Jean-Baptiste Wicar
Jean-Baptiste Wicar
Portrait de Wicar par José de Madrazo, Bibliothèque Municipale de Lille
| Naissance | 22 janvier 1762 Lille |
|---|---|
| Décès | 7 février 1834 (à 72 ans) Rome |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Peintre |
| Maître | Jacques-Louis David |
| Mouvement artistique | néo-classicisme |
Jean-Baptiste Joseph Wicar est un peintre néoclassique français, né à Lille le 22 janvier 1762 et mort à Rome le 7 février 1834.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Fils d'un menuisier, il fut élève de l'école gratuite de dessin de sa ville natale avant d'approfondir ses dons dans l'atelier de David à partir de 1784. Le relevé en dessins qu'il effectue des Tableaux, statues, bas-reliefs et camées de la Galerie de Florence et du palais Pitti est publié en 4 volumes à Paris chez Lacombe de 1789 à 1807.
De retour à Paris en 1793, il est nommé conservateur de la section des antiques au Museum central des Arts (actuel Musée du Louvre). Il dirige alors la commission chargée de piller les Pays-Bas autrichiens : un premier convoi quitte Anvers le 11 août 1794, emportant notamment des toiles de Rubens destinées au Louvre. Abbayes et châteaux sont systématiquement vidés de leur contenu, mobilier et œuvres d’art.
En 1794 il n'hésite pas à dénoncer à la Société républicaine des arts son compatriote Louis-Léopold Boilly qui avait peint des scènes galantes, au risque de le faire guillotiner par le Comité de salut public[1].
L'artiste retourne en Italie en 1795. En 1797, il est membre de la commission des sciences et des arts lors de la campagne d’Italie, à la suite du général Bonaparte. Cette commission est chargée de saisir les œuvres d’art susceptibles d’enrichir les collections des musées nationaux.
Il s'installe à Rome en 1800 où il s'établit définitivement, à l'exception d'un bref passage à Naples, de 1806 à 1809, période pendant laquelle il est directeur de l'Académie des beaux-arts de Naples. Au cours de cette seconde partie de sa carrière, il devient un portraitiste de réputation européenne.
À sa mort, Wicar légua à la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille un immeuble romain situé à proximité de la via del Corso qu'il destinait à l'hébergement de deux pensionnaires boursiers choisis par la ville de Lille (un peintre et un sculpteur) pendant quatre ans. La « fondation Wicar » qui en résulte est encore active aujourd'hui.
Collection personnelle [modifier]
Il légua aussi à la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, une très importante collection de dessins d'art. Riche de 1 300 œuvres provenant pour la plupart de l’école italienne, mais également dans une moindre mesure des écoles du Nord, elle comprend des dessins d'artistes aussi notoires que Raphaël, Albrecht Dürer, Lucas Cranach, Nicolas Poussin et Jacques-Louis David. Le fonds Wicar a intégré depuis les collections du Palais des beaux-arts de Lille, dont il constitue l'un des joyaux.
Œuvres [modifier]
Les fonds les plus importants des œuvres de Wicar se trouvent au musée de l'Académie des Beaux-Arts de Pérouse et au Museo Napoleonico de Rome. On en trouve aussi à :
- Boutigny-sur-Essonne, église, deux tableaux: Saint-Jean Baptiste, Saint-Sébastien.
- Naples, Galleria Nazionale di Capodimonte, Portrait de Marie-Julie Bonaparte et de ses filles, Zénaïde et Charlotte.
- Paris, Musée du Louvre, Portrait de Jacques-Louis David, don en 1998.
- Lille, Musée des Beaux-Arts, dont un Portrait du général Murat, parmi un fonds également considérable de peintures et dessins de l'artiste.
Sources [modifier]
- Fernand Beaucamp : Le peintre lillois Jean Baptiste Wicar (1762 1834) son oeuvre et son temps (Lille, 1939, 2 vols).
- Maria Teresa Caracciolo et Gennaro Toscano : Jean-Baptiste Wicar et son temps 1762-1834 (Villeneuve d’Ascq: Presses Universitaires du Septentrion, 2007).
- Régis Deparis : L'extraordinaire Destin du Chevalier Jean-Baptiste Wicar (Lille, 2009, RD Studio)
Liens externes [modifier]
Références [modifier]
- Revue L'Objet d'art n° 474, décembre 2011, La comédie humaine de Boilly, p.44