Nicolas-Bernard Lépicié

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Nicolas-Bernard Lépicié
Self portrait Nicolas-Bernard Lépicié.jpg

Auto-portrait, vers 1777

Naissance
Décès
(à 49 ans)
Paris
Nationalité
Française
Activités
Formation
Maîtres
Élèves
Distinctions
Œuvres réputées
Le Lever de Fanchon ; L'Intérieur d'une douane ; Le Jeune Dessinateur
Le Jeune Dessinateur, Paris, musée du Louvre.

Nicolas-Bernard Lépicié, né le à Paris où il est mort le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de deux graveurs, Renée-Élisabeth Marlié et François-Bernard Lépicié, secrétaire perpétuel et historiographe de l’Académie royale de peinture et de sculpture, Nicolas-Bernard Lépicié étudia la gravure avec son père avant d’être forcé de quitter cet art, à cause de la faiblesse de sa vue, et de se tourner vers la peinture qu’il étudia, vers 1751, sous la direction de Carle van Loo.

Ayant obtenu, en 1759, le deuxième prix du Prix de Rome, il reste néanmoins en France. Agréé par l’Académie royale en 1764, avec la Descente de Guillaume le conquérant en Angleterre (aujourd’hui à l’Abbaye aux Hommes), il peint ensuite, dans la même veine, le Baptême du Christ (1765), le Christ et les petits enfants (1767) et la Conversion de Saül (1767). Reçu membre de l’Académie et peintre du roi avec Achille et le Centaure en 1769, il passe professeur adjoint en 1770, puis professeur en 1779.

Lépicié a fait, en 1768, Adonis changé en anémone pour le pavillon de Trianon ; en 1770, Narcisse changé en fleur, le Martyre de saint André et celui de saint Denis.

En 1773, il peignit, pour l’École militaire : Saint Louis rendant la justice sous un chêne, et une Descente de croix placée dans une des chapelles de la cathédrale de Chalon-sur-Saône. On a également de lui quelques scènes familières et un assez grand nombre de dessins d’animaux. Il a exposé la Politesse intéressée[1] au salon de 1773.

Souvent comparée à celle de Chardin et de Greuze, la peinture de Lépicié a connu une grande vogue au XVIIIe siècle. À partir des années 1760, tout en continuant à peindre des sujets d’histoire, il se met à peindre des scènes de genre intimiste dans le style flamand qui rappellent Teniers le vieux et ter Borch. Dans les dernières années de sa vie, il se retire souvent à la campagne où il peint des scènes rustiques à la suite d’une crise religieuse qui l’amènera à modifier ou à supprimer certaines de ses œuvres contraires à sa nouvelle sensibilité religieuse.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Galerie[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe-Gaston Dreyfus, Catalogue raisonné de l'œuvre peint et dessiné de Nicolas-Bernard Lépicié, Paris, A. Colin, 1923.
  • Philippe-Gaston Dreyfus, « Une dernière volonté de Nicolas-Bernard Lépicié », in Bulletin de la Société de l’histoire de l’art français, 1er fascicule, Nogent-le-Rotrou, Daupeley-Gouverneur, 1910.
  • M.-C. Sahut, N. Volle, « Diderot et l'art de Boucher à David », in Catalogue exposition Hôtel de la Monnaie, 5 octobre 1984-6 janvier 1985, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, (ISBN 2-7118-0283-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dit aussi Les Bassesses de Zizi.
  2. Acquis grâce à la donation de la baronne Joseph-Marie du Teil Chaix d'Est-Ange, en souvenir de son mari mort pour la France en 1918.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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