Nicolas Régnier (peintre)

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Nicolas Régnier

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Nicolas Régnier, Autoportrait au chevalet (1623-1624), Cambridge (Massachusetts), Fogg Art Museum.

Naissance Vers 1591
Maubeuge
Décès 1667
Venise
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Maîtres Abraham Janssen, Bartolomeo Manfredi
Mouvement artistique Baroque
Saint Sébastien (vers 1620), Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Nicolas Régnier, ou Regnier, ou Niccolò Renieri, né à Maubeuge vers 1591, mort à Venise en 1667, est un peintre baroque français, influencé par le caravagisme, qui a peint une grande partie de son œuvre en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dormeur réveillé par une jeune fille tenant une mèche, Stockholm, Nationalmuseum.
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Régnier se forme à Anvers auprès d'Abraham Janssens (qui l'initie déjà au caravagisme), avant de s'installer en Italie. Il est d'abord actif à Rome (vers 1615?), où il suit l'enseignement de Bartolomeo Manfredi[1] et entre dans le cercle caravagesque, auprès de Valentin de Boulogne, Claude Vignon, Nicolas Tournier, etc. Il s'employa d'abord à imiter fidèlement son maître. Il gravit peu à peu les échelons de l'Académie de Saint-Luc, et devient le protégé du marquis de Giustiniani. Il rencontre également Simon Vouet, lui aussi versé dans le caravagisme, qui influence l'œuvre de Régnier, lui permettant d'élaborer une peinture plus précieuse (La Diseuse de Bonne Aventure, musée du Louvre), et davantage tournée vers un classicisme d'emprunt, que Régnier trouve également dans l'œuvre de Guido Reni. Pour des raisons encore inconnues, il quitte Rome en 1625 ou 1626, et se rend à Venise, où il ajoute à ses activités de peintre celles de marchand d'art et de collectionneur. Sans pour autant cesser sa production, dont la période vénitienne sera la plus prolixe, son talent semble alors essouffler, et, sous l'influence de la peinture émilienne, arbore un caravagisme plus doux, dans des tableaux historiques et mythologiques, ainsi que dans des commandes religieuses et des portraits. Ses toiles sont alors empreintes d'une certaine emphase décorative et gestuelle, peuplées de jeunes filles éplorées, somptueusement vêtues.

Nicolas Régnier eut quatre filles, Angelica, Anna, Clorinda et Lucrezia, toutes artistes peintre et élèves de leur père. Clorinda épousa le peintre italien Pietro della Vecchia et Lucrezia, Daniel van den Dyck[2].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Hongrie[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Lemoine, Nicolas Régnier (alias Niccolo Renieri) ca. 1588-1667 : Peintre, collectionneur et marchand d'art, Paris, Arthena, 2007, (ISBN 9782903239374)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Certaines toiles ont parfois été attribuées aux deux peintres.
  2. Stefano Ticozzi, Dizionario degli architetti, scultori, pittori, intagliatori, 1832, p. 233.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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