Ludovic-Napoléon Lepic

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Ludovic-Napoléon Lepic

Description de cette image, également commentée ci-après

Ludovic-Napoléon Lepic, photographié par Nadar.

Naissance 17 décembre 1839
Flag of France.svg Paris
Décès 27 octobre 1889 (à 49 ans)
Flag of France.svg Paris
Activités Artiste peintre, graveur
Maîtres Gustave Wappers, Charles Verlat, Charles Gleyre
Mouvement artistique Impressionnisme
École de Berck
Influencé par Edgar Degas

Ludovic-Napoléon Lepic, né le 17 décembre 1839 et mort le 27 octobre 1889 à Paris, est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le comte Lepic et ses filles, par Edgar Degas (1870), Collection Emil G. Bührle, Zurich.

Ludovic-Napoléon Lepic est le petit-fils et unique descendant de Louis Lepic, fait général, comte et commandeur de la Légion d’Honneur par Napoléon après qu'il se fut distingué à la bataille d’Eylau. Son père, Louis-Joseph Napoléon Lepic, aide de camp de Napoléon III, le destine également à la carrière militaire. Mais l'intérêt de Ludovic pour l'art le conduit à accepter qu'il reçoive des leçons particulières par Gustave Wappers, peintre du roi de Belgique, puis les cours du peintre belge animalier, Charles Verlat, à Paris.

En 1861, Ludovic-Napoléon Lepic ouvre un atelier au Louvre et accède à une première reconnaissance pour ses gravures animalières, d'inspiration plutôt mièvre[1]. Désireux de se perfectionner en peinture, il entre à l’atelier de Charles Gleyre en 1863, puis rejoint celui d'Alexandre Cabanel l'année suivante. En 1865, Ludovic épouse Joséphine Scévole de Barral dont la famille possède un château près de Chambéry. Ils auront trois filles, Eylau, Jeanine et Marcelle. Il s'intéresse alors à l'archéologie et devient membre de la Société d’anthropologie de Paris en 1869. En 1872, il fonde le premier musée d'Aix-les-Bains et publie un ouvrage illustré de ses gravures sur Les armes et les outils préhistoriques reconstitués.

Parallèlement, Ludovic-Napoléon Lepic approfondit sa pratique de graveur et de peintre. Ami intime de Degas depuis la fin des années 1850, il participe à la fondation, en 1860, du Cercle de l’Union Artistique (Les Mirlitons). Bien qu'il figure, aux côtés de Degas, Morisot, Monet, Renoir, Cézanne, Pissaro, parmi les fondateurs de l'association qui monte la première exposition impressionniste de 1874, ses œuvres restent assez classiques, et les impressionnistes, qui ne l'apprécient guère, finissent par le rejeter. Il revendique toutefois l'invention d'une technique de gravure impressionniste qu'il nomme « L’eau-forte mobile », procédé proche du monotype, qui consiste à varier l'encrage de la plaque de cuivre afin que chaque épreuve soit une œuvre unique[2] ; procédé en fait déjà pratiqué par des artistes comme Degas, Félix Bracquemond, Camille Pissarro, ou l'imprimeur Auguste Delâtre[3].

C'est en 1876 qu'il découvre la côte picarde où il rencontre notamment Francis Tattegrain qu'il initie à la peinture. Il se consacre alors essentiellement à la réalisation de marines et s'installe à Berck pour de longs séjours à partir de 1877[4]. C'est à partir de 1879 qu'il accède à une certaine renommée avec la présentation de 35 œuvres à la Galerie la Vie Moderne. Deux ans plus tard il en présente une centaine et, en 1883, le musée des Arts décoratifs lui consacre une exposition au Palais de l’industrie où il présente 150 pièces. En septembre 1882, il est nommé peintre officiel de la marine[5].

Comme Degas, Ludovic-Napoléon Lepic est grand amateur de musique et de danse. Au milieu des années 1880, il crée des costumes pour plusieurs opéras où se produit notamment sa maîtresse, Marie Sanlaville (en). Il meurt brusquement dans ses bras le 27 octobre 1889.

Publications de Ludovic-Napoléon Lepic[modifier | modifier le code]

  • Comment je devins graveur à l'eau-forte, avec un essai historique par Raoul de Saint-Arroman, Veuve Cadart, Paris, 1876

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Rykner, « Ludovic Napoléon Lepic (1839-1889), le Patron », La Tribune de l'Art, 21 octobre 2013.
  2. L'eau-forte mobile, sur le site d'Andrésy
  3. Monique Moulène, Les eaux-fortes mobiles du comte Lepic, sur le blog de la Bibliothèque nationale de France, 25 septembre 2013.
  4. Les peintres berckois, sur le site du Centre de Recherches Archéologiques et de Diffusion Culturelle (CRADC) de Berck-sur-Mer
  5. Les Peintres Officiels de la Marine nommés depuis 1830

Liens externes[modifier | modifier le code]

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