Eugène Carrière

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Eugène Carrière

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Autoportrait (vers 1893),
Metropolitan Museum of Art, New York.

Nom de naissance Eugène Anatole Carrière
Naissance 18 janvier 1849
Gournay-sur-Marne
Décès 27 mars 1906
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Artiste peintre
Lithographe
Maîtres Alexandre Cabanel
Élèves Henri Matisse, André Derain, Jean Puy, Valentine Val
Mouvement artistique Symbolisme

Eugène Carrière, né le 18 janvier 1849 à Gournay-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) et mort le 27 mars 1906 à Paris, est un artiste-peintre et lithographe symboliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Léon Camille Joseph Carrière, directeur d'assurances, et d'Elisabeth Wetzel, Eugène Carrière est l'élève d'Alexandre Cabanel à l'École des beaux-arts de Paris. Il reçoit des commandes pour des peintures qui ornent l'hôtel de ville de Paris et la Sorbonne, ainsi que pour des sujets religieux[réf. nécessaire].

Il est l'ami d'Auguste Rodin et d'Antoine Bourdelle, son œuvre a influencé Henri Matisse et Pablo Picasso. Ivan Pokhitonov travaille dans son atelier dans les années 1877-1880. Carrière est également lié à des écrivains dont il exécute les portraits, comme Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Alphonse Daudet ou Anatole France. Il a exprimé des convictions socialistes et s'est joint au mouvement dreyfusard.

En 1899, il fonde l'« Académie Carrière » où des peintres comme Henri Matisse, André Derain, Jean Puy ou Valentine Val sont élèves. Il est promu officier de la Légion d'honneur[1].

Il séjourne de manière régulière pendant l'été avec sa famille chez Raymond Bonheur (1856-1934), compositeur à Magny-les-Hameaux, qui était le neveu de Rosa Bonheur (1822-1899).

Eugène Carrière est réputé pour ses clair-obscurs presque monochromes à dominante brune et grise, estompant les formes tout en faisant ressortir les mains et les visages[2]. Pour obtenir cet effet, « la toile est d'aspect lisse, au rendu quasiment porcelaine, et la profondeur du regard est rendue grâce au grattage de la toile par le manche du pinceau[3] »

Paul Gauguin dit de lui : « Les belles couleurs, sans qu'on s'en doute, existent et se devinent derrière le voile que la pudeur a tiré dans ses œuvres. Ses fillettes conçues d'ampur évoquent la tendresse. Chez lui, les mains saisissent et caressent.[réf. nécessaire] » Ses détracteurs voient maintenant en son œuvre une forme de sentimentalisme désuet et répétitif[4].

Citation[modifier | modifier le code]

« Dans ce moment si beau et si court l'homme est maître de son destin. Il peut vouloir la recherche de sa propre nature, découvrir son image dans ses semblables, jouir de la connaissance des causes profondes de la vie, ou se complaire à la satisfaction passagère des apparences. La lassitude et la tristesse des voyageurs de la mauvaise route nous disent que partout se trouvent la souffrance et la mort. Que du moins notre souffrance ait une raison haute et généreuse, qu'elle soit la préparation aux beaux lendemains. Les Poètes ont le sens du vrai chemin, ils savent les réalités invisibles que la vie nous dévoile au cours de notre labeur. »

Toast d'Eugène Carrière au banquet de La Plume, 23 janvier 1904.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Collections publique[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • musée de la Chartreuse de Douai
    • Portrait d'enfant en costume d'Alsacien, 1875-1880
    • Enfant à l'ombrelle et au shako, 1877
    • La Lecture, 1887-1888
    • Femme à la fleur rouge (Madame Carrière), vers 1887
    • Tête de jeune fille, (Élise Carrière, sa fille), 1887-1888
    • Mélancolie, (Madame Carrière), 1888
    • Femme et enfant autour d'une table, vers 1892
    • Femme assise au bracelet, 1892-1895
    • Profil de femme, 1895-1900
    • Imploration, 1896
    • Maternité, vers 1900
    • Les petits pieds, scène maternelle, 1900
    • Magny : la meule, vers 1901
    • Étude pour le portrait de Lucienne Bréval, vers 1904

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Première exposition personnelle à la Galerie Boussod et Valadon, avril à mai 1891 : Mélancolie
  • Exposition des œuvres d'Eugène Carrière de la donation Philippe Denis au musée de la Chartreuse de Douai, jusqu'au 4 mars 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Eugène Carrière 1849-1906, Musée de Strasbourg, éditions RMN
  • Collectif, Eugène Carrière le peintre et son univers autour de 1900, éditions du Musée de Saint-Cloud
  • Valérie Bajou, Eugène Carrière, portrait intimiste, éditions Acatos
  • Collectif, Auguste Rodin / Eugène Carrière, Musée d'Orsay, Flammarion
  • Émilie Cappella, Agnès Lauvinerie, Eduardo Leal de la Gala, Moi, Eugène Carrière, éditions Magellan
  • Rodolphe Rapetti, Catalogue Raisonné d'Eugène Carrière (1849-1906),
  • Christina Buley-Uribe, Auguste Rodin - Eugène Carrière, Flammarion, 2006
  • Alfonso Cravioto, Eugenio Carrière, Revista Moderna de México, México, junio de 1907, pp. 208-217.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dossier Leonore LH/436/35
  2. Ce qui fit dire à Degas de façon humoristique : « On a fumé dans la chambre des enfants » Didier Rykner, « Une importante donation de tableaux d'Eugène Carrière pour Douai », dans La Tribune de l'Art du 28 janvier 2013.
  3. Didier Rykner, opus cité.
  4. a et b Marie-Pierre Bologna, « Une expo et un musée pour Eugène Carrière », dans Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 14 septembre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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