Andrea del Sarto

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Andrea del Sarto

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Autoportrait, Galerie des Offices.

Nom de naissance Andrea d'Agnolo di Francesco di Luca
Naissance 1486
Gualfonda
Décès 1531
Florence
Activités Peintre
Maîtres Piero di Cosimo
Influencé par Raphaël

Andrea del Sarto (André del Sarte en France au XIXe siècle), de son vrai nom Andrea d'Agnolo di Francesco di Luca ou Andrea d'Agnolo di Francesco di Luca di Paolo del Migliore Vannucchi ou plus simplement Andrea Vanucci[1], est un peintre italien de la Haute Renaissance né à Gualfonda près de Florence le 26 novembre 1486 et mort à Florence en 1531.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est un des quatre fils d'un tailleur (en italien Sarto) du nom d'Agnolo de Francesco et de Costanza de Silvestro, elle-même fille d'un tailleur, à sept ans il devient apprenti d'un orfèvre. Ensuite il entre en apprentissage dans l'atelier du peintre et sculpteur sur bois Gian Barile[2] qui, au vu de ses considérables progrès, le confie à l'atelier de Piero di Cosimo ; il ira plus tard chez Raffaellino del Garbo[3].

« Le jeune Andrea del Sarto, passait tous ses instants de liberté dans la « Salle du pape » à Santa Maria Novella, pour étudier le carton de Michel-Ange pour La Bataille de Cascina et celui de Léonard pour La Bataille d'Anghiari. »

— Vasari

Andrea et son ami plus âgé Franciabigio décident d'ouvrir un atelier ensemble sur la Piazza del Grano. Leur première œuvre est Le Baptême du Christ pour la congrégation florentine Scalzo, le début d'une longue série de fresques monochromes en grisaille. Avec le temps leur association se dissout et le style de Andrea del Sarto se développera individuellement à partir de cette date.

Il est admis le 12 décembre 1508 dans la corporation des peintres, l'Arte dei Medici e degli Speziali, et de cette année datent ses premières œuvres.

Les moines du couvent de la Santissima Annunziata, lui commandent de finir, avec Franciabigio et Andrea Feltrini, les fresques commencées en 1460 par Alesso Baldovinetti, poursuivies ensuite par Cosimo Rosselli. Ils lui confient en 1509 le soin d'exécuter les cinque Storie di miracoli di san Filippo Benizzi, qu'il achève un an après dans la Loggia dei Servi di Maria.

Son voyage à Rome dans le 1510 est probable car il a dû y prendre connaissance des développements picturaux de Raphaël, utilisés dans le Corteo dei Magi de 1511 et ensuite dans la Natività della Vergine de 1514 pour le même cloître de la Santissima Annunziata.

Le grand nombre des projets des années qui suivent et qui ont fait la renommée d'Andrea comme dessinateur, révèlent les leçons qu'il tire de l'étude de Michel-Ange, comme dans la face de l'Enfant et du bras tendu de Giovanni dans la Madonna col Bambino e san Giovannino de Borghese.

En 1514 il entame les fresques monochromes du chiostro dello Scalzo à Florence, qu'il complétera, avec beaucoup d'interruptions, en 1526.

La monochromie permet des représentations semblables aux bas-reliefs, et sa Madonna delle Arpie des Offices, de 1517, qui comporte d'évidentes références à Fra Bartolomeo, rappelle l'image d'une sculpture. Dans une niche, dans une chaude pénombre, la Madone apparaît comme une statue sur un piédestal.

À la fin de 1517 ou au début de 1518, il épouse Lucrezia del Fede (veuve de septembre 1516 de Carlo di Domenico Berrettaio), qu'il connaît depuis plusieurs années, qui lui a déjà tenu lieu de modèle et qui continuera de l'être dans de nombreux tableaux.

Il effectue un passage en France en 1518 au service de François Ier, avec son élève Andrea Squarzzella, laissant son épouse à Florence.

Il a déjà réalisé pour le roi de France la Madonna col Bambino, santa Elisabetta e san Giovannino et La Charité du Louvre (et d'autres œuvres perdues).

Pendant son séjour, son épouse Lucrezia lui enjoint de revenir vers l'Italie. Le roi approuve, mais seulement à condition que son absence de France soit courte, et il confie à Andrea un montant d'argent à dépenser pour lui acheter des œuvres d'art. Rentré à Florence, au lieu de cela, il se laisse tenter par la construction d'une maison dans la ville.

Cela amène un conflit avec François Ier qui refuse de réintégrer Andrea dans sa cour. Aucune punition sérieuse, cependant, n'a été apparemment opposée à l'artiste.

En 1520 son travail est localisé à Florence, où il exécute Foi et Charité au cloître du Scalzo, suivi par La Danse de la fille d'Hérode, le décollation de saint Jean Baptiste, La Présentation de la tête de saint Jean à Hérode, une Allégorie de l'Espoir, l'Apparition des anges à Zacharie (1523).

Il rénove les traditionnelles images des Pietà florentines visibles dans les compositions de Vienne et du Palais Pitti, cette dernière, inspirée de la Pietà de Fra Bartolomeo, était initialement pour le monastère San Piero a Luco, dans le Mugello, où Andrea s'est réfugié en 1523 pour échapper à l'épidémie de la peste qui sévit à Florence.

Il peint une Visitation, monochrome, en automne 1524, après être revenu de Luco.

En 1525, il retourne peindre la Madonna del Sacco au cloître de l'Annunziata, une fresque en tympan appelé ainsi suite à un saccage (selon une des hypothèses), et son travail final est La Naissance de saint Jean-Baptiste (1526), et l'année suivante une La Dernière Cène à San Salvi, près de Florence.

Il meurt de la peste en 1531, des suites du siège de Florence (1529-1530). Il est enterré dans le sol de la chapelle des peintres de la Santissima Annunziata avec quatorze autres artistes.

Galerie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

À Florence[modifier | modifier le code]

  • Palais Pitti :
    • La Visitation (~1512)
    • L'Annonciation (1512) huile sur bois, 185 × 174 cm. Haut cintré destinée à couronner le retable La Vierge et les Saints de l'église San Francesco à Sarzana
    • Scènes de la vie de Joseph (1515) peinture sur bois, 98 × 135 cm. Deux panneaux issus d'un décor de quinze panneaux de la chambre nuptiale de Pierfrancesco Borgherini et Margherita Acciaoli.
    • Dispute sur la Sainte Trinité (~1517)
    • L'Assomption dite Assomption Panciatichi, (1522- 1525)
    • Pietà (~1523)
    • Sainte Famille (~1528)
    • Retable Gambassi (~1528)
    • Saint Jean Baptiste ou Le Petit Saint Jean(1523)
    • Vierge à l'Enfant et saints (1527)
    • Vierge à l'Enfant avec sainte Élisabeth et saint Jean (1529)
    • Retable de saint Godenzo (1529)

Autres musées en Italie[modifier | modifier le code]

  • Pise, Duomo : Sainte Agnès, Saintes Catherine et Marguerite, Saints Pierre et Jean Baptiste (1530 circa).
  • Poggio a Caiano, Villa médicéenne de Poggio a Caiano : Le Tribut de César (1521 - complété par Alessandro Allori).
  • Rome :
    • Galleria Borghese : Pietà et saints, prédelle (1508), Vierge à l'Enfant avec saint Jean (~1515).
    • Galleria Nazionale d'Arte Antica : Vierge à l'Enfant (~1508), sainte Famille (~1528).

Musées de Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Autres musées dans le monde[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Joconde
  2. Peintre mineur, mais sculpteur habile qui a été employé par Raphaël
  3. Enzo Carli (1910 - 1999), historien de l'art italien, le plus grand spécialiste de l'art siennois et pisan.
  4. Stefano Zuffi, Le Portrait, Gallimard,‎ 2001 (ISBN 2-07-011700-6), p.89
  5. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires,‎ 2000 (ISBN 2-84459-006-3), p. 193
  6. Erika Langmuir, National Gallery : Le Guide, Flammarion,‎ 1997, 335 p. (ISBN 2-08-012451-X), p. 148
  7. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Editions,‎ 2005, 589 p. (ISBN 2-35031-032-9), p.309

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrea del Sarto : göttlich gemalt ; die Heilige Familie in Paris und München, catalogue d'exposition, Munich, 2009, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, ouvrage collectif de Cornelia Syre, Jan Schmidt, Heike Stege et Vincent Delieuvin
  • Giorgio Vasari retrace sa biographie dans Le Vite (édition de 1568)
  • Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires,‎ 2000, 685 p. (ISBN 2-84459-006-3), p. 188-196

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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