Université Eberhard Karl de Tübingen

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Université Eberhard Karl de Tübingen
Image illustrative de l'article Université Eberhard Karl de Tübingen
Nom original Eberhard Karls Universität Tübingen
Informations
Fondation 1477
Type Université publique
Régime linguistique Allemand
Localisation
Coordonnées 48° 31′ 30″ N 9° 03′ 18″ E / 48.525, 9.055 ()48° 31′ 30″ Nord 9° 03′ 18″ Est / 48.525, 9.055 ()  
Ville Tübingen
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Flag of Baden-Württemberg.svg Bade-Wurtemberg
Chiffres clés
Étudiants 24 473 (2009-2010)
Divers
Site web www.uni-tuebingen.de/

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Université Eberhard Karl de Tübingen

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Université Eberhard Karl de Tübingen
Une vue du campus

L’université de Tübingen (en allemand : Eberhard Karls Universität) est l'une des plus anciennes universités allemandes, située à Tübingen dans le Land de Bade-Wurtemberg. Fondée en 1477 par Eberhard V de Wurtemberg et son conseiller Johannes Reuchlin, elle est connue, entre autres, pour son enseignement dans les domaines des sciences naturelles (par exemple la médecine) et de la philosophie. Les sciences humaines et les sciences naturelles sont structurées en sept facultés avec 150 filières. Tandis que les facultés des sciences humaines se trouvent au centre-ville, les sciences naturelles sont regroupées sur les hauteurs (‘’Morgenstelle’'). Sa devise « Attempto! » signifie « j’ose » en latin et est inscrite sur le fronton de la Neue Aula.

Historique[modifier | modifier le code]

Autrefois, Tübingen était surtout connue pour l’excellence de son Institut de géographie et pour son Institut d'études romanes (entre autres de la langue française). Mais plusieurs théologiens importants en sont également issus, dont Eberhard Nestle, Walter Kasper, Hans Küng et Joseph Ratzinger. Le séminaire évangélique de Tübingen, fondé en 1536, a joué un rôle important dans l'histoire de l'université[1]. Durant la Renaissance, l'université fit partie des centres de l'humanisme allemand[2].

C'est à Tübingen qu'ont étudié des personnalités telles que l'astronome Kepler et l'humaniste Mélanchthon, ainsi que Wilhelm Schickard, le principal précurseur du calcul mécanique[3]. Parmi les enseignants qui ont illustré l'université, on peut citer Friedrich Miescher, qui y découvrit en 1869 l'acide désoxyribonucléique ou ADN, ainsi que Christiane Nüsslein-Volhard, lauréate en 1995 du prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux sur le développement embryonnaire. L'université est aussi un des berceaux de la philosophie idéaliste avec Hegel et Schelling, qui ont donné un prolongement à la pensée de Kant, et ont été formés l'un et l'autre à Tübingen.

L'université rassemble environ 23 000 étudiants (un quart des habitants de Tübingen qui est, pour cela, une ville assez jeune) et 10 000 salariés, dont 450 professeurs des universités et 2 000 enseignants-chercheurs[4].

Personnalités liées à l'université de Tübingen[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Uwe Dietrich Adam, Hochschule und Nationalsozialismus. Die Universität Tübingen im Dritten Reich, Tübingen: Mohr Siebeck, 1977
  • Martin Biastoch, Tübinger Studenten im Kaiserreich. Eine sozialgeschichtliche Untersuchung, Sigmaringen 1996 (= Contubernium - Tübinger Beiträge zur Universitäts- und Wissenschaftsgeschichte, vol. 44)
  • Walter Jens, Eine deutsche Universität. 500 Jahre Tübinger Gelehrtenrepublik, Munich : Kindler, 1977
  • Ulrich Köpf, Sönke Lorenz, Anton Schindling et Wilfred Setzler, "Brunnen des Lebens" - Orte der Wissenschaft. Ein Rundgang durch 525 Jahre Universität Tübingen, Tübingen : Verlag Schwäbisches Tagblatt, 2002 [Ein Bildband mit Fotos von Manfred Grohe]
  • Sylvia Paletschek, Die permanente Erfindung einer Tradition. Die Universität Tübingen im Kaiserreich und in der Weimarer Republik, Stuttgart: Franz Steiner, 2001
  • Tubingensia, Impulse zur Stadt- und Universitätsgeschichte. Festschrift für Wilfried Setzler zum 65. Geburtstag. Herausgegeben von Sönke Lorenz et Volker [Karl] Schäfer. Ostfildern: Jan Thorbecke Verlag, 2008 (Tübinger Bausteine zur Landesgeschichte).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Geschichte der Universität Tübingen - Site officiel
  2. (de) Geschichte des Philologischen Seminars - Site officiel
  3. Jean Marguin citant René Taton (René Taton, Le Calcul mécanique, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »,‎ 1963) in Jean Marguin, Histoire des instruments et machines à calculer, trois siècles de mécanique pensante 1642-1942, Hermann,‎ 1994 (ISBN 978-2-7056-6166-3), p. 48
  4. (de) Zahlen und Fakten zur Universität Tübingen - Site officiel

Lien externe[modifier | modifier le code]