Laurent de La Hyre

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Job rétabli dans sa prospérité, 1648, Chrysler Museum of Art
Paysage avec la Paix embrassant la Justice, 1654, Musée d'art de Toledo
Allégorie de la musique

Laurent de La Hyre (né à Paris en 1606 - 1656) est un peintre français du XVIIe siècle, père de l'académicien Philippe de La Hire. C'est l'un des principaux représentants de la peinture française des années 1630 et 1640, particulièrement réputé pour ses paysages historiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurent de La Hyre, né en 1606 à Paris, a sans doute été l'élève de Georges Lallemant et a étudié les œuvres de Francesco Primaticcio (Le Primatice) au château de Fontainebleau, mais n'aurait jamais visité l'Italie.

La Hyre est le plus parfait exemple de l'atticisme parisien (l'atticisme fait référence à la région de Grèce nommée l'Attique où s'était développé durant l'Antiquité un courant rhétorique fondé sur la pureté de la langue grecque), c'est-à-dire un art plein de retenue et de mesure, fondé sur le dessin et l'harmonie de couleurs clairs et pures, tout à l'opposé des tendances baroques de Vouet rentré d'Italie en 1627. Ce courant fleurit dans les années 1640, à Paris, après le passage de Nicolas Poussin, présent dans la capitale entre 1640 et 1642.

Les premières toiles religieuses de La Hyre sont remarquées et lui valent des commandes pour la cathédrale Notre-Dame de Paris et pour le palais de Richelieu, le palais cardinal (actuel Palais royal).

Mais La Hyre est surtout célèbre pour ses peintures de paysage qui intègrent des scènes souvent tirées de l'Antiquité classique. Il représente régulièrement des arrière-plans de ruines traités de manière très précise et transcrivant avec un grand souci d'exactitude la texture de la pierre et les jeux de la lumière sur sa surface. Ses compositions sont épurées, avec une lumière claire qui baigne la scène de manière raffinée, et se basent sur un dessin très soigneux tout en faisant preuve d'une réelle qualité d'observation bien que ses paysages soient purement imaginaires, mettant en scène une nature idéalisée qui se veut être une image de l'Arcadie antique, à l'opposé du paysage topographique des Hollandais à la même époque. Ses paysages sont rarement des paysages purs, dénués de personnages. Ce sont le plus souvent des paysages historiques, représentant des scènes bibliques ou mythologiques dans un cadre naturel mais qui a, chez La Hyre, autant sinon plus d'importance que l'épisode narratif dépeint.

Laurent de La Hyre a connu de son vivant la célébrité, ce qui lui a valu de figurer, en 1648, parmi les douze membres fondateurs de l'Académie royale de peinture et de sculpture, au sein de laquelle on retrouvait les principaux tenants du courant atticiste de la peinture, notamment Eustache Le Sueur.

La Hyre meurt en 1656.

Il est le père du scientifique Philippe de La Hire.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Gravures[modifier | modifier le code]

Références essentielles[modifier | modifier le code]

  • Pierre Rosenberg, Jacques Thuilier, Laurent de La Hyre, Cahiers du Dessin Français, n° 1, de Bayser éditeur, 1985.
  • Pierre Rosenberg, Jacques Thuillier, catalogue de l'exposition, Laurent de La Hyre, Grenoble, Rennes et Bordeaux, 1989-1990.
  • Marianne Le Blanc, "La notion d'atticisme français à l'épreuve de la perspective", dans L'artiste et l'oeuvre à l'épreuve de la perspective, M. Cojannot-Le Blanc, M. Dalai Emiliani, P. Dubourg Glatigny ed., Rome, 2006, p. 431-448.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Alastair Laing, « Le véritable sujet du tableau de La Hyre à Arras », Revue de l'Art, 1990, vol. 89, pp. 82-83, consultable sur le site Persée.
  2. « Notice no 30065 », sur la base Atlas du musée du Louvre

Liens externes[modifier | modifier le code]

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