Judith Magre

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Judith Magre

Description de cette image, également commentée ci-après

Judith Magre en 2009.

Nom de naissance Simone Dupuis
Surnom Simone Chambord
Naissance 20 novembre 1926 (87 ans)
Montier-en-Der, Haute-Marne
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession Actrice

Judith Magre, de son vrai nom Simone Dupuis[1], est une actrice française née le 20 novembre 1926 à Montier-en-Der (Haute-Marne) et qui se faisait appeler au début de sa carrière Simone Chambord.

Biographie[modifier | modifier le code]

Simone Dupuis est née dans une famille d'industriels de la Haute-Marne. Après avoir suivi des cours de comédie au cours Simon, elle débute à l'âge de 21 ans au cinéma où elle décroche des petits rôles sous le pseudonyme de Simone Chambord[note 1] pour des cinéastes tels que Pierre Chenal (le premier à l'avoir fait tourner), Yves Ciampi ou André Hunebelle[2].

Elle entame parallèlement une carrière au théâtre et au cabaret. Elle monte sur scène la toute première fois lors d'une tournée, à Innsbruck, dans une pièce d’Emile Mazaud ; soixante années plus tard, elle se souvient[3] : « J’avais une robe 1900, une voilette, un petit canotier et une ombrelle. Avant d’entrer sur scène, j’étais paralysée de peur. Au point qu’il a fallu que le régisseur me pousse. J’ai fait un vol plané, et ai atterri sur le ventre, avec mon canotier, mon ombrelle…. Les gens ont cru que cela faisait partie de la mise en scène. Et là, je me suis dit : J’y suis, j’y reste ! ».

Dans le courant de l'année 1953, elle change de nom de scène pour adopter celui de Judith Magre qu'elle a conservé définitivement. C'est en 1955 qu'elle se fait remarquer en interprétant le personnage de Marie-Chantal, une jeune bourgeoise sotte et snobinarde au théâtre La Fontaine dans un rôle créé pour elle par Jacques Chazot, aux côtés de Guy Bedos alors jeune débutant[4]. Elle tourne ensuite au cinéma pour des réalisateurs prestigieux tels que René Clair, Julien Duvivier ou Louis Malle.

Au théâtre, elle intègre de 1961 à 1962 la compagnie Renaud-Barrault (qu'elle avait déjà côtoyée en 1955), où elle joue Judith, La Cerisaie et L'Orestie. Puis, elle rejoint de 1963 à 1971 le TNP, où elle joue des pièces aussi variées que celles de Brecht, Euripide, Gorki ou Jean Vauthier. En 1963, elle épouse Claude Lanzmann[5] dont elle divorcera en 1971.

Tout au long de sa carrière, poursuivie sans discontinuer jusqu'aujourd'hui, elle a su concilier sa vie d'actrice de cinéma avec celle de comédienne de théâtre. Au cinéma, elle tourne en particulier pour Louis Malle, Claude Lelouch, Francis Girod ou plus récemment Anne Fontaine ou Sophie Marceau. Au théâtre, elle a joué pour des metteurs en scène aussi reconnus que Georges Wilson, Jacques Charon, Jean-Michel Ribes, Bernard Murat, ou dernièrement Catherine Hiegel.

Judith Magre a été récompensée plusieurs fois par des pairs, qui lui ont décerné en particulier le Molière de la comédienne dans un second rôle en 1990 et le Molière de la comédienne en 2000 et 2006.

Théâtre[modifier | modifier le code]

En tant que Simone Chambord
En tant que Judith Magre

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

En tant que Simone Chambord
En tant que Judith Magre

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Judith Magre reniera par la suite ce pseudonyme, allant même jusqu'à déclarer le 1er mars 2014 sur l'antenne de France Musique, dans l'émission Étonnez-moi Benoît de Benoît Duteurtre, qu'elle ne s'est « jamais faite appeler Simone Chambord » et que « c'est une connerie ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Lanzmann, Le Lièvre de Patagonie, 2009, p. 386.
  2. « Simone Chambord », sur dvdtoile.com (consulté le 1er mars 2014)
  3. « Message posté par Judith Magre le 07/04/2010 », sur Forum du Centre national du théâtre (consulté le 19 octobre 2013)
  4. Gilles Schlesser, Le cabaret «rive gauche», Paris, L'Archipel,‎ 2006 (ISBN 978-2-8098-1315-9)
  5. Gilles Heuré, « Claude Lanzmann, les tourbillons d'une vie », Télérama no 3089, 28 mars 2009.
  6. « André Zibral », sur lesgensducinéma.com (consulté le 1er mars 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]