14e dalaï-lama

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Tenzin Gyatso
Image illustrative de l'article 14e dalaï-lama
Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama en octobre 2012, par Christopher Michel (en)

Nom de naissance Lhamo Dhondup
Nom de réincarnation Jetsun Jamphel Ngawang Lobsang Yeshe Tenzin Gyatso
Date de naissance 6 juillet 1935 (79 ans)
Lieu de naissance Taktser, Amdo, Tibet - Hongya, Ping'anyi, Qinghai
Successions
Précédent Thubten Gyatso Suivant
Signature
Signature de Tenzin Gyatso
Politique au Tibet
Image illustrative de l'article 14e dalaï-lama

Tenzin Gyatso (tibétain བསྟན་འཛིན་རྒྱ་མཚོ་, Wylie : bstan 'dzin rgya mtsho ), né Lhamo Dhondup (tibétain ལྷ་མོ་དོན་འགྲུབ་, Wylie : lha mo don grub ) le 6 juillet 1935 à Taktser (Hongya), dans la province du Qinghai (l'Amdo), est le 14e dalaï-lama.

Moine bouddhiste de l'école gelugpa, il est intronisé chef temporel et spirituel des Tibétains le 17 novembre 1950, un mois après le début de l'intervention de l'armée chinoise au Tibet. En 1959, il s'exile en Inde où il crée le gouvernement tibétain en exil qu'il dirige jusqu'en mars 2011, date de sa retraite politique à la faveur d'une démocratie tibétaine. Vivant actuellement à Dharamsala, il est considéré comme le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain[1], et par la plupart des Tibétains comme une émanation de Tchènrézi, le bodhisattva de la compassion[2]. Il plaide pour l'indépendance du Tibet jusqu'en 1973, puis pour ce qu'il appelle l'« autonomie réelle » de l'ensemble du Tibet à l'intérieur de la Chine. Selon le Comité Nobel norvégien et d'autres, il a constamment œuvré à la résolution du conflit sino-tibétain par la non-violence[3],[4],[5] et reçoit à ce titre le prix Nobel de la paix en 1989[6].

Il est souvent invité par des centres bouddhistes, des institutions ou des personnalités, et effectue de nombreux voyages à travers le monde pour enseigner le bouddhisme tibétain, et diffuser un message de paix et de non-violence.

Sommaire

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Taktser et Tibet (1912-1951).
Maison natale du 14e dalaï-lama en 2005 : une cour intérieure.
Des membres de la famille du 14e dalaï-lama : sa mère Gyalyum Chenmo, son père Choekyong Tsering, et leurs jeunes enfants, photographiés en 1947 par Amaury de Riencourt.

Il naît le 6 juillet 1935 sous le nom de Lhamo Dhondrub, dans une famille tibétaine sinophone d'agriculteurs du village de Taktser dans l'ancienne province tibétaine de l'Amdo, c'est-à-dire le village de Hongya dans la province du Qinghai (créée en 1928[7] et à l'époque sous le contrôle du seigneur de la guerre musulman Ma Bufang). Le village comportait 17 foyers[8].

Il fut le 4e fils de Sonam Tsomo (Diki Tsering) et Choekyong Tsering qui eurent 16 enfants, dont 7 dépassèrent la petite enfance. Il naquit après Tsering Dolma, née en 1919, Thupten Jigme Norbu, né en 1922, Gyalo Dhondup, né en 1928, et Lobsang Samten, né en 1933, et avant Jetsun Pema et Tendzin Choegyal, nés à Lhassa en 1940 et 1946[9].

Reconnaissance comme réincarnation du 13e dalaï-lama[modifier | modifier le code]

À l'âge de deux ans, à la suite des visions du régent Reting Rinpoché au lac de Lhamo-Latso et de la mission menée par Kwetsang Rinpoché, Sonam Wangdu, Khènrab Tènzin et Tsédroung Lobsang dans l'Amdo, Lhamo Dhondrub est reconnu comme la réincarnation du 13e dalaï-lama, Thubten Gyatso[10]. Il quitte l'Amdo le 21 juillet 1939, est officiellement proclamé 14e dalaï-lama le 23 août, et arrive à Lhassa le 8 octobre[11]. Il reçoit le nom bouddhiste de Jetsün Jampal Ngawang Lobsang Yéshé Tenzin Gyatso Sisum Wangyur Tsungpa Mepé Dé[12] (« Saint Seigneur, Douce Gloire, Compatissant, Défenseur de la Foi, Océan de Sagesse »). Les Tibétains se réfèrent habituellement au dalaï-lama par Yeshe Norbu (« Joyau qui accomplit les souhaits »), Kundun (« la Présence »), ou bien encore Gyalwa Rinpoché. Sa famille est immédiatement anoblie, comme le veut la coutume[13].

Installation au palais du Potala[modifier | modifier le code]

Tenzin Gyatso le 22 février 1940.

L'installation du jeune dalaï-lama, âgé de quatre ans, a lieu au palais du Potala le 22 février 1940 lors d'une cérémonie où sont présents Réting Rinpoché, son premier précepteur, et Taktra Rinpoché, son second précepteur[14]. Y assiste Wu Chung-hsin, le président de la Commission des affaires mongoles et tibétaines de la République de Chine. Selon le gouvernement de la République populaire de Chine, ce dernier préside la cérémonie[15]. Basil Gould (en), officier politique du Sikkim, et représentant l'Inde britannique, également présent à la cérémonie, affirma que la version selon laquelle les autorités chinoises avaient joué un rôle dans la sélection et l'installation du jeune dalaï-lama était une invention[16]. Selon Tsepon W.D. Shakabpa[17], alors secrétaire laïc du Kashag et futur ministre des Finances du gouvernement tibétain[18], la présence de Wu Chung-hsin n’avait pas plus d'importance que celle de représentants d’autres pays[17]. L'événement est annoncé sur ondes courtes au monde par la Mission britannique à Lhassa[19]. Un décret publié par le gouvernement de la République de Chine entérine l'intronisation[20].

Éducation monastique[modifier | modifier le code]

Le dalaï-lama commence son éducation monastique à l'âge de six ans. Selon l'écrivain Stephan Talty, jusqu'à l'âge de 15 ou 16 ans, le jeune Tenzin s'intéresse davantage aux jeux de la guerre qu'aux choses religieuses ou spirituelles. L'étude des textes bouddhistes l'ennuie tellement que son imagination fertile prête des aventures aux personnages[21].

En mars 1959, alors qu'il a 23 ans, il passe son examen final au temple de Jokhang, à Lhassa au Tibet, durant le festival annuel du Monlam (la grande prière). Il réussit avec mention et reçoit le Lharampa, le plus haut diplôme de Geshe (une maîtrise de philosophie et de pratique rituelle bouddhiste, de la tradition gelugpa)[22].

Langues parlées[modifier | modifier le code]

Jigmé Taring fut professeur d'anglais du jeune dalaï-lama.

La langue maternelle du 14e dalaï-lama est le dialecte chinois de Xining que parlaient ses parents lorsqu'ils habitaient le village de Taktser (Hongya, de son nom chinois) dans l'ancienne province de l'Amdo (le Qinghai)[23],[24]. Le tibétologue allemand Matthias Hermanns, qui faisait des recherches de terrain dans l'Amdo à la fin des années 1930 et connaissait bien la famille de ce dernier, rapporte que l'enfant ne comprenait pas le tibétain. Le petit garçon, à qui il avait demandé son nom, lui avait répondu en chinois qu'il s'appelait « Chi » (nom chinois officiel du village de Taktser)[25]. Selon Qingying Chen, en 1935, le village portait le nom chinois de Qijiachuan (ou Qijiazhuang), c'est-à-dire « rivière » ou « maison de la famille Qi », Qi étant, semble-t-il, le nom de clan chinois de la famille du dalaï-lama[26],[27],[28]. L'exploratrice Alexandra David-Néel, qui affirme que le garçon est « peut-être à moitié Chinois » étant « natif de l'Amdo, un territoire administré par la Chine », indique que « la langue courante de la région est le chinois »[29].

À Taktser, le jeune enfant, selon le témoignage de sa mère, se serait mis à parler spontanément en tibétain de Lhassa, la langue de sa précédente incarnation, aux émissaires de Reting Rinpoché venus à la recherche de la réincarnation du 13e dalaï-lama en 1938[30]. Encore aujourd'hui, le 14e dalaï-lama conserve une certaine incrédulité quant à cette connaissance innée[31]. C'est après son arrivée à Lhassa, en 1940, qu'il apprit le tibétain de Lhassa[24], et ce plus rapidement que ses parents[32].

La troisième langue parlée par Tenzin Gyatso est l'anglais, qu'il apprit dans un premier temps avec un électricien[24] puis avec l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer, qui séjourna à Lhassa durant la seconde moitié des années 1940[33], et enfin avec Jigmé Taring[24]. Il parle cette langue avec un accent indo-tibétain caractéristique[34].

Accession au pouvoir[modifier | modifier le code]

À la suite de la prise de Chamdo par l'armée populaire de libération, le régent Taktra Rinpoché démissionne, préparant la voie à la venue au pouvoir du dalaï-lama[35].

Le 7 novembre 1950, le gouvernement du Tibet, avec l'approbation du dalaï-lama, lance un appel aux Nations unies sur l'intervention militaire chinoise au Tibet (1950-1951). Dans cette période, seul le Salvador accepte de soutenir le Tibet[36]. Le débat à l'Assemblée générale est ajourné sine die le 24 novembre. Selon Melvyn C. Goldstein se référant au mois de décembre, le délégué britannique, premier à prendre la parole, informe ses collègues qu'après un demi-siècle de relations internationales avec le Tibet, le gouvernement de sa majesté est d'avis que le statut du Tibet n'est pas clair, et propose de reporter l'appel[37].

Le 17 novembre 1950, à 15 ans, et après la fin de la résistance armée de l'État tibétain[38], le dalaï-lama est intronisé chef spirituel et temporel du Tibet suivant les conseils de l'oracle d'État du Tibet[39]. Il accède ainsi au pouvoir par anticipation[40]. Selon le journaliste et écrivain Mary Craig, son premier geste politique est de décréter une amnistie générale des prisonniers, tout en envisageant d'autres réformes[41].

Séjour à Yatoung[modifier | modifier le code]

En décembre 1950, le jeune souverain tibétain se réfugie au monastère de Doungkar à Yatung, dans la vallée de Chumbi, près de la frontière du Sikkim, afin de parer à toute éventualité[42]. Avant son départ, il nomme Lukhangwa, un haut fonctionnaire laïc, et Lobsang Tashi, un haut fonctionnaire monastique, premiers ministres (sileun), et leur confère les pleins pouvoirs du gouvernement du Tibet[43]. À son insu, déclare-t-il[44],[45], ses conseillers envoient des trains de mules chargées d'or et d'argent au Sikkim[46],[47],[48]. Le gouvernement de l'Inde fait savoir au dalaï-lama que s'il souhaite se réfugier en territoire indien, une localité lui sera désignée comme résidence mais qu'il devra s'y abstenir de toute activité politique. Delhi lui est interdit de même que les états himalayens et les régions indiennes proches de la frontière du Tibet, ainsi que Kalimpong où son prédécesseur avait résidé pendant son exil de 1912-1913[49].

Le gouvernement américain de l'époque, dirigé par Harry S. Truman, souhaite que le dalaï-lama quitte la Chine de façon à pouvoir faire de lui un symbole international de l'opposition au communisme. Ses deux frères aînés, Norbu et Gyalo, essaient de le persuader d'accepter cette proposition. Conjointement avec l'ambassadeur américain Loy W. Henderson (en) à la Nouvelle-Delhi, ils ont mis sur pied un plan pour faire passer la frontière indienne au dalaï-lama et à sa suite de 200 dignitaires et aux membres de sa famille. Au cas où le plan échouerait, un plan de secours est prévu : l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer et un journaliste écossais, George Patterson, doivent les faire traverser à la faveur de la nuit. Aucun des deux plans n'aboutit toutefois : le dalaï-lama est d'avis que son rôle en tant que chef du Tibet est d'essayer de préserver la liberté de son peuple en négociant avec les Chinois[50].

Coexistence dans le cadre de l'accord en 17 points[modifier | modifier le code]

Dirigeants du Comité de travail du Tibet rendant visite au dalaï-lama au palais de Norbulingka, Lhassa, novembre 1951. De gauche à droite : chikyab khenpo Ngawang Namgye, Li Jue, Wang Qimei, Zhang Guohua, le 14e dalaï-lama, Zhang Jingwu, Tan Guansan, Liu Zhenguo et Phuntsok Wangyal
En 1954, arrivée à la gare de Pékin.

Après la chute de Chamdo le 19 octobre 1950, Ngabo Ngawang Jigmé fait parvenir une proposition chinoise de paix en 10 points. À Lhassa, en décembre, avant son départ pour Yatung, le dalaï-lama nomme deux délégués, Sampho Tenzin Dhondup et Thubten Legmon, pour assister Ngabo Ngawang Jigmé dans les négociations, tandis que deux autres délégués, Khemey Sonam Wangdu et Lhawutara Thubten Tenthar, sont nommés depuis Yatung[51]. Selon Hong Xiaoyong, ministre conseiller de la RPC, en 1951, des émissaires tibétains partent pour Pékin afin d'y négocier un accord, ce sera l'Accord en 17 points, lequel reconnaît la souveraineté de la Chine sur le Tibet en contrepartie de l'engagement par celle-ci à ne remettre en cause ni la religion ni le gouvernement du pays. Cinq mois après la signature, le dalaï-lama envoie un télégramme à Mao Zedong lui promettant d'œuvrer à la pacification du Tibet et à coopérer avec la Chine[52]. Pendant huit ans, selon la formule du poète Jean Dif, « le parti communiste chinois va cohabiter avec l'une des dernières théocraties féodales du monde »[42], situation qualifiée par Rene Wadlow de « coexistence », le dalaï-lama ne se voyant attribuer alors qu'une position symbolique mais vide au sein du Parlement central chinois[53]. Selon Roger E. McCarthy, durant ses rencontres avec Mao à Pékin, « le dalaï-lama en vint à comprendre nombre des contradictions du président Mao, le dictateur de la plus grande nation au monde »[54].

En juillet 1951, le général chinois Chang Ching-wu vient à Yatung discuter de l'accord en 17 points avec le dalaï-lama qui quitte sa retraite quelques jours avant lui pour rentrer à Lhassa[55] le 17 août, espérant pouvoir renégocier l'accord[44],[36].

L'universitaire Laurent Deshayes indique que le dalaï-lama met alors en place un secrétariat aux Réformes (Legtcheu Lékkoung) dont les objectifs sont « d'alléger les charges pesant sur les plus démunis et de supprimer la transmission héréditaire des dettes ». Mais ce projet est ajourné sine die avec la collectivisation des terres imposée par la RPC[56].

En août 1952, à la suggestion des Chinois, le dalaï-lama envoya une « délégation d'amitié » en Chine, dirigée par Lioushar et composée de membres du gouvernement tibétain, de dirigeants monastiques et de marchands tibétains. Depuis la station centrale de la Radio du peuple à Pékin (en), Lioushar lança des messages rassurants pour la population tibétaine. Cependant, à son retour au Tibet en été 1953, il informa le dalaï-lama que ses messages enthousiastes lui avait été dictés par les Chinois et qu'il s'agissait d'une propagande communiste, ajoutant que les « garanties » données par Mao Zedong en octobre 1952 assurant que la religion serait protégée et la réforme foncière ajournée jusqu'au moment souhaité par les Tibétains étaient suspects[57].

Selon Ngabo Ngawang Jigme, en mars-avril 1952, « l'Assemblée du peuple », une organisation qui compte parmi ses membres Lukangwa Cewang Raodain et Benzhucang Lobsang Zhaxi, deux hauts responsables tibétains, fait cerner par la troupe tibétaine et des hommes armés le Bureau du gouvernement central, le Comité de travail, le Bureau des affaires étrangères, les banques, et même la résidence de Ngabo Ngawang Jigme, en dénonçant la signature de l'accord en 17 points et en demandant le départ de l'APL. Sous la pression chinoise, le dalaï-lama révoque les deux chefs du mouvement et interdit l'Assemblée du peuple[58].

Le 24 février 1953, s'ouvre à Pékin le Bureau du dalaï-lama[59].

En septembre 1954, le dalaï-lama, alors âgé de 19 ans, se rend, ainsi que le 10e panchen lama et le 16e karmapa, à Pékin pour participer à l'Assemblée (en) qui doit donner à la Chine une nouvelle constitution (en). Accueillis par Zhou Enlai et Zhu De à leur arrivée, le dalaï-lama et le panchen lama rencontrent Mao Zedong, lequel donne plusieurs dîners en leur honneur. Le dalaï-lama est nommé vice-président du Comité permanent de l'Assemblée nationale populaire de la République populaire de Chine (RPC) (tandis que le panchen lama en est nommé membre)[60],[61]. Il est le premier dalaï-lama dans l'histoire à occuper un poste de dirigeant de l'État chinois[62].

De 1954 à 1956, le 14e dalaï-lama fait construire, dans le parc, un nouveau palais d'été (appelé takten migyür potrang en tibétain, c'est-à-dire « palais à jamais indestructible »)[63], mélange de temple et de villa dont l'architecture selon China Travel Agency, dépasse en magnificence les autres palais présents sur le site,[64].

En 1955, les deux dignitaires gélugpa célèbrent les fêtes de nouvel an à Pékin. Le dalaï-lama y prononce un discours de remerciements à l'égard de la Chine. Sur le chemin du retour, il écrit un poème à la gloire de Mao[42].

En 1956, un comité préparatoire à l'établissement de la Région autonome du Tibet est créé, présidé par le dalaï-lama. Le premier vice-président en est le panchen lama[42].

En novembre de la même année, le dalaï-lama, le panchen lama et le karmapa se rendent en Inde pour participer aux cérémonies du 2 500e anniversaire de la mort du Bouddha. Deux des frères aînés du dalaï-lama pressent celui-ci de rester en Inde et de faire campagne pour l'indépendance du Tibet. Chou En-Lai rejoint le dalaï-lama et, lui remettant une lettre de Mao annonçant qu'il n'y aurait pas de changements au Tibet dans les six années à venir, parvient à le dissuader de s'exiler[42],[65]. Consultés, les deux oracles officiels faisant partie de la délégation, conseillent au dalaï-lama le retour à Lhassa également[66].

Selon Rong Ma, professeur de sociologie à l'université de Pékin, après l'engagement pris par le gouvernement central de repousser toute réforme sociale, politique et surtout agraire pendant six autres années ainsi que de réduire ses activités, le nombre de cadres et d'ouvriers (aussi bien Han que tibétains) envoyés au Tibet, régressa de 45 000 à 3 700 en un an. Le nombre d'écoles primaires publiques se trouva ramené de 98 à 13 en 1958 et le nombre d'élèves de 6 360 à 2 400. Par la même occasion, les institutions responsables de l'éducation au niveau de la préfecture et du comté furent abolies[67].

Projet de réformes en vue de moderniser le Tibet[modifier | modifier le code]

Dans ses jeunes années, l'observation et la discussion avec les gens ordinaires comme les balayeurs et les prisonniers avaient grandement préoccupé le dalaï-lama. Elles lui inspirèrent des réformes. Choqué par l'utilisation de la cangue, il libéra tous les prisonniers quand il accéda au pouvoir en novembre 1950[24].

La Chine, par l'accord en 17 points signé le 23 mai 1951, s'était engagée à conserver tel quel le système politico-économique traditionnel avec le dalaï-lama à sa tête jusqu'à ce que les Tibétains eux-mêmes décident de le réformer. L'article 7 de l'accord stipulait que les autorités centrales ne changeraient rien aux revenus des monastères. L'article 11 stipulait que le gouvernement local du Tibet effectuerait des réformes de son plein gré et qu'aucune contrainte ne serait exercée par le gouvernement central[68].

Le 14e dalaï-lama voulait moderniser le Tibet, car il avait entendu parler des injustices et des inégalités importantes dans le partage des richesses du Tibet, ce qui était opposé aux enseignements du Bouddha. Profitant de la trêve qui suivit la démission des deux premiers ministres tibétains Lukhangwa et Lobsang Tashi fin avril 1952, il mit en place un comité de réforme qu'il envisageait depuis qu'il avait constaté la misère de ses concitoyens lors de son voyage en 1950 vers la vallée de Chumbi. Il voulait établir une justice indépendante, un système d'éduction, et construire des routes. Il était du même avis que Gyalo Dhondup sur la nécessité d'une réforme agraire, les grandes propriétés devant revenir à l'État pour être redistribuées aux paysans après indemnisation des propriétaires. Cependant, les grands propriétaires s'y opposaient, et surtout les Chinois ne voulaient pas se faire ravir la vedette[69].

Selon Johann Hari, durant les quelques années où il dirigea le Tibet « dans une alliance difficile avec les Chinois », le dalaï-lama institua des réformes majeures. Dans un entretien, il rapporte avoir établi un système judiciaire indépendant et aboli le système de la dette héréditaire, qui était, explique-t-il, « le fléau de la communauté paysanne et rurale », piégeant celle-ci dans une servitude envers l'aristocratie[70].

Selon Michael Harris Goodman, le dalaï-lama nomma une commission des réformes comprenant 50 membres parmi les fonctionnaires monastiques et laïcs, ainsi qu'une commission permanente pour étudier les projets de réformes et faire un rapport pour l'assemblée nationale et pour lui-même. La réforme la plus simple mise en œuvre concernait la collecte des impôts, dont le montant nécessaire à chaque district était fixé par le gouvernement, auquel les administrateurs de districts ajoutaient une taxe supplémentaire pour leur propres dépenses, ce qui avait conduit à des abus. En accord avec le conseil des ministres et la commission des réformes, le dalaï-lama modifia radicalement ce système. Les administrateurs de districts n'étaient plus autorisés à prélever de taxe supplémentaire, mais uniquement l’impôt à reverser à Lhassa qui leur allouait en retour un salaire fixe. Cette réforme fut bien accueillie par la population, au contraire des administrateurs de districts qui avaient abusé[71].

Mouvements de révolte dans le Kham et l'Amdo[modifier | modifier le code]

L'invasion du Tibet par l'armée populaire de libération de Mao Zedong en 1950[72] et le durcissement de la politique chinoise à partir de 1956 à l'égard du Tibet dans les années 1950, entraînent le soulèvement des populations tibétaines[73]. Quelques années plus tôt, le 14e dalaï-lama, avec le 10e panchen lama à ses côtés, déclarait, dans une interview donnée lors de la visite de Nehru à Pékin en 1954 au correspondant spécial de l'agence United Press of India, que « les gens étaient heureux depuis la libération » du Tibet et qu'une certaine amélioration des conditions de vie des gens avait été obtenue[74].

À l'hiver 1955-1956, les Tibétains du Kham se révoltent contre l'occupation chinoise[75].

En 1957, la CIA met en place l'opération Ganden. Des guerriers Khampas sont emmenés aux États-Unis à Camp Hale, un camp d’entraînement du Colorado, pour y apprendre les techniques de guérilla avant d'être réinfiltrés au Tibet[76],[77].

Le 4 juillet 1957, se tient au Norbulingka[78] une grande cérémonie au cours de laquelle le dalaï-lama reçoit un « trône d'or » qui a été fabriqué grâce à l'argent et aux bijoux fournis par les Tibétains et qui lui est offert par les représentants du mouvement Chushi Gangdruk (les « Quatre rivières et six montagnes »)[79]. La confection et l'offrande de ce trône d'or, dont l'initiative revient au Khampa Gompo Tashi Andrugtsang, sont, selon John Kenneth Knauss, un stratagème visant à réunir les chefs locaux de la résistance pour les mobiliser sur des objectifs nationaux. À la suite de cette cérémonie, l'« armée de protection de la religion » va voir le jour en vue de fomenter une rébellion à l'échelle nationale[80],[81],[82].

À partir de 1958, avec le début de la politique du Grand Bond en avant dans la province du Sichuan, la pression s'accentue sur le Tibet de l'Est[83]. Les Tibétains de l'Amdo se révoltent aussi et se joignent à la résistance tibétaine du Chushi Gangdruk[84],[85].

Soulèvement de mars 1959[modifier | modifier le code]

Les tensions culminent, pour aboutir au soulèvement de 1959.

D'après Ngabo Ngawang Jigme, au début du mois de décembre 1958, le Kashag tient une réunion élargie en vue de demander un renforcement de ses pouvoirs au gouvernement central sous prétexte de réprimer la révolte khampa. Ils mettent au point également les plans d'une rébellion armée à Lhassa[86]. Le 7 février, le dalaï-lama demande au commandant en chef adjoint de la zone militaire du Tibet d'organiser à son intention une représentation de l'Ensemble artistique de la zone[87].

Selon Michael Harris Goodman, le 1er mars, la veille de l'examen final du dalaï-lama au temple de Jokhang, à Lhassa, des militaires chinois insistent pour le rencontrer en personne et lui transmettre une « invitation » pour une représentation théâtrale. Cette démarche serait l’un des éléments déclencheurs du soulèvement tibétain de 1959[43].

Selon Mary Craig, début mars, une invitation à assister à un spectacle de danse au quartier général militaire chinois en dehors de Lhassa est adressée au dalaï-lama. Simultanément, Radio Pékin annonce la présence du dalaï-lama à l'Assemblée nationale populaire prévue en avril à Pékin. Le dalaï-lama n'avait accepté aucune de ces invitations[88]. Le dalaï-lama donne finalement son accord pour le 10 mars. Le 9 mars, le chef des gardes du corps du dalaï-lama, Phuntsok Tashi Takla est convoqué par les autorités chinoises qui fixent des conditions inhabituelles : la visite doit être secrète, le dalaï-lama ne doit être accompagné ni de ses ministres, ni de ses gardes du corps, et aucun soldat tibétain ne doit être présent au-delà du pont marquant la limite du quartier général et du camp militaire[89]. La rumeur de l'invitation se répand rapidement parmi les Tibétains de Lhassa, suscitant des craintes d'un projet d'enlèvement du dalaï-lama par les Chinois[89].

Selon le 14e dalaï-lama, le 10 mars, 30 000 Tibétains se massent autour du palais de Norbulinka pour empêcher le dalaï-lama d'être enlevé[90]. Vers 9 h du matin, Liushar et Shasur, 2 ministres du Kashag arrivent au Norbulingka dans des jeep conduites par des chauffeurs chinois, augmentant la colère de la foule. Plus tard, Samdrup Phodrang, un autre ministre récent au Kashag arrive dans sa voiture, escorté par un officier chinois. Croyant qu'il vient emmener le dalaï-lama, la foule lapide la voiture et atteint le ministre à la tempe, il s’évanouit. Enfin reconnu, il est transporté par les manifestants à l’hôpital du Consulat de l'Inde. Surkang, un autre ministre, est contraint de se rendre au Norbulingka à pied, les manifestants bloquant la route. Les 3 ministres réalisent qu'une décision doit être prise pour éviter le pire. Ils attendent l'arrivée de Ngabo Ngawang Jigmé qui ne vint pas : il est au quartier général chinois, attendant le dalaï-lama, mais apprenant la tournure des événements au Norbulingka, il ne s'y rend pas[91]. Ngabo écrivit une lettre au dalaï-lama qu'il reçoit avec une lettre du général Tan Guansan le 16 mars au matin, la veille de sa fuite. Depuis le début de la crise, Ngabo n'avait assisté à aucune des réunions du Kashag, et il écrit au dalaï-lama qu'il n'y avait plus aucune chance pour un accord de paix. Il lui conseille de rompre avec les chefs du peuple, qui auraient pour projet d'enlever le dalaï-lama. Il l'avertit qu'il court un gros risque, car les Chinois envisagent des mesures sévères pour l'empêcher de fuir. Il ajoute que s'il s'enfuit, il lui sera impossible de revenir au Tibet. Il lui suggère de rester dans l'enceinte du Norbulingka, et de préciser l'endroit au général, afin que les Chinois épargnent son lieu de retraite. Dans son autobiographie, Le dalaï-lama rapporte qu'il en déduit que Ngabo sait que les Chinois ont l'intention de détruire le palais et de tirer sur le peuple[92].

Selon Tseten Samdup Chhoekyapa, représentant du Bureau du Tibet à Londres, la révolte est réprimée durement par l'armée chinoise. Des milliers de moines sont tués sur place, ou emmenés en ville pour y travailler comme main-d'œuvre servile, ou encore déportés[93]. Les gardes du corps du dalaï-lama restés à Lhassa sont désarmés et exécutés en public, ainsi que les Tibétains possédant des armes tandis que les monastères et les temples autour de la ville sont pillés ou détruits[93].

En se basant sur un document secret de 1960 qui aurait été pris en 1966 à l'Armée populaire de libération par la Résistance tibétaine et publié 30 ans plus tard par une organisation bouddhiste indienne, le gouvernement tibétain en exil fait état de 87 000 Tibétains « éliminés » dans la région de Lhassa. (Toutefois, le tibétologue américain Warren Smith précise que « éliminés » ne signifie pas nécessairement « tués », et le démographe chinois Yan Hao s'étonne qu'il ait fallu 6 ans pour que le document de 1960 de l'APL soit capturé et 30 ans pour qu'il soit publié et aussi qu'il est fort improbable que des forces de la Résistance aient encore existé au Tibet aussi tardivement que 1966)[94]. Selon le dalaï-lama, ce chiffre ne concerne que les Tibétains qui ont été tués dans la région de Lhassa entre mars 1959 et septembre 1960[44].

Fuite en Inde (17-31 mars 1959)[modifier | modifier le code]

Le 17 mars 1959, le dalaï-lama décide de partir du Tibet en traversant l'Himalaya pour rejoindre l'Inde. Selon Helmut Gassner, ancien traducteur en langue allemande du dalaï-lama et moine bouddhiste autrichien, les préparatifs de la fuite eurent lieu dans le plus grand secret, ainsi que le lui aurait révélé Kungo Phala, le majordome du dalaï-lama[95]. Le Lamrim Chenmo est l’unique ouvrage qu’il emporta lors de de son départ[96],[97].

L'agence américaine, selon le journaliste T. D. Allman, aurait procuré une couverture aérienne à la colonne du dalaï-lama, lui parachutant provisions et argent et mitraillant les positions chinoises. L'opération aurait été filmée. Pour l'auteur, il est clair que les Américains voulaient que le chef religieux et politique quitte le Tibet et que les Chinois n'avaient aucune envie de détrôner celui-ci[98].

Le journaliste John B. Roberts II affirme que des combattants du Chushi Gangdruk, formés par la CIA, furent déployés en des points stratégiques depuis Lhassa jusqu'en Inde et à la traversée de l'Himalaya pour empêcher toute poursuite par les Chinois, en bloquant les cols importants sur cet itinéraire et en les défendant aussi longtemps que possible, le temps que le dalaï-lama et son entourage poursuivent leur chemin à dos de cheval et se mettent à l’abri[99].

Selon John B. Roberts II, pendant les deux semaines que dura le périple, des opérateurs radio formés par la CIA envoyaient, sous forme de messages codés, des rapports quotidiens sur leur progression à des postes d’écoute situés à Okinawa, lesquels messages étaient ensuite transmis à Washington où le directeur de la CIA, John Dulles, en prenait connaissance[100]. Les messages radio étaient ensuite envoyés depuis Washington à l’ambassade américaine à la Nouvelle Delhi où la progression du dalaï-lama était également suivie de près par l’officier de la CIA chargé de Gyalo Thondup et l’ambassadeur Ellsworth Bunker. Fin mars, l’opération était terminée[101].

Mary Craig donne un compte rendu détaillé de la fuite du dalaï-lama et de son entourage. Ils partent la nuit, vers 21 h, sous le vent puis une tempête de sable[102]. Ils arrivent sur les berges de la rivière Kyi chu sans être remarqué par les soldats chinois, et parviennent sans encombre sur l'autre rive[103]. Toute la nuit et le lendemain, évitant les routes fréquentées, ils chevauchent en direction du Tsangpo et d’une région montagneuse du sud-est, faisant halte après 10 h de route. La mère du dalaï-lama, atteinte d'arthrite du genou, souffre le plus[104]. Le matin du 2e jour, ils traversent le Tsangpo par le bac de Peutsha à bord de coracles et reprennent aussitôt la route malgré la fatigue. Ils prennent leur premier repas ce soir là. La première phase de l'évasion était conduite par un groupe de trois personnes, M. Ghadrang, M. Phala et Phuntsok Tashi Takla, puis les résistants du Chushi Gangdruk prennent le relais. Les fugitifs, une centaine de personnes escorté par 350 soldats tibétains, sont rejoints par 50 partisans. Le sud du Tibet étant alors tenu par le Chushi Gangdruk, aucun soldat chinois ne s'y trouve. Ils se reposent enfin cette nuit au monastère de Rame[105]. Le lendemain, ils se séparent en petits groupes pour ne pas être repérés par l'aviation chinoise et se dirigent en direction du col de Sabo, puis de Lhuntse Dzong où le dalaï-lama projetait de s'établir pour négocier l'avenir du Tibet avec les Chinois. Au cours d'une halte, un bulletin de Voice of America mentionne les troubles à Lhassa, précisant qu'on ignore où est le dalaï-lama. Ils passent des cols couverts de neige, dont certains à près de 6 000 mètres. Le 24 mars, ils apprennent par la radio que 2 jours après leur départ, les Chinois ont bombardé le Norbulingka et tiré sur la foule massée à ses portes, tournant l'artillerie lourde contre Lhassa, le Jokhang, le Potala et les principaux monastères. D'après les nouvelles de la radio, les Chinois n'étaient pas encore informés de la fuite du dalaï-lama et le cherchaient parmi les morts entassés autour du Norbulingka[106]. Le 28 mars, Zhou Enlai annonce la dissolution du gouvernement tibétain et son remplacement par la Comité préparatoire à l'établissement de la région autonome du Tibet[107]. Pour les Tibétains, il n'est plus envisageable de négocier, et la sureté du dalaï-lama devient urgente. Les Chinois qui avaient compris qu'il avait quitté Lhassa traversent le Tsangpo en force, l'APL ayant reçu l'ordre de couper tous les accès à la frontière indienne. Au cours d'une cérémonie à Lhuntse Dzong, le dalaï-lama rétablit symboliquement l'autorité de son gouvernement et envoie un détachement d'hommes en Inde demander l'asile politique à Nehru. Dès le lendemain, ils repartent, devant franchir deux des plus hauts cols. Arrivé au sommet du col de Lagoe-la, une violente tempête de neige survient, les obligeant, pour ne pas geler, à marcher en conduisant les poneys. Ils arrivent finalement au village de Jhora et débute le lendemain l'ascension du col de Karpo-la où après une tempête de neige, ils sont aveuglés par le soleil. Arrivé au sommet, un avion les survole, leur faisant craindre qu'ils sont repérés par les Chinois. Sans grand espoir, ils poursuivent leur route pendant 2 jours, affrontant une tempête de sable puis les brûlures du soleils avant la descente vers la forêt humide des abords de la frontière. Sur le chemin, ils apprennent que l'Inde accorde l'asile politique au dalaï-lama. Au village de Mangmang, près de la frontière, une pluie diluvienne les contraint à monter des tentes où l'eau ruissèle. Le dalaï-lama est atteint d'une fièvre depuis plusieurs jours qui tourne au refroidissement et à la dysenterie[108].Le lendemain, ils doivent porter le dalaï-lama dans une petite maison où sa forte fièvre ne lui permet pas de trouver le repos. Le lendemain, ils apprennent que les troupes chinoises se dirigent vers un village proche. Lors du dernier jour qu'il passa au Tibet, le pire de son existence, le dalaï-lama dut faire ses adieux à ceux qui l'avaient escorté et restèrent en arrière face aux forces chinoises et à une mort certaine. Trop faible pour continuer à cheval, c'est sur le large dos d'un dzo qu'il quitta le Tibet avec sa famille le 31 mars 1959[109].

Le dalaï-lama parvint à Tawang, dans l'Arunachal Pradesh, où il ne fut suivi ni poursuivi par les Chinois[110]. Cependant, selon Thomas Laird, les tentatives d'évasion étaient périlleuses à cause des assauts de l’armée populaire de libération[111].

Selon T. D. Allman, la facilité avec laquelle purent fuir le dalaï-lama, les milliers de personnes de son entourage et la caravane d'objets précieux l'accompagnant, tient au fait que les Chinois auraient choisi de ne pas se mettre sur son chemin pour écarter tout risque qu'il soit blessé ou tué dans l'entreprise, une issue qui aurait été infamante pour eux[112]. Cependant, quand Nikita Khrouchtchev déclara à Mao Zedong en octobre 1959 que d'avoir laissé le dalaï-lama s'echapper était une erreur et qu'il était préférable qu'il soit mort, Mao répondit qu'il était impossible de le retenir, en raison de l'étendue de la frontière avec l'Inde[113],[114].

En octobre 1999, lors de sa venue en France et de son séjour chez les Chirac au château de Bity en Corrèze, Jiang Zemin, interrogé par Jacques Chirac sur la question du soulèvement de Lhassa en 1959, rapporta que les dirigeants chinois savaient bien que cette révolte allait se produire et que le dalaï-lama cherchait à s'enfuir mais qu'ils avaient laissé faire délibérément (Mao avait dit : « Laissons le dalaï-lama partir »)[115].

Le dalaï-lama atteignit la ville de Lhuntsé le 26 mars 1959[116]. Sa première intention était de faire une halte au dzong de Lhuntsé, d’y dénoncer l’accord en 17 points, de réaffirmer son gouvernement comme le seul légitime du Tibet et de tenter d’initier des négociations avec les autorités chinoises. Mais les nouvelles des bombardements du palais du Norbulingka et des mitraillages de la foule sans défense des Tibétains devant le palais l’amenèrent à considérer la négociation comme utopique, et la fuite en Inde comme la seule issue[44]. Le 26 mars, la décision fut prise donc d’un départ pour l’Inde[116]. Au dzong de Lhuntsé, plus de 1 000 personnes participèrent à la cérémonie[44]. L’installation du gouvernement se déroula avec la solennité que permettaient encore les circonstances, avec chants, prières et danses sacrées spécifiques de la culture tibétaine, devant les dignitaires locaux, trois ministres accompagnant le dalaï-lama et les Khampa de la résistance. Le gouvernement nouvellement installé réaffirma l’unité du Tibet, le Kham, l’Amdo et le Tibet central étant de nouveau réunis. Des messages officiels furent envoyés du dzong de Lhuntsé pour faire part de la création du nouveau gouvernement à l’ensemble du pays. Un appel fut envoyé au panchen-lama[116].

Un exode se produit entre 1959 et 1960 et environ 80 000 Tibétains traversent l'Himalaya à la suite du dalaï-lama[117] pour fuir les violations des droits de la personne liées à la politique chinoise au Tibet[118],[119],[120],[121],[122]. Depuis 1959, le 14e dalaï-lama, est réfugié en Inde et réside à Dharamsala. Plus de 100 000 de ses compatriotes l'ont rejoint dans l'exode de 1959, année durant laquelle il fonde le gouvernement tibétain en exil.

La résidence du dalaï-lama à McLeod Ganj, en hiver.

Démarches auprès de l'ONU et de la communauté internationale[modifier | modifier le code]

En septembre 1959, le dalaï-lama en exil en Inde en appelle à l'Assemblée générale des Nations unies dans l'espoir que l'organisation prenne une position claire face à la Chine. Grâce au soutien de l'Irlande, de la Malaisie et de la Thaïlande, la question du Tibet est mise à l'ordre du jour. Le 21 octobre, alors que la RPC ne fait pas partie de l'ONU (Taïwan représenta la Chine au sein de cette institution internationale de 1950 au 25 octobre 1971, date d'admission de la RPC à l'ONU[123]), l'Assemblée générale adopte la Résolution 1353 (1959), où elle se déclare gravement préoccupée et consciente de la nécessité de préserver les droits de l'homme au Tibet.

En 1961, après la publication du second rapport de la Commission internationale de juristes, le 9 mars, le dalaï-lama lance un nouvel appel à l'ONU en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet[124]. L'Assemblée générale, alors que la République populaire de Chine n'est toujours pas représentée à l'ONU, vote la Résolution 1723 (1961) constatant la violation des droits de l'Homme et des règles internationales, mettant la RPC en demeure de les respecter. Si la résolution de 1961 reconnaît et affirme le droit du peuple tibétain à l'autodétermination, condamne le viol de ce droit et appelle à sa restauration[125], elle ne se prononce pas sur la question de l'indépendance du Tibet.

Le 18 décembre 1965, l'Assemblée générale vote la Résolution 2079 (1965) dénonçant la violation continuelle des droits fondamentaux des Tibétains. L'Inde, qui jusqu'alors s'était toujours abstenue sur la question tibétaine, l'a également votée[126]. Lorsque la RPC accède à l'ONU en 1971, en accueillant la RPC en son sein, l'assemblée générale des Nations unies n'a toutefois pas contesté la souveraineté de Pékin sur le Tibet[127].

Fondation du gouvernement tibétain en exil : un projet de démocratie laïque[modifier | modifier le code]

Portrait du dalaï-lama en 1988 par le photographe Erling Mandelmann

Le 2 septembre 1960 le dalaï-lama annonça la fondation d'une forme démocratique de gouvernement pour les Tibétains vivant en exil. Cette même année, une ébauche de la Constitution du Tibet fut écrite, et des représentants des trois provinces tibétaines et des écoles du bouddhisme tibétain furent élus au Parlement tibétain en exil. Dans les débats sur la Constitution, le dalaï-lama s'est exprimé en faveur d'un état laïc pour la politique tibétaine. Pour lui, l'union de valeurs spirituelles et laïques pourrait se réaliser par un engagement pour la non-violence et la paix[128]. En 1964, les Tibétains en exil ont élu les membres de l'Assemblée pour la première fois. En 1990 les membres de l'Assemblée ont élu les ministres (kalons) pour la première fois et en 1991, la Constitution pour un futur Tibet libre a été promulguée. Plus récemment, en 2001, pour la première fois, le Premier ministre (Kalon Tripa), a été élu au suffrage universel. C'est le Professeur Samdhong Rinpoché qui a été choisi par la population tibétaine en exil[129],[130].

En 1993, le dalaï-lama affirma qu'il était partisan de la démocratie laïque et qu'il ne serait pas partie prenante du gouvernement du Tibet lorsque ce dernier aura recouvré sa liberté[131]. En 2003, Kelsang Gyaltsen affirma que le dalaï-lama était favorable à la séparation de l'Église et de l'État, et qu'il avait pris la décision de ne plus occuper de fonction dans l’administration tibétaine à son retour au Tibet[132]. Dans un entretien avec l’écrivain Thomas Laird publié en 2007, le dalaï-lama a exprimé son souhait d'une séparation complète de l'Église et de l'État allant jusqu’au retrait des religieux aussi bien de la candidature à des postes politiques que des votes[24].

Selon le moine Matthieu Ricard, le projet d'autonomie du dalaï-lama s'inscrit dans un cadre démocratique et laïque[133].

« La démocratie des émigrés tibétains se caractérise par le pouvoir prépondérant du dalaï-lama, lequel donna l'ordre de procéder à des élections au suffrage direct et à un accroissement des pouvoirs du parlement. », écrivaient Baogang He et Barry Sautman dans un article publié en 2005 dans la revue Pacific Affairs[134] :

« Samdhong Rinpoche dit ceci du dalaï-lama : « Nous ne pouvons rien faire sans lui. ». Effectivement, même quand le gouvernement tibétain en exil décida de fermer son bureau de Budapest en 2005, il fallut l'approbation du dalaï-lama. Le système politique des exilés intègre institutions politiques et bouddhisme, et les postes les plus élevés sont détenus par des moines (le « chef de l'État » et le « chef du gouvernement » en quelque sorte). Il n'y a pas de jeu des partis politiques et toute critique du dalaï-lama est considérée comme illégitime dans la communauté en exil »[135].

Cependant, en 2003, le Premier ministre Samdhong Rinpoché déclara lors d’une interview que si le dalaï-lama jouait un rôle très important et efficace en rapport avec la Charte des Tibétains en exil, il avait annoncé à plusieurs reprises son souhait de prendre sa retraite. Il précisa que cela nécessitait d’amender la Charte, mais qu’à cette époque le dalaï-lama déléguait déjà son pouvoir de plus en plus au cabinet des ministres et qu’il ne souhaitait pas que les ministres lui demandent son approbation pour chaque décision[136].

Selon Dominique Bari, journaliste spécialiste de la Chine à L'Humanité, la Constitution établie par le gouvernement tibétain en exil lie sphère religieuse et sphère politique, se terminant par une résolution spéciale, approuvée en 1991, qui proclame l'obligation politico-religieuse de « la foi » et de « l'allégeance » à l'égard de « Sa Sainteté le dalaï-lama », appelé à « rester avec nous à jamais comme notre chef suprême spirituel et temporel. »[137].

L'union des affaires religieuses et politiques, affirmée dans le préambule de la constitution, s'inscrit, d'après Ursula Bernis, docteur en philosophie[138], dans la continuité du gouvernement Ganden Potang du Tibet établi par le 5e dalaï-lama en 1642. Le dalaï-lama continue à être le chef non élu du gouvernement et le système politique reste privé d'opposition institutionnalisée. Les efforts de démocratisation ne se sont pas étendus à la séparation de la religion et de la politique[139].

Cependant, en avril 2001, à la demande du dalaï-lama, la Charte fut amendée de façon à permettre l'élection du Premier ministre tibétain, qui ensuite devait nommer les Kalons (ministres) et demander l'approbation du parlement tibétain en exil pour leurs nominations[140]. La Charte stipule que le Cabinet des ministres devrait comprendre au maximum 8 membres[141].

Selon Julien Cleyet-Marel, docteur en droit public à l'université Aix Marseille III, Groupe d'études et de recherches sur la justice constitutionnelle (GERJC) et auteur d'un ouvrage publié en 2013[142], la Constitution tibétaine a pour but de permettre, par un processus lent et graduel, la responsabilisation des Tibétains pour la politique du Tibet, afin de créer une cohésion sociale et politique du peuple tibétain par des institutions démocratiques même en l'absence du dalaï-lama[143].

De fait, en mars 2011, le dalaï-lama renonce à son rôle politique[144] et demande au Parlement tibétain en exil un amendement constitutionnel permettant d'acter sa retraite[145], pour lui l'institution des dalaï-lamas est dépassée et doit laisser place à la démocratie[146].

Consultation de l'oracle d'État sur des questions politiques et religieuses[modifier | modifier le code]

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Lobsang Jigmé, le 16e Kuten, médium de l'oracle de Nechung, l'oracle d'État du Tibet, eut un rôle important pour le Tibet et pour son successeur Thubten Ngodup qui précise que ses prophéties furent nombreuses et justes[147]. Pour Thubten Ngodup, les réponses de l'oracle aux questions du dalaï-lama sont reçus comme des conseils, et ne sont pas à prendre au pied de la lettre. En dernier recours, c'est le dalaï-lama qui prend les décisions[148],[149].

Selon les écrivains Kenneth Conboy et James Morrison, c'est l'oracle d'État qui, en juillet 1951, conseilla au jeune monarque, alors réfugié à Yatung, de retourner à Lhassa. De même, en mars 1959, l'oracle fut consulté à deux reprises avant de donner la réponse escomptée : le départ en exil du dalaï-lama en Inde, avis qui fut confirmé par une autre technique, le jet de dés[150].

Dans son ouvrage Au loin la liberté, le dalaï-lama donne une autre explication à ces épisodes. En 1951, il ne mentionne pas l'intervention de l'oracle, mais donne des raisons mûrement réfléchies à son retour à Lhassa[151]. Le journaliste italien Raimondo Bultrini précise que Lobsang Jigmé n'était pas avec lui à Yatung[152]. En mars 1959, ce fut la période du soulèvement tibétain de 1959, où le dalaï-lama consulta l'oracle qui lui demande de rester et maintenir le dialogue avec les Chinois, suscitant un doute. Le 17 mars, le dalaï-lama se tourna à nouveau vers l'oracle qui, à sa surprise, s'écria « Va-t'en ! Va-t'en ! Ce soir ! », s'avançant ensuite pour écrire de façon claire et détaillée l'itinéraire que le dalaï-lama devait emprunter depuis le Norbulingka jusqu'à la frontière. Quand l'oracle s'évanouit, 2 obus de mortier explosèrent dans le jardin du Norbulingka[153].

Dialogue avec les dirigeants chinois[modifier | modifier le code]

Les efforts du dalaï-lama pour initier un dialogue avec les dirigeants chinois remonte à avril 1973, quand Kundeling Woeser Gyaltsen rentrant d'une visite au Japon a rencontré un représentant de la République populaire de Chine à Hong Kong. George Patterson, alors journaliste à Hong Kong, a joué un rôle dans la négociation d'une réunion avec des responsables chinois[154].

Missions d'enquête au Tibet (1979-1985)[modifier | modifier le code]

Le dalai-lama recevant des Tibétains à Dharamsala, lors du Losar, 1980
Le dalaï-lama recevant des Tibétains à Dharamsala, lors du Losar 1980

Dans le cadre du dialogue sino-tibétain, entre 1979 et 1985, le dalaï-lama envoya 4 missions d'enquête dans différentes régions du Tibet[155] et deux délégations de pourparlers à Pékin.

En 1979, Deng Xiaoping invite Gyalo Thondup, frère du dalaï-lama, à Pékin et lui indique qu'à part l'indépendance du Tibet, toutes les autres questions pourront être discutées et tous les problèmes résolus. Il propose que le dalaï-lama envoie des délégations d'enquête au Tibet afin d'observer les conditions de vie des habitants. Les autorités chinoises, qui pensent que les délégations seront impressionnées par les progrès réalisés et par l'adhésion des Tibétains à la nation chinoise, se retrouvent gênées quand les Tibétains manifestent leur joie et leur dévotion aux exilés en visite, en particulier au frère du dalaï-lama dans le Qinghai. Les délégations comprennent que les foules tibétaines sont toujours très attachées au dalaï-lama[156].

La première délégation passe plus de trois mois au Tibet, mais ne publie pas ses résultats. Elle rapporte au dalaï-lama que la foi du peuple dans le bouddhisme n'était pas ébranlée, et que la majorité continue de vénérer le dalaï-lama, rêvant d'un Tibet indépendant sous sa direction, leur condition économique était incroyablement pauvre. Parmi les responsables chinois rencontrés par la délégation, Li Xiannian leur dit que la Chine était « désireuse de résoudre le problème tibétain par la discussion et d'aborder toutes les possibilités pour l'avenir »[155].

La seconde mission (mai 1980) rapporte que si la foi religieuse au Tibet persiste, 99 % des monastères et temples avaient été détruits. La délégation dit n'avoir rencontrer aucun Tibétains heureux, ou n'ayant pas une histoire d'oppression ou de souffrance, ni aucun ayant reçu une éducation universitaire durant les 31 dernières années. La délégation dit avoir observé un processus insidieux de sinisation qui mettait en péril l'avenir de la civilisation tibétaine[155]. La mission s'acheva le 25 juin 1980 sur un incident, quand un délégué cria que le Tibet était indépendant, et que la foule réagit avec émotion[155].

La 3e mission (juillet 1980) est dirigée par la sœur du dalaï-lama, Jetsun Pema. Aucune des écoles visitées qui comprenaient une majorité d'élèves et de professeurs chinois n'étaient "comparable au standard des écoles dirigées par les Tibétains en exil"[155].

La première délégation de pourparlers (avril 1982) passa 1 mois à Pékin, explorant différentes propositions pour l'avenir du Tibet. Le dalaï-lama a toujours tenté de lier les conditions de son retour au futur statut du Tibet, et si la Chine ne répondait pas à ses demandes minimales, la possibilité d'un retour était annulée. La délégation avait été mise au courant par le dalaï-lama avant leur départ[155].

Renonciation à l'indépendance mais demande d'une « réelle autonomie » du Tibet[modifier | modifier le code]

Le 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso, lors de sa visite au monastère Ghe Pel Ling à Milan en 2007.

Après l'ouverture de Deng Xiaoping qui déclara en 1979 qu'en dehors de l'indépendance tout était discutable, le dalaï-lama opta pour la politique de la Voie Médiane, dans un intérêt mutuel pour les Tibétains et les Chinois, ne demandant plus l'indépendance mais une « autonomie réelle » du Tibet au sein de la RPC, en se basant sur la constitution chinoise, dans un intérêt mutuel pour les Tibétains et les Chinois[157]. Cette voie préconnisée par le dalaï-lama dans ses négociations avec le gouvernement chinois propose de réunifier en une entité administrative autogérée démocratiquement les territoires tibétains morcelés en cinq zones rattachés à des provinces chinoises. Son objectif est de préserver la religion et la culture tibétaine permettant aux Tibétains de gérer leur développement socio-économique, laissant la Chine responsable de la défense et des affaires étrangères[158]. Toutefois, selon l'écrivain chinois Wang Lixiong, il n'a pas fait de promesse juridiquement contraignante sur ce point et peut donc se rabattre à tout instant sur une position appelant à l'indépendance[159]. Pour l'écrivain indien Rajiv Mehrotra, c'est parce qu’il pense résolument qu'un système approprié de liberté politique serait la solution au problème tibétain qu'il a proposé cet arrangement d'autonomie au sein de la RPC. Cette proposition d'autonomie réelle est considérée comme raisonnable par diverses parties au conflit, et tombe dans le processus de résolution des conflits recommandé par des experts comme Ted Robert Gurr et Deepa Khosla [160]. L'écrivain belge Elisabeth Martens, pour sa part, ne voit pas très bien la différence entre l'« autonomie poussée » du dalaï-lama et une « indépendance réelle »[161].

Le 21 septembre 1987, il présenta, devant le Comité des droits de l'homme du Congrès américain, son plan de paix en cinq points pour le Tibet qui propose[162] :

  1. la transformation de l'ensemble du Tibet en une « zone de paix » ;
  2. l'abandon par la Chine de sa politique de transfert de population, qui met en danger l'existence des Tibétains en tant que peuple ;
  3. le respect des droits fondamentaux et des libertés démocratiques du peuple tibétain ;
  4. la restauration et la protection de l'environnement naturel du Tibet ainsi que la cessation par la Chine de sa politique d'utilisation du Tibet dans la production d'armes nucléaires et pour y ensevelir des déchets nucléaires ;
  5. l'engagement de négociations sérieuses à propos du statut futur du Tibet et des relations entre les peuples tibétain et chinois.

Selon Robert Barnett, à la suite de ce discours, des médias officiels invectivèrent le dalaï-lama, et les autorités chinoises organisèrent un rassemblement obligatoire le 23 septembre au stade de Lhassa où 14 000 personnes durent écouter la sentence de mort de 2 Tibétains (Les condamnés y ont été exhibés et leur sentence fut annoncé en forme d’avertissement politique, ils furent exécutés immédiatement[163]), des actions qui constituent des causes directes des manifestations des moines en 1987[164].

À la suite des troubles au Tibet qui se développèrent, le dalaï-lama, conscient du danger induit par la violence, augmenta ses efforts à la recherche d'une solution négociée. Il prononça un discours le 15 juin 1988 au Parlement européen de Strasbourg qui stupéfia tout le monde. Il se déclarait prêt à abandonner sa demande d'indépendance et à céder à la Chine la défense et la politique étrangère du Tibet en échange de quoi le Tibet conserverait le contrôle de ses affaires intérieures, expliquant que la décision définitive appartenait au peuple tibétain[165].

Il espérait que cette proposition de négociation servirait de base pour la résolution de la question du Tibet. Le 14e dalaï lama déclara : « Ma proposition, qui a été ensuite connue sous le nom « d'approche de la voie médiane » ou de « proposition de Strasbourg » consiste à envisager pour le Tibet une véritable autonomie dans le cadre de la République populaire de Chine. Il ne doit pas s'agir, cependant, de l'autonomie sur papier qui nous avait été imposée il y a cinquante ans dans l'accord en 17 points, mais d'une autonomie réelle, d'un Tibet qui s'autogouverne véritablement, avec des Tibétains pleinement responsables de leurs propres affaires intérieures, y compris l'éducation de leurs enfants, les questions religieuses, les questions culturelles, la protection de leur environnement délicat et précieux et l'économie locale. Pékin continuerait à assumer la responsabilité de la conduite des affaires étrangères et de la défense ».

Si les autorités chinoises réagirent en qualifiant ses propos de « séparatistes » les Tibétains en exil étaient très mécontents de cet abandon de l'indépendance historique du Tibet. Certains comme les délégués du Congrès de la jeunesse tibétaine voulaient prendre les armes. Le dalaï lama expliqua que la violence appellerait la violence en retour et que la cause tibétaine risquait de voir s'éloigner la sympathie qu'elle suscite dans le monde pour sa lutte non-violente. Finalement, les jeunes tibétains n'appelèrent pas à prendre les armes. En décembre 1989, le dalaï lama obtint le prix Nobel de la paix pour sa recherche de « solutions pacifiques basées sur la tolérance et le respect mutuel dans le but de préserver l'héritage culturel et historique de son peuple ». Le dalaï lama utilisa l'argent du prix pour créer la Fondation pour la responsabilité universelle pour les hommes et les femmes dans le besoin dans le monde et notamment en Inde. En cette fin d'année, les autorités chinoises condamnèrent 11 moines à des sentences allant jusqu'à 19 ans de prison pour indépendantisme[165].

Ce plan qui proposait la création d'un Tibet démocratique autonome associé à la RPC fut rejeté par le gouvernement tibétain en exil en 1991[166]. Plus précisément, le dalaï-lama aurait pris acte de l'absence de réponse du gouvernement chinois à sa proposition et des critiques des médias chinois démontrant une attitude fermée et négative, pour déclarer que la Proposition de Strasbourg était devenue de ce fait inefficace et que, sans nouvelles initiatives chinoises, il se considérerait libre de toute obligation liée à sa Proposition[167]. Le 2 septembre 1991, le gouvernement tibétain en exil décréta que la Proposition de Strasbourg était devenue invalide[168].

Au sujet du 2e point, le gouvernement de la RPC déclara qu'il n'existait aucune politique de transfert de population, que le climat rude et la différence culturelle ne s'y prêtaient pas et que le recensement de 1990 montrait que la région autonome du Tibet était habitée à 95,46 % de personnes d'ethnie tibétaine[169].

Un membre du parlement tibétain en exil, Karma Chophel a déclaré que le dalaï-lama recherchait peut-être l'autonomie du Tibet mais qu'il avait en fait l'indépendance à cœur. Le 2 septembre 2013, en réaction à ce qu'il estime être un manque de confiance à son égard, le dalaï-lama a souhaité vivre non plus jusqu'à 113 ans mais 108 ans[170].

Lhadon Tethong, présidente de Students for a Free Tibet, s'éloigne des convictions du dalaï-lama qui prône une simple autonomie du Tibet[171]. Pour Lhadon, Students for a Free Tibet reste fermement attachés à l'indépendance totale du Tibet, au contraire du dalaï-lama[172].

Prix Nobel de la paix[modifier | modifier le code]

Ole Henrik Magga (en), Parlement sáme de Norvège, félicta le dalaï-lama après la remise du prix Nobel de la paix
Le dalaï-lama fut invité à faire une balade en traîneau

Le 10 décembre 1989 le dalaï-lama a reçu le prix Nobel de la paix, l'année du 30e anniversaire de son exil, début de sa résistance religieuse et politique[173]. Le président du comité Nobel norvégien a dit que la récompense était « en partie un hommage à la mémoire du Mahatma Gandhi ». Le comité a reconnu ses efforts dans « la lutte pour la libération du Tibet et les efforts pour une résolution pacifique au lieu d'utiliser la violence »[174] Dans son discours d'acceptation, le récipiendaire a critiqué la Chine pour l'utilisation de la force armée contre les manifestants étudiants pendant les manifestations de la place Tian'anmen de 1989. Il a déclaré cependant que leurs efforts n'étaient pas en vain. Son discours s'est focalisé sur l'importance de l'usage continu de la non-violence et son désir de maintenir un dialogue avec la Chine pour essayer de résoudre la situation[175].

Cette reconnaissance marqua le début d’une prise de conscience internationale de l’urgence d’une solution pacifique pour le Tibet. L'attribution du prix Nobel de la paix au dalaï-lama a aussi constitué un important encouragement pour le peuple tibétain, comme en atteste le témoignage d'une des rares touristes présents à Lhassa[176] du fait que le Tibet, qui avait connu des troubles en 1989, était alors sous la loi martiale décrétée le 7 mars 1989 par Hu Jintao[177].

Discours du dalaï-lama concernant la cause tibétaine[modifier | modifier le code]

Le 21 septembre 1987 à Washington, le dalaï-lama proposa un Plan de paix en cinq points pour le Tibet. Il le reformulera le 15 juin 1988 au Parlement européen de Strasbourg, officialisant ainsi une proposition de négociation, qui, il l'espérait, servirait de base pour la résolution de la question du Tibet. Il déclara : « Ma proposition, qui a été ensuite connue sous le nom « d'approche de la voie médiane » ou de « proposition de Strasbourg » consiste à envisager pour le Tibet une véritable autonomie dans le cadre de la République populaire de Chine. Il ne doit pas s'agir, cependant, de l'autonomie sur papier qui nous avait été imposée il y a cinquante ans dans l'accord en 17 points, mais d'une autonomie réelle, d'un Tibet qui s'autogouverne véritablement, avec des Tibétains pleinement responsables de leurs propres affaires intérieures, y compris l'éducation de leurs enfants, les questions religieuses, les questions culturelles, la protection de leur environnement délicat et précieux et l'économie locale. Pékin continuerait à assumer la responsabilité de la conduite des affaires étrangères et de la défense ».

En 2008, à Melbourne en Australie, le dalaï-lama a déclaré que la culture tibétaine pourrait « finir » en quinze ans si la RPC n'accorde pas au Tibet une autonomie réelle. « Notre approche ne cherche pas l'indépendance. Nous recherchons une véritable autonomie pour préserver la culture tibétaine, la langue tibétaine et l'environnement tibétain. ». Le dalaï-lama a aussi déclaré que de nombreux Tibétains ressentaient une frustration du fait de l'absence de progrès dans les discussions avec la Chine. « Si la situation actuelle reste la même, alors je pense que dans 15 ans c'est fini pour le Tibet. », a-t-il déclaré[178].

En 2008, à l'occasion de la commémoration du soulèvement tibétain de 1959, le dalaï-lama a fermement dénoncé qu'au Tibet administré par la Chine : « La répression continue à s’exercer avec des violations nombreuses, inimaginables et flagrantes des droits de l’homme, le déni de la liberté religieuse et la politisation des questions religieuses. »[179].

Lors d'une visite au Japon en octobre 2008, le dalaï-lama a déclaré : « Les Tibétains sont condamnés à mort. Cette ancienne nation et son héritage culturel sont en train de mourir. Aujourd'hui, la situation est presque similaire à une occupation militaire de tout le territoire tibétain. C'est comme si nous étions sous la loi martiale. La peur, la terreur et les campagnes de rééducation politique causent beaucoup de souffrances. »[180].

Avenir du Tibet ?[modifier | modifier le code]

Le dalaï-lama visitant un Tibetan Children's Village à Dharamsala, 1993.

L'attribution du prix Nobel de la Paix en 1989 « pour son combat non-violent pour parvenir à l'auto-détermination de son pays, le Tibet. »[181] mené avec persévérance[182] par le 14e dalaï-lama a reçu un écho important en Occident depuis cette date. Depuis son exil en 1959, le gouvernement chinois le qualifie d'indépendantiste, et demande la reconnaissance de l'appartenance du Tibet à la Chine[183]. Pourtant, en 1973, il a abandonné l'idée de l'indépendance du Tibet, pour demander une autonomie réelle du Tibet historique (incluant le Ü-Tsang, l'Amdo et le Kham) au sein de la RPC, en se basant sur la constitution chinoise[184]. Le dalaï-lama souhaite discuter du futur statut du Tibet historique, tandis que le gouvernement chinois exige la reconnaissance de l'appartenance du Tibet à la Chine, en préalable à toute négociation. Sur ce point, le dalaï-lama a officialisé depuis 1979 qu'il ne souhaite pas séparer le Tibet de la Chine, et cherche une autonomie réelle de l'ensemble du Tibet au sein de la RPC[185]

Si des discussions entre des émissaires du dalaï-lama, Lodi Gyari Rinpoché et Kelsang Gyaltsen, avec des représentants du gouvernement chinois ont débuté en 2002, aucune négociation directe entre le dalaï-lama, son gouvernement tibétain en exil et le gouvernement chinois n'a encore débuté[186].

Le 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje, qui s'est évadé du Tibet à la veille de l'an 2000, arriva en Inde alors que le 14e dalaï-lama annonça qu'il prenait sa retraite en tant que chef du gouvernement tibétain en exil[187].

Interrogé en mars 2009 sur la possibilité qu’il puisse succéder au dalaï-lama, Orgyen Trinley Dorjé a déclaré : « Si l’occasion m’en est donnée, je ferai de mon mieux. », ajoutant : « Le dalaï-lama a été très efficace pour établir les fondations de la lutte des Tibétains en exil. C'est à la génération suivante de construire sur ces bases et d’aller de l’avant. »[188].

Le 12 août 2007, il demanda à la Suisse d'organiser des entretiens entre les Tibétains et le gouvernement chinois, la présidente de la confédération Micheline Calmy-Rey ayant demandé en mars à la Chine d'ouvrir un dialogue avec le dalaï-lama[189]. Le dalaï-lama a déclaré à plusieurs reprises, et notamment en mars 2008, que le temps viendra où le problème du Tibet sera résolu de façon pacifique[190].

À l'approche du 50e anniversaire du soulèvement tibétain, la Chine ferme le Tibet aux touristes et aux journalistes étrangers[191]. Le dalaï-lama déclare que « la campagne de représailles a été relancée au Tibet et il y a une forte présence des forces de sécurité et des forces armées dans tout le Tibet. En particulier, des restrictions spéciales ont été imposées dans les monastères, ainsi que sur les visites des touristes étrangers », suggérant que la Chine a l'intention de « soumettre le peuple tibétain à un tel niveau de cruauté et de harcèlement que celui-ci ne pourra pas le tolérer et sera contraint de protester. Quand cela arrivera, les autorités pourront alors se livrer sans retenue à une féroce répression, sans précédent et inimaginable. C'est pourquoi je voudrais prier instamment le peuple tibétain de se montrer patient et de ne pas céder à ces provocations afin que les vies précieuses de nombreux Tibétains soient épargnées. »[192]. Le 6 mars 2009, le dalaï-lama déclare : « Je suis très inquiet. Nombre de citoyens chinois se sont eux-mêmes armés et ils sont prêts à tirer. C'est une situation très tendue. À tout moment, il peut y avoir une explosion de violence. »[193].

En mars 2009, à la suite d'une demande du dalaï-lama, une équipe de chercheurs canadiens découvre que son ordinateur et près de 1 300 autres de son organisation mais aussi d'agences gouvernementales de nombreux pays, sont piratés, une opération de cyberespionnage dénommée GhostNet basée en Chine, mais rien ne permet de lier ce type d'attaque au gouvernement chinois[194],[195].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Relations diplomatiques compliquées[modifier | modifier le code]

Le 18 février 2010, Barack Obama rencontre le dalaï-lama dans la Map Room à la Maison-Blanche.

Selon le Lonely Planet, les gouvernements étrangers qui reçoivent le dalaï-lama font attention à ne le recevoir qu'en tant que chef spirituel et non en tant que chef d'un gouvernement en exil[196]. Pour le sinologue Willem van Kemenade, le dalaï-lama est certes un dirigeant religieux de premier plan mais seulement de six millions de bouddhistes et s'il mérite le respect, il n'en est pas pour autant chef d'État[197].

Jean-Paul Ribes, journaliste pro-tibétain, explique que jusqu'à la fin des années 1970, les autorités chinoises qui le présentaient comme un « dangereux séparatiste » réussirent à dissuader la plupart des gouvernements de le contacter, mais que la fin des années 1980 vit un retournement remarquable de cette tendance. Ces rencontres ne prirent cependant toute leur signification politique qu'en 1989, année de la perte de crédibilité du gouvernement chinois avec Tian'anmen et de l'attribution du prix Nobel au dalaï lama. À défaut d'un siège de chef d'État, ce statut moral international lui permit d'ouvrir les portes fermées jusque là[198].

Le 17 octobre 2007, le 14e dalaï-lama reçoit la médaille d'or du Congrès.

Réfugié en Inde en avril 1959, le dalaï-lama est reçu par le Premier ministre Nehru et le socialiste indien George Fernandes. Dans les années 1980, les États-Unis et l'URSS le reçoivent et les décennies suivante il est reçu dans de nombreux autres pays par des chefs d'état dont la Tchécoslovaquie comme première personnalité étrangère invitée par Václav Havel, en Australie, et plusieurs fois aux États-Unis et au au Royaume-uni[198]. En 2007, il reçoit la Médaille d'or du Congrès, la plus haute distinction civile américaine[199].

En 2008, le dalaï-lama en visite en France est reçu au Sénat, y exprimant sa préoccupation sur la situation des droits de l'homme au Tibet[200] et le risque de disparition de la civilisation tibétaine[201]. Il ne rencontre pas le Président de la république Nicolas Sarkozy mais à huis clos sa femme Carla Bruni-Sarkozy et le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, et des personnalités de l'opposition qui lui apporte son soutien[202],[203],[204],[205]. Le 6 décembre 2008, le président français Nicolas Sarkozy le rencontre, dédramatisant la condamnation de la Chine qui menace de boycotter les produits français et appelant au dialogue[206],[207].

En 2012, il rencontre le Premier ministre britannique David Cameron, et les autorités chinoises gèlent les relations sino-britanniques pendant 18 mois[208]. Le 21 février 2014, Barack Obama le reçoit à la Maison Blanche, en privé. Pékin l'accuse de le soutenir et fait pression en mentionnant les relations sino-américaines[208].

Influence[modifier | modifier le code]

Richard Gere reçoit un khata des mains du 14e dalaï lama.

Le groupe de hip-hop new-yorkais les Beastie Boys, des vedettes d’Hollywood dont Richard Gere, Harrison Ford et sa femme Melissa Mathison, Alec Baldwin, Carmen Electra, Barbra Streisand, Todd Oldham, Oliver Stone, Sharon Stone, Willem Dafoe, Dennis Quaid, Meg Ryan, Steven Seagal, et Goldie Hawn se sont exprimées pour soutenir le dalaï-lama et la cause tibétaine[209].

Le Dalaï Lama noue une collaboration avec Francisco Varela et R. Adam Engle, qui donne lieu à une série d'échanges avec des scientifiques sous l'égide du Mind and Life Institute, association à but non lucratif créé en 1990 qui s'attache à explorer la relation de la science et du bouddhisme comme méthodologies dans la compréhension de la nature de réalité[210].

À cinq reprises, en 2003, 2004, 2005, 2008 et 2010, le dalaï-lama a fait partie du Time 100, classement des 100 personnes les plus influentes au monde établi par le magazine Time[211],[212],[213]. Le Time le classe premier en 2008[213].

Soutien et aide de la CIA au cours de la Guerre froide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Relations internationales du Tibet.

Selon des documents officiels américains rendus publics en 1988, la CIA poursuivit en 1964 son soutien actif aux mouvements tibétains, en particulier « l'entourage du dalaï-lama », la guérilla tibétaine, et à l'organisation d'opérations de renseignement à l'intérieur du Tibet. La CIA a soutenu financièrement la création de Tibet Houses à New York et à Genève destinées à servir de représentation non officielle au dalaï-lama et à maintenir le concept d'une identité politique tibétaine, celle de New York avait pour but de travailler en étroite collaboration avec les délégations de différents pays soutenant les Tibétains aux Nations unies[214].

Ces documents de la CIA montrent que l'aide directe de la CIA a continué jusqu'au début des années 1970[215]. Peu de temps après, le gouvernement du dalaï-lama démentait que le dirigeant tibétain ait profité personnellement d'une subvention annuelle de 180 000 US$ qui lui était destinée[216]. Lodi Gyari, représentant du dalaï-lama à Washington, déclare ne pas avoir eu connaissance de cette subvention et de la façon dont elle a été dépensée. Sur le soutien de la CIA aux Tibétains, il déclare : « C'est un secret dévoilé, nous ne le contestons pas. »[215].

Le dalaï-lama affirme, dans ses mémoires, s'être démarqué des opérations de la CIA et de la guérilla tibétaine : « Quoique j'eusse toujours admiré la détermination de ces guérilleros, leurs activités n'avaient jamais eu mon appui… »[44]. Cependant Gompo Tashi Andrugtsang, le chef du mouvement de résistance Chushi Gangdruk, cite dans son autobiographie la lettre que le dalaï-lama lui envoya fin mars début avril 1959, pour lui annoncer sa nomination au rang de général et l'encourager à poursuivre la lutte[217][réf. insuffisante].

Relations avec les lauréats du prix Nobel de la paix[modifier | modifier le code]

En octobre 2009, huit lauréats du prix Nobel de la paix, fondatrices de Nobel Women's Initiative (en) ou membres de la fondation PeaceJam, ont signé une déclaration remise au dalaï-lama en Inde, exhortant le gouvernement chinois à prendre des mesures immédiates et constructives pour résoudre le statut du Tibet et mettre fin à une politique oppressive, qui, affirment-ils, continue à marginaliser et appauvrir les Tibétains sur leur propre terre[218]. En plus de ces 3 lauréats du Nobel, Desmond Tutu, Adolfo Perez Esquivel, Rigoberta Menchu Tum, Betty Williams, Wangari Maathai ont aussi signé cette déclaration[219].

Selon Robert A.F. Thurman, le dalaï-lama fut en contact avec Nelson Mandela, et l'incita à orienter le Congrès national africain dans la voie de la non-violence[220] et le rencontra deux fois[220]. Il fut invité en 2009 par Nelson Mandela et Frederik de Klerk pour s'exprimer sur la paix, l'harmonie et le rôle du football dans le monde à l'occasion d'une conférence de la Coupe du monde de football de 2010, mais s'était vu refuser un visa, ce qui mena à l'annulation de la conférence[221]. Un second visa lui fut refusé en octobre 2011 pour les 80 ans de Desmond Tutu et Jacob Zuma fut accusé d'avoir cédé aux pressions de la Chine[222].

Le dalaï-lama a salué la libération de Aung San Suu Kyi par le régime birman. Il a rencontré la lauréate du prix Nobel pour la paix la première fois le 19 juin 2012 à Londres[223],[224]. Il lui écrit une lettre en août 2012 où il a dit être « profondément attristé » et rester « très préoccupés » par les violences infligées aux musulmans en Birmanie[225].

Relations avec les dissidents chinois[modifier | modifier le code]

Le dalai-lama en 2012 avec des membres du Parti démocrate chinois

À diverses reprises, le 14e dalaï-lama a rencontré des dissidents chinois : le politologue Yan Jiaqi (en 1989 et 2009)[226],[227], l’astrophysicien Fang Lizhi (en 1991)[228], le militant des droits de l’homme Wei Jingsheng (en 2008)[229] et l’écrivain Wang Lixiong, les militants des droits de l’homme Teng Biao et Jiang Tianyong (en 2011)[230].

Relations avec le peuple indien[modifier | modifier le code]

En marge d’une conférence à l'Indian Institute of Management Ahmedabad en janvier 2008, le dalaï-lama a déclaré à la communauté tibétaine de la région du Gujarat et du Rajasthan : « Les Tibétains devraient mettre le plus grand effort dans la prise de conscience au sujet de l'identité tibétaine et son patrimoine culturel, riche et unique parmi les communautés indiennes locales. », ajoutant : « Nous devrions être fiers de notre histoire et civilisation millénaire et de notre écriture reconnue comme une des plus anciennes, originaire de l'Inde. »[231],[232].

Le dalaï-lama et la République populaire de Chine[modifier | modifier le code]

Politique de la « voie médiane » vis-à-vis de la Chine[modifier | modifier le code]

Entre 1979 et 1987, avec l'accord des autorités chinoises, il a envoyé 5 missions au Tibet pour renouer le dialogue avec la Chine[198]

Le dalaï-lama a proposé aux Tibétains une voie intermédiaire, dite voie médiane, entre la situation actuelle du Tibet sous domination chinoise et l'indépendance. Il s'agit d'une politique modérée visant une réelle autonomie pour tous les Tibétains dans les trois provinces traditionnelles du Tibet, dans le cadre de la RPC[233]. Du fait des graves problèmes survenus au Tibet en 2008, en septembre 2008, le dalaï-lama a appelé le Parlement tibétain en exil et le Kashag (le Cabinet ministériel) à organiser une réunion urgente sur le Tibet, comme l’autorise l'article 59 de la Constitution du Tibet. Le Premier ministre tibétain, le professeur Samdhong Rinpoché, à qui l’on demandait si la réunion pouvait influer sur la demande actuelle d'autonomie réelle du Tibet, a dit qu'il ne le pense pas : « Nous sommes engagés dans notre approche de la voie médiane et nous continuerons nos efforts pour une autonomie authentique dans le cadre de la Chine, et cela ne changera pas. Mais cette réunion sera sûrement une bonne plateforme de discussion pour l’expression des diverses opinions de la communauté tibétaine. »[234],[235]. Le 10 mars 2009, dans son message à l’occasion du 50e anniversaire du soulèvement de Lhassa, le dalaï-lama affirme que le résultat de cette réunion a montré que la majorité des Tibétains sont favorables à la Voie Médiane visant une autonomie pour tous les Tibétains[236].

Le dalaï-lama selon la RPC[modifier | modifier le code]

Selon la RPC, par un télégramme envoyé le 24 octobre 1951, le 14e dalaï-lama a formellement accepté, avec le gouvernement central et de la région du Tibet, l'accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet[52]. Député du Tibet, il a participé à la première assemblée nationale populaire en 1954 et a été choisi comme chef du Tibet.

Depuis 1979, les dirigeants de la RPC ont toujours eu la même exigence à son égard : le dalaï-lama doit reconnaître que le Tibet fait partie intégrante de la Chine et renoncer à demander une autonomie qui ne seraient pour eux qu'une indépendance déguisée[237]. En novembre 2008, des représentants chinois ont déclaré : « À aucun moment ou en aucune circonstance nous ne ferons preuve de faiblesse, il n'est pas question d'« indépendance » du Tibet, de « semi-indépendance » ni d'« indépendance déguisée ». »[238]. D'autres représentants ont aussi affirmé que « la porte resterait toujours ouverte pour permettre au dalaï-lama de revenir à une position patriotique. »[239].

Prédictions concernant la RPC[modifier | modifier le code]

En octobre 1989, lors d'une conférence, le dalaï-lama déclara qu'à son avis il y aurait des changements positifs en Chine dans les cinq à dix ans qui allaient suivre et qu'il pourrait y avoir bientôt des changements chez les dirigeants chinois[240].

Dans un texte publié en février 1992, Guidelines for Future Tibet Policy, il affirme que les dirigeants chinois n'ont pas d'autre choix que de trouver une solution pacifique à la question du Tibet et que dans peu de temps ils se trouveront contraints de quitter celui-ci[241].

En décembre 1999, alors qu'il était dans la ville du Cap en Afrique du Sud pour assister à une réunion du Parlement mondial des religions, il prédit la fin du totalitarisme en Chine[242].

En mars 2011, dans un entretien avec le rédacteur en chef du journal thaïlandais The Nation, il a déclaré qu'il vivrait assez longtemps (jusqu'à 113 ans) pour voir le Tibet libre[243].

Mise en perspective[modifier | modifier le code]

Les religieux et les aristocrates tibétains étaient, pour la plupart, opposés au communisme, du fait notamment de l'athéisme officiel du régime et de la collectivisation des terres entraînant la disparition du pouvoir des monastères et de l'aristocratie tibétaine, mais aussi des famines[244], ce qui explique en partie les révoltes qui commencèrent vers 1956 dans le Kham et l'Amdo.

Une autre notion à prendre en considération : le PCC, en tant que parti unique, s'assimile à l'État chinois, à la RPC. Il en découle que toute organisation non intégrée à lui est anti-chinoise, d'où le terme récurrent de « forces anti-chinoises étrangères ».

L'accord en 17 points est un document signé par les représentants du 14e dalaï-lama et ceux de la RPC le 23 mai 1951 à Pékin. Cependant, cet accord fut dénoncé par le dalaï-lama et son gouvernement, car selon eux il fut signé par les Tibétains sous la contrainte[245].

Il faut cependant noter que l'accord en 17 points fut le premier document dans l'histoire tibétaine à décréter la souveraineté chinoise sur le Tibet, même s’il reconnaissait le droit au gouvernement du dalaï-lama de continuer à administrer le Tibet[246].

Au début, le dalaï-lama était personnellement en faveur des réformes qui furent proposées par Mao Zedong pour moderniser le Tibet et était d'avis d'essayer d'atteindre un compromis opérationnel avec les Chinois. Il s’agissait notamment d’une campagne de « transformation socialiste de l'agriculture »[247].

Cependant, la manière avec laquelle la réforme fut appliquée, et en particulier son imposition par la force, entraînèrent une révolte de la population tibétaine. Vers 1955-56, la situation à l'intérieur du Tibet commença à se détériorer rapidement. Au sein du gouvernement chinois, les partisans de la ligne dure poussaient pour commencer à appliquer « la transformation socialiste » au Tibet. Dans le Kham (Est du Tibet historique), les Tibétains commencèrent à se rebeller[247],[248]. En effet, fin 1955, Li Jingquan, le secrétaire du Parti au Sichuan, commença les réformes dans les secteurs tibétains du Sichuan, le Kham. Le résultat de cette campagne fut désastreux pour le Tibet puisqu’il aboutit à une révolte majeure dans la région du Kham. Des réfugiés tibétains affluèrent au Tibet central et cette révolte déborda finalement sur le Tibet politique et fut un facteur majeur précipitant le soulèvement à Lhassa de 1959[247].

Mao fit une dernière tentative pour sauver sa politique gradualiste en 1957 quand il réduisit le nombre de cadres Han et de troupes au Tibet et écrivit au dalaï-lama lui promettant que la Chine n'appliquerait pas les réformes socialistes sur les terres au Tibet pendant les six prochaines années. De plus, à la fin de cette période, Mao déclara qu'il remettrait encore les réformes à plus tard si les conditions n'étaient pas mûres[247].

Cependant l'agitation au Tibet s’amplifia et, en mars 1959, un soulèvement important eut lieu à Lhassa. Le dalaï-lama dut quitter le Tibet pour l'exil en Inde. Lors d'une déclaration de presse en Inde, le 18 avril 1959, le dalaï-lama dénonça l'accord en 17 points affirmant qu'il avait été signé sous la pression du gouvernement chinois. Il chercha un soutien international pour résoudre le conflit au Tibet. La question du Tibet apparut alors comme un problème international[246].

En mai 2012, le dalaï-lama révèle avoir reçu des rapports du Tibet selon lesquels des agents chinois ont entrainé des femmes tibétaines dans le but de l’empoisonner. Il vit sous la protection d'un cordon de sécurité sur les conseils de la sécurité indienne[249].

Dans le Sichuan, en juillet 2013, à l'occasion du 78e anniversaire du dalaï-lama, la police tire sur des moines tibétains dont 2 sont grièvement blessés[250].

Relations avec des représentants religieux[modifier | modifier le code]

Le 14e dalaï-lama et le rabbin Zalman Schachter-Shalomi (en) lors du dialogue judéo-bouddhiste à Dharamsala en Inde, le 25 octobre 1990
Le 14e dalaï-lama et Desmond Tutu à Vancouver au Canada en 2004.

Dialogue inter-religieux[modifier | modifier le code]

Le 6 janvier 2009, à Mahuva (en) dans le Gujarat le dalaï-lama a inauguré une conférence interreligieuse appelée «Dialogue des religions et symphonie mondiales ». Convoquée par le prédicateur hindou Morari Bapu (en), cette conférence explore « les moyens pour traiter la discorde parmi les religions majeures », selon ce prédicateur[251],[252].

Rencontres avec le pape[modifier | modifier le code]

Le 30 septembre 1973, le dalaï-lama a été reçu par le pape Paul VI au Vatican[253].

Il a rencontré le pape Jean-Paul II au Vatican en 1980, 1982, 1986, 1988 et 1990. Plus tard, le 27 janvier 2003, après une audience avec le pape, le dalaï-lama a déclaré lors de sa rencontre avec le président du Sénat italien Marcello Pera : « J'ai dit au pape mon admiration pour ce qu'il a fait pour la paix et l'harmonie religieuse dans le monde ».

Le 13 octobre 2006, il a rencontré le pape Benoît XVI dans le cadre d’une « rencontre privée, de courtoisie, aux contenus religieux »[254]. Le 13 décembre 2007, Benoît XVI, qui devait le recevoir au Vatican[255], annule l'entrevue sur l'insistance de la Chine[256],[257]. Désolé, le dalaï-lama[258] déclare que la Chine accroît sa pression au Tibet[259].

Rencontres avec l’abbé Pierre[modifier | modifier le code]

En 1991, l'abbé Pierre rencontra le dalaï-lama lors des journées inter-religieuses pour la paix. Propriétaire, entre 1994 et 1998, de la vigne à Farinet, la plus petite vigne cadastrée du monde, créée par Jean-Louis Barrault, l'abbé Pierre offrit celle-ci au dalaï-lama en août 1999, à l'occasion d'une visite conjointe dans la commune suisse de Saillon[260],[261].

Rencontres avec Desmond Tutu[modifier | modifier le code]

Le dalaï-lama rencontra son ami de longue date Desmond Tutu en 2004 lors d'une conférence organisée par Victor Chan à Vancouver, et ayant pour thème la paix et la réconciliation[262],[263].

Faute de visa, le dalaï-lama ne put se rendre aux célébrations des 80 ans de Desmond Tutu en octobre 2011. La justice sud-africaine qualifia d'illégal le retard dans décision de délivrer ce visa. Desmond Tutu a rendu visite au dalaï-lama le 10 février 2012 à Dharamsala[264].

Appels du Global Council of Indian Christians[modifier | modifier le code]

En avril 2009, le Global Council of Indian Christians a appelé le dalaï-lama à persuader les bouddhistes du Sri Lanka de poursuivre dans la voie de la paix et de la réconciliation[265].

En juillet 2010, le Global Council of Indian Christians (GCIC), une ONG d'obédience protestante qui milite contre les violences contre les chrétiens et qui craint une reproduction « bhoutanaise » des lois anti-conversion indiennes et des persécutions qui les ont accompagnées, a appelé le dalaï-lama à prendre position contre un projet de loi anti-conversion du gouvernement du Bhoutan, projet qui ne « respecte pas la voie de la tolérance enseignée par le Bouddha »[266].

Relations avec Thich Quang Do, patriarche de l'Église bouddhiste unifiée du Viêt Nam[modifier | modifier le code]

Le dalaï-lama lança plusieurs appels dans les années 1990 pour obtenir la libération du patriarche de l'Église bouddhiste unifiée du Viêt Nam, Thich Quang Do, emprisonné à plusieurs reprises. Amnistié en 1998, Thich Quang Do en fut informé par Vo Van Ai, porte-parole de l’EBUV à Paris. En 2012, Thich Quang Do, fit parvenir depuis le monastère Zen Thanh Minh à Saigon où il est en résidence surveillée une lettre au dalaï-lama exprimant sa solidarité avec les Tibétains dans leur combat, après des immolations[267],[268].

Relations avec des chefs spirituels hindous[modifier | modifier le code]

Ravi Shankar le dalaï-lama et A.P.J. Abdul Kalam en 2008

La visite du dalaï-lama à la Khumba Mela à Allahabad en janvier 2001 marqua le début de rencontres de deux grandes traditions spirituelles de l'Inde que sont le bouddhisme et l'hindouisme. Elle fut suivie d'interactions régulières privés et publiques avec nombre de chefs spirituels hindous tels que Ravi Shankar, Swami Prakasananda du Sree Narayana Trust (en), Dada Vaswani (en) et Shivakumara Swamiji (en)[269]. Peu après le 11 septembre 2001, Ravi Shankar et le dalaï-lama participèrent à un colloque organisé par la Bengal Chamber of Commerce and Industry (en) de Calcutta, envoyant un message de paix[270]. En septembre 2004, ils participèrent tous deux aux célébrations du Guru Granth Sahib[271]. En janvier 2008, avec Ravi Shankar, Baba Ramdev[272] et l'ancien président de l'Inde A.P.J. Abdul Kalam, il participe à lancer Global Foundation for Civilisational Harmony qui vise à promouvoir la paix et l'harmonie dans le monde[273]. En janvier 2009, avec Ravi Shankar, il consacra une statue du Bouddha à Gulbarga dans le Karnataka[274]. Ravi Shankar rencontra pendant une heure le dalaï-lama en 2011 dans sa résidence de Dharamsala lors d'une visite de six jours qu'il effectua en Himachal Pradesh[275]. En janvier 2014, lors d'une visite à Coimbatore, le dalaï-lama dévoila une statue commémorative à l'occasion du 150 anniversaire de la naissance de Vivekananda qu'il admire et dont il se considère un héritier tentant de mettre en pratique son rêve d'harmonie inter-religieuse dans le monde[269].

Relations avec d'autres composantes du bouddhisme tibétain[modifier | modifier le code]

Le dalaï-lama rencontre Lopön Tenzin Namdak, chef religieux bön en 1978
Le 14e dalaï-lama à Bodhgayâ en Inde en 2003 conférant l'enseignement du Kalachakra.

Relations avec le panchen-lama[modifier | modifier le code]

Depuis le 5e dalaï-lama (1617-1682), qui offrit le monastère de Tashilhunpo et le titre de panchen-lama à son professeur, Lobsang Chökyi Gyalsten, il est convenu que le dalaï-lama et le panchen-lama participent chacun à l'identification du successeur de l'autre.

Après la mort le 28 janvier 1989 du 10e panchen-lama, le dalaï-lama proposa au gouvernement de Pékin de dépêcher une délégation de hauts dignitaires religieux pour participer à la recherche de sa réincarnation, mais l’offre fut rejetée par la Chine. Le dalaï-lama organisa des recherches suivant les traditions tibétaines. En accord avec le choix de Chadrel Rinpoché au Tibet, le jeune Gedhun Choekyi Nyima, fils de nomades tibétains, fut sélectionné, et le 14 mai 1995, cet enfant de six ans fut officiellement reconnu par le dalaï-lama comme étant le 11e panchen-lama. Cet enfant a été enlevé à l'âge de six ans et maintenu prisonnier par le gouvernement chinois depuis le 17 mai 1995.

Le 29 novembre 1995, le gouvernement de la RPC, a désigné comme successeur du 10e panchen-lama, Gyancain Norbu, un enfant ayant, selon Gilles Van Grasdorff, un lien de parenté avec Raidi, un membre du Parti communiste chinois qui était président du Comité permanent de l'Assemblée populaire de la Région autonome du Tibet à cette époque[276].

Relations avec le karmapa[modifier | modifier le code]

Le 7 juin 1992, le 14e dalaï-lama reconnut officiellement Orgyen Trinley Dorje comme 17e karmapa, dirigeant d'une école du bouddhisme tibétain. Le 28 décembre 1999, Orgyen Trinley Dorjé entreprit la traversée de l’Himalaya qui allait le mener jusqu’à la résidence du dalaï-lama à Dharamsala dans le nord de l'Inde[277].

Relations avec la tradition Jonang[modifier | modifier le code]

La tradition Jonang, considérée comme la 5e école du bouddhisme tibétain, a été reconnue par le 14e dalaï-lama, qui a désigné comme son représentant l'actuel Bogdo Gegen, Jampal Namdol Chokye Gyaltsen, âgé d'une soixantaine d'années, né à Lhassa. Identifié comme réincarnation du 8e Jebtsundamba à l'âge de quatre ans, il s'est enfui à Dharamsala (Inde) en 1959.

Dénonciation du culte bouddhiste tibétain de Dordjé Shougdèn[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Controverse Dordjé Shougdèn.

Dordjé Shougdèn, une déité du bouddhisme tibétain, fait l'objet d'un culte de la part d'adeptes dans le monde. On avance le chiffre de 100 000 adeptes[278]. Le dalaï-lama lui-même pratiqua ce culte mais commença à le rejeter au milieu des années 1970, accusant en 1996 le culte d'être celui d'un esprit et de constituer une menace pour le bien et la cause du Tibet[279]. Le 7 janvier 2008, il aurait condamné ce culte lors d'un discours prononcé dans le sud de l'Inde : « À cause de cette déité, certains sont devenus violents. C’est intolérable, je ne veux plus de désordre dans les monastères et à ceux qui ne sont pas contents, dites-leur que le dalaï-lama approuve les expulsions ordonnées par les abbés dans les temples. ». Toutefois, d'après une autre traduction diffusée par Envoyé spécial, le dalaï-lama aurait en fait déclaré : « À cause de cette déité, certains sont devenus violents. C’est intolérable, je ne veux plus de désordre dans les monastères et à ceux qui ne sont pas contents, dites-leur que le dalaï-lama approuve les expulsions ordonnées par les abbés dans les temples. »[280]. Cette condamnation fait peser une menace de scission. Les adeptes, ostracisés par la communauté tibétaine émigrée, sont ouvertement accusés par des proches du dalaï-lama de soutien à la Chine et de trahir la cause tibétaine[281]. Le dalaï-lama, pour sa part, a affirmé que les institutions tibétaines en exil n'avaient pas expulsé les adeptes du culte de Dordjé Shougdèn des camps de réfugiés en Inde[282].

À l’occasion de déplacements du dalaï-lama, des membres de la Société des pratiquants du culte de Shougdèn (Western Shugden Society (en) ou WWS), manifestèrent en 2008 en Angleterre, aux États-Unis, en Australie, en France, en Allemagne, pour revendiquer la liberté de culte et protester contre l’expulsion de moines de monastères en Inde[283], [284]. En Grande-Bretagne, la venue du dirigeant bouddhiste fut saluée par des manifestants aux cris de « Dalai Lama, stop lying! » ou « Dalai Lama, give religious freedom! »[285]. En février 2014, lors de son séjour aux États-Unis, Tenzin Gyatso fut accueilli à San Francisco par des douzaines de moines et nonnes shougdénistes aux cris de « Dalaï-lama, accorde-nous la liberté de religion »[286]. À la suite de ces manifestations aux États-Unis et d'autres en Norvège, les communautés tibétaines aux États-Unis et au Canada ont condamné ce qu'elles considèrent être de la « diffamation »[287]. De même, l'Association allemande des ordres bouddhistes (DBO) déclara se dissocier de ces manifestations[288].

Critiques[modifier | modifier le code]

Critique de Barry Sautman à propos de l'apologie de la non-violence[modifier | modifier le code]

Dans un essai publié en 2010 et intitulé "Vegetarian between Meals": The Dalai Lama, War, and Violence, le professeur Barry Sautman s'interroge sur la représentation universelle du dalaï-lama sous les traits d'un apôtre de la non-violence. Il soutient que le dalaï-lama, tout en prônant la non-violence en général, a apporté son soutien à un certain nombre de guerres, surtout celles de l'Inde et des États-Unis, les deux principaux mentors des exilés tibétains[289].

Dans un article publié sur le site de World Tibet News, l'écrivain et militant politique Josh Schrei[290] affirme que l’essai de Sautman est une diffamation. Josh Schrei qualifie Sautman d’apologiste, qui prend parti pour un occupant totalitaire, une position que lui-même n'envie pas[pertinence contestée][291].

Le dalaï-lama déclare qu'il est profondément opposé à la guerre, sans pour autant recommander l'apaisement. Il reconnaît nécessaire de maintenir une position forte pour contrecarrer une agression injuste. Il cite l'exemple de la Seconde Guerre mondiale comme étant entièrement justifiée pour « sauver la civilisation » de la tyrannie de l'Allemagne nazie, à l'instar de Winston Churchill. Il pense aussi que la Guerre de Corée est justifiée, parce qu'elle a donné à la Corée du Sud la possibilité de développer graduellement la démocratie. Il précise cependant que l'on ne peut juger si un conflit était justifié pour des raisons morales qu'avec le recul. Il affirme ainsi que nous pouvons voir maintenant que durant la Guerre froide, le principe de dissuasion nucléaire avait une certaine valeur. Il ajoute néanmoins, qu'il est très difficile d'évaluer ces questions avec précision, que la guerre est la violence et que la violence est imprévisible. Il conclut qu'il vaut mieux éviter la guerre si possible, et ne jamais présumer pouvoir connaître à l'avance si son issue sera avantageuse ou non[292].

Critique au sujet des émeutes de Lhassa de 2008[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Troubles au Tibet en mars 2008.

Selon l'agence Reuters, la 12e Samding Dorje Phagmo, seul tulku femme d'État au Tibet et vice-présidente du Comité permanent du Parlement régional de la Région autonome du Tibet, a déclaré à l'agence Chine nouvelle fin avril 2008 à propos des émeutes de Lhassa en mars 2008 que « les péchés du dalaï-lama et de ses partisans viol(ai)ent gravement les enseignements et préceptes fondamentaux du Bouddhisme et nuis(ai)ent gravement à l'ordre normal et à la bonne réputation du Bouddhisme tibétain traditionnel. ». La supérieure du monastère de Samding, qui était partie en exil en 1959 puis est revenue en Chine et est devenue vice-présidente de la Conférence consultative politique du peuple chinois de la région autonome du Tibet et membre de l'Assemblée nationale populaire[293], a déclaré à l'agence Chine nouvelle que « l'ancien Tibet était arriéré et cruel, la vie des serfs y était pire que celle des chevaux et du bétail. »[294].

Critiques de ses fréquentations[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, Tenzin Gyatso déclare être « ami » de Shoko Asahara[295], leader de Aum Shinrikyo, mouvement connu pour être responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, et auquel il aurait, bien avant l'attentat, délivré des lettres de recommandation[296],[297], ainsi qu'une mission de propager le bouddhisme au Japon : « Asahara a l'esprit d'un bouddha. Il a pour mission de rendre la vérité »[298], et aurait reçu de l'argent du mouvement[299]. Le dalaï-lama conteste la demande de propager le bouddhisme au Japon, déclarant « ne lui avoir donné aucune mission spéciale »[300]. Une photo de Shoko Asahara remercié par le dalaï-lama a été prise[301],[302]. Cette amitié a troublé plusieurs observateurs après les évènements, comme Christopher Hitchens, ou encore Shiro Matsumoto, professeur de bouddhisme à Komazawa University (en)[303]. Quelques jours après l'attentat, interviewvé par Kyodo News, le dalaï-lama déclara que Asahara n'était en fait « qu’une connaissance plutôt que son disciple »[304]. Le dalai-lama a également fait amende honorable en déclarant que le fait d'avoir soutenu l’homme et son organisation montrait qu’il n’était « pas infaillible ni divin »[299], ni un « Bouddha vivant »[305].

Selon Ian Reader, professeur d'études religieuses à l'université de Lancaster, le dalaï-lama a rencontré Shoko Asahara, comme nombre d'autres chef religieux japonais, fut photographié avec lui, et l'a complimenté au travers de lettres officielles, ce qui fut utilisé par Aum Shinrikyo pour se construire une image d'une relation proche et d'approbation, ce que réfuta le dalaï-lama, indiquant que des actions violentes telles que celles dont Aum est accusé sont contraires aux enseignements bouddhistes[306]. Selon l'historien Patrick French, les détracteurs du dalaï-lama l'accusent d'avoir été lié à Shoko Asahara[307]. Selon Thomas Heberer, professeur de science politique et des études asiatiques à l'université de Duisbourg et Essen, la propagande chinoise lia le dalaï-lama à Shoko Asahara dès 1995[308].

Vienne, Autriche, en 2012.

Les trois engagements du dalaï-lama[modifier | modifier le code]

Le dalaï-lama déclare avoir trois engagements : la promotion des valeurs humaines, celle de l'harmonie entre religions, et celle de la cause tibétaine, dans un ordre de priorité qu'il explique être relié à ses qualités d'être humain pour les 6 milliards de personnes, de bouddhiste pour la moitié de la population religieuse, et de Tibétain, pour les 6 millions de ses compatriotes et les 100 millions d'êtres humains qui dépendent de l'environnement écologique et géographique du Tibet où se trouvent les sources de la plupart des fleuves d'Asie[309],[310].

Prises de position sur des questions politiques, sociales, humaines[modifier | modifier le code]

Compassion et sagesse[modifier | modifier le code]

À l'occasion d'un discours prononcé en 1984, le dalaï-lama déclarait :

« La pratique de la compassion et de la sagesse est utile à tous, particulièrement à ceux qui ont des responsabilités nationales et qui ont entre leurs mains le pouvoir et la possibilité de mettre sur pied une structure rendant possible la paix dans le monde »[311].

Pour Barry Sautman, la compassion du dalaï-lama est déconnectée de grandes luttes bien précises menées par les opprimés, comme celles contre l'apartheid en Afrique du Sud et l'occupation de territoires palestiniens[312].

Voir plus haut le chapitre « Critique de Barry Sautman à propos de l'apologie de la non-violence » pour un commentaire sur l'article de Sautman.

Pourtant, après l'arrestation de Nelson Mandela, Walter Sisulu et Govan Mbeki (en) le 11 juillet 1963, le dalaï-lama signa avec 143 autres personnalité une pétition internationale appelant la communauté internationale à dénoncer non seulement les arrestations mais les législations de l'apartheid[313]. Dans son ouvrage publié en 2008, Robert A.F. Thurman écrit que le dalaï-lama avait été en contact avec Nelson Mandela, et l'avait incité à orienter le Congrès national africain dans la voie de la non-violence[220].

Concernant le conflit israélo-palestinien, le dalaï-lama a visité Israël à plusieurs reprises depuis 1994[314], et s'est exprimé officiellement en 2006 à ce sujet[315]. Dans une déclaration datant de janvier 2009, le dalaï-lama exhorta les Israéliens et les Palestiniens à mettre fin au combat et à commencer à se respecter mutuellement[316].

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Le 14e dalaï-lama est opposé à la peine de mort. Dans un appel lancé en 2005 pour l'abolition, il a déclaré que les criminels devraient être traités « avec compassion et non pas avec colère » et qu'il fallait « les condamner pour leur faire comprendre qu’ils ont commis de mauvaises actions, mais aussi leur montrer qu’ils font toujours partie de la société et qu’ils peuvent changer »[317].

Guerre[modifier | modifier le code]

Lors d'un discours au Parlement européen en octobre 2001, le dalaï-lama déclarait :

« Dans le contexte de la mondialisation naissante, toutes les formes de violence, dont la guerre, sont des moyens tout à fait inadaptés pour résoudre les conflits. La violence et la guerre ont toujours fait partie de notre histoire. Autrefois, il y avait des vainqueurs et des vaincus. Mais, aujourd'hui, si un conflit mondial devait avoir lieu, il n'y aurait plus aucun vainqueur. Nous devons donc avoir le courage et le discernement de réclamer un monde sans armes nucléaires et, à long terme, sans armée nationale. Depuis les terribles attaques qui ont eu lieu aux États-Unis, la communauté internationale doit tout tenter pour que cet événement horrible et odieux serve à développer un sens de la responsabilité à l'échelle du monde permettant que prévale l'usage du dialogue et de la non-violence pour résoudre les différends »[318].

Selon le Lt Col M. C. Sharma, en 1971, lors de la Troisième guerre indo-pakistanaise, le dalaï-lama donna son accord pour que les Forces spéciales des frontières, un régiment de Tibétains créé au sein de l'armée indienne en 1962 pour lutter, selon Amitava Sanyal, contre l'armée chinoise au Tibet[319] vers la fin de la guerre sino-indienne[320],[321] pour diriger des opérations secrètes derrière les lignes chinoises dans l'éventualité d'une nouvelle guerre sino-indienne selon d'autres auteurs[322], combatte l'armée pakistanaise dans les Chittagong Hill Tracts comme les Mukti Bahini (en)[323]. Pour Manas Paul, le dalaï-lama a toujours conservé une distance vis-à-vis des Forces spéciales des frontières, sans soutenir ni s'opposer à l'initiative indienne[324].

Bombardements américains en Afghanistan en 2001[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre d'Afghanistan (2001).

Le 24 octobre 2001, au cours d'une conférence de presse ayant suivi son discours au Parlement européen[318], le dalaï-lama déclara :

« Je suis surpris et j'admire le fait que, en ce moment, contrairement à ce qui s'est passé pendant les deux guerres mondiales, la guerre de Corée et la guerre du Viêt Nam, les États-Unis sont très, très prudents dans la sélection de leurs cibles, et qu'ils prennent un maximum de précaution pour éviter des pertes civiles » en Afghanistan, ajoutant cependant « je pense que les méthodes non violentes sont plus appropriées, plus efficaces pour lutter contre le terrorisme », « les bombes ne peuvent détruire que les choses physiques, pas les pensées ou les émotions »[325],[326].

Guerre d'Irak[modifier | modifier le code]

Article détaillé : guerre d'Irak.

En mars 2003, le dalaï-lama, avait déclaré, alors que la menace de la guerre en Irak était dans tous les esprits : « La guerre doit être reléguée dans les poubelles de l’histoire »« Quand les armes parlent, le résultat est la mort et la destruction. Les armes ne distingueront pas entre l’innocent et le coupable. Un missile, une fois envoyé, ne respectera pas les innocents, les pauvres, les sans défense, ou ceux dignes de compassion. Par conséquent, les vrais perdants seront les pauvres et les sans défense, ceux qui sont complètement innocents, et ceux qui mènent une existence simple »[327].

En septembre de la même année, après avoir rencontré le président américain Bush, le dalaï-lama devait déclarer, lors d'un entretien accordé à l'agence Associated Press, qu'il était trop tôt pour juger si la guerre en Irak (pays envahi quelques mois plus tôt) était justifiée. « Je crois que l'histoire le dira », a-t-il ajouté[328].

En avril 2009, il a critiqué les guerres américaines en Afghanistan et en Irak, comparant les États-Unis à la Chine, critiquée pour sa répression des manifestants tibétains en 2008[329].

Armes nucléaires et leur possession[modifier | modifier le code]

Essais nucléaires chinois[modifier | modifier le code]

Après le premier essai nucléaire de la RPC en 1964 le dalaï-lama déclara le 10 mars 1965 : « La gravité de la situation a été renforcée par les récents essais nucléaires chinois. Jusque-là, les puissances nucléaires ont montré beaucoup de mesure parce qu’elles réalisent pleinement que l’utilisation de l’arme atomique serait désastreuse pour l’humanité. Les autorités chinoises adopteront-elles la même réserve, une fois qu’elles seront en possession de bombes parfaitement opérationnelles ? Je crains qu’on ne puisse raisonnablement attendre une telle modération de la part d’un gouvernement dont l’ambition insensée ne connaît pas Dieu et ne respecte aucune limite »[330].

Selon Léonid Brejnev, dans un discours prononcé en 1957 à Moscou lors d'une Conférence des partis communistes, Mao Zedong évoquait avec une légèreté et un cynisme frappant la possibilité de voir la disparition de la moitié de l'humanité en cas de guerre nucléaire[331].

Bien que la Chine n'ait pas adhéré au traité sur l'interdiction des essais atmosphériques, elle s'y conforme dans les faits depuis son ultime essai atmosphérique le 11 octobre 1980 et a officiellement annoncé l'arrêt définitif des dits essais le 21 mars 1986. De plus, elle a annoncé un moratoire sur les essais souterrains à partir du 30 juillet 1996 puis a signé le traité sur leur interdiction le 24 septembre de la même année[332].

Essais nucléaires indiens[modifier | modifier le code]

Lorsque l'Inde procéda à l'essai nucléaire de Pokhran en 1998, entraînant des protestations de la part des pays développés, le dalaï-lama se prononça en faveur du droit de son pays d'accueil à la détention et la rétention de l'arme nucléaire :

« Je pense que les armes nucléaires sont trop dangereuses. Aussi devons nous tout faire pour leur élimination. Cependant, partir du principe que peu de nations méritent de posséder des armes nucléaires et que le reste du monde ne le mérite pas, cela n'est pas démocratique. Les nations développées ne doivent pas faire pression sur l'Inde pour que celle-ci se débarrasse de ses armes nucléaires. »[333].

Selon la Federation of American Scientists citant le Daily News, le dalaï-lama aurait exhorté l'Inde de ne pas répondre à la pression des nations développées pour arrêter son programme nucléaire et aurait dit qu'avec ces essais, l'Inde a prouvé qu'elle n'est plus une nation sous-développée et devrait avoir le même accès aux armes nucléaires que les pays en voie de développement, bien qu’il continue de promouvoir la paix et le désarmement nucléaire[334].

Les essais nucléaires indiens firent suite aux essais pakistanais[335]. Lors de son audition à la Commission des affaires étrangères en 1998, le dalaï-lama a insisté sur l’importance de l'élimination par étapes et complète des armes nucléaires, et a regretté les essais de l'Inde et du Pakistan qui risquent d'entraîner d’autres pays. Il rappelé qu’il n'est cependant pas équitable que seul cinq pays, membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, disposent des armes nucléaires[336].

Appel à l'abolition des armes nucléaires[modifier | modifier le code]

Le 1er novembre 2006, depuis Hiroshima, le dalaï-lama lança un appel à l'abolition des armes nucléaires[337].

Armes à feu dans les écoles aux États-Unis[modifier | modifier le code]

En 2001, selon le journaliste Hal Berton du Seattle Times, le dalaï-lama, invité à parler devant 7 600 élèves de secondaire de l'Oregon et du sud-ouest de Washington dans un établissement scolaire à Portland, discuta pendant plus d'une heure, exhortant les étudiants à briser le cycle de la violence qui peut affecter leurs vies et celle des écoles. Son message résonna à une époque où les écoles américaines doivent être sur leurs gardes contre les actes de violence perpétrés par des étudiants armés. Dans le public, se trouvaient 35 élèves de Thurston High School (en) à SpringfieldKip Kinkel tua ses parents et perpétua une tuerie scolaire en Oregon en 1998, tuant deux étudiants et en blessant 24 autres. En réponse à une lycéenne qui demandait comment réagir devant quelqu'un qui vise un camarade de classe, il déclara que si les actes de violence ne devaient pas être oubliés, il fallait cependant accorder son pardon à leurs auteurs. Mais si quelqu'un muni d'une arme à feu essaye de vous tuer, déclara-t-il, il serait judicieux que vous ripostiez avec votre propre arme à feu, en visant non pas la tête, où la blessure pourrait être mortelle, mais une autre partie du corps, la jambe par exemple[338].

En mai 2013, en visite à la la Nouvelle-Orléans cinq jours après une fusillade survenue durant un défilé pour la Fête des mères, il déclara « La seule chose que je dis aux gens, c'est que le véritable « contrôle des armes » commence ici », en pointant son cœur. « Nous devons éduquer. La condition humaine fondamentale c'est la compassion morale »[339].

Marxisme[modifier | modifier le code]

Le dalaï-lama plaisante en s'affirmant plus marxiste que les dirigeants chinois, critiquant la prééminence de l’argent, le fossé entre riches et pauvres en Chine, la corruption qui en découle, et l’exploitation notamment celle des enfants, qu’il qualifie d’impensable dans une Chine socialiste dirigée par un parti marxiste[340].

Le dalaï-lama se considère comme un sympathisant du marxisme, et a déclaré : « Les communistes se préoccupent avant tout d’égalité et des droits des indigents. »[341].

Toutefois, il reproche à la doctrine communiste de s'appuyer sur des prémices erronées incompatibles avec l'objectif visé. La dialectique marxiste basée sur des oppositions de classes conduisant à une pacification ultime n'est pas compatible avec la conception bouddhiste selon laquelle de telles oppositions ne peuvent qu'alimenter le cercle vicieux des oppositions. Le dalaï-lama est cependant d'accord avec Marx pour qui les oppositions de classes n'existent que conceptuellement du fait du crédit qu'on leur donne. Selon la logique bouddhiste, il suffit de rétablir la perception juste de l'inexistence inhérente des classes pour que l'opposition disparaisse d'elle-même sans lutte. Pour le dalaï-lama, la dialectique de la violence de Marx lui a été inspirée par son état d'esprit tourmenté, du fait qu'il n'arrivait pas à dépasser ses difficultés quotidiennes autrement que par une opposition systématique, nourrissant d'autres antagonismes à l'origine de la vie chaotique qui fut la sienne. Le dalaï-lama envisage une autre voie pour aboutir à une société sans classe, par dépassement compassionnel des oppositions, par consentement progressif, un processus de conversion des cœurs plus long mais plus sûr. Dans l'attente, la démocratie, en dépit de ses imperfections et de ses injustices permet la liberté civile nécessaire à ce long cheminement. Ainsi, même si le dalaï-lama préfère sur un plan théorique le communisme, il remarque qu'en pratique, les pays capitalistes démocratiques laissent bien plus de liberté à l'homme[342].

Éthique laïque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Éthique laïque.

Le dalaï-lama a consacré un livre complet à l'éthique laïque, intitulé Sagesse ancienne, monde moderne - Éthique pour le nouveau millénaire[343]. Le 7 juin 2009, le dalaï lama donna une conférence à Paris sur ce thème[344],[345]. Selon le dalaï-lama, la compassion et l'affection sont des valeurs humaines indépendantes des religions : « Nous avons besoin de ces valeurs humaines. Je les appelle valeurs éthiques laïques, ou convictions laïques. Elles sont sans relation avec une religion particulière. Même sans religion, même agnostique, nous avons la capacité pour promouvoir ces valeurs »[346].

Homosexualité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddhisme et homosexualité.

En 1993, dans un entretien à Marzens, le dalaï-lama déclarait :« L'homosexualité, qu'elle soit entre hommes ou femmes, n'est pas en soi incorrecte. Ce qui l'est, c'est l'usage d'organes définis précédemments comme inadéquats lors de contacts sexuels. »[347].

En 2001, dans un entretien au magazine Le Point, il qualifait l'homosexualité se référant aux préceptes du bouddhisme : « Cela fait partie de ce que nous, les bouddhistes, appelons « une mauvaise conduite sexuelle ». Les organes sexuels ont été créés pour la reproduction entre l'élément masculin et l'élément féminin et tout ce qui en dévie n'est pas acceptable d'un point de vue bouddhiste [il énumère des doigts] : entre un homme et un homme, une femme et une autre femme, dans la bouche, l'anus, ou même en utilisant la main [il mime le geste de la masturbation] »[348].

Selon Eric Rommeluère, à la suite des réactions de la communauté homosexuelle américaine, le dalaï-lama s'est publiquement excusé de ce type de propos, en déclarant que « seuls le respect et l'attention à l'autre devaient gouverner la relation d'un couple, qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel[349] ».

Dans un ouvrage publié en 2001, il écrit : « Je pense que, selon le bouddhisme en général, l'homosexualité constitue surtout une faute par rapport à certains préceptes, mais elle n'est pas nuisible en soi, contrairement au viol, au meurtre ou à d'autres actes qui font souffrir autrui. Il en va de même de la masturbation. C'est pourquoi il n'y a aucune raison de rejeter les homosexuels ou d'avoir envers eux une attitude discriminatoire. »[350].

En 2005, dans un entretien au magazine Metro, il déclarait : « Comme le christianisme, le bouddhisme recommande d’éviter les relations sexuelles avec quelqu’un du même sexe. Mais, d’un point de vue social, cela ne pose pas de problème pour les gens n’ayant pas de foi particulière, du moment que les rapports sont protégés »[351].

Le dalaï-lama déclara en mars 2014 qu'il n'a aucune objection au mariage homosexuel, estimant que cela relève de « la loi de chaque pays » : « si deux personnes, un couple, estiment que c'est plus pratique, que cela les satisfait plus et que les deux côtés sont d'accord, alors d'accord »[352].

Extension du mode de vie occidental[modifier | modifier le code]

Lors d'une conférence sur l'environnement organisée le 20 avril 2008 par l'université du Michigan à Ann Arbor aux États-Unis, le dalaï-lama a notamment pris position sur la question du bien-fondé de l'extension du mode de vie occidental à toute la planète :

« Il n'y a tout simplement pas assez de ressources naturelles sur la planète pour faire vivre la totalité des six milliards d'habitants de la terre selon le mode de vie occidental. Comme il y a une limite aux ressources naturelles extérieures mais qu'il n'y en a pas aux ressources intérieures, il vaut mieux rechercher le contentement et la paix que les biens matériels. »[353].

Cette position a été qualifiée de malthusianiste par Mike Billington (en)[354].

Environ 7 000 personnes ont assisté à la conférence du dalaï-lama et ont apprécié son message selon une journaliste[355].

Dans ses entretiens avec Fabien Ouaki, il expliquait :

« Le concept économique le plus répandu en Occident veut que, tous les ans, les gens et les nations accroissent leurs revenus. (...) Nous devrons forcément un jour ou l'autre abandonner cette attitude désuète. (...) En Angleterre, j'ai discuté avec des experts des ressources planétaires. (...) J'en conclus qu'il faut réviser cette croyance en l'augmentation annuelle du PNB, et rapidement. Le principe est faux à la base : nous ne pouvons pas continuer de la sorte à vouloir produire et consommer toujours plus d'année en année. »[356].

Végétarisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Végétarisme bouddhique.

À l'âge de 13 ou 14 ans, le dalaï-lama avait demandé à ce que les grandes fêtes à Lhassa, rassemblant notamment les grands lamas, soient végétariennes. En fait, même s’il considère que chacun doit décider individuellement d’être végétarien ou non, il demande que lors des enseignements, rassemblements et fêtes des centres bouddhistes, la nourriture soit exclusivement végétarienne, afin que cela corresponde à l’idéal bouddhiste de ne pas vivre de la souffrance des êtres. Lui-même devint complètement végétarien en 1965 et le resta pendant 20 mois, à la suite de quoi il contracta une hépatite et des médecins tibétains, comme des médecins allopathiques, lui conseillèrent de reprendre un régime non-végétarien. Cependant, il s’efforce de manger le moins de viande possible[357].

Selon Olga Kahler, épouse du président de l'Union végétarienne internationale, le dalaï-lama serait devenu végétarien, à son arrivée en Inde en 1959, pour manifester sa gratitude au peuple indien de l'avoir accueilli ainsi que 60 000 autres réfugiés tibétains[358]. Cependant, selon Mary Craig, il a décidé de devenir végétarien après avoir assisté à la mort d'un poulet égorgé en 1965. Son régime consistait en un régime végétarien strict, excluant la consommation de viande et d'œufs[359],[44].

Dans un entretien avec la journaliste Mary S. Aikins publié en 2004, le dalaï-lama évoque en ces termes son expérience du végétarisme : « Au début des années 1960, je suis devenu végétarien, et suis resté strictement végétarien pendant près de deux ans. Mais j'ai contracté une hépatite et me suis remis à mon ancien régime. Pendant un temps, c'était végétarien un jour, non végétarien le lendemain »[360].

En 1967, le dalaï-lama fut invité à prononcer le discours inaugural du 19e congrès végétarien international à New Delhi en Inde. Il y fit l'apologie du végétarisme, déclarant qu'il existait tellement de produits remplaçant la viande qu'il n'était pas nécessaire d'abattre des animaux pour la consommation humaine[358]. Lors d'un discours prononcé en public à Seattle en 1995, le dalaï-lama déclara qu'il s'efforçait d'être végétarien en permanence, mais qu'il trouvait que c'était trop difficile. Il ajouta qu'il mangeait de la viande un jour sur deux, et qu'en divisant sa consommation de viande par deux, il tentait d'influencer en douceur ses adeptes[361].

Aujourd'hui, la cuisine du dalaï-lama à Dharamsala est totalement végétarienne[362]. Cependant, lors de ses déplacements, il n'est pas forcément végétarien[363]. Ainsi, en 2007, à Madison, le dalaï-lama honora de sa présence un dîner destiné à lever des fonds pour le Deer Park Buddhist Center and Monastery. Les journalistes présents rapportent qu'il consomma la viande servie (poitrine de faisan farci, rôti de veau, soupe d'asperges au poulet)[364].

Dans une interview publiée dans Prospect, l'ancien Beatles, sir Paul McCartney déclara qu'il avait écrit au dalaï-lama pour lui reprocher de ne pas être totalement végétarien, en contradiction avec sa déclaration selon laquelle « en tant que bouddhistes, nous croyons qu'il ne faut infliger de souffrances à aucun être sensible. ». Comme le dalaï-lama lui a répondu qu'il avait besoin de manger de la viande selon ses médecins, McCartney lui répondit qu'ils avaient tort[365],[366].

En juin 2004, le dalaï-lama s'est opposé à l'ouverture d'un restaurant d'une chaîne de restauration rapide au Tibet au motif que « le soutien apporté par cette société […] à l'abattage massif d'animaux violait les valeurs tibétaines. »[367]. La lettre adressée par le dalaï-lama fut rendue publique par l’association PETA. En juin 2004, le projet fut abandonné[368].

Lors de sa visite en France en 2008, le dalaï-lama a donné à nouveau son point de vue sur l’importance de limiter la consommation de viande[357].

Selon un Français anonyme qui s’est rendu au Tibet en 2008 neuf mois après les émeutes de Lhassa, les conseils du dalaï-lama et ceux du karmapa font que de plus en plus de Tibétains limitent leur alimentation carnée[369].

Cannabis médical[modifier | modifier le code]

En 2013, en visite au Mexique qui envisage de légaliser le cannabis, le dalaï-lama a déclaré qu'il soutient son usage à des fins médicales, mais il ne soutient pas l'usage de cette drogue à des fins récréatives[370]

Le dernier dalaï-lama[modifier | modifier le code]

Glenn H. Mullin expose comment il fut impliqué à la fin des années 1970, dans une rumeur selon laquelle Tenzin Gyatso serait le dernier dans la lignée des dalaï-lama qui prit une ampleur telle qu'une biographie sur le 14e dalaï-lama fut publié sous ce titre provocateur : Le Dernier Dalaï-Lama ?[371].

En février 2010, le dalaï-lama a déclaré

« Si une majorité de Tibétains a le sentiment que l'institution du dalaï-lama n'a plus de sens, alors cette institution doit cesser d'exister, il n'y a aucun problème », ajoutant en riant « il semblerait que les Chinois soient plus inquiets pour cette institution que moi »[372].

En mars 2011, le 14e dalaï-lama demanda au Parlement tibétain en exil un amendement constitutionnel permettant d'acter sa retraite politique[145], pour lui l'institution des dalaï-lamas est dépassée et doit laisser place à la démocratie[146]. Le 3 avril 2011, lors d'une vidéoconférence entre trois dissidents chinois et le dalaï-lama, ce dernier, répondant à ses interlocuteurs qui lui demandaient son avis sur la réforme du système de réincarnation, déclara que les autres pays bouddhistes ne reconnaissaient pas ce système, que celui-ci instaurait une hiérarchie dans la société tibétaine et qu'il n'était plus nécessaire d'avoir un dalaï-lama qui soit le chef à la fois spirituel et temporel du peuple tibétain[373].

Au Tibet, le panchen-lama assurerait la responsabilité du dalaï-lama s'il venait à disparaître, mais on ignore où se trouve le 11e panchen-lama désigné par le 14e dalaï-lama. De plus le dialogue tibéto-chinois est au point mort depuis janvier 2010. Aussi le dalaï-lama aborde-t-il la question de sa succession lors d'une réunion de trois jours à Dharamsala débutant le 23 septembre 2011[374]. Son successeur potentiel, le 17e karmapa, Orgyen Trinley Dorjé, qu'un câble diplomatique récupéré par WikiLeaks surnommait le « Obama Lama », participera à cette réunion[375],[376].

En mai 2012, il affirme qu'il pourrait être le dernier dalaï-lama, et que nombre de jeunes moines bouddhistes, dont le karmapa, pourraient devenir les chefs spirituels du bouddhisme tibétain[249].

Le 7 septembre 2014, il annonce officiellement qu'il sera le dernier de la lignée précisant que l'institution était principalement importante en raison de son pouvoir politique : « L'institution du dalaï-lama existe maintenant depuis près de cinq siècles. Cette tradition peut maintenant s'arrêter avec le quatorzième dalaï-lama, qui est très aimé. Si un quinzième dalaï-lama venait et faisait honte à la fonction, l'institution serait ridiculisée. (...) Les gens qui pensent en termes politiques doivent avoir conscience par conséquent que cette période de quelque quatre cent cinquante ans où nous avons eu cette institution du dalaï-lama devrait avoir fait son temps »[377].

Reconnaissances internationales et honneurs[modifier | modifier le code]

La médaille d'or du Congrès a été décernée à Tenzin Gyatso en 2006 par un vote du Congrès des États-Unis.

Le dalaï-lama a reçu de nombreux prix en raison de ses activités spirituelles et politiques dans le monde[378],[379]. Le 22 juin 2006, il est devenu la troisième personnalité à avoir reçu la citoyenneté canadienne honoraire du gouverneur général du Canada. Le 28 mai 2005, il a reçu le Christmas Humphreys, récompense de la Société bouddhiste du Royaume-Uni. Le 27 septembre 2006, la médaille d'or du Congrès, la plus haute distinction civile américaine, lui est décernée par un vote du Congrès des États-Unis. Elle lui fut remise lors d'une cérémonie le 17 octobre 2007. La distinction la plus remarquable est le prix Nobel de la paix, qui lui fut remis à Oslo le 10 décembre 1989. Dernier en date, le prix Templeton, d'un montant de 1,1 million £ (environ 1,7 million USD), dont il fait don en totalité (1,5 million USD à Save the Children, Inde, une organisation à la pointe de la lutte contre la malnutrition, et 200 000 USD pour le Mind and Life Institute).

Représentations au cinéma[modifier | modifier le code]

Le producteur et réalisateur Khashyar Darvich avec le dalaï-lama en Inde durant le tournage du documentaire Dalai Lama Renaissance.

En 1997, deux films sortent dans les salles, s'inspirant librement d'épisodes de la vie du 14e dalaï-lama :

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages personnels[modifier | modifier le code]

Ouvrages en collaboration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le portrait du dalaï lama
  2. Dharamsala, le refuge des Tibétains
  3. (en) Press release, dalaï-lama, 1989.
  4. Christian Couturier a accueilli le dalaï-lama, Les Sorinières, septembre 2008
  5. Violence et non-violence dans la lutte tibétaine
  6. (en) The 14th Dalai Lama The Nobel Peace Prize 1989
  7. (en) Andrew Martin Fischer, "Population Invasion" versus Urban Exclusion in the Tibetan Areas of Western China, Population and Development Review, Volume 34, Issue 4, pages 631–662, December 2008 : « creation of Qinghai in 1928. ».
  8. (en) Thomas Laird, The Story of Tibet: Conversations with the Dalai Lama, 2007, p. 262.
  9. Michael Harris Goodman, op. cit., p. 41
  10. Michael Harris Goodman, Le Dernier Dalaï-Lama ?, p. 17, 19-21.
  11. Roland Barraux, Histoire des Dalaï-Lamas.
  12. Trulshik Rinpoché, En hommage à Sa Sainteté le Dalaï-Lama.
  13. (en) A. Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet, An East Gate book, 2e édition 2, M.E. Sharpe, 1996, 352 p. (ISBN 1563247143 et 9781563247149) : « When a new Dalai Lama is found, or chosen […, his family is immediately ennobled, a custom that served to anchor the Dalai Lama to the existing system. […] ».
  14. Roland Barraux, Histoire des Dalaï Lamas, Albin Michel, 2002, 402 p., p. 315.
  15. (en) Tibetan Buddhism, 16 juin 2004, Embassy of the People's Republic of China in Switzerland : « The current Dalai Lama was enthroned in the Potala Palace on February 22, 1940, during a ceremony presided over by Wu Zhongxin, minister of the Commission for Mongolian and Tibetan Affairs of the nationalist government of the Republic of China (1911-49) ».
  16. Department of Information and International Relations, The Panchen Lama Lineage: How Reincarnation is Being Reinvented as a Political Tool, Central Tibetan Administration, 1996, p. 47 : « Sir Basil Gould, the British Political Officer representing British India at the ceremony, has revealed that the official Chinese version of events was a fiction prepared and published even before the enthronement took place. »
  17. a et b (en) Robert McCorquodale, Nicholas Orosz, Tibet: Report of the Conference of International Lawyers on Issues, Serindia Publications, Inc., 1994, (ISBN 0906026342 et 9780906026342), p. 170.
  18. Michael Harris Goodman, op. cit., p. 57
  19. Fanfare of Trumpets Acclaims Reign of New Ruler, by Associated Press, New Delhi, India, The Spokesman Review, Feb. 23 (Friday) 1940 : « The child Dalai Lama formally ascended the golden throne of Tibet at Lhassa yesterday to reign as "his holiness the precious Dalai Lama, owner of all living beings in the snowy country," official short wave advices from a British mission in the Tibetan capital said tonight. »
  20. Les relations Tibet-Chine au cours du temps Le point de vue de Pékin et des exilés en 2008.
  21. (en) Stephen Talty, The Dalai Lama's Great Escape, The Daily Beast, 31 décembre 2010 : « For many years, until the age of 15 or 16, His Holiness was not religious at all. Or spiritual. He cared more about war games than he did the Buddha. He had a ferocious temper, growing so angry at times his body shook as he stood on the shiny floor of his winter palace in Lhasa. Religious studies bored him so much he would make up adventure stories about the people in them. »
  22. Margaret Gee, Words of wisdom: selected quotes from His Holiness the Dalai Lama, Andrews McMeel Publishing, 2001, p. 11-12.
  23. (en) Thomas Laird, The Story of Tibet: Conversations with the Dalai Lama, Grove Press, New York, 2007, p. 262 ; dans ses entretiens avec Thomas Laird, le dalaï-lama qualifie ce dialecte de « broken Chinese » ou « broken Xining language which was (a dialect of the) Chinese language ».
  24. a, b, c, d, e et f Thomas Laird, Une histoire du Tibet : Conversations avec le dalaï-lama, Dalaï-lama, Christophe Mercier, Plon, 2007, (ISBN 2-259-19891-0). (p. 285)
  25. Cité par Victor et Victoria Trimondi dans (en) The Shadow of the Dalai Lama - Part II - 2, The Foundation of the Tibetan Bouddhocracy  : « The German Tibet researcher, Matthia Hermanns, who was doing fieldwork in Amdo at the time of the discovery and knew the family of the young Kundun well, reports that the child could understand no Tibetan at all. When he met him and asked his name, the boy answered that he was called "Chi". This was the official Chinese name for the village of Taktser (Hermanns, 1956, p. 319. » (Il s'agit du livre Mythen und Mysterie. Mage und Religion der Tibeter, Cologne, 1956).
  26. (en) The 14th Dalai Lama, sur le site Tibet Human Rights, Tibet328.cn, 2009-02-17 : « The 14th Dalai Lama Dainzin Gyamco, born in July 1935 in Qijiachuan (present-day Hongya Village), Huangzhong (present-day Ping'an) County, Qinghai Province, was called Lhamo Toinzhub when he was chosen by the former local government of Tibet in 1938 as the sole reincarnate of the late 13th Dalai Lama ».
  27. (en) Qingying Chen, The system of the Dalai Lama reincarnation, China Intercontinental Press, 2005, 140 p., p. 122 (ISBN 7508507452) : « In 1938, the people who went to Qinghai found a boy named Lhama Toinzhub, son of the farmer Qiqu Cerang living in Qijiachuan in Huangshong ».
  28. (en) How many Hans the Dalai Lama wants to expel (3), China Tibet Online, 6 décembre 2010 : « In the book titled "Travel logs in Lhasa," Zhu Shaoyi, a writer and secretary to Wu Zhongxin, the then top official for [the] ethnic affairs bureau of the Republic of China, wrote: "the soul boy (14th Dalai Lama) surnamed Qi, named Lamo Dunzhu, was born in Qijacun Village, Gui'de of Qinghai Province. His parents are both local peasants who spoke Chinese." »
  29. Alexandra David-Néel, Le vieux Tibet face à la Chine nouvelle (1953), in Grand Tibet et Vaste Chine, Plon, 1999, p. 979.
  30. (en) Thomas Laird, The Story of Tibet: Conversations with the Dalai Lama, Grove Press, New York, 2007, p. 266; « When the search party reached us, the Dalai Lama said, "they said I spoke Lhasa dialect. I don't remember, but my mother told me that I spoke with the search party members in a language she didn't understand. So that means I used the language of my previous life." ».
  31. Thomas Laird, op. cit., p. 266 : « he maintains a certain incredulousness about these stories even now. ».
  32. B. J. Gould, dans son article The Discovery, recognition and installation of the fourteenth Dalai Lama (dans The History of Tibet, Alex McKay ed., 2003), écrit à propos de Lhamo Dhondup et de ses frères et sœurs: The child of course knew no Tibetan (« L'enfant bien entendu ne connaissait pas le tibétain ») (p. 551) et The children, [...] as might be expected, have easily outdistanced their parents in learning Tibetan (« les enfants, [...] comme on pouvait s'y attendre, ont rapidement distancé leurs parents dans l'apprentissage du tibétain » (p. 559).
  33. (en) Henrich Harrer, Seven Years in Tibet, E. P. Dutton, 1954 ; « He insisted that I should immediately begin to teach him English. ».
  34. (en) Audrey Ronning Topping, Top journalists receive tips on coverage from Dalai Lama, Earth Times News Service, février 2001.
  35. (en) The Signing of the 17-Article Agreement and the Peaceful Liberation of Tibet, (4) The Signing of the 17-Article Agreement and the Peaceful Liberation of Tibet : « The liberation of the Qamdo area sent shockwaves across the rest of Tibet and hastened the separation of the upper ruling class of Tibet. The faction supporting war found itself in a quagmire, with the pro-British Prince Regent Dagzha forced to step down, making way at an earlier date for the 16-year-old 14th Dalai Lama. ».
  36. a et b Claude Arpi, Tibet, le pays sacrifié, 2000, Ed. Calmann-Lévy, (ISBN 2702131328).
  37. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, 1913-1951, vol. 2, p. 822 : « in December 1950, when Tibet appealed to the United Nations for help, it was the British delegate who spoke first, informing his colleagues on the world body that after a half-century of international relations with Tibet, His Majesty's Government felt that the status of Tibet was unclear, and suggesting that Tibet's appeal be postponed. ».
  38. (en) Samdhong Rinpoche, Donovan Roebert, Uncompromising Truth for a Compromised World: Tibetan Buddhism and Today's World, World Wisdom, Inc., 2006, (ISBN 1-933316-20-9), p. 156 : « The state supported armed resistance for a very short period before the capture of Chamdo in 1950. That was the end of state-sponsored resistance. State-sponsored resistance was also not within the regime of the 14th Dalai Lama as he was not yet old enough to reign. »
  39. Biographie Dalaï Lama Nantes 2008.
  40. Roland Barraux, Histoire des dalaï-lamas. Quatorze reflets sur le lac des visions, éditions Albin Michel, 1993. Réédité en 2002 chez Albin Michel, (ISBN 2226133178).
  41. Mary Craig, op. cit., p. 164.
  42. a, b, c, d et e Jean Dif, « Chronologie de l'histoire du Tibet et de ses relations avec le reste du monde (Suite 3) - Le quatorzième Dalaï lama ».
  43. a et b Michael Harris Goodman, Le dernier dalaï-lama ?, Biographie et témoignages, Éditions Claire Lumière, 1999, (ISBN 2905998261).
  44. a, b, c, d, e, f et g Dalaï Lama, Au loin la liberté autobiographie, Fayard 1990, Livre de poche 1993, p. 203-204 (ISBN 225306498X).
  45. « plusieurs importants convois de bagages partirent à l'avance, parmi lesquels, à mon insu, les cinquante ou soixante caisses renfermant le trésor - essentiellement de l'or et de l'argent- […]. Cette initiative avait été prise par Kenrap Tenzin, […] récemment promu chikyab-kenpo. ».
  46. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, 1913-1951: The demise of the Lamaist State, p. 743 : « He, his small band of ranking government officials, and the government's fortune in gold arrived in Yatung on 2 January 1951 ».
  47. (en) Melvyn C. Goldstein, William R. Siebenschuh, Tashi Tsering, The Struggle for Modern Tibet: The Autobiography of Tashi Tsering, traduit sous la responsabilité de Melvyn C. Goldstein et de William Siebenschuh, An East Gate book, Édition illustrée, M.E. Sharpe, 1999, 207 pages (ISBN 0765605090), (ISBN 9780765605092), en part. p. 58 : « In 1950, when it had seemed like a Chinese invasion was imminent, the Dalai Lama's substantial stocks of gold and silver had been transported out of the country to safety in Sikkim ».
  48. (en) Heinrich Harrer, Seven Years in Tibet, E. P. Dutton, 1954 : « The news that the ruler was getting ready to leave was bound to leak out. The fact could not be concealed that his private treasures were being taken away. Every day, caravans of heavily laden mules were seen leaving the town in the charge of men of the bodyguard ».
  49. Alexandra David-Néel, Le vieux Tibet face à la Chine nouvelle, p. 980, in 'Grand Tibet et vaste Chine, Plon, 1990.
  50. (en) John B. Roberts, II, ELizabeth A. Roberts, Freeing Tibet: 50 years of Struggle, Resilience and Hope, AMA COM div American Mgmt Assam, 2009, 279 p., p. 11-12 : « The Truman Administration wanted the Dalai Lama out of China's grasp so that he could become an international symbol of opposition to communism. Norbu and Gyalo tried to persuade the Dalai Lama to accept the American offer. Together, the older brothers had coordinated a plan with U.S. Ambassador Loy Henderson in New Delhi for the Dalai Lama and a retinue of 200 high officials and family members to cross into India from the border town of Yatung. If that scheme was blocked, there was a back-up plan to have Heinrich Harrer and a Scottish journalist named George Patterson secretly whisk Tenzin Gyatso and a small party across the mountains under cover of night. Neither plan was consummated. The Dalai Lama felt that his duty as Tibet's leader was to try to preserve his people's freedom by negotiating with the Chinese. »
  51. (en) Dawa Norbu, China's Tibet Policy, p. 237.
  52. a et b (en) Hong Xiaoyong, China Did Well by Tibet, The Straits Times (Singapour), 23 avril 2008, reproduit sur le site AsiaoneNews : « The Dalai Lama sent a telegram to Chairman Mao Zedong to express his support for the agreement and his determination to implement it ».
  53. (en) Rene Wadlow, Book review of The World of the Dalai Lama (Quest Books, Wheaton, Illinois, 1998, 160 p.), sur le site Service Projects for All Humanity : « There were nine years of 'co-existence' during which the Dalai Lama lived in Tibet and China and was given symbolic but empty positions in the central Chinese Parliament along with the Panchen Lama, the other high religious/political figure of Tibet. »
  54. (en) Roger E. McCarthy, Tears of the lotus: accounts of Tibetan resistance to the Chinese invasion, 1950-1962, McFarland, 1997, (ISBN 0786403314), (ISBN 9780786403318), p. 83 : « During a series of meetings, the Dalai Lama came to understand many of the contradictions inherent in Chairman Mao, the dictator of the largest nation in the world. »
  55. Claude B. Levenson, La Chine envahit le Tibet: 1949-1959., volume 62 de Mémoire du siècle, Éditions Complexe, 1995 (ISBN 2870275803), (ISBN 9782870275801). 116 pages (voir p. 43).
  56. Laurent Deshayes, Histoire du Tibet, Fayard, 1997, (ISBN 978-2213595023), p. 327.
  57. Michael Harris Goodman, op. cit., p. 183-184
  58. (en) Ngapoi recalls the founding of the TAR, www.chinaview.cn, 2005-08-30 : « Soon after the PLA entered Tibet, the so-called "people's assembly" whose members included Lukangwa Cewang Raodain and Benzhucang Lobsang Zhaxi, both pro-imperialist elements and supreme officials under the 14th Dalai Lama, produced a petition, denounced the peaceful agreement and demanded that the PLA troops should leave Tibet. Three representatives of the pseudo "people's assembly" demanded entry into the area where the PLA troops were stationed for the delivery of the "petition" on March 31, 1952. In the meantime, more than 1,000 Tibetan troops and armed people surrounded the site. [..] Large groups of armed men surrounded the Central Government Office in Tibet, the Tibet Work Committee, banks and foreign affairs office. My residence was also besieged. [...] Zhang Jingwu, representative of the Central Government, [...] warned the Dalai Lama of the seriousness of the situation, [...]. On April 27, the Dalai Lama ordered the Gaxag government to issue a decree declaring an end to the official status of the two rebel leaders and also declaring that the "people's assembly" was illegal, which helped restore calm. »
  59. Chronologie historique détaillée du Tibet, sur le site tibet-info.net.
  60. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet: The Calm before the Storm: 1951-1955, University of California Press (ISBN 978-0520249417), p. 493 et 496. « The following week, on 27 September, as the National People's Congress was winding down, the Dalai Lama was singled out for special honor; he was selected as a deputy chairman of the Standing Committee of the National. »
  61. (en) Wang Lixiong, Reflections on Tibet, in New Left Review, 14, March-April 2002 : « On their arrival at Beijing railway station they were met by Zhou Enlai and Zhu De, while Deng Xiaoping personally checked their living quarters and Mao Zedong received and hosted several dinner parties for them. The Dalai Lama, just nineteen, was made a Vice-Chairman of the Standing Committee of the National People’s Congress and the Panchen Lama, even younger, nominated a Standing Committee member ».
  62. Rebirth of the lama kingdom, English.news.cn, 22 mai 2011 : « He was the first Dalai Lama in history to take the post of a state leader of China. »
  63. (en) Victor Chan, TIBET. Le guide du pèlerin, Éditions Olizane, 1998, (ISBN 2880862175 et 9782880862176), p. 195, « De 1954 à 1956, le quatorzième dalaï-lama fit construire au nord du Chensel Potrang un nouveau palais qu'il baptisa Takten Migyûr Potrang, nom signifiant que le bouddhisme est éternel et immuable. Ce fut la dernière construction majeure du Norbu Lingka », p. 201-204, chap. Norbu Lingka : Le complexe du Takten Migyür Potrang : « Construit par le quatorzième dalaï-lama entre 1954 et 1956, le nouveau palais (Potrang Sarpa, également connu sous le nom de Takten Migyür Potrang (« palais à jamais indestructible ») ».
  64. (en) China Travel Agency, Norbulingka (the Summer Palace), sur le site Travel China Guide : « In 1954, the Fourteenth Dalai Lama built Takten Migyur Potrang, which is also called the New Summer Palace, means 'Eternal Palace' in Tibetan. The architecture has combined the characteristics of temple and villa and is more magnificent than other palaces. »
  65. (en) Ngapoi recalls the founding of the TAR, China View, 30 août 2005 : « Premier Zhou told the Dalai Lama: "You are holy in a way. But a Buddha could be a Buddha only when he is in a Buddha hall. Otherwise, he would not be a Buddha in the true sense. Your Buddha hall lies in Lhasa, and you should not move it to India." »
  66. (en) Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet, the University Press of Kansas, version en ligne, chapitre Prodigal Son : « Torn over his future, the twenty-one-year-old monarch had already departed Calcutta on 22 January for Kalimpong, which by then was home to a growing number of disaffected Tibetan elite. Once there, he did what Tibet's leaders had done countless other times when confronted with a hard decision: he consulted the state oracle. Two official soothsayers happened to be traveling with his delegation; using time-honored -- if unscientific -- methods, the pair went into a trance on cue and recited their sagely advice. Return to Lhasa, they channeled ».
  67. (en) Rong Ma, Population and Society in Tibet, Hong Kong University Press, 2010, 350 p., p. 283 : « The central government responded by agreeing to new policies whereby it promised no social and political changes (especially land reform) for six years while also committing itself to reducing the central government's activities in Tibet. The Dalai Lama responded by returning voluntarily to Lhasa. As a consequence the planned land reform in Tibet was postponed. The number of cadres and workers (both Han and Tibetan) who had been sent to Tibet by the central government dropped fromm 45,000 to 3,700 in one year. The number of primary public schools declined from 98 to 13 by 1958, while the number of students in these schools, decreased from 6,360 to 2,400 (Table 9.1). As part of the overall reduction brought about by these policies, the institutions responsible for éducation at the prefectural and county levels were abolished. »
  68. Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, University of california Press, 1997, p. 61 : « [...] China, in points 3, 4, 7, and 11, agreed to maintain the Dalai Lama and the traditional political-economic system intact until such time as the Tibetans wanted reforms. Point 7. The religious beliefs, customs, and habits of the Tibetan People shall be respected, and lama monasteries shall be protected. The Central Authorities will not effect a change in the income of the monasteries. Point 11. In matters related to various reforms in Tibet, there will be no compulsion on the part of the central authorities. The local government of Tibet should carry out reforms of its own accord, and when the people raise demands for reform, they shall be settled by means of consultation with the leading personnel of Tibet. »
  69. Mary Craig, Kundun: une biographie du dalaï-lama et de sa famille, préface du 14e dalaï-lama, traduction François Vidonne, Presses du Châtelet, 1998, (ISBN 2911217330), p. 190.
  70. (en) Johann Hari, « Dalai Lama interview », The Independent,‎ 7 juin 2004 (lire en ligne) : « In the brief years he was in charge of Tibet, in uneasy alliance with the Chinese, the Dalai Lama instituted major reforms of his own. He established an independent judiciary and abolished inheritable debt, which was, he explains, "the scourge of the peasant and rural community", trapping them in servitude to the aristocracy ».
  71. Michael Harris Goodman, op. cit., Dalaï-lama, p. 171-173.
  72. François Hauter, Entre la Chine et le Tibet, une longue histoire de préjugés et de domination, Le Figaro, 15 mars 2008
  73. Fabienne Jagou, La politique religieuse de la Chine au Tibet, Revue d’études comparatives Est-Ouest, 2001, Volume 32, Numéro 32-1, pp. 29-54 : « En janvier 1956, Pékin envoya quinze divisions (soit 150 000 hommes) dans le Khams pour mater la rébellion. Suivront deux années de terreur dans les provinces du Khams et de l'A-mdo. À Lhasa, les réfugiés affluaient et les témoignages malheureux circulaient. La même année, la « Commission préparatoire pour la création de la Région autonome du Tibet » fut créée. Le gouvernement tibétain perdait petit à petit ses pouvoirs. Le 10 mars 1959, le 14e Dalaï Lama quitta précipitamment le Tibet. La majorité des membres de son gouvernement et les principaux hiérarques religieux (à l'exception du 10e Panchen Lama) prirent eux aussi le chemin de l'exil. »
  74. (en) Progress of Tibet, The Hindu, Thursday, October 28, 2004 : « Reconstruction work in Tibet had already started, and some improvement in the condition of living of the people had been effected. "The people are happy since the liberation." »
  75. L’invasion chinoise au Tibet, 1949-2006: revendications identitaires et enjeux culturels, sur le site Irenees.net, 2006.
  76. Astrid Fossier, Le conflit sino-tibétain, sur le site Irenees.net, juin 2003.
  77. T. D. Allman, A Myth foisted on the western world, in Nation Review, January 1974 : « In 1959, Khamba tribesmen rose up in revolt in Southeastern Tibet. The Khambas - it is now known were supported, directed and supplied by CIA agents working from a series of "forward area bases" in the north-eastern Indian states of Assam and West Bengal ».
  78. Goodman, op. cit., p. 231
  79. une description de la géographie de l'Amdo et du Kham
  80. (en) John Kenneth Knaus, Orphans of the Cold War. America and the Tibetan Struggle for Survival, Public Affairs, 2000, 416 p., pp. 143-144 : « The canny Khampa trader devised a stratagem to attract these local resistance leaders and provide the cover for a meeting, which he would use to mobilize them for national objectives. He proposed a special religious ritual of gifts and prayers for the long life of the dalai Lama, who agreed to accept the honor. The Tibetan cabinet, important members of the government, and representatives of the people agreed to present the Dalai Lama a golden throne as a gift at the ceremony. Tibetan contributed money and personal jewelry, and the throne was built in several weeks [...]. It was presented to the Dalai Lama on July 4, 1957, at a palace, where the Dalai Lama expected to occupy it when receiving the people in an annual audience. While it was destined to serve this purpose for only a very short time, the organizational effort involved in its creation was the start of Gompo's effort to launch the nationwide resistance movement ».
  81. (en) Ngapoi recalls the founding of the TAR, China Tibet Information Center, 18-08-2005 : « In July 1957, the Dalai Lama and the local government of Tibet conducted a large-scale summons ceremony in the Potala Palace, during which he accepted the golden throne and "petition" from the counter-revolutionary "four rivers and six mountain ridges" representatives. He gave them a blessing touch on their foreheads, and issued them with a talisman. Soon after this, a "religion protection army" was formed to foment rebellion ».
  82. Zhang Xiaoming, Récits sur le Tibet, China Intercontinetal Press, 2003, 160 p., pp. 73-74 : « En juillet 1957, une cérémonie religieuse consistant à "dédier un trône d'or au dalaï-lama" fut organisée au Potala dans le but de s'engager à rester loyal envers le pouvoir fusionné. Peu après un soit disant "corps de défense armée de la religion" fut formé et agit à l'encontre de la doctrine religieuse. ».
  83. Quelle solution politique pour le Tibet ?, Groupe d'information internationale sur le Tibet.
  84. (en) Gazeta Wyborcza, Interview with His Holiness the Dalai Lama, 12 avril 2007]
  85. Du repli à l’ouverture forcée.
  86. (en) Ngapoi recalls the founding of the TAR, www.chinaview.cn, 2005-08-30 : « In early December 1958, the Gaxag held a secret "enlarged meeting of representatives". They sought to reinforce the power of the Gaxag on the excuse of suppressing the Khamba rebellion and seeking the understanding of the Central Government. They also worked out a plan for armed rebellion in Lhasa. »
  87. (en) Ngapoi Ngawang Jigmi, On the 1959 Armed Rebellion, in China Report, August 1988, vol. 24, p. 377-382 : « (...) on the question of the 1959 armed rebellion, it is sometimes still claimed that an invitation to the Dalai Lama to attend a performance in the auditorium of the Tibetan Military Command was a 'plot' to 'kidnap' him and other Tibetan leaders and take them by plane to other parts of China, and that in these circumstances armed rebellion was justified as a way to protect him. This runs completely counter to the facts (...). I am an eyewitness to the events of 10 March 1959. It was actually the Dalai Lama himself who wanted to attend a performance at the auditorium of the military command ».
  88. Mary Craig, Kundun: une biographie du dalaï-lama et de sa famille, préface du 14e dalaï-lama, traduction François Vidonne, Presses du Châtelet, 1998, (ISBN 2911217330), p. 235.
  89. a et b Mary Craig, op. cit., p. 236.
  90. Tenzin Gyatso, Mémoires du dalaï-lama. Ma terre et mon peuple, Éditeur : Ed. John Didier (1963) p. 179 « ... la population de Lhassa avait quitté la ville en masse et marchait sur le palais du Norbulingka, criant qu'elle allait me protéger et empêcher les Chinois de m'amener à leur camp. Une foule immense - trente mille personnes, a-t-on dit - »
  91. Tenzin Gyatso, Ma terre et mon peuple, op. cit., p. 180-181
  92. Tenzin Gyatso, Ma terre et mon peuple, op. cit., p. 191-192.
  93. a et b (en) History Leading up to March 10th 1959, 7 septembre 1998, récupéré via wikiwix sur l'ancien site du Bureau du Tibet de Londres (tibet.com), ICT précise que ce document a pour auteur Tseten Samdup Chhoekyapa : [1] : « Thousands of their monks were either killed on the spot, transported to the city to work as slave labour, or deported. »
  94. (en) Tibetan Population in China: Myths and Facts Re-examined, Yan Hao (Institute of Economic Research, State Department of Planning Commission, Pékin), p. 20, note 21 : « See also the footnote in Warren Smith, Tibetan Nation: A History of Tibetan Nationalism and Sino-Tibetan Relations (Westview Press, Boulder, 1996), p. 451, which claims that the figures reportedly come from a secret 1960 PLA document captured by the Tibetan Resistance in 1966, and were published first by a Tibetan Buddhist organisation in India in 1990. It is said that 87,000 enemies were eliminated in the original document, and Smith believes that `eliminated’ does not necessarily mean killed. However, it is hard to understand why it took 6 years for the PLA document to be captured, and 30 years for it to be published. It is also highly unlikely that a resistance force could ever exist in Tibet as late as in 1966 ».
  95. Helmut Gassner, « Dalai Lama, Dordjé Shougdèn » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30, Discours prononcé à la Fondation Friedrich-Naumann Hamburg, 26 mars 1999, site tibet-internal.com.
  96. Le Lamrim Chenmo, 6 janvier 2013
  97. Lamrim, une voie vers l'Eveil (première partie), Sagesses bouddhistes, 6 juillet 2014
  98. (en) T. D. Allman, A Myth foisted on the western world, in Nation Review, January 1974 : « The truth is that the Dalai Lama's departure from his own capital was engineered by the CIA American agents who flew air cover for the Dalai Lama's party, dropping supplies and money, and strafing Chinese positions. Color films of this operation were taken (...). This and other documentary evidence makes it clear that it was the Americans who wanted the Dalai Lama to leave Tibet, not the Chinese who wanted to dethrone him ».
  99. (en) John B. Roberts II, The Secret War Over Tibet. A story of Cold War heroism -- and Kennedy administration cowardice and betrayal, The American Spectator, December 1997 : « CIA -trained Chushi Gangdruk fighters were strategically deployed along a southern route leading from Lhasa across the Himalayas to India. Their orders were to prevent any Chinese pursuit, blocking key passes along the southern route, and fighting to hold them as long as necessary while the Dalai Lama and his entourage made their way to safety on horseback. »
  100. John B. Roberts II, The Secret War Over Tibet. A story of Cold War heroism -- and Kennedy administration cowardice and betrayal, op. cit. : « The Dalai Lama's trek lasted from mid-March until the beginning of April. During the entire trip through the remote mountains of Tibet, CIA –trained radio operators sent daily progress reports to Allen Dulles. Coded radio messages were broadcast from Tibet's peaks to CIA listening posts on Okinawa, and then relayed to Washington, where Dulles anxiously monitored the day-by-day movements during the two-week-long trek ».
  101. John B. Roberts II, The Secret War Over Tibet. A story of Cold War heroism -- and Kennedy administration cowardice and betrayal, op. cit. : « Nowhere, perhaps, was the Dalai Lama's progress more anxiously tracked than at the U.S. Embassy in India. That is where Gyalo Thondup's CIA control officer and Ambassador Ellsworth Bunker awaited the Dalai Lama's arrival. The clandestine radio broadcasts, once relayed to Washington, were then retransmitted to the CIA Station in New Delhi. By March's end the wait was over ».
  102. Mary Craig op. cit., p. 240
  103. Mary Craig op. cit., p. 241
  104. Mary Craig op. cit., p. 242
  105. Mary Craig op. cit., p. 243
  106. Mary Craig op. cit., p. 244
  107. Mary Craig op. cit., p. 245
  108. Mary Craig op. cit., p. 245-246
  109. Mary Craig op. cit., p. 247
  110. Dalai Lama visits Tawang, calls China's objections baseless, Thaiindian News, 8 novembre 2009 : « Dalai Lama in Tawang. "My visit here is non-political. However I just want to tell you one thing. The … stated or created a slogan, seeking truth from facts. So I want to tell you two facts. 1959, when we came across… no Chinese follows, no Chinese pursues us and then not only me, several thousand Tibetans cross this border. So as soon as they reach here, safe. This is number one fact ».
  111. (en) Thomas Laird, The Story of Tibet: Conversations With the Dalai Lama, 2007, p. 341 : « Escape attempts were perilous because of attacks by the PLA. »
  112. T. D. Allman, op. cit. : « The ease of the DalaI Lama's escape – along with an entourage of several thousand, and heavy caravans of art objects, money and gold – cannot be explained, however, solely in terms of CIA intervention. There is no doubt that the Chinese could have blocked the Dalai Lama's escape, but only at the risk of his death or injury. Rather than risk the stigma of harming the Dalai Lama's person, the Chinese, while trying to dissuade him from leaving, did not stand in his way ».
  113. (en) Warren W. Smith Jr China's Tibet?: Autonomy Or Assimilation, p. 48
  114. (en) Memorandum of Conversation of. N.S. Khrushchev with Mao Zedong,. Beijing,. 2 October 1959
  115. Jacques Chirac, Dans le temps présidentiel, 2e volume de ses mémoires, 2001 (livre électronique Google).
  116. a, b et c Michel Peissel, Les Cavaliers du Kham, guerre secrète au Tibet, Robert Laffont, Paris, 1972, (ISBN 9782221034446), p. 138-139, 185-186, 206-207.
  117. (en) Arjun Sawhney, A Spot in the Mountains.
  118. (en) United Nations General Assembly Resolution 1723 (XVI) 20 décembre 1961.
  119. Chögyam Trungpa Rinpoché, Né au Tibet, Ed. Buchet/Chastel, 1968, Ed. Seuil, 1991.
  120. Le stress d'un Tibet exilé.
  121. Le Tibet clandestin.
  122. 17 octobre 2006 : tuerie dans L'Himalaya : des Tibétains candidats à l'exil abattus par l'armée chinoise, Groupe d'information internationale sur le Tibet.
  123. Perspective Monde, Admission de la République populaire de Chine par l'Organisation des Nations unies, Université de Sherbrooke
  124. Le dalaï-lama invité du Parlement.
  125. Rapports de la CIJ, résolutions de l'ONU - Alternative tibétaine.
  126. Claude Arpi, Tibet, le pays sacrifié, 2000, Calmann-Lévy, p. 301-302.
  127. Réponse du Ministère des affaires étrangères à une question écrite No 11393 de M. Gilbert Chabroux (Rhône - SOC), publiée dans le JO Sénat du 13/05/2004, page 1028; reproduite sur le site Bienvenue au Sénat, Situation du Tibet, 12e législature : « L'assemblée générale des Nations unies, en accueillant en 1971 la Chine en son sein, n'a pas contesté la souveraineté de Pékin sur le Tibet. Cette souveraineté a d'ailleurs été admise par la totalité des États ayant engagé depuis 1949 des relations diplomatiques avec la Chine ».
  128. (en) Jane Ardley, The Tibetan independence movement: political, religious and Gandhian perspectives, Routledge, 2002 (ISBN 070071572X), (ISBN 9780700715725), p. 44 « The Dalai Lama, during the debate on the charter, spoke strongly [I]n favour of naming the Tibetan polity a 'secular' state. He denied that secularism meant the absence of religion but rather the word implies that the state will not discriminate among religions. The combination of spiritual and secular values could be achieved through the commitment to non-violence and peace whereas the naming of religion would narrow the scope of the charter. ».
  129. (en) Me-Long - Issue 03.
  130. (en) Friedrich-Naumann-Stiftung für die Freiheit - Tibetans in-exile.
  131. Le dalaï-lama, « Mon autobiographie spirituelle », Recueillie par Sofia Stril-Rever, Presses de la Renaissance, 2009, (ISBN 2-7509-0434-X), p. 216-217 :« Je suis partisan de la démocratie laïque […] Nous avons récemment mis en route des changements qui vont renforcer la démocratisation de notre administration exil. Pour plusieurs raisons, j'ai décidé que je ne serai ni chef, ni même partie prenante du gouvernement, le jour où le Tibet recouvrera son indépendance. Le prochain dirigeant du gouvernement tibétain devra être élu au suffrage populaire. (Discours d'avril 1993, prononcé à Washington) »
  132. Entretien avec M. Kelsang Gyaltsen, envoyé de Sa Sainteté le dalaï-lama auprès de l’Union européenne, Astrid Fossier, Genève, juillet 2003
  133. Pascal Ceaux, «Le dalaï-lama demande un dialogue sans conditions», L'Express, 23 avril 2008 : « Le dalaï-lama a maintes fois répété que son projet d'autonomie s'inscrivait dans un cadre démocratique et laïque ».
  134. (en) He Baogang et Barry Sautman, The politics of the Dalai Lama's new initiative for autonomy (1), Pacific Affairs, 78.4 (Winter 2005), également disponible sur le site Phayul.com [2].
  135. (en) « Exile democracy is characterized however by the overriding power of the Dalai Lama, who gave instructions for direct elections and an increase in the parliament’s power. Samdhong Rinpoche has said of the Dalai Lama that "we can’t do anything without him." Indeed, even a move by the TGIE to close down its Budapest office in 2005 required approval by the Dalai Lama. The exile political system integrates political institutions and Buddhism and the very top positions are held by monks (the "head of state" and "head of government," so to speak). There are no party politics and criticism of the Dalai Lama is treated as illegitimate in the exile community ».
  136. (en) Dagmar Bernstorff, Hubertus von Welck, Exile as challenge: the Tibetan diaspora, Éditeur Orient Blackswan, 2003, (ISBN 8125025553), p. 127-128 : « His Holiness plays a very important, effective role in keeping with the Charter. But he has several times announced his withdrawal. That is his wish. However to implement his wish as the first step the Charter has to be to amended. But now already His Holiness delegates his power more and more to the kashag and therefore he doesn't like us to report to him and take his approval on each and every decision. »
  137. Dominique Bari, Qui est vraiment « Sa Sainteté le dalaï-lama » ?, L'Humanité, 12 août 2008.
  138. (en) Dorje Shugden and the Dalai Lama of Tibet, Dorje Shugden International Coalition, 1998, 122 p., p. 90 : « Ursula Bernis, a doctor of philosophy now in Delhi doing research for her book Exiled from Exile ».
  139. Ursula Bernis, Exiled from Exile, 1996-1999, sur le site Dorje Shugden Devotees Charitable & Religious Society : « the preamble states the nature of the government to be the union of religious and political affairs in continuity with the Ganden Potang government of Tibet established by the Fifth Dalai Lama in 1642. The Dalai Lama continues to be its unelected head and the political system remains without institutionalized opposition. […] The effort to democratize has not extended to separate the domains of religion and politics ».
  140. (en) Central Tibetan Administration, « In 2001 the Tibetan parliament, on the advice of His Holiness the Dalai Lama, amended the Charter to provide for direct election of the Kalon Tripa (the highest executive authority) by the exile populace. The Kalon Tripa, in turn, nominates the other Kalons (cabinet members), and seeks the parliament’s approval for their appointment. »
  141. (en) Tibetan NGOs raise awareness on Kalon Tripa's election in 2011, 21 juin 2009, : « The Charter stipulates that the Kashag (Cabinet) should have a maximum of eight members (Kalons or Ministers), including the Kalon Tripa. »
  142. Julien Cleyet-Marel, Le développement du système politique tibétain en exil, préface Richard Ghevontian, Fondation Varenne, 2013, (ISBN 2916606726 et 9782916606729)
  143. Julien Cleyet-Marel, La « Charte du peuple tibétain » a-t-elle une valeur juridique ?
  144. Audrey Garric, Le dalaï-lama renonce à son rôle politique mais pas à son influence, Le Monde, 10 mars 2011
  145. a et b Tibet:opposition au retrait du dalaï-lama, AFP, 15 mars 2011
  146. a et b Phurbu Thinley, Dalai Lama asks Tibetans to embrace democratic change, rejects parliament's resolution, Phayul, 19 mars 2011.
  147. Thubten Ngodup, Nechung, l'oracle du Dalaï-lama, avec Françoise Bottereau-Gardey et Laurent Deshayes, Presses de la Renaissance, Paris, avril 2009, (ISBN 978-2-7509-0487-6) p. 225.
  148. Natalie Calmé, Thubten Ngodup, L'oracle du dalaï-lama, Le Monde des religions, 31 juillet 2014, La saga des dalaï-lamas, p. 44
  149. Dans son autobiographie publiée en 1990 Au loin la liberté, le dalaï-lama écrit : :« Pendant des siècles, le dalaï-lama et son gouvernement ont ainsi consulté Nechung à l'occasion des fêtes du nouvel an, et plus généralement lorsqu'une question particulière se posait à eux. Moi-même je recours à lui plusieurs fois par année. Cela ne manquera sans doute pas de surprendre beaucoup de lecteurs occidentaux, et certains Tibétains eux-mêmes […] trouvent cette habitude critiquable. Mais si je persiste à la pratiquer, c'est que nombre des réponses que m'a données l'oracle se sont révélées justes. Ce qui ne veut pas dire que je suive uniquement son conseil. Loin de là. Je demande l'avis de l'oracle comme je consulte mon cabinet ou ma conscience. »
  150. (en) Kenneth Conboy et James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet, The University Press of Kansas : « On 21 July, the monarch heeded advice channeled under trance by the state oracle and departed Yatung on a slow caravan back to the Tibetan capital. » et « Sensing that the end was drawing near, on 12 March he called for the Nechung oracle to determine whether he should stay in Lhasa. While in a trance, the medium replied in the affirmative. This was not exactly the answer the Dalai Lama wanted, so another form of divination -- a roll of the dice, literally -- was sought. As luck would have it, the results were the same ».
  151. Tenzin Gyatso, Au loin la liberté, Fayard, 1990, (ISBN 2213025614), p. 98-101.
  152. (en) Raimondo Bultrini, The Dalai Lama and the King Demon: Tracking a Triple Murder Mystery Through the Mists of Time, Hay House, Inc, 2013, (ISBN 1401943551 et 9781401943554)
  153. Claude Arpi, Dharamsala and Beijing: The Negotiations That Never Were, Lancer Publishers, (ISBN 1935501518), p. 1951-1954.
  154. (en) Claude Arpi, The end of the Dalai Lama's Middle Way?, Rediff.com (en), 12 novembre 2008
  155. a, b, c, d, e et f (en) Dawa Norbu, Tibet : the road ahead. Rider & Co, 1998, (ISBN 978-0712671965), p. 279-284
  156. (en) Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon. China, Tibet, and the dalai Lama, University of California Press, 1997, pp. 61-63.
  157. Message du Dalaï Lama à l’occasion du 48e anniversaire du soulèvement de Lhassa
  158. Dalaï Lama, Sofia Stril-Rever, Mon autobiographie spirituelle, 2009, ISBN 2-7509-0434-X
  159. (en) Wang Lixiong, The "Tibet question": nation and religion, p. 151-172 de C. X. George Wei & Xiaoyuan Liu (eds.), Exploring nationalisms of China: themes and conflicts, Greenwood Publishing Group, 2002, 235 p., p. 164 : « Although the Dalai lama on various occasions has expressed his opinion that Tibet may stay in China, he has never made any legally binding promise on this point. He therefore may retreat anytime to a position calling for Tibetan in dependance. »
  160. (en) Rajiv Mehrotra, Understanding the Dalai Lama, Hay House, Inc, 2009, (ISBN 1401926142), p. 186-187
  161. Elisabeth Martens, De l'intolérance bouddhiste, sur le site Investig'action, analyses et témoignages, 30 mai 2009 : « Pour les uns, qui suivent en cela le DL, la revendication d’une indépendance radicale est prématurée et ils optent plutôt pour une « autonomie poussée » (mais si on analyse de plus près ce que cela signifie, on ne voit pas très bien la différence avec une indépendance réelle) grâce à des méthodes pacifistes. »
  162. Dominique Jamet, I have a dream - Ces discours qui ont changé le monde, Archipoche, 2011, (ISBN 2352872669 et 9782352872665), p. 182
  163. Robert Barnett in Le Tibet est-il chinois ?, p. 146
  164. Robert Barnett, op. cit. p. 387-388
  165. a et b Mary Craig, Kundun: une biographie du dalaï-lama et de sa famille p. 365-368
  166. (en) The Dalai Lama's biography.
  167. http://www.dalailama.com/march10/32ndMarch10.html Statement of His Holiness the Dalai Lama on the Thirty-Second Anniversary of the Tibetan National Uprising Day, 1991
  168. The Dalai Lama's biography
  169. (en) title=X. People's Health and Demographic Growth, Tibet - Its Ownership And Human Rights Situation, 1992-09-01, Beijing, State Council of the People's Republic of China.
  170. (en) Lobsang Wangyal, Tibetan Parliament-in-exile discusses Karma Chophel controversy, Tibet Sun, 21 September 2013.
  171. Lhadon Tethong Arte, 11 octobre 2012
  172. La pasionaria du Tibet libre, L'Express, 10 mars 2009
  173. (en) Egil Aarvik (en), Award Ceremony Speech, Fondation Nobel, 1989
  174. (en) « The Nobel Prize », Dalai Lama (Tenzin Gyatso)
  175. (en) « The Government of Tibet in Exile », His Holiness the Dalai Lama's Nobel Prize acceptance speech University Aula, Oslo, 10 December 1989.
  176. Pierre-Antoine Donnet Tibet mort ou vif, Édition Gallimard; 1990: Nouv. éd. augm 1993, (ISBN 2-07-032802-3), p. 324, : « …une des participantes de notre groupe… avait appris l'attribution du prix Nobel de la Paix au dalaï-lama. Le lendemain, elle a transmis cette information à (suivent des noms Tibétains). Ils se sont tous énormément réjoui. Il est clair que le dalaï-lama est resté le père spirituel des Tibétains. Les demandes de photos du dalaï-lama se sont alors mises à pleuvoir de tous côtés. ».
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  337. Le Dalaï Lama lance un appel à Hiroshima pour l’abolition du nucléaire, CSPT, d'après l'AFP, 1er novembre 2006
  338. (en) Hal Bernton, Dalai Lama urges students to shape the world, Seattle Times, 15 mai 2001 : « […] yesterday to 7,600 Oregon and southwest Washington high-school students […] During a lengthy talk lasting more than an hour, he returned again and again to that theme as he urged students to break cycles of violence that can poison their lives and schools. […] His message resonates in an era when schools must be on guard against violent acts by gun-toting students. Included in the audience were some 35 students from Thurston High School in Springfield, Ore., where Kip Kinkel went on a May 1998 rampage in which his parents and two students were killed and 24 other students were wounded. […] One girl wanted to know how to react to a shooter who takes aim at a classmate. The Dalai Lama said acts of violence should be remembered, and then forgiveness should be extended to the perpetrators. But if someone has a gun and is trying to kill you, he said, it would be reasonable to shoot back with your own gun. Not at the head, where a fatal wound might result. But at some other body part, such as a leg »
  339. (en) Allen Johnson Jr., GGun Locks, Beignets and the Dalai Lama, New Orleans Magazine , 1er octobre 2013 : « Five days after the Mother’s Day parade shooting left 20 people injured in New Orleans, the search for solace and answers is distinctively local. […] The monk then turned serious, addressing a divisive American topic: gun control. “The one thing I tell the people: the real ‘gun control’ starts from here,” the Dalai Lama says, pointing toward his heart. “We must educate. Human beings’ basic condition is moral compassion.” »
  340. Le dalaï-lama : « Je suis un marxiste en robe bouddhiste. », Interview du dalaï-lama, Le Nouvel Observateur, 24 juin 2008, « Seul compte l’argent. La corruption à tous les niveaux en découle. Et aussi toutes sortes de situations malsaines et d’exploitation. Comme le travail des enfants. Les enfants des campagnes sont réellement exploités. C’est impensable que dans ce pays socialiste dirigé par un parti marxiste, de telles choses se produisent. Le fossé entre riches et pauvres est impensable. Il m’arrive parfois de penser que je suis plus marxiste qu’eux. (Rire) Un marxiste en robe bouddhiste. »
  341. Pologne : Le dalaï-lama salue les « aspects positifs » du communisme et du marxisme, kipa/apic, 1er février 2009
  342. Raphael Liogier À la rencontre du Dalaï-Lama, Flammarion, Paris, 2008, p. 108-109
  343. Rajiv Mehrotra, Understanding the Dalai Lama, Hay House, 2009, (ISBN 1401923275), p. 228
  344. "Éthique et société" par sa sainteté le dalaï-lama
  345. (fr) « Conférence du dalaï-lama sur le thème “éthique et société” », 7 juin 2009, vidéo de la conférence, sur le site de la conférence.
  346. Interview with the Dalai Lama, The Progressive (January 2006), scroll to Question: Apart from Buddhism, what are your sources of inspiration? The Dalai Lama: Human values.
  347. Dalaï-lama, Au-delà des dogmes, 1994, Albin Michel, (ISBN 2-226-06963-1).
  348. Bouddhisme - Sexe, morale et vache folle : le dalaï-lama parle, Le Point, 22 janvier 2007.
  349. Éric Rommeluère, « Bouddhisme », dans le Dictionnaire de l'homophobie, sous la direction de Louis-Georges Tin, Paris, PUF, 2003, p. 69-70.
  350. Dalaï-lama, Conseils du cœur, Presses de la Renaissance, 2001, (ISBN 2-7441-5617-5).
  351. Patrick Ekstrand, Entretien avec le dalaï-lama, Metro, 7 juillet 2005
  352. Le dalaï lama ne voit pas d'objection au mariage gay pour les athées, Le Figaro, 7 mars 2014
  353. (en) Tina Lam, Dalai Lama urges crowd to focus on being happy, downscale lifestyles, Canada Tibet Committee, 22 avril 2008 : « There simply aren't enough natural resources on the planet to support all 6 billion people on Earth imitating western lifestyles. Because there are limitations on external material resources, but not on internal ones, it's better to seek contentment and peace rather than material things. ».
  354. (en) Mike Billington, EIR (Executive Intelligence Review), 2 mai 2008.
  355. (en) Tina Lam, Dalai Lama calls for greater focus on inner contentment and compassion, Detroit Free Press, 20 avril 2008
  356. Dalaï-lama, Fabien Ouaki, La vie est à nous (livre), p. 27-28, 33-34
  357. a et b Dalaï-lama et végétarisme - Vidéo, 19 août 2008, site Amitabha Terre Pure
  358. a et b Il se serait agi d'un régime associant lait et noix : (en) « (He) lived on a bizarre diet consisting entirely of milk and nuts », Olga, The Memoirs of Olga La Marquise de Saint Innocent, 1974, reproduit sur le site de l'Union végétarienne internationale
  359. Mary Craig, op. cit., p. 296
  360. (en) Love, Laughter &Good Karma. RD Face to Face with the Dalai Lama, interview par Mary S. Aikins, Reader's Digest Association (en), 9 mai 2004.
  361. (en) Eileen Weintraub, Life as a Vegetarian Tibethan Buddist Practitioner. A Personal View.
  362. Le dalaï-lama fait deux repas par jour : le petit déjeuner et le repas de midi. Ses vœux lui interdisent de manger passé une heure de l'après-midi.
  363. (en) A Routine day of His Holiness the Dalai Lama, site dalailama.com
  364. (en) Nancy Stohs, Dalai Lama digs into veal, pheasant, 2007JSOnline (Milwaukee Journal Sentinel), 15 mai 2007 : « He pretty much lapped up every single plate that he had put in front of him […]. With all due respect, "he chowed down" ».
  365. (en) Sir Paul McCartney - McCartney's meat row with Dalai Lama, Prospect, 15 décembre 2008
  366. Sir Paul McCartney’s advice to the Dalai Lama, The Sunday Times, 15 décembre 2008, « "As Buddhists we believe in not causing any suffering to any sentient beings." »
  367. (en) Dalai Lama: Kentucky Fried Chicken Not Good for Tibet, Environment News Service, New Delhi, India, 25 juin 2004 : « the exiled Tibetan leader says that "your corporation's support for cruelty and mass slaughter violate Tibetan value". »
  368. (en) KFC abandons plans to open their 1st outlet in Tibet!, BBC News, 26 juin 2004
  369. Carlo Blanco, Récit du périple d'un Français à travers le Tibet, Nouvel Obs, 13 décembre 2008.
  370. (en) Melanie Leather, Dalai Lama backs use of marijuana for medicinal purposes, The Independent, 16 octobre 2013
  371. Glenn H. Mullin, Les Quatorze Dalaï-lamas, préface du 14e dalaï-lama, traduction Philippe Beaudoin, éditions du Rocher, 2004, (ISBN 2268050300), p. 574
  372. Le dalaï lama prêt à quitter ses fonctions, AFP, site lefigaro.fr, 22 février 2010
  373. (en) Dalai Lama film aims to counter Chinese propaganda, sur le site catholique UCAnews, 3 avril 2014 : « When asked about reforming the “living Buddha” reincarnation system, he replied at length that other Buddhist countries did not embrace this system, that it created a hierarchy in Tibetan society and that there was no longer any need for a Dalai Lama who was both a spiritual and secular leader of the Tibetan people ».
  374. (en) Gaurav Bisht, Dalai Lama succession plans back on agenda, Hindustan Times, 16 septembre 2011.
  375. (en) Tendar Tsering, Leaked US cable calls Karmapa the ‘Obama Lama’, Phayul.com, 13 septembre 2011.
  376. (en) Rohit Mullick, 'Obama Lama' to be the successor?, The Times of India, 13 septembre 2011.
  377. « Tibet : Tenzin Gyatso annonce qu'il sera le dernier dalaï-lama », sur Le Monde,‎ 8 septembre 2014 (consulté le 4 novembre 2014)
  378. (en) List of awards, site tibet.com (en archive wikiwix).
  379. (en) List of Major Awards and Honorary Conferments Received, site dalailama.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéo
  1. Office national du film du Canada : Ce qu'il reste de nous, Office national du film du Canada
  2. Isabelle Clément, Le sens de la vie?: 46 figures marquantes vont au fond des choses, Les Editions Fides, 2006, (ISBN 2762127394), p. 47.
  3. Rima Elkouri, Kalsang au Tibet, Cyberpresse, 31 mars 2008