Frans Floris

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Portrait de Frans Floris par Hieronymus Wierix

Frans Ier de Vrient ou de Vriendt dit Frans Floris, (*1520 à Anvers - †1570), est un peintre d'histoire flamand issu d'une grande famille d'artistes.

Les débuts de sa carrière[modifier | modifier le code]

Petit-fils et fils de sculpteur, Frans a commencé comme apprenti sculpteur sous la direction de son oncle à Anvers, mais renonce à la sculpture pour se consacrer à la peinture. À vingt ans, il se rend à Liège pour y suivre des cours de Lambert Lombard, élève de Jan Gossaert dit Mabuse, dont les voyages en Italie avaient métissé le style.

Suivant les traces de Mabuse, Lambert Lombard a visité Florence où il s'est initié à la manière de Salviati et autres élèves de Michel-Ange et de Del Sarto. Vers la même époque, Jan van Scorel, Michiel Coxcie et Maarten van Heemskerck, qui ont séjourné à Rome et se sont inspirés des chefs d'œuvre de Raphaël et Michel Ange Buonarroti, sont revenus au pays pour exécuter des travaux de style néerlando-italien, souvent considérés comme au-dessous du niveau produit dans la péninsule par des peintres comme Leonardo da Pistoia, Nanaccio, Rinaldo de Mantoue. Enflammé par ces exemples, Floris à son tour traverse les Alpes, et s'approprie sans les assimiler les divers maniérismes des écoles de Lombardie, de Florence et de Rome.

Sa réputation[modifier | modifier le code]

Le Banquet des dieux, 1550, musée royal des beaux-arts d'Anvers

Audacieux, vif et résolu, il comprit qu’il serait facile de gagner sa vie et d’acquérir un nom en dessinant pour les graveurs et en peignant à grande échelle à la manière de Vasari. Il revient dans sa ville natale et rejoint la guilde de Saint-Luc d'Anvers en 1540. Il ouvre rapidement une école de laquelle, dit-on, sortirent 120 disciples parmi lesquels son fils François, dit Floris le Jeune[1].

Frans Floris peint de grandes peintures pour les maisons de campagne de nobles Espagnols et pour les villas de patriciens d'Anvers. Il est connu pour avoir illustré la fable d'Hercule en dix compositions et les arts libéraux en sept, pour Claes Jongeling, un marchand d'Anvers, et il orna le palais de Beaumont de Philippe de Croÿ, duc d’Arschot, de quatorze panneaux colossaux. Il jouit de l'estime de Charles Quint et de Philippe II d'Espagne, et amasse par son talent une grande fortune.

Il a été surnommé par ses compatriotes « le Raphaël flamand », quoiqu'il est loin d'égaler ce grand maître. Peu de ses travaux parvinrent jusqu'à nous, en partie parce qu'ils ont été condamnés à cause de leurs défauts, en partie parce qu'ils furent bientôt dépassés par les nouvelles normes qui allaient bientôt surgir. La plus ancienne toile connue de Floris est le Mars et Venus pris au collet par Vulcain au musée de Berlin (1547), le dernier un Jugement dernier (1566) est à Bruxelles. On distingue également parmi ses œuvres de beaux Arcs de triomphe, les Douze travaux d'Hercule, la Chute des mauvais anges (au musée royal des beaux-arts d'Anvers), Trois jeunes fille lisant au musée Garinet de Châlons-en-Champagne.

On retrouve son effigie dans Les Effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson.

Les dernières œuvres[modifier | modifier le code]

Alors que Floris était en train de peindre une Crucifixion de 27 pieds et une Résurrection de même grandeur pour le grand prieuré d'Espagne, il s’éteint le 1er octobre 1570 à Anvers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Fr. Michaud et Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, tome XV, p. 101, 1816

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