Nicolas Régnier (peintre)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nicolas Régnier et Régnier.
La diseuse de Bonne Aventure, vers 1625, Paris, musée du Louvre.

Nicolas Régnier, ou Regnier, ou Niccolò Renieri, né à Maubeuge vers 1591, mort à Venise en 1667, est un peintre baroque français, influencé par le caravagisme, qui a construit une grande partie de son œuvre en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Régnier se forme à Anvers auprès d'Abraham Janssens (qui l'initie déjà au caravagisme), avant de s'installer en Italie. Il est d'abord actif à Rome (vers 1615?), où il suit l'enseignement de Bartolomeo Manfredi (certaines toiles ont parfois été attribuées aux deux peintres) et entre dans le cercle caravagesque (auprès de Valentin de Boulogne, Claude Vignon, Nicolas Tournier etc...). Il s'employa d'abord à imiter fidèlement son maître. Il gravit peu à peu les échelons de l'Académie de Saint-Luc, et devint le protégé du marquis de Giustiniani. Il rencontre également Simon Vouet, lui aussi versé dans le caravagisme, qui influence l'œuvre de Régnier, lui permettant d'élaborer une peinture plus précieuse (La diseuse de Bonne Aventure, musée du Louvre), et davantage tournée vers un classicisme d'emprunt, que Régnier trouve également dans l'œuvre de Guido Reni. Pour des raisons encore inconnues, il quitte Rome en 1625 ou 1626, et se rend à Venise, où il ajoute à ses activités de peintre celles de marchand d'art et de collectionneur. Sans pour autant cesser sa production (sa période vénitienne sera la plus prolixe) son talent semble alors essouffler, et, sous l'influence de la peinture émilienne, arbore un caravagisme plus doux, dans des tableaux historiques et mythologiques, ainsi que dans des commandes religieuses et des portraits. Ses toiles sont alors empreintes d'une certaine emphase décorative et gestuelle, peuplées de jeunes filles éplorées, somptueusement vêtues.

Nicolas Régnier eut quatre filles, Angelica, Anna, Clorinda et Lucrezia, toutes peintres et élèves de leur père. Clorinda épousa le peintre italien Pietro della Vecchia et Lucrezia Daniel van den Dyck[1].

Les Joueurs de cartes, détail, avant 1626, musée des Beaux-arts de Budapest

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Un joueur de luth et une chanteuse, vers 1621-1622, collection particulière.
  • Mort de Sophonisbe, collection particulière.

Allemagne[modifier | modifier le code]

  • Saint Sébastien, toile sublime, est au Zwering à Dresde

France[modifier | modifier le code]

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Hongrie[modifier | modifier le code]

  • Les Joueurs de cartes, vers 1620-1622, Budapest, musée des Beaux-Arts.

Italie[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dizionario degli architetti, scultori, pittori, intagliatori de Stefano Ticozzi - 1832,p. 233.[1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Lemoine, Nicolas Régnier (alias Niccolo Renieri) ca. 1588-1667: Peintre, collectionneur et marchand d'art, Paris: Arthena, 2007 (ISBN 9782903239374)