Michèle Tribalat

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Michèle Tribalat

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Nationalité Flag of France.svg Français
Profession

Michèle Tribalat est une démographe française, chercheuse à l’Institut national d’études démographiques (INED)[1].

Thèmes de recherches[modifier | modifier le code]

Michèle Tribalat a mené des recherches sur les questions de l’immigration en France, entendue au sens large, et aux problèmes liés à l’intégration et à l'assimilation des immigrés et de leurs enfants. Elles se sont traduites par la publication de plusieurs ouvrages, dont un ouvrage en collaboration avec le politologue Pierre-André Taguieff sur le Front national. Dans l'ouvrage Face au Front national : arguments pour une contre-offensive, Michèle Tribalat se livre notamment à une analyse critique du rapport de Pierre Milloz sur le coût de l'immigration en France, dont elle réfute les conclusions[2]. Elle a, au cours des dernières années, continué de mener ses recherches dans les domaines auxquels elle consacre habituellement ses travaux, mais avec un accent particulier sur les questions liées à l'islam en France. Ses travaux sont critiqués par le démographe Hervé Le Bras qui conteste leur méthodologie.

Dans son ouvrage Les Yeux grands fermés, elle se montre critique vis-à-vis de l'attitude de l'État français face au décompte de l'immigration, le solde migratoire ne représentant pas, selon elle, la réalité de la présence étrangère en France[3]. Elle met en doute notamment l'apport de l'immigration à la croissance économique, l'intégration réelle des étrangers au tissu social des pays d'accueil[4].

Statistiques ethniques[modifier | modifier le code]

La polémique entre Le Bras et Tribalat est ancienne et porte notamment sur les statistiques ethniques. En 2010, dans un article du Point, Hervé Le Bras va jusqu'à effectuer un parallèle entre les estimations de la population d'origine étrangère données par Michèle Tribala et le protocole de Wannsee. Celle-ci, tout en corrigeant l'approximation historique d'Hervé Le Bras, condamne cette « nazification de l'adversaire » et parle de procédé « ignoble »[5]. Interrogée au sujet des statistiques ethniques, elle affirme ne pas être « d’accord avec ceux qui refusent les statistiques ethniques sur la population carcérale sous prétexte que la réalité qu’elles donneront à voir — à savoir qu’un grande partie des prisonniers sont d’origine étrangère — ne plaît pas. Tout d’abord parce qu’on n’a pas attendu la statistique pour l’écrire ici et là, avec des estimations à la louche totalement hasardeuses. Au moins, une vraie étude permet réduit [sic] la marge du fantasme »[6].

Elle affirme également ne pas se « préoccuper de l’utilisation que l’on peut faire des statistiques. [...] L’objet de la statistique, c’est connaître. Elle doit être au-dessus de la mêlée. Si on veut connaître les problèmes, il faut s’en donner les moyens »[7].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tribalat Michèle, sur ined.fr
  2. Pierre-André Taguieff, Michèle Tribalat, Face au Front national. Arguments pour une contre-offensive, revue Mots, n°58, année 1999
  3. Michèle Tribalat: "les pouvoirs publics relativisent l'immigration", entretien, lexpress.fr, 18 mars 2010
  4. Michèle Tribalat : Une démographe qui dérange, Nicolas journet, scienceshumaines.com, 15 juin 2011
  5. Une comparaison qui fâche, Le Point, 15 avril 2010 - Modifié le 22 avril 2010
  6. Qui a peur des statistiques ethniques?, entretien, marianne.net, 10 mars 2009
  7. Qui a peur des statistiques ethniques?, entretien, marianne.net, 10 mars 2009
  8. Naïri Nahapétian, « Les yeux grands fermés. L'immigration en France », sur Alternatives économiques,‎ 2010 (consulté le 15 mars 2013)
  9. « Prix des Impertinents », sur http://www.prix-litteraires.net (consulté le 18/11/2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]