Antoine Chintreuil

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Antoine Chintreuil

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Eugène Villain, Portrait d'Antoine Chintreuil,
Pont-de-Vaux, musée Chintreuil.

Naissance 15 mai 1814
Pont-de-Vaux
Décès 8 août 1873 (à 59 ans)
Septeuil
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Artiste-peintre
Maîtres Jean-Baptiste Camille Corot
Mouvement artistique Réalisme

Antoine Chintreuil, né le 15 mai 1814 à Pont-de-Vaux (Ain) et mort le 8 août 1873 à Septeuil (Yvelines), est un peintre paysagiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Desbrosses, Portrait d'Antoine Chintreuil, Pont-de-Vaux, musée Chintreuil.

La jeunesse[modifier | modifier le code]

Après les invasions étrangères de 1814, Georges Chintreuil, père d’Antoine et chapelier-mercier, ne peut rétablir sa fortune. Son épouse, Suzanne Claret, ouvre alors une petite école de jeunes filles à Pont-de-Vaux et donne à son fils sa première éducation avant de l’inscrire au collège de Pont-de-Vaux. Le jeune Chintreuil reçoit des leçons de dessin d’un vieil ami de la famille. Au décès de sa mère, en 1832, il reste au collège en qualité de maître de dessin. Il passe ensuite un temps au collège de Mâcon comme maître d’études puis revient à Pont-de-Vaux pour se consacrer au dessin et à la peinture.

Les débuts à Paris[modifier | modifier le code]

Vers 1836, grâce au modeste héritage de sa grand-mère, il tente sa chance à Paris où il trouve une place de commis libraire. Il fait la connaissance des frères Joseph- Gabriel Desbrosses (1819-1846) qui se destine à la sculpture, et Léopold Desbrosses (1821-1908) peintre et graveur. Au bout de quelque temps, ces trois artistes deviennent inséparables. Mais Chintreuil perd sa place. Sans ressources, il se consacre uniquement à son art et connaît une période d'extrême misère et de privations. En 1846, la mort de Joseph-Gabriel Desbrosses est pour lui une épreuve terrible. Mais il s’accroche à son idéal de peintre et profite des conseils de Camille Corot, bien que ne travaillant pas dans son atelier. Il expose son tableau Paysage de la Butte Montmartre au Salon de 1847. Ses œuvres commencent alors à intéresser les amateurs. En 1849, le troisième des frères Desbrosses, Jean-Alfred Desbrosses (1835-1906) vient s’installer chez lui et devient son élève. Chintreuil peint environ trente trois tableaux au cours de cette période.

La période d'Igny[modifier | modifier le code]

À la recherche de paysages, Chintreuil fait, à chaque belle saison à partir de 1850 et pendant sept ans, des séjours à Igny, dans la vallée de la Bièvre. Il y produira environ cent trente huit tableaux. Mais, à force de s’exposer à la rosée de l’aube et à la fraîcheur du soir, Chintreuil tombe gravement malade. Son élève va redoubler d’attention pour le conduire à la guérison mais le peintre ne s’en remettra jamais complètement.

La convalescence à Boves[modifier | modifier le code]

En 1856, il achève sa convalescence à Boves, en Picardie, où il peint une quinzaine de tableaux.

La période de Septeuil[modifier | modifier le code]

L'Espace, vers 1869, Paris, musée d'Orsay.

À partir de 1857, Chintreuil et son disciple, tout en conservant l’atelier de la rue de la Seine à Paris, décident de passer la belle saison à Septeuil, au hameau de La Tournelle, sur un plateau dominant la vallée de la Vaucouleurs. Le peintre poursuit son objectif, à savoir peindre la nature sans artifice, dans sa simple beauté. En 1861, il obtient une médaille d’argent à l’Exposition de Genève. Les trois tableaux qu’il présente au Salon de 1863 sont refusés. Il cofonde alors, avec quelques autres artistes, le Salon des Refusés. En 1867, il reçoit une médaille à l’Exposition universelle. Ses œuvres, l’Ondée en 1868 et l’Espace en 1869, remportent un grand succès. Son catalogue mentionne deux cent cinquante tableaux durant cette période. Chintreuil est également un peintre de marines : lors de ses séjours à Boulogne, Fécamp et Dieppe, il réalise vingt six tableaux.

En 1870, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur. À la demande de la municipalité de Pont-de-Vaux, Jean Desbrosses exécute son portrait. Mais au début de l'année 1873, il retombe gravement malade. Il termine néanmoins son chef-d’œuvre Pluie et Soleil. Sa cure aux eaux thermales ne le guérit pas. Il meurt dans sa demeure de Septeuil.

Postérité[modifier | modifier le code]

Jean Desbrosses commande une stèle pour son tombeau et obtient au printemps 1874 qu’une exposition lui soit consacrée à l’École des beaux-arts de Paris. Il publie un album intitulé La vie et l’œuvre de Chintreuil. L’année suivante, il réalise une vente des œuvres de l'artiste qui a un grand succès. Pluie et Soleil est son premier tableau à entrer au musée du Louvre en 1884. Mort en 1906, Jean Desbrosses est inhumé, ainsi que son épouse, dans le même tombeau que Chintreuil.

Chintreuil est considéré comme un des précurseurs du mouvement impressionniste.

Le musée Chintreuil conserve de nombreuses œuvres de l'artiste dans sa ville natale de Pont-de-Vaux.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

En France
Ailleurs

Galerie[modifier | modifier le code]

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Expositions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Larousse mensuel illustré, tome deuxième, p. 795
  • Albert de la Fizelière, La vie et l'œuvre de Chintreuil, Paris, Cadart, 1874
  • Pierre Miquel, Le Paysage français au XIXe siècle, 1824-1874 : L'école de la nature, volume I, Éditions de la Martinelle, 1975, (ASIN B0014J1FY6)
  • Collectif, Brumes et rosées : paysages d'Antoine Chintreuil 1814-1873, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 2002, p. 48 à 51, (ISBN 9782711843800)
  • Collectif, Antoine Chintreuil (1814 - 1873) - Le Livre Du Centenaire 1873 - 1973, Bourg-en-Bresse, musée de l'Ain, 1973, (ASIN B000FT85CQ)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Une Vallée », base Joconde, ministère français de la Culture
  2. « Les Rogations à Igny », base Joconde, ministère français de la Culture
  3. « Clairière aux biches », base Joconde, ministère français de la Culture
  4. « Bois de la Féérie aux Grédeux », base Joconde, ministère français de la Culture
  5. « La Mer au soleil couchant : Fécamp », base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « La Fenaison », base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Le Bouleau blanc », base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Le Val aux merles, ou Le Val aux herbes », base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Paysage (sous-bois) », base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Les Vapeurs du soir, paysage », base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Paysage », base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « L'Espace », base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Pommiers et genêts en fleurs », base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Pluie et soleil », base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « La Prairie à Igny », base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Paysage du soir. Le pommier au croissant », base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « La Passerelle dans les prés à Igny », base Joconde, ministère français de la Culture
  18. « La Côte », base Joconde, ministère français de la Culture
  19. « Sentier au bord d'un vallon ombreux », base Joconde, ministère français de la Culture
  20. « Chemin sous des pommiers », base Joconde, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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