Carolus-Duran

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Carolus-Duran

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Carolus-Duran vers 1880

Nom de naissance Charles Émile Auguste Durand
Naissance 4 juillet 1837
Lille
Décès 17 février 1917
Paris
Nationalité Drapeau de France France
Activité(s) Peintre -Enseignant
Maître François Souchon
Élèves John Singer Sargent, Maximilien Luce, Paul Helleu, Robert Alan Mowbray Stevenson, Ernest Ange Duez, Georges Ferdinand Bigot
Influencé par Gustave Courbet, Diego Vélasquez

Charles Émile Auguste Durand[1] dit Carolus-Duran, né le 4 juillet 1837 à Lille et décédé le 17 février 1917, est un artiste peintre français.

Parfois qualifié de « peintre mondain », il est le portraitiste de la haute société de la Troisième République.

Sommaire

Biographie [modifier]

Fils d'hôtelier, il apprend le dessin auprès du sculpteur Augustin-Phidias Cadet de Beaupré à l'Académie de Lille, puis étudie pendant deux ans la peinture auprès de François Souchon, lui-même élève de David. Il arrive à Paris en 1853 et prend alors le pseudonyme de « Carolus-Duran ». Il suit les cours de l'Académie Suisse de 1859 à 1861. Il est influencé au début de sa carrière par le réalisme de Gustave Courbet, qu'il rencontre vers cette époque, et se lie d'amitié avec Édouard Manet, Henri Fantin-Latour, Félix Bracquemond et Zacharie Astruc. C'est aussi en 1859 qu'il expose pour la première fois au Salon.

De 1862 à 1866, il voyage à Rome et en Espagne grâce à une bourse d'étude de sa ville natale. Son style en est transformé : il délaisse l'influence de Courbet pour celle de Diego Vélasquez, dont il sera avec Manet un des plus fervents admirateurs. De retour en France, il reçoit pour la première fois une médaille d'or au Salon de 1866.

Il épouse Pauline Croizette, pastelliste et miniaturiste, qui pose pour La Dame au gant en 1869. Ils auront trois enfants, deux filles et un garçon. Leur aînée Marie-Anne épousera plus tard Georges Feydeau.

À partir de 1870, suite à la renommée de La Dame au gant, il se consacre principalement aux portraits. Son succès lui permet d'ouvrir un atelier à Montparnasse, où il enseigne la peinture en prenant Velasquez comme référence. Il reçoit la légion d'honneur en 1872 et il est fait officier en 1878, commandeur en 1889 et grand officier en 1900.

En 1889 à 1900, il est membre du jury de chaque Exposition universelle. Il est co-fondateur de la Société nationale des beaux-arts en 1890 .Il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1904. Bien que n'ayant jamais eu le Prix de Rome et du fait de l'absence de candidat, il est nommé directeur de l'Académie de France à Rome en 1905, poste qu'il occupe jusqu'en 1913.

Carolus-Duran fréquente la station balnéaire de Saint Aygulf, où il possède une villa familiale. La station balnéaire possède deux toiles données par Carolus-Duran et conservées dans la chapelle[2], le Christ en croix et La Mise au Tombeau du Christ 1882. La station balnéaire a dédié une place et une plage au nom de l'artiste.

L'atelier [modifier]

Portrait de Carolus-Duran par John Singer Sargent, 1879, Sterling and Francine Clark Institute, Williamstown

L'atelier de Carolus-Duran compte en moyenne vingt-cinq étudiants, dont les deux tiers sont anglais ou américains, parmi lesquels John Singer Sargent, Maximilien Luce, Carroll Beckwidth, Hamilton Minchin, Will H. Low, Paul Helleu, Robert Alan Mowbray Stevenson et Ernest Ange Duez.

Carolus-Duran visite ses élèves de manière régulière le mardi et le vendredi. L'enseignement est gratuit, hors une participation au chauffage de l'atelier et à la location des modèles.

Carolus-Duran adhère à la maxime : « Exprimer le maximum avec le minimum de moyens ». Selon lui, un portrait doit être réalisé à partir d'une ébauche, directement sur la toile, sans dessin préparatoire. Les cinq ou six surfaces principales du visage doivent être posées d'abord, sans être fusionnées, et les détails construits à même la toile. L'attention doit porter sur les effets de lumière à la surface plutôt qu'à une construction de masses et de volumes. William Bouguereau, le maître de l'académisme, considérera cette attitude comme erronée.[réf. nécessaire]

Accueil critique [modifier]

Alors que la peinture française était en pleine évolution avec les impressionnistes et leurs disciples, il a souvent été reproché à Carolus-Duran, notamment par Camille Pissarro[réf. nécessaire], de ne pas utiliser sa technique et son talent évidents de façon plus aventureuse et de ne se consacrer qu'a des portraits, certes rémunérateurs, mais conventionnels.

Émile Zola écrit : « Seulement Carolus-Duran est un adroit ; il rend Manet compréhensible au bourgeois, il s'en inspire seulement jusqu'à des limites connues, en l'assaisonnant au goût du public. Ajoutez que c'est un technicien fort habile, sachant plaire à la majorité. »[réf. nécessaire]

Carolus-Duran a su naviguer entre l'académisme d'un Cabanel et de ses disciples et l'expérimentation de ses contemporains plus hardis. Il a su aussi insuffler à ses portraits un naturel et une vie qui les sortent du lot[réf. nécessaire].

Œuvres [modifier]

Peintures [modifier]

Galerie [modifier]

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Élèves [modifier]

Iconographie [modifier]

  • Portrait de Carolus-Duran par John Singer Sargent, 1879

Notes et références [modifier]

  1. Ou Durant
  2. Intégrée à l'église de Notre-Dame de l'Assomption.

Liens externes [modifier]

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