Gross-Rosen

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Gross-Rosen
Gross Rosen 4.JPG
Camp de Gross-Rosen
Présentation
Gestion
Date de création Août 1940
Date de fermeture Février 1945
Victimes
Nombre de détenus 125 000
Morts 40 000
Géographie
Coordonnées 50° 59′ 50″ N 16° 16′ 38″ E / 50.9972, 16.2773 ()50° 59′ 50″ Nord 16° 16′ 38″ Est / 50.9972, 16.2773 ()  

Géolocalisation sur la carte : Pologne

(Voir situation sur carte : Pologne)
Gross-Rosen

Gross-Rosen était un camp de concentration nazi, construit en 1940 en tant que satellite de Sachsenhausen. Il s'agissait au départ d'un camp de travail dont la main-d'œuvre était employée dans les carrières de granit[1] des environs. Il devint indépendant en 1941. Il fut libéré le 14 février 1945 par l'Armée rouge. L'une des dépendances de Gross-Rosen était située dans la ville tchécoslovaque de Brunnlitz, camp qui abrita les Juifs de Schindler qui survécurent à l'Holocauste.

Une centaine de sous-camps situés principalement en basse-Silésie dépendaient du camp de Gross-Rosen.

Un total de 125 000 prisonniers ont été internés dans ce camp et 40 000 d'entre eux y moururent.

Gross-Rosen est situé en Pologne (depuis 1945) à quelques kilomètres au sud du village de Rogoźnica.

Gross-Rossen dans les marches de la mort[modifier | modifier le code]

En janvier 1945, le camp devient une étape dans l'évacuation des déportés depuis les camps situés plus à l'Est. Au cours des dernières semaines de janvier, le camp est rapidement surpeuplé en raison de l'arrivée des déportés d'Auschwitz, évacués dans la précipitation à partir du 16 janvier 1945[2] : des baraquements prévus pour 100 détenus en hébergent jusqu'à 400[3].

Évacuation du camp en février 1945[modifier | modifier le code]

Appuyé sur les instructions de HSSPF du Bohême, envoyées en novembre 1944, Johannes Hassebreok (en), alors commandant du camp, ordonne l'évacuation du camp à compter du 11 février 1945[4]. Cette évacuation s'effectue selon des ordres, diversement exécutés dans les camps satellites, de supprimer tout détenu qui serait susceptible de ralentir la progression[5]. L'évacuation des camps satellites se fait par étapes au cours de l'hiver et du printemps 1945 (jusqu'à la veille de la capitulation en fait) : dans un premier temps, elle concerne surtout les camps satellites de l'Est de l'Oder, dont les détenus sont envoyés dans des camps plus à l'Ouest, puis, à partir d'avril, les détenus se trouvant dans des camps de l'Est de l'Elbe, envoyés plus à l'Ouest[6]. À partir du moment où ils parviennent à l'Ouest de l'Oder, certains détenus font le voyage en train dans des conditions épouvantables[7].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Daniel Blatman, Les Marches de la mort. La dernière étape du Génocide nazi, été 1944-printemps 1945, traduit par Nicolas Weill, publié avec le concours de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Fayard, Paris 2009, (ISBN 221363551X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gross-Rosen sur le site de l'H.E.A.R.T. avec la liste des responsables du camp.
  2. D.Blatmann, Les marches de la mort, p.112
  3. D.Blatmann, Les marches de la mort, p.113
  4. D.Blatmann, Les marches de la mort, p.114
  5. D.Blatmann, Les marches de la mort, p.116 à 119
  6. D.Blatmann, Les marches de la mort, p.118
  7. D.Blatmann, Les marches de la mort, p.119-120