • L'Alternative nationale (1996)
  • La Troisième voie (1997)
  • La Nouvelle Europe (1998)
  • Le Chagrin et l'Espérance - Du FN au MNR (1999)
  • La France à l'endroit (2002)
  • L'Autre Scénario - Pour la France et l'Europe, Éditions Cité Liberté (2006)

Ouvrages consacrés à Bruno Mégret[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son père, fils d'un agent d'assurances, est encore élève de l'ÉNA lors de sa naissance. En 1950, il rejoint le Conseil d'État et se retrouve un an plus tard conseiller technique au cabinet de Gaston Defferre. Nommé ensuite maître des requêtes, il devient jurisconsulte des conseils des Communautés européennes en 1957. Il est en poste à Luxembourg et ensuite à Bruxelles. De 1974 à 1976, Jacques Mégret est directeur de l'administration pénitentiaire sous le ministère de Jean Lecanuet.
  2. Il devient chef de la patrouille des sangliers au sein de la troupe des « Joyeux bâtisseurs de l'Europe », composée d'enfants de fonctionnaires européens. Le chanteur néerlandais Dick Annegarn est dans son groupe.
  3. Situé 6, rue Guynemer, c'est une institution particulièrement sélective qui prend les enfants en charge pour les études du soir et leur propose différentes activités comme le sport, la chorale et les cours de catéchisme, obligatoire jusqu'en seconde.
  4. Il est 317e au concours et intègre l'école du premier coup par la liste complémentaire.
  5. Il sort 18e, et a droit à entrer dans le corps des ponts et chaussées.
  6. « C'était déjà l'archétype de l'ingénieur des Ponts. Mais pas hautain, ni arrogant. »[Par qui ?], L'Express, février 1998
  7. Dont, avec les députés du FN, il demandera la suppression en 1986.
  8. Il rencontre alors Yvan Blot, qui représente le ministère de l'Intérieur.
  9. Il s'occupe d'un tronçon de l'autoroute La Francilienne et de son raccordement à l'A10 de murs antibruit, sur la N118 à la hauteur de Bièvres.
  10. « Je suis entré dans un corps pour faire de la politique. Ce n'est pas par conformisme de filière étudiante, mais parce que je souhaitais être fonctionnaire par vocation publique. », Journal de Polytechnique, 1990
  11. Six mois plus tard, il rentre au cabinet de Robert Galley, ministre de la Coopération. Il est chargé des projets techniques (routes, hôpitaux) financés par la France en Afrique. Il s'y rend au moins une fois par mois.
  12. « C'est effectivement un organisateur qui sait très habilement vendre des campagnes "clés en main" à Le Pen », Dans l'ombre de Le Pen, de Lorrain de Saint-Affrique et Jean-Gabriel Fredet, Hachette
  13. Le FN y est fort, dès 1984, il dépassait les 20 %.
  14. Une importante mobilisation militante et médiatique met un terme aux ambitions de Mégret entre le premier et le second tour.
  15. « La bataille de Vitrolles n'a pas été une bataille électorale comme les autres. Elle est la préfiguration de l'affrontement titanesque qui ne manquera pas d'opposer un jour les Français rassemblés à l'établissement politique dans son ensemble », V comme Vitrolles, Catherine Mégret, Éditions nationales

Références[modifier | modifier le code]

  1. « B. Mégret dément toute relation avec Alef Bank », communiqué du 12 octobre 2005 sur Bruno-Mégret.com
  2. Jugement du tribunal correctionnel de Paris du 25 novembre 1998
  3. Vidéo de la campagne officielle 2002, 1er tour [vidéo]disponible aussi sur YouTube [vidéo]
  4. « Les époux Mégret devant la justice pour détournements de fonds », Libération, 17 septembre 2006
  5. « Bruno Mégret annonce son "retrait" de la vie politique », AFP, 20 mai 2008
  6. Bruno Mégret sans madame au tribunal, Libération, 18 septembre 2006
  7. Jugement du tribunal correctionnel de Marseille du 18 octobre 2006, arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 28 novembre 2007 ; mentionnés par AFP, « Un an d'inéligibilité confirmé en appel pour Mégret, qui va en cassation », 28 novembre 2007
  8. « Bruno Mégret apporte son soutien à Jean-Marie Le Pen », Le Nouvel Observateur, 20 décembre 2006
  9. « Bruno Mégret se retire de la vie politique », Le Figaro, 20 mai 2008
  10. « Bruno Mégret rêve de revenir », France-Soir, 04 août 2011.
  11. Le Figaro (18.04.2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]