Jacques Stella

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Jacques Stella

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Autoportrait, 1650
(musée des beaux-arts, Lyon).

Naissance 29 septembre 1596 (baptême)
Lyon, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès 29 avril 1657 (à 60 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Nationalité Française
Activités Artiste peintre
Mouvement artistique Classicisme

Œuvres réputées

Le Baptême du Christ
L’Enlèvement des Sabines
Le Baptême du Christ, 1645, Église Saint-Louis-en-l'Île, Paris.
Minerve et les muses, 1640-45, musée du Louvre

Jacques Stella est un artiste-peintre français, né à Lyon en 1596 (baptême le 29 septembre) et décédé à Paris le 29 avril 1657.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père François Stella, peintre et marchand d'art d'origine flamande et établi à Lyon, donne naissance à plusieurs enfants, dont François, devenu peintre également, Françoise, pastelliste, et Madeleine, sculpteur et mère d'artistes. Il meurt trop tôt pour enseigner la peinture à son autre fils, Jacques Stella.

Celui-ci se forme à Lyon, avant de partir de 1616 à 1621 pour la cour de Côme II de Médicis à Florence où il rencontre Jacques Callot. L'influence de l’art florentin se fait sentir dans l'ensemble de son œuvre.

À la mort de Côme de Médicis en 1621, Stella se rend à Rome où il demeure dix ans et acquiert la renommée grâce à des peintures et gravures de petite taille, ainsi que par des œuvres peintes sur cuivre ou sur pierre (onyx, lapis-lazuli ou simplement ardoise). Il travaille en particulier pour le pape Urbain VIII. À Rome, il est influencé par le classicisme et plus particulièrement par l'art de Nicolas Poussin, dont il devient l'intime.

Il regagne Lyon en 1634 puis se rend à Paris un an plus tard. Le cardinal de Richelieu le présente à Louis XIII, qui le nomme peintre du roi, lui donnant une pension de 1 000 livres. Il loge alors au Louvre. Il aborde à plusieurs reprises le thème de l'enfance du Christ dont son Jésus retrouvé par ses parents dans le temple qui existe en cinq versions différentes. Il effectue plusieurs commandes et décore ainsi la chapelle Saint-Louis au château de Saint-Germain-en-Laye en compagnie de Poussin et de Simon Vouet. Il retrouve ces mêmes peintres pour le chœur de l'église Saint-François-Xavier en 1641-1642. À partir de 1644, il participe à la décoration du palais de Richelieu.

À la fin de sa vie, il se consacre de plus en plus aux dessins. Il enseigne la gravure à ses trois nièces, filles de sa sœur Madeleine. Celles-ci reproduisirent une part importante de ses dessins.

L'art de Jacques Stella, audacieux et varié, passe avec aisance du réalisme de l’observation directe à l’esprit antique ou à l’inspiration religieuse la plus élevée.

Postérité[modifier | modifier le code]

Après sa mort, les peintures et les gravures de Stella ont souvent été vendues sous le nom de travaux de Poussin.

Outre son activité de peintre, il a collectionné toute sa vie les œuvres d'autres artistes, dont de nombreux tableaux de Nicolas Poussin, des toiles de Raphaël, des dessins de Michel-Ange, de Léonard de Vinci, etc. L’une de ses nièces, Claudine Bouzonnet-Stella, fit après sa mort l’inventaire de sa riche collection de dessins rapportés d’Italie[1].

Son œuvre a également inspiré de nombreuses gravures, permettant une large diffusion de son art, en particulier après sa mort, sous l'impulsion de sa nièce et héritière Claudine Bouzonnet-Stella qui cède les gravures et trente de ses tableaux à Michel-François Demasso[2].

Une exposition lui a été consacrée au musée des beaux-arts de Lyon du 17 novembre 2006 au 19 février 2007, puis au musée des Augustins, Toulouse, du 17 mars au 18 juin 2007.

Extraits du catalogue[modifier | modifier le code]

« ... Dans la constellation des peintres du Grand Siècle français redécouvert et désormais apprécié par un large public, manquait notre artiste. Longtemps considéré comme un astre mort, Stella peut enfin se révéler à notre regard, nous envoyer les rayons de lumière jamais éteinte. »

— Introduction de Sylvie Raymond, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée des beaux-arts de Lyon et d'Alain Daguerre de Hureaux, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée des Augustins.

« ... Puisse au moins le résultat justifier les efforts de tous ceux qui se sont attachés à faire briller dans notre ciel inquiet l'étoile de Stella. »

— Essai de Sylvain Laveissière : Jacques Stella, parcours de l'œuvre.

Le Massacre des Innocents, musée des beaux-arts de Rouen

Quelques œuvres dans les musées[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Guiffrey 1877.
  2. Roger-Armand Weigert (préf. Jean Vallery-Radot), Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIe siècle, Bibliothèque nationale de France,‎ 1954, 528 p. (lire en ligne), p. 401
  3. Acuisition 2012 du musée des beaux-arts de Lyon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Thuillier, Jacques Stella : 1596-1657. Metz : Serge Domini, 2006.
  • Sylvain Laveissière et Gilles Chomer, Jacques Stella (1596-1657), catalogue de l'exposition, Lyon, musée des Beaux-Arts, Toulouse, musée des Augustins, 2006-2007, avec la collaboration de Mickaël Szanto, Isabelle Dubois, Fabienne Albert-Bertin, Anne-Laure Collomb, Lauren Laz et Isabelle de Conihout. Paris : Somogy, 2007. (ISBN 978-2-7572-0050-X[à vérifier : ISBN invalide]).
  • Jacques Stella, in Dossier de l'art 136 (décembre 2006).
  • Jules-Joseph Guiffrey, « Testament et inventaires des biens... de Claudine Bouzonnet Stella, 1693-1697 ». In Nouvelles archives de l’art français 5 (1877), p. 1-113.
  • Pierre Curie et Bertrand Ducourau, Hommage à Gilles Chomer : L’Enfant Jésus retrouvé au Temple, un nouveau Stella dans les Pyrénées, In Situ. Revue des patrimoines,no 3, 2003 ( lire en ligne )

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]