Pieter Boel

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Pieter Boel

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Pieter Boel dans le Gulden Cabinet, page 363

Nom de naissance Pieter Boel
Naissance 22 octobre 1622
Anvers
Décès 3 septembre 1680
Amsterdam
Nationalité Néerlandaise
Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Activités peintre
Maîtres Jan Fyt, Frans Snyders
Mouvement artistique Baroque

Pieter Boel ou Pierre ou Bol né le 22 octobre 1622 à Anvers et non en 1625 selon certains biographes, jusqu'à ce que M. van Lerius rétablisse la vérité dans son supplément du Catalogue du Musée anversois. Mort vers 1680 à Amsterdam selon certains auteurs, est un peintre de compositions religieuses, sujets allégoriques, animaux, natures mortes, fleurs et fruits. Graveur et graveur à l'eau-forte du XVIIe siècle. École flamande[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le second Fils de Jean Bol éditeur et graveur, et frère de Coryn ou Quiryn. Pas plus que ce dernier, Pieter n'est pas inscrit sur le Liggere alors qu'il peut y prétendre étant fils de maître. Il est confié à Frans Snyders pour son éducation. Selon Félibien et Basan, il épouse la veuve de son maître : allégation controversable, vu que son maître survit d'une bonne dizaine d'années à sa femme. Sous ce dernier, Pieter devient un excellent peintre d'animaux, d'oiseaux, de fleurs et de fruits [2],[3].

Avant son mariage, il part pour l'Italie avec le désir de se perfectionner et il obtient un grand succès à Rome et Gènes. Corneille de Bie commente ce voyage, dont les vers élogieux consacrés au peintre, sont accompagnés d'un beau portrait de Boel, gravé par Conrad Lauwers (ou:Coenraed 1632-1685), d'après Érasme Quellyn (1619-1687). Ce séjour en Italie dure plusieurs années, selon Immerzeel (1808-1886), Pieter se rend à Gênes pour y retrouver son oncle Corneille de Wael ou Waal (1592-1667), que ce même auteur lui donne pour maître. Les recherches faites à Anvers sur la famille de Bol ou Boel, ne confirment cette parenté ni les leçons reçues. L'erreur peut venir de ce que sa future épouse, Marie Blanckaert, est alliée aux De Wael[4].

D'après Basan, Descamps, d'Argenville et autres historiens, Boel quitte l'Italie pour la France, contesté par Van Lerius qui situe ce voyage en France bien plus tard. La notoriété de Pieter va croissante, et ses commandes affluent. Parmi ses compositions de l'époque les auteurs citent unanimement Les quatre éléments comme de véritables chefs-d'œuvre, reproductions grandeur nature, des animaux, des fleurs et des fruits, œuvres colossales qui appartiennent à cette époque, à un sieur N. Bloemaerts, fabricant de cuirs dorés pour tapisseries. Weyerman prétend que celui-ci les fait copier par un certain Lyssens (XVIIe siècle)[5].

Vers 1650, il se marie à son retour dans sa ville natale avec Marie Blanckaert avec qui il a deux enfants, Luc né en 1651, et Anne-Basilie née en 1653. Marie décède en 1658 ou 1659, sans que Pieter se remarie semble-t-il, malgré l'inscription d'un mariage sur les registres de Sainte-Walburge, en 1660. Des raisons suffisantes laissent croire qu'il s'agit d'un Homonyme. C'est à cette époque que Pieter s'installe à Paris et succède à Nicaise Bernaerd, le Flamand (1608-1678), alors peintre du roi. Il travaille aux Gobelins pour Louis XIV.Il travaille en collaboration avec Genoels (dit Archimède 1640-1723) à la réalisation d'animaux et d'oiseaux des compositions intitulées les Douze mois, sur les dessins de Charles Le Brun. Cette collaboration se poursuit pour les commandes faites par le comte de Monterey, gouverneur général des Pays-Bas.
La date de la mort de Pieter reste inconnue, et si Immerzeel avance la date de 1680, elle n'est pas retenue par tous sans preuves formelles, même si une dette mortuaire au nom de Boel est payée par la corporation de Saint Luc en 1702-1703. Le prénom n'étant pas mentionné, on ne peut donc pas l'affirmer[6].

Article détaillé : Famille Bol.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Repas de l'aigle, conservée au Musée d'Anvers a longtemps été attribuée par erreur à Jan Fyt.
  • Nature morte, de la collection Van den Schrieck de Louvain, elle aussi cataloguée par erreur à Fyt.
  • Gibier mort dans nu paysage, conservée au Musée du de Madrid.
  • Un chien gardant du gibier mort, conservée au Musée de Munich

Gravures à l'eau-forte[modifier | modifier le code]

  • Chasse au sanglier, qui peut figurer parmi les planches les plus renommées d'après les meilleurs peintres d'animaux.

Suite de six pièces de différents oiseaux. Frontispice Diversi Ucelli à Petro Boel :

  • Les faucons – Les aigles – Le paon – Les butors – Les éperviers – La chasse au sanglier, cinq états (chef-d'œuvre) – Deux éléphants, deux ours et deux lynx. Six pièces portant le nom de Scotin (l'un des dix graveurs de la famille Scotin), attribuées à Boel, mais présumées d'un Scotin.
  • Un grand nombre des dessins qu'il a réalisés pour la manufacture des Gobelins sont conservés au musée du Louvre.
  • Allégorie des vanités du monde (1663), huile sur toile, 207 × 260 cm, au Palais des beaux-arts, à Lille.
  • Nature morte au lièvre, huile sur toile, 64 × 80,5 cm, au Staatliche Museen, à Berlin.

Galerie[modifier | modifier le code]

Allégorie des vanités du monde

Musées[modifier | modifier le code]

Munich :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Th. van Lerius, Biographies d'artistes anversois, P. Génard, 1880
  • Le siècle de Rubens, catalogue d'exposition, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1965, p. 16–17.
  • Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 2, Gründ,‎ Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs1999, 958 p. (ISBN 2700030184), p. 488
  • Biographie nationale de Belgique, vol. 2, Académie Royale de Belgique,‎ Biographie nationale de Belgique1868, 942 p., p. 581-582-583-584
  • Dictionnaire de la peinture, vol. 1, Larousse-Bordas,‎ Dictionnaire de la peinture1996, 2497 p. (ISBN 2037500114), p. 210
  • Dictionnaire de la peinture flamande et hollandaise du Moyen Âge à nos jours, Paris, Éditions Larousse,‎ Dictionnaire de la peinture flamande et hollandaise du Moyen Âge à nos jours1989, 493 p. (ISBN 2037400152), p. 48

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Notes et références[modifier | modifier le code]