Jean-Charles Cazin

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Jean-Charles Cazin

Description de cette image, également commentée ci-après

Le Moulin à vent (après 1884)
National Gallery of Art, Washington

Naissance 25 mai 1840
Samer, Pas-de-Calais
Décès 17 mars 1901 (à 60 ans)
Le Lavandou, Var
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Maîtres Horace Lecoq de Boisbaudran
Mouvement artistique Naturalisme

Jean-Charles Cazin (1840 - 1901), peintre, sculpteur et céramiste français, né à Samer, Pas-de-Calais et mort au Lavandou.

Il est le fils de François-Joseph Cazin et le frère de Henri Cazin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Cazin passe sa petite enfance dans sa ville natale de Samer, puis la famille déménage à Boulogne-sur-Mer en 1846. En 1862, il entre à l'École de dessin de Lecoq de Boisbaudran à Paris, puis devient professeur de dessin à l'École spéciale de dessin d'architecture dirigée par Émile Trélat, de 1863 à 1868, date à laquelle il est nommé conservateur du Musée de Tours et directeur de l'École de dessin. Vers 1872, rejoignant Alphonse Legros et Jules Dalou, il part en Angleterre avec son épouse Marie et leur fils Michel. Dans son atelier à Londres, il s'adonne alors, sans trop de succès, à la céramique dans un style goût Renaissance.

De retour en France fin 1875, il s'installe à Paris et expose "Souvenir de dunes à Wissant " au Salon des Refusés de 1876. Sa présence régulière est aussi remarquée en Seine Marne, peignant, dessinant les villages de Recloses, Achères, Chailly… proches de Fontainebleau. Il aborde des thèmes historiques et bibliques avec un premier tableau sur le thème de Tobie, puis Le Voyage de Tobie présenté en 1878 (Art Institute of Chicago) mais c'est avec Agar et Ismaël exposé à la même période que Tobie et L'Ange[1] qu'il obtient une médaille de première classe. Il fuit les honneurs et retourne vivre dans le Pas-de-Calais dans la grande propriété d'Equihen, n'exposant rien de 1883 à 1888.

Il voyage à nouveau en Italie et dans les Flandres. Il étudie la nature et les maîtres anciens et subit l'influence de son ami Pierre Puvis de Chavannes en travaillant à sa suite aux fresques du Panthéon, de la Sorbonne. Il revient surtout à une peinture plus actuelle, sentimentale, humanisée de sa région natale avec un goût sensible pour les crépuscules que les critiques d'art qualifiaient d "heure Cazin". Ses toiles se vendent à Paris et à l'étranger et se retrouvent maintenant dans nombre de musées nationaux et internationaux. Accompagné de son fils Jean Michel baigné dans la culture artistique de ses parents, Jean Charles Cazin exposera 180 tableaux aux États-Unis en 1893. À partir de 1891, il se partage entre le Var et le Pas-de-Calais et ne se consacre plus désormais qu'au paysage[2],[3].

Il est commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur[4].

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

  • Tobie et l'Ange, 1880, huile sur toile, 186 × 142 cm, Lille, Palais des Beaux-Arts.
  • Terrain de culture en Flandres, 1894, huile sur toile, 54 × 65 cm, Mairie de Saint-Pol-sur Ternoise.
  • Chambre mortuaire de Gambetta, 1883, Huile sur toile, 38 × 46 cm, Musée national du Château de Versailles.
  • Agar et Ismaël, 1880, huile sur toile, 252 × 202 cm, Musée des Beaux-Arts de Tours.
  • Paysage aux maisons, soir de septembre, huile sur toile, 66 × 82 cm, Musée de Vernon.
  • Musée d'Orsay, Paris :
    • Les Quais, 1885, huile sur toile, 32,5 × 46 cm
    • L'Orage, 1876, huile sur toile, 89,5 × 166,5 cm
    • La Journée faite, 1888, huile sur toile, 199 × 166 cm
    • Paysage de neige, 1841, huile sur toile, 38 × 46 cm
    • Femme de marin, 1885, masque en bronze
    • Plat d'apparat, 1872, grès émaillé
    • Vase, grès gravé et émaillé,

Galerie[modifier | modifier le code]

Musée Jean-Charles-Cazin de Samer[modifier | modifier le code]

Le musée Jean-Charles-Cazin de Samer, situé dans le bâtiment de la mairie de Samer, rassemble une cinquantaine de toiles, dessins, estampes et documents biographiques de Jean-Charles Cazin, de sa femme Marie, de son fils Jean Michel et de sa belle-fille Berthe Cazin.

Hommage[modifier | modifier le code]

Une voie de Boulogne-sur-Mer a été nommée rue Cazin en son hommage, ainsi que le lycée professionnel Jean-Charles Cazin situé dans cette rue[5].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tobie et l'Ange illustre un récit des Évangiles apocryphes relatant le périple de Tobie, jeune homme chargé par son père aveugle et mourant de récupérer un bien dans une région éloignée. L'Ange Raphaël l'accompagne dans son voyage, sans lui révéler sa nature divine…
  2. À sa mort en 1901, Léonce Bénédite lui rend hommage en ces termes : « Près de son grand ami Puvis de Chavannes, Cazin demeurera, en qualité de peintre d'histoire, une des personnifications les plus exquises de l'idéalisme contemporain. »
  3. De Puvis de Chavannes à Matisse et Picasso, Vers l'Art moderne, sous la direction de Serge Lemoine, Flammarion, 2002.
  4. Voir son dossier dans la base de données Léonore en ligne.
  5. « Lycée professionnel Jean-Charles Cazin », sur le site du ministère de l’Éducation nationale (consulté le 19 mai 2013).