Les Abattoirs

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Les Abattoirs
Image illustrative de l'article Les Abattoirs
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Toulouse
Adresse 76 allées Charles-de-Fitte 31300 Toulouse
Coordonnées 43° 36′ 03″ N 1° 25′ 46″ E / 43.600913, 1.42954243° 36′ 03″ Nord 1° 25′ 46″ Est / 43.600913, 1.429542  
Informations générales
Date d’inauguration 2000
Collections Art moderne
Art contemporain
Nombre d’œuvres 3 400
Informations visiteurs
Site web Le site officiel des Abattoirs

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Les Abattoirs est un lieu d'exposition d'art moderne et contemporain de la ville de Toulouse. Il bénéficie du label « musée de France ».

Inscrits sur la rive gauche de la Garonne, les Abattoirs offrent un large ensemble d'activités. Dans le cadre de missions de service public culturel, ils remplissent de multiples fonctions en rapport avec la diffusion et la compréhension des formes modernes et contemporaines d'expression artistique.

Histoire du lieu[modifier | modifier le code]

En 1823, la ville de Toulouse décide de regrouper ses différents abattoirs sur un site unique. C’est l’architecte Urbain Vitry qui est chargé, en 1825, du projet d’architecture du bâtiment. Il réalise une construction de type basilical, marquée par une articulation symétrique et un langage néo-classique.

L’activité des abattoirs se poursuivra jusqu’en 1988. Ils font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 13 mars 1990[1]. Le 2 décembre 1991 est créé un syndicat mixte entre la ville de Toulouse et la région Midi-Pyrénées ayant pour vocation la réalisation sur le site d’un espace d’art moderne et contemporain.

En 1995, le projet des architectes Antoine Stinco et Rémi Papillault est retenu pour la création de l’« espace d’art moderne et contemporain de Toulouse Midi-Pyrénées ». Les travaux débutent en 1997, et Les Abattoirs (dénomination finalement adoptée) ouvrent officiellement en 2000.

Établissement unique en France, la structure réunit et gère à la fois trois structures qui ont fonctionné de manière indépendante jusqu'en 1994 : la préfiguration du musée d’art moderne, un centre d'art contemporain et le fonds régional d'art contemporain (le Frac) de Midi-Pyrénées, qui intègre les missions d’un centre d’art.

D'après le Journal des arts, la fréquentation du musée est de 114 919 en 2009[2], 131 098 en 2010[3], 125 888 en 2011[4]. Toutefois, le premier directeur du musée, Alain Mousseigne, donne des chiffres différents dans un entretien du 26 septembre 2011 à La Dépêche du Midi: " Aujourd'hui, le musée accueille 140 000 visiteurs par an, et sa fréquentation progresse chaque année "[5]. C'est Olivier Michelon qui lui succède en 2011 jusqu'à aujourd'hui.

La collection[modifier | modifier le code]

La collection se compose d’environ 3 400 œuvres couvrant la seconde moitié du XXe siècle et le début du XXIe siècle.

Le fonds moderne[modifier | modifier le code]

Centré sur des artistes actifs dès les années 1950, il illustre de nombreux courants ou tendances artistiques nés de la Seconde Guerre mondiale tels que l’abstraction lyrique ou gestuelle, l’art brut, l’art informel ou encore Cobra. Cette partie de la collection s’est trouvée considérablement enrichie par la donation d’œuvres du collectionneur Anthony Denney (1913-1990) et par le dépôt effectué par le Centre Georges-Pompidou d’une partie de la donation du galeriste Daniel Cordier.

On trouve aussi, dans la collection, l’exceptionnel rideau de scène de Picasso, La Dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin. Créée en 1936 avec la collaboration de Luis Fernández, cette immense œuvre (8,30 x 13,25 m) a été réalisée pour 14 Juillet, pièce de Romain Rolland donnée au Théâtre du peuple le 14 juillet 1936. Elle fait l’objet d’une présentation spécifique six mois par an seulement en raison de sa fragilité, dans un espace aménagé au sous-sol.

Le fonds contemporain[modifier | modifier le code]

Le fonds contemporain est constitué de plusieurs ensembles qui opèrent une jonction avec le fonds moderne, tout en ouvrant des perspectives sur la création la plus actuelle.

Les années 1970 et 1980 sont notamment représentées par des artistes français qui attestent de la diversité et de la pluralité des positions à l'égard de la modernité avec souvent une forte dimension critique face aux modèles de l'histoire de l'art ou de la diffusion artistique : Robert Filliou, François Morellet, Ange Leccia, BazileBustamante, Présence Panchounette ou Gina Pane.

En outre, les Abattoirs ont choisi de développer leur fonds contemporain selon plusieurs grands axes : l’organique et le vivant, la poétisation de la ville, les dimensions cosmiques, les hybrides et les chimères, l’art engagé et politique.

Artistes représentés[modifier | modifier le code]

Missions du musée[modifier | modifier le code]

La mission muséographique[modifier | modifier le code]

Elle a pour vocation de conserver les œuvres de la collection et de l'animer. L'enrichissement de la collection demeure une priorité. Son exploitation reste le principal support de l'action culturelle et pédagogique. Les expositions temporaires, historiques, monographiques ou thématiques sont l'outil privilégié de la découverte, de l'innovation et de la recherche. Cette diffusion est conçue à l'échelle de l'espace régional en collaboration avec les musées municipaux ou départementaux, les centres d'art contemporains ou les lieux d'art vivant.

La mission documentaire[modifier | modifier le code]

Elle est l’un des points essentiels de la structure : spécialisée en art moderne et contemporain, la médiathèque-documentation des Abattoirs est dédiée à la recherche et à la sensibilisation des publics. Elle a pour mission de constituer et de diffuser un fonds documentaire de référence en art contemporain.

La médiathèque propose à tous les publics un éclairage sur l’art du XXe siècle et du XXIe siècle, à travers une collection de plus de 30 000 références : monographies, catalogues d’expositions, vidéos, supports audios, livres pour la jeunesse ou encore plus de 70 titres de périodiques spécialisées, couvrant l’actualité de l’art.
Lieu de conservation et de présentation d’une importante collection de livres d'artistes des années 1960 à nos jours, la médiathèque programme régulièrement des expositions autour de ce genre artistique. La bibliothèque des enfants permet une sensibilisation du jeune public à l’art contemporain par le biais d’ateliers offrant une approche ludique de l’art par le livre.

La documentation collecte, gère, conserve et diffuse l’ensemble des informations relatives aux collections, à la vie de l’établissement et à ses différentes activités. Des dossiers d’artistes, d’œuvres et d’expositions sont mis à la disposition du public. Par ailleurs, une photothèque (ektachromes et fichiers numériques) recense les œuvres de la collection.
Le catalogue de la médiathèque et la base en ligne des collections sont consultables sur le site internet des Abattoirs.

Le service des publics[modifier | modifier le code]

Il personnalise et multiplie les approches en faveur de publics très différenciés (individuels, groupes, jeune public, scolaires, familles, handicapés). Elle propose des visites, des expositions, des conférences, des débats, des rencontres avec des créateurs et responsables du secteur culturel, des ateliers de pratique artistique pluridisciplinaires, des cycles de formation ainsi que des visites animations tactiles pour les non-voyants.

L'aide à la création[modifier | modifier le code]

Elle est une des exigences majeures des Abattoirs. Elle se décline à travers l'accueil d'artistes à l'occasion d'expositions, l'ouverture d'ateliers de proximité ou en région et les commandes publiques. Elle s'enrichit grâce à la participation des artistes au débat et à la politique d'animation et met à leur disposition des moyens documentaires utiles ou préalables à la création.

La diffusion des collections[modifier | modifier le code]

En région Midi-Pyrénées au travers d'expositions, de coproductions, des galeries d'établissements scolaires elle reste une des missions essentielles du département Frac des Abattoirs.

La librairie[modifier | modifier le code]

Les Abattoirs offrent aussi des espaces de détente et de convivialité, notamment une librairie spécialisée en art moderne et contemporain, un auditorium et un café restaurant.

Les expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • 24 juin – 15 octobre 2000 : L’œuvre collective
  • 17 novembre 2000 – 18 février 2001 : Soulages, 82 peintures
  • Décembre 2000 – août 2001 : Simon Hantaï
  • 6 avril – 19 aout 2001 : Jöel Hubaut, le psyclom-clom épidemik
  • 12 novembre 2001 – 13 janvier 2002 : Henri Michaux, Frottages
  • 5 octobre 2001 – 6 janvier 2002 : Yayoi Kusama
  • 14 décembre 2001 – 27 janvier 2002 : Helen Mayer et Newton Harrison, Péninsule Europe
  • 22 février – 26 mai 2002 : Dado – Réquichot, La guerre des nerfs
  • 20 juin – 22 septembre 2002 : Des œuvres à vivre
  • 12 novembre 2002 - 2 février 2003 : La conquête de l'air
  • 25 février – 11 mai 2003 : Blast to Freeze
  • 26 septembre 2003 – 25 janvier 2004 : Très contemporain
  • 21 février – 21 mars 2004 : Grand Répertoire des Machines
  • 17 janvier – 19 avril 2004 : Charles Simonds, Demeures-sculptures
  • 9 avril – 13 juin 2004 : Je m’installe aux Abattoirs. La collection d’art contemporain d’Agnès b.
  • 25 juin – 5 septembre 2004 : Wang Du, Parade #3
  • 8 mars – 5 juin 2005 : Collection de la Société Générale
  • 8 mars – 5 juin 2005 : Ilya et Emilia Kabakov, Où sommes-nous ?
  • 28 juin – 28 aout 2005 : Merci Monsieur Cordier
  • 23 septembre – 16 octobre 2005 : Paul-Armand Gette, les étreintes d’Artemis
  • 18 novembre 2005 – 7 mai 2006 : Antonio Saura, Songe et Mensonge
  • 18 novembre 2005 – 7 mai 2006 : Anna Katharina Scheidegger, Sténopé
  • 27 janvier – 7 mai 2006 : François Rouan, Contreimage
  • 2 juin – 9 juillet 2006 : Picasso–Arias, Histoire d’une amitié
  • 2 juin – 31 aout 2006 : Retours de Chine
  • 10 novembre 2006 – 25 février 2007 : Absolumental
  • 16 mars – 3 juin 2007 : Absolumental 2
  • 29 juin – 26 aout 2007 : Ligne B, Connexion aux Abattoirs
  • 12 septembre – 4 novembre 2007 : Rugby
  • 9 novembre 2007 – 20 janvier 2008 : Hommage à André Marfaing
  • 22 février – 6 avril 2008 : 2008, une année Saura : tauromachie
  • 11 avril – 22 juin 2008 : 2008, une année Saura : erotica
  • 23 mai – 31 aout 2008 : NéoFutur, vers de nouveaux imaginaires
  • 30 juin – 14 septembre 2008 : 2008, une année Saura : transformations et superpositions
  • 26 septembre – 30 novembre 2008 : 2008, une année Saura : Saura illustrateur
  • 5 décembre 2008 – 1er février 2009 : 2008, une année Saura : Pinocchio
  • 24 janvier – 19 avril 2009 : Les désordres du plaisir – Donations Daniel Cordier
  • 15 mai – 30 aout 2009 (aux Abattoirs) ; 16 mai – 14 novembre (grotte du Mas-d'Azil) : Dream Time – Temps du Rêve ; Grotte, Art contemporain & Transhistoire
  • 20 novembre 2009 – 28 février 2010 : Barcelό avant Barcelό (1973-1982)
  • 16 mars – 9 mai 2010 : Arnold Schönberg, Visions et Regards
  • 2 avril - 22 août 2010 : 10 ans, un musée, un Frac, une collection
  • 5 juin - 28 novembre 2010 (grotte du Mas-d'Azil) : DreamTime 2 / Fantasmagoria, Le monde Mythique
  • 24 juin – 22 aout 2010 : Fantasmagoria – Le monde mythique
  • 17 novembre 2010 – 13 mars 2011 : Le monde de Bernar Venet – Venet in context
  • 15 avril - 28 août 2011 : Chefs-d'œuvre modernes et contemporains
  • 18 novembre 2011 - 29 janvier 2012 : Vladimir Velickovic. Les versants du silence
  • 29 juin - 2 septembre 2012 : La vie de formes
  • 16 novembre 2012 - 27 janvier 2013 : Tapis volants
  • 22 février - 5 mai 2013 : Anthony McCall
  • 19 avril - 5 mai 2013: Sound System Culture
  • 8 mai - 19 août 2013: Daniel Cordier, un galeriste à Paris au tournant des années 1950-1960
  • 28 septembre 2013 - 5 janvier 2014: Les Pléiades - 30 ans des Frac

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]