Sylvie Guillem

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Sylvie Guillem

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Sylvie Guillem et Russell Maliphant en 2010

Naissance 25 février 1965 (49 ans)
Paris en France
Activité principale Danseuse
Style Danse classique, moderne, et contemporaine
Années d'activité Depuis 1981
Formation Opéra de Paris

Sylvie Guillem, née le 25 février 1965 à Paris, est une danseuse française formée à la gymnastique de compétition par sa mère jusqu'à l'âge de 11 ans. Elle découvre la danse lors d'un stage à l'école de danse de l'Opéra de Paris. Claude Bessy, alors directrice de l'école, remarque immédiatement ses capacités exceptionnelles et son potentiel pour le ballet et lui offre une place dans la prestigieuse école.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'Opéra national de Paris[modifier | modifier le code]

Elle entre à l'Opéra national de Paris à 12 ans. Elle est engagée dans le corps de ballet en 1981 à l'âge de 16 ans. Deux ans plus tard, elle remporte la médaille d'or au Concours international de ballet de Varna en Bulgarie. Le 24 décembre 1984, Sylvie Guillem devient première danseuse pour une durée de seulement 5 jours puisqu'une nouvelle nomination suivra le 29 décembre 1984.

Sylvie Guillem est nommée, à seulement 19 ans, danseuse étoile par Rudolf Noureev le 29 décembre 1984 à l'issue de son interprétation du Lac des cygnes avec le double rôle d'Odette/Odile. Sylvie devient la plus jeune étoile du Ballet de l'Opéra de Paris que Noureev ait nommée lorsqu'il était à la tête du ballet de l'Opéra. Une série de premiers rôles suivent cette nomination, parfois avec Noureev lui-même comme partenaire. Elle quitte l'Opéra en 1989 pour se consacrer à une carrière internationale. Elle est actuellement « soliste invitée » au Royal Ballet.

Après l'Opéra national de Paris[modifier | modifier le code]

Son départ de l'Opéra de Paris en 1989 fait scandale en France[1], l'affaire est même traitée à l'Assemblée nationale et Jack Lang, ministre de la culture de l'époque, doit rendre des comptes aux députés. Elle entre au Royal Ballet de Londres le 14 avril 1989. Durant cette période, Sylvie Guillem qui se fait une réputation d'artiste capricieuse, refusant de manger à la cantine de la compagnie ou encore n'accordant l'exclusivité de ses photos ou interviews qu'à un certain nombre de journalistes ou de photographes ; on lui attribue même le surnom de « Mademoiselle Non ».

Ses collaborations avec des chorégraphes tels que William Forsythe, Maurice Béjart, Mats Ek, et plus récemment Russell Maliphant, ont apporté une nouvelle direction à sa carrière[2]. Béjart lui permet de développer sa sensibilité envers la danse moderne qui lui vaut ses lettres de noblesse dans cet art. Ek et Maliphant[3] ont créé pour elle des solos et des duos permettant à ses capacités techniques hors du commun de s'exprimer dans le champ de la danse contemporaine.

En 2006, Sylvie Guillem a collaboré et dansé avec Akram Khan dans Sacred Monsters que le chorégraphe britannique a écrit à sa demande. Elle présente en février 2009 Eonnagata une création avec Robert Lepage et Russell Maliphant au Sadler's Wells Theatre[2].

Sylvie Guillem a remporté de multiples distinctions tout au long de sa carrière, elle a foulé les planches des plus grands théâtres, dont le Théâtre Kirov de Saint-Pétersbourg et l'American Ballet Theater de New York.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Guillem au travail, documentaire de 52 minutes réalisé en 1988 par André S. Labarthe.
  • Guillem, documentaire de 52 minutes réalisé pour Arte en 2000 par Françoise Ha Van Kern.
  • Marguerite et Armand, film réalisé en 2003 par Françoise Ha Van Kern.
  • Guillem on the Edge , film réalisé en 2009 par Françoise Ha Van Kern.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sylvie Guilhem n'admettait pas que le contrat qui la lie à l'Opéra de Paris lui interdise de se produire à l'étranger alors que d'autres ballets comme celui de Covent Garden l'autorisent et permettent ainsi une meilleure rémunération de leurs étoiles
  2. a et b Sylvie Guillem faite Chevalier par Philippe Noisette dans Les Échos du 24 décembre 2010.
  3. Sylvie Guillem a élu Russell Maliphant par Rosita Boisseau Le Monde du 29 décembre 2006.
  4. La Légion d'honneur du Nouvel An dans Le Figaro du 1er janvier 2009
  5. (it) Sylvie Guillem Leone d’oro alla carriera sur le site de la Biennale de Venise le 12 mai 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]