Musée Bourdelle

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Musée Antoine Bourdelle
Image illustrative de l'article Musée Bourdelle
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 18, rue Antoine Bourdelle
Coordonnées 48° 50′ 35″ N 2° 19′ 06″ E / 48.84306, 2.3183348° 50′ 35″ Nord 2° 19′ 06″ Est / 48.84306, 2.31833  
Informations générales
Date d’inauguration 1949
Collections peinture, sculpture, dessin
Nombre d’œuvres 500
Superficie
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 40 000
Site web www.bourdelle.paris.fr

Le musée Bourdelle est situé au 18 de la rue Antoine-Bourdelle dans le 15e arrondissement de Paris. Il est installé dans les appartements, ateliers et jardins où Antoine Bourdelle vécut et travailla dès 1885 à l'adresse de l'époque 16, impasse du Maine.

Le lieu fut transformé en musée en 1949. Une première extension fut réalisée par l'architecte Henri Gautruche en 1961, à l'occasion du centenaire de la naissance d'Antoine Bourdelle. Une seconde extension a été réalisée en 1992 et confiée à l'architecte Christian de Portzamparc.

Il s'agit d'un des 14 Musées de la Ville de Paris gérés depuis le 1er janvier 2013 par l'établissement public administratif Paris Musées.

La création du musée[modifier | modifier le code]

Cléopatre Sévastos par Bourdelle: son élève, puis sa deuxième femme.

Il s'agit là d'un authentique atelier-musée, mais depuis la mort de Antoine Bourdelle en 1929 sa superficie a été décuplée.

À la fin de sa vie, Antoine Bourdelle envisageait, comme Rodin, de créer son propre musée. Ce musée a été possible grâce à la générosité du mécène Gabriel Cognacq, neveu et héritier de Ernest Cognacq le fondateur de la Samaritaine[1], et à la persévérance de Cléopatre Bourdelle-Sévastos, sa femme, puis de sa fille Rhodia Bourdelle- Dufet[2].

Au début des années 1930, les terrains sur lesquels sont construits les ateliers sont en vente; Cléopâtre Bourdelle n'a pas les moyens d'acheter[3]. Gabriel Cognaq avance l'argent au rachat des terrains sur lesquels l'atelier est construit, sans jamais en exiger le remboursement, afin d'éviter la dispersion des œuvres qui y sont entreposées[4]. Ainsi Cléopâtre Bourdelle-Sévastos et sa fille Rhodia Bourdelle en deviennent propriétaires.

Elles proposent à plusieurs reprises une donation du site à l'État, qui refuse. C'est à la suite de l'intervention de Yvon Bizardel, directeur des Beaux Arts, que la ville de Paris accepte la donation. Le tracé de la rue de Saxe, qui devait passer sur les terrains du musée, est immédiatement détourné. C'est l'architecte Henri Gautruche de la ville de Paris qui dirige les travaux qui permettront, 20 ans après la mort de Bourdelle, l'ouverture du musée le 4 juillet 1949[3].



Les salles du musée[modifier | modifier le code]

Le jardin sur la rue Bourdelle[modifier | modifier le code]

La baigneuse accroupie au rocher(1906-1907)

En 1951, il est adjoint au jardin sur rue, une galerie en briques de Montauban, ville natale de Bourdelle. De nombreuses œuvres en bronze y sont présentées : Le Fruit, Héraklès archer dans sa deuxième version de 1923, les bas reliefs du Théâtre des Champs-Élysées, Adam, Pénélope

Le grand hall[modifier | modifier le code]

Salle des plâtres : Héraklès archer (1909) au premier plan et le Monument au général Alvéar (1913-1923) à l'arrière

Le grand hall dit hall des plâtres, a été réalisé en 1961 par l'architecte Henri Gautruche. Il est destiné à accueillir et présenter au public les œuvres monumentales en plâtre. Il a été aménagé par Michel Dufet, gendre de Antoine Bourdelle, et décorateur renommé[5] .

Les principales œuvres exposées sont : le Monument au général Alvéar, La France, Héraklès archer, Le Fruit, Sapho, Centaure mourant. Il permet aussi d'accéder à une petite salle habituellement réservée aux expositions temporaires.

L'appartement de Bourdelle[modifier | modifier le code]

Bourdelle vécut dans un appartement mitoyen de son atelier de 1895 à 1918. De l'ancien appartement, une pièce ouverte au public est demeurée intacte. On y retrouve un lit et un meuble à pastel. Au centre de la pièce, Antoine Bourdelle a placé un moulage de son David réalisé pour la Cathédrale de Reims.

Les ateliers de Bourdelle[modifier | modifier le code]

Ils sont situés au centre du musée actuel, ces ateliers sont ceux où Antoine Bourdelle s'est installé en 1885. Il y travailla jusqu'à sa mort en 1929. Les parquets, les boiseries, les meubles sont d'origines. Le Centaure mourant en plâtre est toujours en place. L'atelier présente des sculptures en marbre, en bois et en bronze[6].

Le jardin intérieur[modifier | modifier le code]

L'extension de Christian de Portzamparc[modifier | modifier le code]

Le Monument à Mickiewicz : l'Épopée Polonaise dans l'extension de Portzamparc

Cette extension a été réalisée par l'architecte Christian de Portzamparc et inaugurée en 1992. Le financement de cette réalisation a été en partie assuré grâce à la vente d'un Héraklès archer en bronze au Japon par Rhodia Dufet-Bourdelle, la fille du sculpteur, alors Directrice du musée Bourdelle.

Lors des travaux l'entrée du musée, qui s'effectuait initialement par le jardin, est déplacée vers une nouvelle salle d'accueil en continuité du grand hall.

La nouvelle aile comporte quatre niveaux avec une surface de 1 655 m2. Une grande salle de sculptures au rez-de-chaussée est consacrée essentiellement à l'exposition de deux œuvres majeures de Bourdelle : le Monument aux Morts de Montauban et le Monument à Mickiewicz. Une salle d’art graphique et un atelier pour les enfants sont au premier étage. Enfin le dernier étage offre une salle de documentation et les bureaux de la conservation.

Les salles d'expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Ces salles accueillent des expositions d'artistes contemporains ou des thèmes explorant une partie de l'œuvre de Bourdelle :

  • Luciano Fabro du 25 juin au 31 octobre 2004.
  • Claude Rutault La toile et l’archer du 20 janvier – 15 mai 2005.
  • Didier Vermeiren Solides géométriques – Photoreliefs – Vues d’ateliers du 22 septembre 2005 au 8 janvier 2006.
  • Felice Varini du 8 février au 21 mai 2006.
  • Laurent Pariente du 7 juillet au 26 novembre 2006.
  • Sarkis Inclinaison du 26 janvier au 3 juin 2007. Sarkis investit le musée Bourdelle, dans une exposition intitulée Inclinaison, il conçoit pour Le Hall des plâtres une installation spectaculaire : il tend un grand vélum orange au-dessus des sculptures, dont le fameux Centaure mourant de Bourdelle, seules quelques têtes, quelques bras émergent de cette mer orangée. Plus loin, 41 bombes d’aquarelle et leurs sucriers s’alignent sur de longues tables : sur quatre tables de bois sont posés quarante et un bocaux de cinq litres remplis chacun d’aquarelle pure de couleur différente, et quarante et un sucriers en porcelaine de Limoges dont les couvercles sont placés à proximité. Chacun de ces sucriers présente le résidu séché d’une infime touche de pigment déposée dans l’eau à l’aide du pinceau. Enfin dans les profondeur du musée une Pénélope de Bourdelle sortie des réserves trône sur un parterre de fleurs, parfumée chaque jour par quelques gouttes du parfum Vol de Nuit de Guerlain, la Vallée des Cloches (Miroirs, no 5), pièce pour piano de Maurice Ravel interprétée par Sviatoslav Richter baigne l'ensemble.
  • Jean-Marie Perdrix et Patrick Neu, invités par Sarkis, du 26 janvier au 3 juin 2007.
  • Henry Moore et la mythologie du 19 octobre 2007 au 29 février 2008.
  • Alain Séchas, « Rêve brisé », du 11 avril 2008 au 24 août 2008.
  • « Isadora Duncan (1877-1927) Une sculpture vivante » : du 20 novembre 2009 au 14 mars 2010[7].
  • Madame Grès, « La Couture à l'Œuvre », du 25 mars 2011 au 24 juillet 2011[8]. Cette exposition a été prolongée jusqu'au 28 août 2011 en raison de son grand succès.

Les expositions hors les murs du musée[modifier | modifier le code]

  • Antoine Bourdelle (1861-1929), passeur de la modernité au musée national d'art de Roumanie du 8 septembre 2006 au 24 janvier 2007.

Les publications du musée[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Bourdelle et la critique de son temps, textes choisis et présentés par Michel Dufet ; photographies de Carol-Marc Lavrillier ; publié par le Musée Bourdelle - réédition Éditions Paris-Musees, 223 pages, Paris, 1992 (ISBN 2-87900-055-6)

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le logo a été réalisé par la compagnie Bernard Baissait[9][réf. insuffisante].

Renseignements pratiques[modifier | modifier le code]

Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi. L'entrée est gratuite[10]. Le musée reçoit 40 000 visiteurs par an. Le musée Bourdelle est à la 48e place des musées parisiens en termes de fréquentation. Ce site est desservi par les stations de métro Montparnasse - Bienvenüe et Falguière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ma vie avec Bourdelle par Cléopâtre Bourdelle-Sevastos, Paris-Musées et Éditions des Cendres Page 231
  2. Maison d'écrivains et d'artistes par Hélène Rochette, Édition Parigramme, 2007 Page 40
  3. a et b Les dossiers de l'Art no 10 de janvier 1993 page 8
  4. http://www.quercy.net/hommes/abourdelle.html Hommes célèbres en Quercy
  5. Ma vie avec Bourdelle par Cléopâtre Bourdelle-Sevastos, Paris-Musées et Éditions des Cendres Page 234
  6. Maison d'écrivains et d'artistes par Hélène Rochette, Édition Parigramme, 2007 Page 41
  7. Article consacré à l'exposition sur le site de la mairie de Paris
  8. [1]
  9. www.bernardbaissait.fr
  10. La notice de présentation du musée offerte aux visiteurs

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Rochette, Maisons d'écrivains et d'artistes. Paris et ses alentours, p. 40-43, Parigramme, Paris, 2004 (ISBN 2-84096-227-6)
  • Dossier de l'Art no 10 de janvier/février 1993.
  • Bourdelle par Ionel Jianou et Michel Dufet Édition Arted 1970.
  • Ma vie avec Bourdelle par Cléopâtre Bourdelle-Sevastos, Paris-Musées et Éditions des Cendres, 2005 ISBN 2-87900-938-3.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]