Encensoir

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Encensoir à usage liturgique

Un encensoir est un vase brûle-parfum fait généralement en métal ou en porcelaine. Dans la liturgie chrétienne catholique romaine latine et orientale ainsi que dans la liturgie orthodoxe, l'encensoir est prévu pour un usage mobile et est généralement suspendu à trois chaînettes pour le suspendre ou le balancer.

Utilisation liturgique[modifier | modifier le code]

L'encens qui se consume sur des charbons ardents provient de résines végétales odoriférantes qui symbolisent la prière, la purification et la montée aux cieux, en référence au Psaume 40 « Que ma prière devant toi s'élève comme un encens ». La fumée provenant de l'encens qui monte vers le ciel est l'image de la prière adressée à Dieu. L'encens a aussi une valeur médicinale, et il fait partie des offrandes des rois mages lors de la Nativité, avec l'or et la myrrhe.

L'encensoir, désigné sous les noms latins de thuribulum ou thymiamaterium, adopte deux formes principales : sphérique (deux capsules emboîtées), cassolette (petit vase, le plus souvent en métal précieux, de forme variée, ayant un couvercle ajouré rendu mobile par l’usage d’une autre chaînette coulissante).

L'art roman est caractérisé par de riches encensoirs (décorés par burinage, ciselure, émaillage et dorure, ornés de frise godronnée, d'oves, etc.) car la tradition de brûler de l'encens se développe à cette époque[1].

L'un des encensoirs les plus remarquables au monde est le botafumeiro, de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le balancement de cet encensoir monumental (54 kg) fait toute la longueur du transept de l'église.

Le servant de messe qui porte l'encensoir est appelé thuriféraire.

Utilisation de l'encens pendant la messe[modifier | modifier le code]

L'encensoir est utilisé à différents moments durant la célébration eucharistique :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Viviane Minne-Sève, Hervé Kergall, La France romane et gothique, Éditions de La Martinière,‎ 2000, p. 41

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :