Camille Roqueplan

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Camille Roqueplan

Description de l'image  CamilleRoqueplan.jpg.
Naissance
Mallemort
Décès (à 53 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Maîtres Pujol, Gros
Élèves Marilhat, Forest
Mouvement artistique Romantisme
Influença Émile Loubon

Camille Rocoplan, dit « Roqueplan », né le à Mallemort et mort le à Paris, est un peintre français.

Dès son enfance, Roqueplan montra des dispositions pour le dessin, et au collège, sans avoir jamais eu de maître, il corrigeait souvent les ouvrages de ses camarades. Vers l’âge de dix-huit ans, il commença à prendre des leçons de peinture.

Mais assez bizarrement, lorsque le père de Roqueplan, voyant le goût de son fils, l'encouragea à faire de la peinture sa profession, Roqueplan éprouva une grande répugnance à suivre cette décision. Il voulait bien faire de la peinture un délassement, mais non pas un état. Forcé de cultiver la peinture, Roqueplan prit tellement les ateliers en dégoût que, pour échapper à la profession qu’on voulait lui donner, il se mit à étudier la médecine.

Roqueplan trouva peu séduisante la nature que l’on étudie dans les amphithéâtres d’anatomie et il ne passa même pas d’examen. Il devint ensuite commis au ministère des finances, dans les bureaux où son père occupait un emploi, mais le séjour du jeune commis dans les bureaux du ministère fut de courte durée.

Après ces essais infructueux, Camille Roqueplan décide de revenir à la peinture. Il suit les cours de M. Maillard. Ce maître, après avoir donné à son jeune élève les premières notions du paysage, l’engage à aller prendre, auprès d’un autre professeur, des leçons pour la figure et les études académiques. Suivant ce conseil, Roqueplan devient l’un des élèves les plus assidus de l’atelier d’Abel de Pujol.

Un jour pourtant, l’affection particulière que Pujol portait à son élève faillit encore une fois le décourager de ses études, alors que le maitre avait accordé à l’élève la permission de venir voir un tableau qu’il venait d’achever. Ce tableau avait pour sujet : Joseph expliquant les songes. Deux personnages de cette composition étaient entièrement dans l’ombre ; l’effet du clair-obscur était parfaitement rendu, et cet effet même parut d’une si grande difficulté au jeune élève que le courage vint encore à lui manquer ; et, désespérant d’atteindre un talent aussi difficile, il voulut de nouveau renoncer à son art. Ce ne fut qu’avec beaucoup de peine qu’on parvint à faire reprendre courage à Roqueplan, et à persévérer dans ses études.

Après Pujol, Roqueplan eut pour professeur Gros, qui ne témoigna pas à son élève la même affection que le premier maître ; car Roqueplan resta trois ans dans son atelier sans recevoir de lui le moindre encouragement. C’est à peine même si Gros lui donnait une bien courte leçon quand arrivait son tour.

Après avoir concouru pour le prix de Rome, Roqueplan, de son propre mouvement, sortit de l’atelier de Gros, et se mit travailler suivant sa fantaisie. Il s’amusa à peindre des tableaux de paysage, pour mettre à profit les premières leçons qu’il avait reçues de Maillard. Ce genre de peinture le détermina à faire un voyage dans le Dauphiné et il travailla beaucoup dans cette région. De retour à Paris, il exécuta un grand paysage avec figures, qu’il exposa au Salon, où cet ouvrage lui valut une médaille d’or.

Roqueplan est le premier peintre qui, à l’époque où les romans de Walter Scott jouissaient de leur plus grande vogue, sut emprunter certains sujets d'histoire à l'écrivain (cf. infra "Les Puritains d'Ecosse", toile inspirée par son roman Old Mortality, 1816). Il commença par faire une scène de l’Antiquaire, tableau de grandeur demi-nature, gravé et lithographié.

Élèves[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Jeune fille avec des fleurs, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg (1843)
  • Bataille d’Elchingen. 15 octobre 1805, Musée national du château et des Trianons de Versailles
  • Bataille de Rocoux. 11 octobre 1746, Musée national du château et des Trianons de Versailles
  • Chantilly au XVIIIe siècle, goûter dans le parc, Musée Condé de Chantilly
  • Coup de vent et diligence, (1839), huile sur toile, 79 × 119 cm, Musée d'art de Toulon
  • Feu d’artifice à Fontainebleau, à l’occasion du mariage du duc de chartres (1810-1842), en 1837, Musée Condé de Chantilly
  • François Jean, marquis de Chastellux, maréchal de France (1734-1788), Musée national du château et des Trianons de Versailles
  • Jeune Fille à la chèvre, Musée Lambinet de Versailles
  • La Diligence en danger, Musée du Louvre, département des Arts graphiques de Paris
  • La Fontaine du grand figuier dans les Pyrénées, Musée des beaux-arts de Marseille
  • La Fuite en Égypte
  • La Masure, Musée Magnin de Dijon
  • La Mort de l’espion Morris, tableau de dix pieds de hauteur, figures demi-nature, Musée des beaux-arts de Lille
  • La Mort de Manon Lescaut, Musée du Louvre, département des Arts graphiques de Paris
  • La Rencontre, Musée des beaux-arts de Marseille
  • Le Lion amoureux, figure allégorique de grandeur naturelle, gravé par Desmadryls ; * Le Billet
  • Le Moulin à eau, Musée de Dijon
  • Le Passage du Danube par le maréchal Ney, Musée national du château et des Trianons de Versailles ;
  • Les Puritains d'Écosse, Musée de la Vie romantique, Hôtel Scheffer-Renan, Paris
  • Marine. Vue prise sur les côtes de Normandie, Musée national du château de Fontainebleau
  • Paysage, Musée des beaux-arts de Lille
  • Petites Italiennes dans la campagne romaine, Musée Magnin de Dijon
  • Scène champêtre : toilette printanière, Musée Grobet-Labadié de Marseille
  • Valentine et Raoul, Bordeaux ; musée des Beaux-Arts
  • Vue du val fleuri, Musée Condé de Chantilly
  • Deux tableaux représentant deux scènes des Confessions de Jean-Jacques Rousseau, tableaux de genre gravés, l'un par Tavernier, l'autre par Prévost.
  • Une Scène de la Saint-Barthélemy, tableau d'histoire de grande dimension

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