Jean-Joseph Benjamin-Constant

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Benjamin-Constant

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Benjamin-Constant photographié par Pierre Petit,
Album 510 célébrités contemporaines - Félix Potin.

Nom de naissance Jean-Joseph Constant
Naissance 10 juin 1845
Paris
Décès 26 mai 1902 (à 56 ans)
Paris
Nationalité Drapeau : France Française
Activités Artiste peintre, graveur, enseignant
Formation École des beaux-arts de Toulouse
École des beaux-arts de Paris
Maîtres Jules Garipuy
Alexandre Cabanel,
Élèves Louis Abel-Truchet, Adolphe Déchenaud
Mouvement artistique Portraitiste
Influencé par Eugène Delacroix
Récompenses Académie des beaux-arts en 1893

Jean-Joseph Constant dit Benjamin-Constant[1], né le 10 juin 1845 à Paris où il est mort le 26 mai 1902 (à 56 ans), est un peintre orientaliste et graveur français. Il fut l'un des portraitistes favoris de la haute société britannique à la fin du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la mort de sa mère en 1847, Benjamin-Constant est recueilli par ses tantes qui vivent à Toulouse.

Il étudie à partir de 1860 à l'École des beaux-arts de Toulouse, où il est élève de Jules Garipuy, avant d'entrer à l'École des beaux-arts de Paris en 1866. Il y est l'élève d'Alexandre Cabanel, auquel il succède comme enseignant à cette même école. Sa première manière, orientaliste, est influencée par Eugène Delacroix et par son séjour en 1870 à Tanger au Maroc en compagnie des peintres Georges Clairin et Henri Regnault. La même année, il revient en France et participe à la guerre franco-prussienne.

De 1871 à 1873, il visite l'Espagne et retourne au Maroc où il s'installe à Tanger. Jusqu'en 1889, il expose au Salon de Paris des toiles d'inspiration orientaliste qui remportent un vif succès. De plus en plus connu, il épouse en 1875 la fille d'Emmanuel Arago dont il aura deux fils.

Il se tourne ensuite vers le portrait et la décoration, souvent monumentale. Dans ce dernier domaine, on lui doit notamment, le mur de la salle des illustres du Capitole de Toulouse, les plafonds de l'Hôtel de ville de Paris et du Théâtre national de l'Opéra-Comique, ainsi que plusieurs peintures murales de la Sorbonne à Paris. En 1888, il voyage aux États-Unis et à Montréal. Il succède à Gustave Boulanger comme enseignant à l'Académie Julian où il enseigne entre autres à Paul Peel. L'année suivante, il reçoit la médaille d'or de l'Exposition universelle de Paris.

Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1893 et est président d'honneur de l'exposition inaugurale de la Société des peintres orientalistes avec Jean-Léon Gérôme. En 1896, il obtient la médaille d'or au Salon de Paris pour son œuvre Portrait de mon fils André. Il est fréquemment sollicité pour des portraits, notamment ceux de de la reine Victoria et du pape Léon XIII.

Il meurt en 1902 à l'âge de 57 ans.

Élèves[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Peintures

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Nathalie Bondil, « Ombres et lumières de l'orientalisme », Revue M du musée des beaux-arts de Montréal,‎ hiver 2015, p. 7 (ISSN 1715-4820) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nathalie Bondil (dir.), Benjamin-Constant. Merveilles et mirages de l'orientalisme : Musée des Augustins de Toulouse du 4 octobre 2014 au 4 janvier 2015, musée des Beaux-Arts de Montréal du 31 janvier 2015 au 31 mai 2015, Hazan,‎ 2014, 440 p. (ISBN 9782754107792)
  • Promenade de peintre aux salons de 1898, 1898

Liens externes[modifier | modifier le code]