Palais des beaux-arts de Lille

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Palais des beaux-arts de Lille
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Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Lille
Adresse Place de la République, 59000 Lille, France
Coordonnées 50° 37′ 50″ N 3° 03′ 45″ E / 50.63067, 3.062650° 37′ 50″ Nord 3° 03′ 45″ Est / 50.63067, 3.0626  
Informations générales
Date d’inauguration 1809
Collections Peinture, sculpture, arts graphiques, arts décoratifs, numismatique, plans-reliefs
Nombre d’œuvres 60 000 œuvres
Superficie 22 000 m2
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 233 000 (2005)
239 975 (2007)
286 423 (2008)
229 748 (2009)
206 612 (2010)
215 700 (2011)
316 720 (2012)
Site web www.pba-lille.fr

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Palais des beaux-arts de Lille

Le palais des beaux-arts de Lille est l’un des plus grands musées de France et le plus grand musée des beaux-arts de province en nombre d'œuvres exposées. Tirées d'un fonds d'environ 60 000 œuvres, le musée en propose près de 2 000 à la visite. Ce sont en particulier 200 pièces de sculptures, de peintures et d’objets d’art de l’Europe médiévale et de la Renaissance, plus de 500 œuvres peintes du XVIe au XXe siècles, quelques 135 sculptures du XIXe siècle, une belle collection de céramiques du XVIe au début du XXe siècle et 16 plans-reliefs au six-centième de villes fortifiées par Vauban. Le musée possède également un cabinet des dessins riche de 4 000 feuilles de dessins et d'estampes du XVe au XXe siècles et une collection numismatique de plusieurs milliers de pièces et médailles ainsi que 250 matrices de sceaux allant du XIIIe au XIXe siècles. Rénové entre 1991 et 1997, le musée accueille aussi une salle d'expositions temporaires, un auditorium, une bibliothèque et des ateliers pédagogiques.

Le palais des beaux-arts lui-même a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1975[1].

Ce site est desservi par la station de métro République - Beaux-Arts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création du musée[modifier | modifier le code]

L’idée de fonder un musée départemental apparaît à Lille lors de l’ouverture de l’Académie des Arts en 1775. Elle avait été précédée, deux ans plus tôt, de la tenue du premier des Salons des artistes lillois, dont l’organisation régulière se poursuit jusqu’à la veille de la révolution. Pendant la révolution, des centaines d’œuvres d’art sont confisquées aux émigrés, aux églises, aux couvents, aux hospices et entreposées dans l’ancien couvent des Récollets. Le 17 février 1792, le peintre Louis Joseph Watteau propose à la municipalité la création d'un musée pour l'instruction du public. En décembre 1793, cinq tableaux de l'église de la Madeleine et vingt autres transportés du couvent des Récollets, de diverses maisons et anciens couvents sont exposés dans le grand salon de l’Académie des Arts[2]. En 1795, Louis Watteau est désigné par la Commission centrale des arts pour effectuer l’inventaire des tableaux confisqués à la noblesse et au clergé local[3].

Le musée bénéficie, quelques années plus tard, du projet de vulgarisation de l’art entrepris par Napoléon Ier qui lui confère un cadre juridique officiel par le décret Chaptal du 1er septembre 1801. Le décret désigne quinze villes françaises, dont Lille, pour recevoir des œuvres prélevées sur les collections du Louvre et de Versailles, « après qu'il aura été disposé, aux frais de la commune, une galerie convenable pour les recevoir » (Art IV). Principalement constituée de saisies révolutionnaires, la collection attribuée à la ville de Lille comprend 46 tableaux. En 1803, après que certains tableaux ont été restaurés et que les aménagements nécessaires ont été réalisés, le musée s’installe dans la chapelle de l’ancien couvent des Récollets, au croisement de la rue des arts et du boulevard Carnot. La collection exposée comprend les 46 tableaux de l’envoi de l’Etat et environ 80 tableaux choisis parmi les plus belles pièces inventoriées par Louis Watteau[4]. Le musée n'est toutefois ouvert au public que le 15 août 1809. Il présente alors 109 œuvres[5].

Construction du Palais[modifier | modifier le code]

Maquette du Palais des beaux-arts après sa rénovation.

En 1850, les collections sont déménagées pour s'installer dans les locaux du nouvel hôtel de ville[6] construit par Charles Benvignat, place Rihour, qui leur consacre entièrement son deuxième étage. Mais l'expansion des collections[7] sous l'impulsion d'Édouard Reynart, conservateur du musée à partir de 1841, rend rapidement l'espace disponible à l'hôtel de ville insuffisant. En 1881, Géry Legrand, maire de Lille, décide la construction d'un Palais des beaux-arts pour les accueillir. Pour le financer, cinq millions de billets de loterie à un franc sont mis en vente en 1883, avec un gros lot de 200 000 francs. Mais la ville ne recueille que 2,8 millions de francs[8]. Un concours, ouvert aux architectes français, est lancé en 1884 sur la base d'un budget de 2,5 millions de francs. Parmi les 82 projets présentés, c'est celui des architectes parisiens Edouard Bérard et Fernand Delmas qui est retenu. La construction du nouveau musée débute en août 1885. Fin 1889, elle n'est pas encore achevée, le budget initial s'avère insuffisant et Edouard Bérard démissionne. Finalement, le projet n'est réalisé qu'à moitié et le palais est amputé de sa partie arrière lorsque les travaux s'achèvent en 1892. Situé au centre de la ville nouvelle, entre la ville historique et le village de Wazemmes, le palais de style Belle Époque fait face à la préfecture de Lille, construite une vingtaine d'années plus tôt, place de la République.

Bâtiment imposant représentatif de l'architecture officielle de la fin du XIXe siècle, le nouveau musée conjugue références à la Renaissance italienne, alternance de colonnes et de frontons et toit à la française[9]. Sa façade monumentale de style composite flanquée de deux pavillons à coupole est décorée de moulures ornées de têtes de lions, de coquillages et de personnages s'adonnant aux activités artistiques. Les deux ailes latérales portent des balcons à balustres, des loggias et, sous la corniche, des frises ornées de portraits de peintres en médaillons. A l'intérieur, le rez-de-chaussée est occupé par un vaste hall qui accueille les sculptures et le premier étage par le salon d'honneur, de 40 mètres sur 12, éclairé par les trois immenses baies qui donnent sur la place de la République. L'inauguration à lieu le 6 mars 1892, en présence de 600 invités, et le palais reçoit le jour même 10 000 visiteurs[10].

Rénovation et extension[modifier | modifier le code]

Le nouveau bâtiment.

Endommagé par les bombardements au cours de la première guerre mondiale[11], le palais fait l'objet d'une première rénovation à partir de 1918 et ne rouvre ses portes qu'en août 1924. De 1932 à 1934, la cour intérieure est couverte pour en faire un atrium de 1 600 m² tel qu'il existe encore aujourd'hui.

A la fin des années 1980, son état de vétusté, combiné à l'arrivée et à l'installation à Lille des plans en relief des villes fortifiées par Vauban, pousse la ville à engager sa rénovation. Un concours d'architecture est lancé en 1989 et les travaux sont confiés aux architectes Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart en 1991. Le musée rouvre ses portes au public le 7 juin 1997, en présence du Président de la République Jacques Chirac. Cette rénovation s'est accompagnée de la construction d'un nouveau bâtiment en verre[12] dans lequel se reflète l'arrière du palais, qui abrite les services administratifs, le cabinet des dessins, l'association des amis du musée et un restaurant. Elle a aussi permis de créer une nouvelle salle de 700 m2 en sous-sol, couverte d'un jeu de dalles de verre qui apporte une lumière zénithale, destinée aux expositions temporaires ainsi que, dans le palais même, les départements des plans en relief en sous-sol et de la sculpture du XIXe siècle au rez-de-chaussée. Pendant les travaux, près de 700 œuvres ont bénéficié d'une campagne de restauration menée par le service de restauration des musées de France[13].

Le musée abrite désormais, sur plus de 22 000 m2, dont 12 000 m2 de surface d'exposition, la seconde plus grande collection d'œuvres de France (sculptures, peintures, dessins, céramiques…) après celle du Louvre. Il emploie environ 110 salariés permanents.

Pour 2008, le Journal des Arts l'a classé en septième position sur 361 musées français (premier musée de province)[14]. Le Palais des beaux-arts a reçu 286 423 visiteurs cette même année. Il est classé huitième en 2012, second musée de province après le LaM de Villeneuve d'Ascq, juste avant la Piscine à Roubaix[15].

Les collections du musée[modifier | modifier le code]

Acquisitions[modifier | modifier le code]

Le fonds initial du musée est constitué des œuvres collectées au lendemain de la révolution dans les nombreux couvents et églises de la ville, comme la très riche collection du couvent des Récollets au sein de laquelle se trouvent notamment Le Christ en croix (ou Le calvaire) et Le Miracle de saint Antoine de Padoue à Toulouse d'Antoon Van Dyck ou celle du couvent des Capucins qui comprend en particulier la Descente de Croix et Saint François recevant l'Enfant Jésus des mains de la Vierge de Pierre Paul Rubens ou encore Le martyre de sainte Catherine, également de Rubens, de l'église Sainte-Catherine. La liste qu'en dresse Louis Watteau en 1795 recense 583 tableaux dont 382 dignes d’être « conservés pour l’instruction », mais classe les primitifs flamands et les triptyques comme « sans intérêt »[3]. Rapidement, une partie est restituée aux émigrés et 97 tableaux sont rendus ou revendus aux églises de la ville et des environs[6]. En 1803, 46 œuvres données par l'État s'ajoutent au fonds, parmi lesquelles Sainte Madeleine en extase de Rubens et La Nativité de Philippe de Champaigne. Pendant les dix années qui suivent, le fonds semble en déshérence et, en 1813, le baron Duplantier, préfet du Nord, nomme une commission afin de mettre à part les toiles dignes d'être conservées et de vendre les autres. 354 tableaux sont ainsi vendus pour la somme dérisoire de 1365,5 francs, soit 3,9 francs par tableau[4].

A partir des années 1830, le fonds se reconstitue lentement, par quelques achats de la ville et de nouvelles œuvres données par l'État, dans le goût du temps, comme Jeanne la folle de Charles de Steuben en 1836, mais aussi Médée furieuse d’Eugène Delacroix en 1838. Il est ensuite fortement enrichi, à partir des années 1850, par les acquisitions du premier grand conservateur du musée, Édouard Reynart[6]. Parmi les œuvres majeures, ces acquisitions comprennent notamment La tentation de Saint Antoine de David II Teniers, L'Ascension des élus de Dirk Bouts, Cache-cache de Jean-Baptiste Camille Corot, Bélisaire demandant l'aumône de Jacques-Louis David, Une après-dînée à Ornans de Gustave Courbet, Les Jeunes (ou La Lettre) et Les Vieilles (ou Le Temps) de Francisco de Goya. Son successeur à partir de 1879, Auguste-Joseph Herlin, poursuit sa tâche et acquiert notamment Saint Jérôme de José de Ribera, Un piqueur et ses chiens et la Tentation de la Madeleine de Jacob Jordaens et Le sommeil de Pierre Puvis de Chavannes.

En 1900, la collection numismatique créée en 1823 par la Société des sciences, des arts et des lettres de Lille, se trouve considérablement enrichie par l'acquisition de la collection Vernier qui comprend plus de 1700 pièces flamandes d'or, d'argent et de bronze[16].

La première guerre mondiale, pendant laquelle le Palais des beaux-arts est réquisitionné par les forces allemandes dès leur entrée dans la ville, ouvre une parenthèse d'une cinquantaine d'année dans la politique d'acquisitions du musée. Elles ne reprennent qu'à la fin des années 1950, avec notamment l'achat de la Mise au tombeau de Pieter Lastman en 1962 ou de La sainte famille de Frans Floris en 1978.

En 1983, Pierre Mauroy, alors premier ministre, souhaite accueillir à Lille la maquette de la ville entreposée dans les combles des Invalides depuis 1777. Jack Lang, ministre de la culture, propose que l'ensemble de la collection soit transféré à Lille au titre de la décentralisation, 40 plans reliefs sur 100 concernant des villes du Nord, de Belgique et des Pays Bas. Dans une lettre d'octobre 1984, le comité de décentralisation autorise le transfert des maquettes. Le déménagement commence en décembre 1985 et, le 17 janvier 1986, les premières maquettes arrivent à l'Hospice général de Lille. Le transfert soulève alors une vive polémique attisée par le contexte de campagne électorale des législatives de 1986 et, dès le changement de majorité, son principe est remis en cause par le nouveau gouvernement[17]. Le conflit se dénoue par une convention conclue le 2 octobre 1987 entre l'Etat et la ville de Lille, qui règle le contentieux de la manière suivante : « La collection demeure propriété de l'Etat. Cependant l'Etat met en dépôt au musée des beaux-arts de Lille dix-neuf maquettes représentant des places fortes de la frontière française du Nord-Est, de Belgique et des Pays-Bas », l'essentiel de la collection devant être réinstallé à l'hôtel des Invalides, dans un musée des plans-reliefs agrandi[18]. Ce sont finalement 16 plans-reliefs qui sont concédés à Lille, les autres étant rapatriés à Paris.

Depuis les années 1990, la politique d'acquisitions porte sur quelques œuvres par an, sauf exception, comme en 1994 où une importante collection de dessins d'Arnould de Vuez a pu être achetée. C'est ainsi qu'ont notamment été acquis Les Apprêts d'un déjeuner de Jean-Baptiste Chardin en 1990, Vanité de Jan Sanders van Hemessen en 1994, Portrait de Charles De Wailly par Augustin Pajou en 2000, Hippocrate et Démocrite de Pieter Lastman en 2003 ou Portrait d'un philosophe par Luca Giordano en 2011.

Legs et donations[modifier | modifier le code]

Le fonds bénéficie par ailleurs de nombreuses donations, dont celle de la collection du Chevalier Wicar, léguée en 1834 à la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, qui comprend plus de 1300 dessins, parmi lesquels quarante dessins de Raphaël, et un stiacciato de Donatello, Le festin d’Hérode[19]. Ce legs est suivi, en 1873, de celui de 122 tableaux de la collection d’Alexandre Leleux, rédacteur en chef et propriétaire du Grand Écho du Nord, qui apporte notamment la Jeune femme et sa servante de Pieter de Hooch et le Champ de blé de Jacob van Ruisdael[20]. De 1878 à 1886, les dons d'Antoine Brasseur, enfant abandonné à Lille devenu marchand d'art à Cologne, portent sur 140 tableaux de peintres hollandais, allemands et flamands, dont Tarquin et Lucrèce de Jan Sanders van Hemessen et Jeune fumeur de pipe délaissant l'étude de Pieter Codde. Il lègue en outre une partie de sa fortune, qui doit être placée et dont les revenus doivent être employés « en achat de tableaux ayant au moins trente ans d'âge »[21]. Ils permettent notamment l'acquisition de L’Intérieur de la Nieuwe Kerk de Delft par Emanuel de Witte, de Jésus chez Marthe et Marie d'Érasme II Quellin et Jan Fyt et de L'Enlèvement d'Europe de Jacob Jordaens. Suit un legs de Puvis de Chavannes, en 1899, qui apporte un ensemble de dessins.

Au delà de ces grands mécènes, les legs et donations sont très dynamiques pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle siècle : le catalogue des tableaux du musée dressé en 1893 recense ainsi, dans un fonds de 1101 tableaux, 453 dons de particuliers et 64 dons d'auteurs[22]. Le musée reçoit également trois grandes donations d'objets d'art à la fin du XIXe siècle, de la famille Gentil-Descamps en 1868, de Jules de Vicq en 1881 et d'Auguste Ozenfant en 1894. La collection Jules de Vicq offerte à la ville comprend 450 objets, manuscrits, émaux, ivoires, pièces d'orfèvrerie, bois sculptés, faïences, porcelaines, verreries, miniatures et triptyques[23], quand celle de la donation Ozenfant en comprend 500, notamment des bois sculptés et des pièces d'orfèvrerie médiévales[24]. C'est à cette période aussi que les donations conduisent à doubler le nombre des dessins de la collection du musée Wicar, cédée à la ville par la Société des sciences, de l'agriculture et des arts en 1865[25].

Plus récemment, en 1949, le legs Maurice Masson fait entrer la peinture impressionniste dans le musée avec, en particulier, Port-Marly, gelée blanche de Sisley et Le Parlement de Londres de Monet. Sa fille, Denise Masson, poursuit les donations jusqu'en 1976, de tableaux, comme En hiver effet de neige et Après la débâcle, la Seine au pont de Suresnes de Sisley, mais aussi de sculptures, parmi lesquelles La toilette de Vénus et Les bourgeois de Calais de Rodin.

Plus récemment encore, en 2009, la donation de Philippe Laporte et Yannick Pellegrin, constituée de 48 pièces, pour l'essentiel des sculptures et des dessins des années 1850 à 1950, a fait l'objet d'une exposition particulière[26].

Départements[modifier | modifier le code]

Les collections sont réparties en sept départements : le département des Antiquités, du Moyen Âge et de la Renaissance, le département des peintures du XVIe au XXe siècles, le département des sculptures, le département de la céramique, le département des Plans-Reliefs, le cabinet des Dessins et la numismatique.

Département des Antiquités, du Moyen Âge et de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Exposées au sous-sol, dans les anciennes réserves du musée, les pièces de ce département sont issues des collections de l'ancien « musée d’archéologie et de numismatique » fondé en 1824, qui ont rejoint le Palais des Beaux-Arts en 1892. Essentiellement consacré aux arts européens du XIIe au début du XVIe siècle, le département présente environ 200 pièces, sculptures, peintures et objets d’art (notamment, des pièces d'orfèvrerie mosane, des ivoires de la région de Saint-Omer, des céramiques du Moyen Âge...). Le hall d'accès présente une sélection d'objets antiques, principalement égyptiens et grecs. Le circuit commence ensuite par les objets du Moyen âge et de la Renaissance, se poursuit par les pièces des anciens Pays-Bas des XVe siècle et XVIe siècle pour s'achever sur celles de l'Empire germanique et de la Catalogne à la même époque.

L’Ascension des élus de Dirk Bouts.

Département des peintures du XVIe siècle au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Ce département, installé à l'étage, est le plus important du musée avec plus de 500 tableaux présentés. Il comprend une très importante section de peinture flamande des XVIe et surtout XVIIe siècles, présentée dans les quatre premières salles (Portraits et Maniéristes du Nord ; Anvers - Rubens - Lille ; Tableaux d'autel ; Cabinet flamand), un ensemble de peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, présentées dans les salles 5 et 6 (Peinture française du XVIIe siècle ; Chardin et la manière française), un vaste panorama de la peinture française du XIXe siècle, présentée dans les salles 7 à 11 (David, Boilly et le Néo-Classicisme ; Delacroix et le romantisme ; Courbet et le réalisme ; Le Paysage, de Barbizon à l'Impressionnisme ; Symbolisme / Académisme / Esprit de salon), une section de peinture italienne du XVIe au XVIIIe siècle, présentée dans la salle 13, un cabinet de la peinture espagnole, limité mais qui comprend quelques œuvres majeures, présentée dans la salle 14, et une collection hollandaise de peintures du XVIIe siècle, présentée dans la salle 16. Enfin, la salle 17 présente les œuvres de l'Impressionnisme et du Symbolisme et la salle 15 une sélection de peintures du XXe siècle.

Peintures du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Judith, de Lambert Sustris

Peintures du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Providence du roi de Jan van den Hoecke - Atelier de Pierre Paul Rubens
Allégorie des vanités du monde de Pieter Boel
Saint Jérôme de José de Ribera

Peintures du XVIIIe et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le triomphe de Marat de Louis Léopold Boilly
Le Baiser de Carolus-Duran
Berthe Morisot à l'éventail d'Édouard Manet

Peintures du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Après le bain, les nymphes d'Émile Bernard

Département des sculptures[modifier | modifier le code]

Le département des sculptures est consacré à la sculpture du XIXe siècle, avec quelques incursions dans le XXe siècle. Environ 135 œuvres, choisies parmi un fonds de plus de 450, sont exposées dans un espace de 500 m². Toutes les formes, de l'esquisse au marbre ou au bronze, et tous les styles, d'Augustin Pajou à Antoine Bourdelle, sont représentés[27].

La toilette de Vénus d'Auguste Rodin

Cabinet des Arts graphiques[modifier | modifier le code]

Étude pour une tête d'homme de Raphaël

Le Cabinet des Dessins conserve une exceptionnelle collection d’art graphique, riche de plus de 4 000 feuilles : des dessins et des estampes, des écoles italienne, française, allemande, flamande et hollandaise, du XVe au XXe siècle, ainsi que des miniatures, des manuscrits enluminés et des photographies. Le département possède un atelier de restauration d'œuvres graphiques qui assure le suivi et l'entretien du fonds. Il comprend en particulier :

Tout récemment encore, en 2004, le cabinet des arts graphiques a reçu en donation un ensemble de dessins romains du XVIe siècle.

Accessible aux chercheurs, la collection n'est pas exposée de façon permanente, mais fait l'objet d'expositions thématiques occasionnelles et d'une présentation par roulement d'un choix de dessins dans les salles 12 et 17, à l'étage du musée. Une partie importante de la collection a été numérisée et peut aussi être visionnée sur ordinateur.

Département de la céramique[modifier | modifier le code]

Le char d'Amphitrite, décor grand feu polychrome, XVIIIe siècle, Castelli, Italie

La collection, présentée au rez-de-chaussée, consiste en un ensemble de pièces très diversifiées, qui s'étendent du XVIe siècle au début du XIXe siècle. Principalement issue de legs et de donations, elle comprend notamment :

Les objets, sous vitrine, bénéficient d'un éclairage par fibre optique qui met en relief la qualité des matières.

Département des plans-reliefs[modifier | modifier le code]

Le département des plans-reliefs comprend seize maquettes au 1/600ème de villes fortifiées par Vauban au nord du Royaume de France, réalisées pour l’essentiel au cours du XVIIIe siècle. Elles sont présentées en sous-sol, dans une salle spécialement aménagée. La plupart des autres plans-reliefs élaborés en France sont conservés à Paris, au Musée des Plans-reliefs.

Plan-relief d'Ath
  • Calais Drapeau de la France France, 753 x 463 cm, échelle 1/600, 6 tables (1691)
  • Charleroi Drapeau de la Belgique Belgique, 405 x 340 cm, échelle 1/600, 4 tables (1695)
  • Ath Drapeau de la Belgique Belgique, 480 x 378 cm, échelle 1/600, 5 tables (1697)
  • Ypres Drapeau de la Belgique Belgique, par l'ingénieur Tessier de Derville, 944 x 548 cm, échelle 1/600, 12 tables (1698-1702)
  • Bergues Drapeau de la France France, 441 x 376 cm, échelle 1/600, 6 tables (1699)
  • Tournai Drapeau de la Belgique Belgique, par l'ingénieur Montaigu, 654 x 580 cm, échelle 1/600, 11 tables (1701)
  • Menin Drapeau de la Belgique Belgique, 542 x 372 cm, échelle 1/600, 6 tables (1702)
  • Bouchain Drapeau de la France France, par l'ingénieur Ladevèze, 418 x 295 cm, échelle 1/600, 5 tables (1715)
  • Lille Drapeau de la France France, par l'ingénieur Nicolas de Nézot, 440 x 400 cm, échelle 1/600, 7 tables, papier, soie et bois (1740-1743)
  • Aire-sur-la-Lys Drapeau de la France France, par l'ingénieur Nicolas de Nézot, 590 x 467 cm, échelle 1/600, 15 tables, papier, soie et bois (1743)
  • Audenarde Drapeau de la Belgique Belgique, par l'ingénieur Nicolas de Nézot, 548 x 416 cm, échelle 1/600, 11 tables, papier, soie et bois (1747)
  • Namur Drapeau de la Belgique Belgique, par l'ingénieur Larcher d'Aubencourt, 776 x 650 cm, échelle 1/600, 22 tables (1747-1750)
  • Maastricht Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, par l'ingénieur Larcher d'Aubencourt, 689 x 580 cm, échelle 1/600, 13 tables (1752)
  • Gravelines Drapeau de la France France, par l'ingénieur Lusca, 460 x 373 cm, échelle 1/600, 7 tables, papier, soie et bois (1756)
  • Avesnes Drapeau de la France France, 753 x 525 cm, échelle 1/600, 18 tables (1824-1826)

Collection numismatique[modifier | modifier le code]

La collection numismatique comprend des monnaies, des médailles, et des matrices de sceaux. Les monnaies présentent un ensemble particulièrement remarquable de pièces flamandes et bourguignonnes du Xe au XVe siècle. La collection de médailles, essentiellement constituée des dons du baron Alphonse de Rothschild et des sculpteurs Frédéric Vernon et Hippolyte Lefebvre au tournant du XXe siècle, mais aussi plus récemment de ceux de Jacques et Elizabeth Foucart, comprend notamment des œuvres d'artistes renommés, tels Jules Chaplain ou Oscar Roty.

Conservateur, directeur du Palais des Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • Sésostris III - Pharaon de Légende, du 9 Octobre 2014 au 25 Janvier 2015
  • Fables du Paysage Flamand : Bosch, Brueghel, Bles, Bril, du 06 octobre 2012 au 14 janvier 2013
  • Babel, du 08 juin 2012 au 14 janvier 2013
  • Louis-Léopold Boilly, du 04 novembre 2011 au 06 février 2012
  • L’Homme-paysage. Visions artistiques du paysage anthropomorphe entre le XVIe et le XXIe siècle, du 15 octobre 2006 au 14 janvier 2007
  • Portraits de la pensée, Vélasquez, Ribera, Giordano, du 11 mars au 13 juin 2011
  • Finoglio, un maître du baroque napolitain, du 23 avril au 12 juillet 2010
  • Goya: Les Caprices (1799), du 24 avril au 28 juillet 2008
  • Philippe de Champaigne, du 27 avril au 15 août 2007 (1re rétrospective mondiale du peintre)
  • Rubens, du 6 mars au 14 juin 2004 (exposition dans le cadre de Lille 2004)
  • Carolus-Duran, du 9 mars au 9 juin 2003
  • Berthe Morisot, du 10 mars au 9 juin 2002 (1re rétrospective européenne depuis 1961)
  • Francisco de Goya, du 15 décembre 1998 au 14 mars 1999

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé Oursel, Le musée des Beaux-Arts de Lille, éditions Dessain et Tolra, 1984 (ISBN 9782249276644)
  • Le Palais des Beaux-Arts de Lille par Alain Tapié, Marie-Françoise Bouttemy, Annie Castier, et Dominique Delgrange aux éditions Réunion des musées nationaux, 2006 (ISBN 2-7118-5222-9)
  • Les Plans en relief des places fortes du Nord : dans les collections du Palais des Beaux-Arts de Lille par Isabelle Warmoes, 2006 (ISBN 2-85056-838-4)
  • Catalogue des dessins italiens : Collection du Palais des Beaux-Arts de Lille, aux éditions Réunion des musées nationaux, 1997 (ISBN 2-7118-3392-5)
  • Catalogue des céramiques du palais des Beaux-Arts de Lille par Annie Castier, I.A.C., 2008 (ISBN 291637308X)
  • Palais des Beaux-Arts de Lille : Catalogue sommaire des sculptures, médaillons, moulages des XVIIIe et XIXe siècles sous la direction de Michèle Moyne, RMN, 2009 (ISBN 978-2-7118-5576-6)

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00107719 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Marc Fumaroli, The birth of the modern museum, in Masterworks from the Musée Des Beaux-arts, Lille, Metropolitan Museum of Art, 1992, p. 20 et 21
  3. a et b Vera Dupuis, ‘’Lille, Palais des Beaux-Arts. L’esprit du lieu’’, nouvelles éditions Scala, 2014, p. 4
  4. a et b Jules Lenglart, Catalogue des tableaux du musée de Lille, Imprimerie Lefebvre-Ducrocq, 1863
  5. Vera Dupuis, ‘’Lille, Palais des Beaux-Arts. L’esprit du lieu’’, nouvelles éditions Scala, 2014, p. 5
  6. a, b et c Edouard Reynart, Notice des tableaux, bas-reliefs et statues exposés dans les galeries du musée des tableau de Lille, 1862
  7. Le nombre d'œuvres passe de 188 en 1841 à 715 en 1875.
  8. Vera Dupuis, ‘’Lille, Palais des Beaux-Arts. L’esprit du lieu’’, nouvelles éditions Scala, 2014, p. 13
  9. La patrimoine des communes du Nord, Tome II, Flohic, pages 1018 et 1019
  10. Vera Dupuis, ‘’Lille, Palais des Beaux-Arts. L’esprit du lieu’’, nouvelles éditions Scala, 2014, p. 16
  11. Plus de 70 obus ont endommagé les salles.
  12. Lauréat de l'Équerre d'argent en 1997
  13. La réouverture du Palais des beaux-arts de Lille, Museum International N° 198 (Vol L, n° 2, 1998), p. 60 et 61
  14. Classement général 2009, Le Journal des Arts - n° 305 - 12 juin 2009.
  15. Le Nord se dinstingue avec ses musées, 20 minutes, 28 juin 2012.
  16. Pierre Bastien, Catalogue des monnaies d'or flamandes (collection Vernier), Société de numismatique du Nord de la France, 1958
  17. Assemblée Nationale, 2° séance du 30 avril 1986, Questions au gouvernement, Plans-reliefs, p.637 sur le site de l'Assemblée Nationale
  18. Restauration des plans reliefs Question écrite n° 03502 de M. Josselin de Rohan et Réponse du ministère de la Culture publiée dans le JO Sénat du 20/04/1989 - page 628 sur le site du Sénat
  19. Annie Scottez-De Wambrechies, Hervé Oursel, Le Chevalier Wicar : peintre, dessinateur et collectionneur lillois, Volume 3 de Grands noms, grandes figures du Musée de Lille, Musée des beaux-arts de Lille, 1984
  20. Musée des beaux-arts de Lille, La Collection d'Alexandre Leleux, Numéro 7, Volume 1 de Grands noms, grandes figures du Musée de Lille, Musée des beaux-arts de Lille, 1974
  21. Hervé Oursel, Annie Castier, Françoise Gaultier, Donation d'Antoine Brasseur, Volume 2 de Grands noms, grandes figures du Musée de Lille, Musée des beaux-arts de Lille, 1981
  22. Catalogue des tableaux du musée de Lille, imprimerie Lefebvre-Ducrocq, Lille, 1893, p. 376
  23. Auguste Ozenfant, Catalogue de la collection d'objets d'art et de curiosités composant le Musée Jules de Vicq, Imprimerie Lefebvre-Ducrocq, Lille, 1887
  24. Marcel Nicolle, Catalogue des objets d'art et de curiosité composant la donation Ozenfant, Imprimerie Lefebvre-Ducrocq, 1894
  25. Henry Pluchart, Notice des dessins, cartons, pastels, miniatures et grisailles exposés / ville de Lille, Musée Wicar ; précédés d'une introduction et du résumé de l'Inventaire général, imprimerie de A. Massart, Lille, 1889
  26. Donation Laporte-Pellegrin Passion de la collection, guide de visite, Palais des beaux-arts de Lille, 2009
  27. Jacques Foucart, La sculpture du XIXe au musée de Lille : un nouveau catalogue, La Tribune de l'Art, 16 décembre 2009
  28. Ville de Lille, Catalogue des dessins et objets d'art légués par J-B Wicar, Lille, 1836

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